CINQ LIVRES, CINQ CONTINENTS, le choix d’Eppy Fanny

 

CINQ LIVRES, CINQ CONTINENTS

J’ai demandé aux flingueuses de bien vouloir répondre à ce tag

Hello les filles,

J’ai un petit travail d’été pour vous.

Un peu comme vos tops 10 de fin d’année…

J’aimerai bien que vous me donniez, votre sélection : un livre un continent.

5 continents, 5 livres, européen, américains, asiatique, africain et océanien.

Et si vous voulez pousser plus loin, je veux bien aussi un livre sur l’Antarctique

CINQ LIVRES, CINQ CONTINENTS, le choix d’Eppy Fanny

Les 5 continents littéraires d’Eppy Fanny

 

 

L’Afrique :

Zulu de Caryl Ferey (2008)

Ce roman, lu à sa sortie ma percutée et je ne m’en suis toujours pas remise.

Une immersion totale dans cette Afrique violente, dans les townships où des gens qui n’ont rien tentent de survivre. Si l’apartheid a disparu de la scène politique, les vieux démons sont tenaces.

La corruption, la soif de pouvoir et la violence aussi. Au milieu de toute ces tensions, un policier intègre, Ali Neuman, a bien du mal à faire son travail. Ali c’est un survivant. Enfant, il a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha.

Même sa mère ne sait pas ce qu’elles lui ont fait…
Aujourd’hui il est chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud. Il doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records.

Un roman fort et inoubliable.

 

Zulu

Grand Prix de littérature policière 2008

Grand Prix des lectrices de Elle Policier 2009

Thriller

Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’Inkatha, en guerre contre l’ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu’elles lui ont fait… Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l’Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d’Afrique, bat tous les records.

Les choses s’enveniment lorsqu’on retrouve la fille d’un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l’agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds… Si l’apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale…

 

L’Amérique :

Ils vivent la nuit de Dennis Lehane (2013)

Une formidable peinture de l’Amérique à l’époque de la prohibition.

 

Boston 1926. En pleine Prohibition, Joe, le plus jeune fils du commissaire adjoint Thomas Coughlin, est bien décidé à se faire une place au sein de la pègre. Il commence par braquer un bar clandestin appartenant à un caïd local et, surtout, commet l’erreur de séduire sa maîtresse. La vengeance ne se fait pas attendre et Joe se retrouve derrière les barreaux. C’est là qu’un vieux parrain, Maso Pescatore, se charge de son « éducation » et que la carrière de Joe va prendre son essor.

De la Floride à Cuba, Joe fait son chemin, pavé d’embûches, de luttes et de trahisons, parmi ceux qui « vivent la nuit ».

« Ils vivent la nuit, c’est Le Parrain pour ceux qui savent penser. »
Stephen King

 

L’Asie :

Vent d’Est, vent d’Ouest de Pearl Buck (Livre de poche 1972)

 

Un récit qui nous parle de choc des cultures, d’acceptation compliquée de l’autre et de sa différence, de la peur de l’étranger, de traditions bousculées, le tout écrit dans un style vivant.  J’ai lu ce roman alors que j’avais 14 ans. Et j’ai, tout le long de ma lecture, bouillonné aussi fort que ces vents pour que la liberté de la femme gagne.

J’ai lu tous les romans de Pearl Buck entre 14 et 16 ans. Je lui dois ma fascination pour la Chine.

Kwei-Lan vient d’être mariée, sans le connaître, à un homme de sa race mais qui revient d’Europe. Ce chinois n’est plus un chinois, il a oublié la loi des ancêtres, il ne reconnait, ne respecte ni les coutumes, ni les rites… Elle, élevée dans la tradition, avec ses pieds bandés, ne comprends pas cet homme. Et lui, médecin, ne supporte pas ces bandages et tous ce qu’ils représentent.
Le frère de Kwei-Lan vient de passer trois ans en Amérique, l’héritier mâle, dépositaire du nom, annonce son mariage avec une étrangère ; il revient avec elle…
A la veille de la révolution communiste, une noble demeure chinoise, où l’attachement aux traditions, le culte des ancêtres, l’autorité du père et de la mère n’ont subi aucune atteinte…
La violence des vents d’Est et d’Ouest, soufflant en cyclone sur la Chine, vont créer de dramatiques conflits… L’émancipation se mérite. Se gagne.

 

 

L’Europe :

Nous allions vers les beaux jours de Patrick Cauvin (Livre de poche nov 1984)

Ce roman est mon préféré de l’auteur dont j’ai tout lu.

En 1944, la propagande nazie fit tourner un film destiné principalement aux représentants de la Croix-Rouge internationale, intitulé Le Führer offre un village aux Juifs. On y voyait, dans une atmosphère de joie et de travail, évoluer des juifs « heureux » dont la plupart furent exécutés après le tournage. Ce fut sans doute, par l’intermédiaire du cinéma, l’acte de mystification le plus cynique et le plus tragique qui ait été commis.
Cet épisode historique a inspiré à Patrick Cauvin ce roman bouleversant.

 

 

 

 

 

Comme dans tous les romans de Patrick Cauvin, les images de l’enfance sont omniprésentes. Ici seulement au début du récit. Puis on découvre Paul Lévin et son amour du théâtre, et Victoria Shémin, dont la caméra est toute sa vie, tout son rêve… Elle sera actrice.
En toile de fond, il y a la guerre qui menace, qui éclate et s’installe, avec en prime l’étoile jaune, les camps où cet homme et cette femme qui vivaient en France, loin l’un de l’autre, sans se connaître se rencontreront. Ils sont juifs, et parce qu’ils sont acteurs professionnels on leur fait jouer un rôle dans un mauvais film de propagande. Pour eux c’est un sursis face à la mort, quelques jours à gagner sur la vie. C’est dans ce camps qu’ils vont se rencontrer, s’aimer, savoir qu’ils sont faits l’un pour l’autre depuis le début, savoir qu’ils peuvent, par la seule force de leur amour, de leur espoir en la vie, administrer une superbe gifle à la face de leurs tortionnaires. La description de leurs souffrances est émaillée d’instants d’imaginaires folies, d’humour irréel pour conjurer la réalité.
Le camp, c’est à dire la souffrance, le mensonge et la mort va réunir cet homme et cette femme car pour que le subterfuge ne soit jamais dévoilé et que reste pour les générations à venir et pour l’Histoire cette image du « Juif heureux » dans l’Allemagne nazie, tous les acteurs de ce film seront exécutés…

C’est un livre bouleversant, à lire et à relire à l’heure où l’actualité remet en cause la réalité historique du génocide juif et où l’intolérance et le racisme refont cruellement surface.

 

 

L’Océanie :

Christine Arnothy avec son roman « Complot de Femmes » (Livre de poche mars 2001)

 

Compliqué de trouver un roman qui se déroule en Océanie… Puis tout à coup je me suis souvenue de celui-ci, même s’il n’est pas mon préféré de cette auteure.

« J’ai 15 ans et je ne veux pas mourir » reste inoubliable pour moi.

Résumé :

Décembre 1999. Après trente ans d’absence, un homme d’affaires est attendu à Roissy, de retour d’Australie. Mais c’est un autre qui se présente à sa place. Adam Fournier a pris l’identité d’Henri Moret. Pourquoi ?

Adam voulait-il se venger de l’infâme salaud  » qui l’avait spolié ? Comment a-t-il fait ? Est-ce un hasard si Henri Moret est mort subitement dans l’avion où il voyageait à côté d’Adam ? Quel bénéfice Adam espère-t-il tirer de cette arnaque aussi insolite que périlleuse ? Et la femme qui attend à l’aéroport, sera-t-elle dupe de la substitution ?

En tout cas, quelqu’un est là, convaincu de la supercherie, quelqu’un qui n’a pas l’intention de lâcher la piste : Samuel Mann. L’histoire se complique d’heure en heure.

Trois femmes intelligentes, intéressées – et, pour l’une d’elles, amoureuse – orchestrent en réalité cet incroyable huis clos à travers la planète pendant les derniers jours fous de 1999. Paris, Las Vegas, Los Angeles, Darwin : le tour du monde, quatre vies, une mort.

Tendus, téméraires, exaspérés, les acteurs de cette histoire inouïe courent tous les dangers sous l’œil d’un homme dont la sagesse cinq fois millénaire les aidera à trouver une solution, et peut-être même le bonheur.

Complot de femmes : suspense, passion, action haletante d’un continent à l’autre, le tout parcouru d’une bonne dose d’angoisse et plus encore d’humour.

 

6 réflexions sur “CINQ LIVRES, CINQ CONTINENTS, le choix d’Eppy Fanny

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