Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (41)

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (41)

ET SI ON LEUR DONNAIT LA PAROLE ?

 

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (41)

Bonjour, notre rencontre était prévue depuis longtemps, mais les hasards du calendrier ont fait qu’elle n’a lieu qu’aujourd’hui. Je vous laisse vous présenter ?

Bonjour. Michael Ballanger, la quarantaine, toutes ses dents ou presque. Je me demande dans quel trou vous vivez pour n’avoir jamais entendu parler de moi, mais soit. Je suis coach de vie aux USA. Depuis quelques temps maintenant, j’habite San Francisco.

Je vois que vous êtes assez… direct ! C’est un trait de caractère chez vous ? Vous en avez d’autres aussi affirmés ?

Je suis un méchant. Je plaisante, mais je dis toujours la vérité, ce qui parfois peut s’apparenter à de la méchanceté pour certains. Je suis honnête, j’aime aider les gens qui ne cherchent pas une épaule sur laquelle pleurer, mais qui en veulent et qui font le nécessaire pour se sortir de la merde dans laquelle ils se sont mis.

C’est mon adage préféré : Vous avez la vie que vous méritez !

Vous pensez que vous devez ça à votre créateur, Florent Marotta ? Il n’est pas rare que la création soit le reflet du créateur…

Ah, c’est heureux que vous me le demandiez à moi et non à lui, il aurait minimisé à coup sûr. Mais bien sûr qu’il y a de lui en moi ou de moi en lui, tout dépend de quel côté on se place. Tout comme moi, il aime que l’on cesse de se plaindre, de pleurnicher et que l’on se sorte les doigts du cul pour aller de l’avant. Ah oui, je ne vous l’avais pas dit ? J’ai parfois un langage fleuri.

Vous me donnez raison en un sens… Il a pensé à vous pendant longtemps avant de vous laisser sortir ?

Je crois que l’autre, là, quelque part, m’a façonné de longs mois. Peut-être sept ou huit, je ne me souviens plus.

C’est mon adage préféré : Vous avez la vie que vous méritez !

Pourtant cette cohabitation n’est pas de tout repos. Il vous en fait voir des vertes et des pas mûres. Lui en voulez-vous ?

Non ça va, je ne lui en veux pas. Cependant, je lui en veux toujours du passé peu glorieux qu’il m’a construit. Je n’ai pas encore vécu ma deuxième aventure, mais le bruit court que, pour le coup, des choses pas jojo, je risque d’en faire cette fois-ci.

Et en dehors de votre aventure, comment occupez-vous votre vie quotidienne ?

Par tous les dieux que j’envie le moment où je ne le connaissais pas, avant ma première aventure. J’occupais mon temps entre mes bouquins, mes émissions radios et mon chalet à Shaver Lake. Mais ça, c’était avant, comme l’on dit. Maintenant je passe tout mon temps à essayer de coincer l’autre salaud qui a bousillé ma vie.

C’est une forme de regret… Vous arrive-t-il de questionner Florent ? Dans ce cas quelle question revient le plus souvent ?

Pourquoi moi ? Tu pouvais pas me laisser tranquille merde ?

Pas sûr qu’un auteur ait vraiment le choix… Je vous laisse conclure cette interview ?

Je ne suis pas un voyeur d’habitude, mais si vous voulez connaître ma vie, je vous conseille de vous ruer sur « Le meurtre d’O’doul bridge » en septembre. À défaut de me faire passer un bon quart d’heure, vous passerez quelques bonnes soirées de lecture. En attendant une autre aventure.

Ah, une dernière chose. Mon caractère est un peu singulier, ne m’en veuillez pas. Je suis un homme, et j’ai des fêlures.

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