Une colonne de feu de Ken Follett

Une colonne de feu de Ken Follett lu par Mamie Danièle pour le bingo de l’été de Thrillers et vous ☠️

Un livre de plus de 800 pages

Le livre : Une colonne de feu (A column of fire) de Ken Follett – traduction : Cécile Arnaud, Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Nathalie Gouyé-Guilbert et Dominique Haas  – Paru le 14 septembre 2017 aux éditions Robert Laffont. 24.50€. (922 p.) ; 24 x 16 cm

réédité au Livre de Poche le 30/01/2019  10.90 €  .(982 p.) ; 18 x 11 cm

 4ème de couverture :

La saga des Piliers de la terre et du Monde sans fin qui a captivé les millions de lecteurs se poursuit aujourd’hui avec Une colonne de feu, la nouvelle épopée sensationnelle de Ken Follett.
En 1558, les pierres patinées de la cathédrale de Kingsbridge dominent une ville déchirée par la haine religieuse. En Angleterre, Elisabeth Tudor devient reine et le pouvoir passe de manière précaire des mains des catholiques à celles des protestants.
Toute l’Europe se dresse contre elle. La jeune souveraine, habile et déterminée, crée les premiers services secrets du pays, afin d’être avertie à temps des complots qui se trament contre sa vie, des projets de rébellion et des plans d’invasion.
À Paris, Marie reine d’Écosse, proclamée souveraine légitime de l’Angleterre, attend son heure. Jeune femme séduisante et obstinée appartenant à une famille française d’une ambition sans scrupule, elle possède de nombreux partisans qui intriguent pour se débarrasser d’Elisabeth.
Ned Willard n’a qu’un désir : épouser Margery Fitzgerald. Mais lorsque les amoureux se retrouvent de part et d’autre de la fracture religieuse qui divise le pays, Ned se place au service de la princesse Elisabeth. En ce demi-siècle tourmenté où l’extrémisme attise la violence d’Edimbourg à Genève en passant par Paris, l’amour entre Ned et Margery paraît condamné.
Ned traque l’énigmatique et insaisissable Jean Langlais, espion français à la solde des catholiques, ignorant que sous ce faux nom, se dissimule un ancien camarade de classe qui ne le connaît que trop bien.
Elisabeth s’accroche désespérément à son trône et à ses principes, protégée par son petit cercle dévoué d’espions ingénieux et d’agents secrets courageux.
Les ennemis réels, alors comme aujourd’hui, ne sont pas les religions rivales. La véritable bataille oppose les adeptes de la tolérance et du compromis aux tyrans décidés à imposer leurs idées à tous les autres – à n’importe quel prix.
Ayant pour cadre une des périodes les plus mouvementées et les plus révolutionnaires de l’histoire, Une colonne de Feu est l’un des ouvrages les plus captivants et les plus ambitieux que Follett ait écrits à ce jour. Il saura séduire les admirateurs de longue date de la série de Kingsbridge aussi bien que les nouveaux venus dans son univers.

L’auteur : Ken Follett est un écrivain gallois spécialisé dans les romans d’espionnage et historiques, né au Pays de Galles en 1949
Il fait des études de philosophie à l’University College de Londres dont il sort titulaire d’une licence en 1970. En septembre 1970, il entreprend les études de journaliste et obtient le diplôme après un cours accéléré de trois mois. Il commence à travailler en tant que reporter au « South Wales Echo » à Cardiff et ensuite travaillera pour l’ « Evening News » à Londres. N’étant pas arrivé à être un reporter d’investigation reconnu, Ken Follett se met à écrire des romans de fiction la nuit et pendant les week-ends ; en 1974, il quitte définitivement ses emplois de journaliste et rejoint les éditions « Everest Books ».
Ses ouvrages littéraires, rédigés après ses heures de travail, l’ont amené à publier plusieurs livres se vendant relativement bien et ce, grâce aux conseils de son agent littéraire. Puis arrive enfin LE roman à succès Eye of the Needle (L’Arme à l’œil), par lequel Follett acquiert le statut d’auteur reconnu ; le livre publié en 1978 gagna le Prix Edgar et fut vendu à plus de 10 millions d’exemplaires. Il déménage ensuite à Grasse en France où il vit pendant trois ans avec sa famille.
De retour en Angleterre en 1982, il s’installe à Surrey et travaille pour le Parti travailliste. Il rencontre la secrétaire du parti, Barbara Broer, qu’il épousera en 1985. Il est déjà père de deux enfants issus d’un premier mariage, de 1968 à 1985.
En 1989, il publie un roman historique, Les Piliers de la Terre (The Pillars of the Earth). Deux suites, intitulées Un monde sans fin (World Without End) et Une colonne de feu (A Column of Fire), sont parues en 2007 et 2017. Les Piliers de la Terre a été vendu à 15 millions d’exemplaires à travers le monde, ce qui en fait un best-seller.
La technique narrative mise au point par Ken Follett est parfaitement contemporaine, elle s’apparente à l’écriture du cinéma et des séries télévisées. Les effets narratifs sont très visuels avec des descriptions détaillées, la psychologie des personnages est aisément mémorisable, et le découpage s’accélère progressivement jusqu’au dénouement final.
Ken Follett ne s’est pas cantonné à un genre ni à une époque, outre des romans d’espionnage comme Le Réseau Corneille et des fresques historiques, il a signé des thrillers très actuels.
Pour la petite histoire, Ken Follett joue dans un groupe de blues-rock.
 Extraits :
« … Osmund approcha la torche du petit bois qui entourait les jambes de Philbert.
Le bois sec s’enflamma rapidement et les flammes crépitèrent avec une gaieté démoniaque. Philbert poussa un faible cri lorsque la chaleur l’atteignit. Suffoquant dans la fumée du brasier, les spectateurs les plus proches reculèrent.
Une nouvelle odeur s’éleva bientôt, à la fois familière et écœurante, une odeur de viande grillée. Philbert se mit à pousser des hurlements de douleur entrecoupés de :
« Jésus, emporte-moi ! Emmène-moi, Seigneur ! Maintenant, je t’en supplie, maintenant ! »
Mais Jésus ne l’emmena pas encore. »
« Ned avait entendu dire que des juges miséricordieux autorisaient parfois la famille à suspendre un sac de poudre à canon au cou du condamné pour accélérer sa fin. Julius n’avait évidemment pas accepté cet acte de mansuétude. La moitié inférieure du corps de Philbert se consumait, et il était toujours en vie. Ses hurlements de souffrance étaient insupportables à entendre, plus proches des glapissements d’un animal terrifié que de sons humains. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Une colonne de feu de Ken Follett

1558 / 1620

La saga des familles Willard et Fitzgerald sert d’alibi à Ken Follett pour nous narrer l’époque troublée qu’on appelle « les guerres de religions ». L’affrontement entre les catholiques et les protestants, tous plus ou moins intégristes, tous sûrs du bien fondé de la morale qui les guide et de leur légitimité, est au cœur de ce qui est surtout une lutte territoriale et de pouvoir, entre l’Angleterre, la France, l’Espagne, Les Pays-Bas eux-aussi espagnols et l’Ecosse.

L’auteur nous présente cette Colonne de feu comme une suite des Piliers de la terre et d’ Un monde sans fin, alors que seule la cathédrale de Kingsbridge a survécu aux deux premiers épisodes. J’avais beaucoup aimé ces deux premiers pavés de la trilogie des Piliers de la terre. J’ai trouvé ici, certes un ouvrage historique hyper documenté, une encyclopédie du XVIème siècle, mais les aventures des protagonistes de cette fiction beaucoup moins palpitantes que les précédentes. Peut-être la surprise avait-elle fonctionné à plein avec le premier opus et qu’elle est moins présente avec … l’habitude.

La richesse de ce troisième tome se trouve indéniablement dans les descriptions des modes de vie de l’époque, des vêtements, de la gastronomie, des usages et aussi des événements douloureux comme les tortures et massacres. L’immersion dans cette Europe du XVIème siècle, dans ses guerres terrestres et maritimes dont notre scolarité a gardé quelques traces, dans le cortège de l’Inquisition dont on nous a moins parlé, est criante de vérité et nous renvoie à notre quotidien, nos conflits actuels … notre société n’ayant pas vraiment évolué vers l’humanisme et la tolérance.

A noter que l’auteur a eu la très bonne idée de nous préparer le mémento des personnages en début de l’édition.

J’ai apprécié cette lecture même si je me suis perdue dans quelques descriptions. L’entreprise est impressionnante avec la cohorte de conseillers et de traducteurs dont il s’entoure. J’ai lu tous les romans de Ken Follett, celui-ci n’est pas mon préféré !

Enfin, les dernières phrases de cette épopée nous laissent penser à une suite …

lu en version numérique. epub 12.99 €

Autres extraits 
« Aux yeux de l’Église, la Bible était le plus dangereux de tous les livres interdits – surtout traduite en français ou en anglais, avec des notes marginales expliquant comment certains passages prouvaient la justesse de la doctrine protestante. Le clergé catholique prétendait que le commun des mortels était incapable d’interpréter correctement la parole de Dieu et avait besoin d’être guidé. Pour les protestants, la Bible ouvrait les yeux des fidèles sur les erreurs du clergé catholique. Les deux camps considéraient la lecture de la Bible comme la question centrale du conflit religieux qui avait déchiré l’Europe. »
« L’esclavage était une industrie importante en Afrique de l’Ouest. Depuis des temps immémoriaux, des rois et des chefs de tribu de la région vendaient leurs hommes à des acheteurs arabes qui approvisionnaient les marchés aux esclaves du Proche-Orient. Les marchands européens étaient de nouveaux acteurs de ce commerce bien établi. »
« La reine Élisabeth était assise sur un siège en bois sculpté et doré. Elle portait une robe rouge et blanche au corsage recouvert d’un voile de gaze argentée sur des manches à crevés laissant entrevoir une doublure de taffetas écarlate. Une tenue colorée d’allure juvénile qui ne pouvait effacer le passage du temps. Élisabeth venait de fêter son cinquantième anniversaire et les années se lisaient sur son visage malgré les fards dont elle abusait. Quand elle parlait, elle révélait une denture brunie et irrégulière, incomplète qui plus est. »
« Sais-tu ce que nous avons fait à Margaret Clitherow ?
— La femme qui a été exécutée à York pour avoir hébergé un prêtre catholique ?
— Oui. On l’a déshabillée, ligotée et allongée sur le sol ; puis on a posé sur elle sa propre porte avant d’y empiler des pierres jusqu’à ce qu’elle périsse écrasée. »

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