Les refuges, Jérôme Loubry

Le livre : Les refuges, Jérôme Loubry. Publié le 4 septembre 2019 aux Editions Calmann-Levy  dans la collection Calmann-Levy  Noir. 19€90. (395 pages) ; 14 x 22 cm

4ème de couverture :

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.

Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.

Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux  ne quitte-t-il jamais l’île ?

Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?

Qui est vraiment sa grand-mère ?

Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

L’auteur : Né en 1976, Jérôme Loubry a publié chez Calmann-Lév Les chiens de Détroits, lauréat du Prix Plume libre d’Argent 2018, suivi du Douzième Chapitres, « un polar complètement dingue, angoissant, terriblement prenant » selon Le Parisien.

 

 

Extrait :
« Occupe-toi l’esprit…
Récite-toi ta poésie par exemple…
Ce sera plus facile…
Tu verras, demain lorsque ta maitresse t’interrogera,
Tu me remercieras…
Viens…
Rapproche-toi…
Ce sera plus facile… »

L’accroche de Miss Aline :

Les refuges, Jérôme Loubry

1949. Valérie se promène sur la plage avec son labrador Gus. Ils vont faire une découverte macabre.

1986 : Sandrine, journaliste, doit se rendre sur une petite île de Normandie afin de vider la maison de sa grand-mère qu’elle connait si peu.

On va osciller entre ces deux périodes et faire connaissance avec le reste des protagonistes. D’un côté, les collègues de Suzanne (la grand-mère de Sandrine) et les enfants. De l’autre, Sandrine fille solitaire et les amis de Suzie qui vivent encore sur l’île.

Inutile de vous en dire plus, la 4ème de couverture  est très bavarde !

Ce que je peux vous dire, c’est que l’auteur m’a embarqué sur cette île remplie de secrets plus ou moins sombres. Que je n’ai pas pu lâcher ce livre avant d’en connaitre la fin.

Que j’ai subis le gris dans ces lieux d’où toutes couleurs semblent absentes, comme absorbées par quelque chose de funeste. Que j’ai été éblouie par les couleurs misent sur les murs pour apporter de la joie, de la vie, pour un sourire sur le visage des enfants.

Ce thriller est déroutant de complexité. Tout à son importance : le prologue, la période, les faits… L’auteur, d’une plume fluide, maitrise son intrigue avec brio. Il manipule les mots, les faits pour mieux balader la lectrice que je suis. Il a planté un décor, il y a mis des personnages en les rendant les plus vivants possible. Je suis sur l’île, j’entends les enfants, je cherche d’où vient le mal. Jérôme Loubry est généreux dans son écriture, il me donne tous les indices et pourtant je n’ai pas la fin. Je n’ai rien vu venir, j’ai même relus pour être certaine d’avoir bien saisi ce final. Ah oui quand même ! Chapeau bas Monsieur l’auteur.

Les refuges se dévore de jour comme de nuit ! J’ai été capturée, captivée, chamboulée, bouleverséeC’est exactement ce que j’attends d’un bon, d’un très bon thriller. Je veux les émotions, je veux la complexité et je veux surtout ne rien envisager du final.

Ce livre va plus loin (en tout cas pour moi) qu’une histoire racontée,  il a une dimension philosophique. Il amène à l’introspection et l’interrogation : ai-je des refuges et quels sont-ils ?

Les refuges coup de cœur incontesté pour cette rentrée

19 réflexions sur “Les refuges, Jérôme Loubry

  1. Coucou gente dame,
    Je l’ai terminé hier dans la soirée. Je suis abasourdie par le talent de ce récit psychologique en bien des points. J’avais adoré les Chiens de Détroit et faire de cette ville un personnage essentiel du roman. Le douzième chapitre les mêmes découvertes. Ici l’auteur dépasse tout en nous entraînant dans un monde inattendu. Sans rien dévoiler je me suis dit : « Mince, quel enseignement magistral sur la psychologie et ces refuges dont je ne connaissais personnellement que l’amnésie.
    J’admire l’écriture et cette construction magistrale qu’il dépeint, cci sur la base de ce poème de Goethe: Le roi des Aulnes
    La fin est déchirante avec une phrase de ces vers qui m’a bouleversée au niveau poétique. Jérôme Loubry nullement déçue par ce dernier livre qui dépasse de loin le premier que j’avais adoré. Effectivement je suis allée sur cette île, entre passé et présent. Et puis, et puis…..patatras, l’auteur me retourne comme une veste et ai aussi dû réfléchir, et relire quelque peu les dernières pages pour m’imprégner que c’était vraiment cette fin là.
    Il a dû étudier le sujet, comme le reste. Je peux faire wouaw, wouaw….J’adore ce type de retournement. Mais….mais….quelle imagination ! Je conseille, je conseille, vraiment. Précipitez-vous, ce livre ne vous lâchera pas, oh que non ! Il y a tant une part de soi-même dans ce livre. Une petite ou autre.

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