La police des fleurs, des arbres et des forêts, Romain Puértolas

Coucou mes polardeux,

Aujourd’hui c’est double chronique sur Collectif Polar

Et c’est Isa et Sylvie K qui nous font un retour de lecture commune sur le dernier roman de Romain Puertolas qui sort aujourd’hui.

Voici donc le deuxième avis, celui de Dame Sylvie K



Le livre : La police des fleurs, des arbres et des forêts de Romain Puértolas. Paru le 2 octobre 2019 chez Albin Michel dans la collection Roman Français. 19€. (320 p.) ; 21 x 14 cm

Quelques mots sur l’histoire :

Une fleur que tout le monde recherche pourrait être la clef du mystère qui s’est emparé du village de P. durant la canicule de l’été 1961. Un officier de police de la grande ville est dépêché à P., petit village perdu dans lequel on vient de faire une macabre découverte : Joël, 16 ans, a été retrouvé découpé en morceaux dans une des cuves de l’usine de confiture…

Accueilli par le garde champêtre, auto-désigné comme la « police des fleurs, des arbres et des forêts », l’officier débarque alors qu’une tempête a coupé le réseau téléphonique. De plus, ses investigations sont mises à mal quand il découvre que la victime a été enterrée, une l’autopsie a déjà été pratiquée par le généraliste-vétérinaire improvisé légiste du coin.

L’auteur Romain Puertolas a longtemps vécu de petits boulots un peu partout (il parle six langues et a déménagé une bonne trentaine de fois).Après s’être essayé, en vain, à la musique, et avoir vu tous ses précédents manuscrits refusés par Albin Michel, XO et d’autres éditeurs, il apprend, en 2009, alors qu’il travaille à l’aéroport de Madrid, qu’il est reçu au concours de l’Ecole nationale supérieure des officiers de police de Cannes-Ecluse (Seine-et-Marne).« Ce n’est pas le moment de tomber amoureux ! » le prévient sa mère, au téléphone, sachant qu’il doit rentrer dans deux mois en France pour commencer ses cours.
Las ! Quelques jours plus tard, il rencontre sa future épouse et la mère de ses deux enfants, une Espagnole « qui détestait les Français et leur arrogance », aujourd’hui pédiatre à l’hôpital Robert-Debré, à Paris. A Cannes-Ecluse, il s’est – presque – résolu à devenir fonctionnaire pour le restant de ses jours. Au sortir de l’école, il intègre une division de la police aux frontières. Son travail ? Analyser les flux migratoires clandestins. « J’avais renoncé à mes rêves de publication », assure-t-il. Mais pas à l’écriture. « J’écris depuis l’âge de 5 ou 6 ans. J’écris sans arrêt. » C’est d’ailleurs sur son smartphone qu’il a d’abord écrit cette histoire de fakir : « Des SMS, dans le RER A, entre la maison et le bureau, que je copiais-collais le soir sur mon ordinateur. » Une collègue lui parle d’une petite maison d’édition « qui donne sa chance aux nouveaux auteurs » : c’est Le Dilettante est publié L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea en 2013.
Il inaugure chez Albin Michel cet automne un nouveau cycle de livres, définis par son éditeur comme des enquêtes littéraires insolites. Le premier opus, La police des fleurs, des arbres et des forêts (2 octobre) met en scène un officier de police chargé d’enquêter sur la mort d’un jeune adolescent durant la canicule de 1961.

Chronique d’une flingueuse

L’avis de Sylvie K

Un retour dans les années 60 plus exactement l’été 1961. Un jeune inspecteur de police de la ville se retrouve à la campagne pour élucider un meurtre. Dans l’usine de confiture du village, les reste du corps d’un dénommé Joël est retrouvé démembré et réparti dans huit sacs. Mais pas n’importe lesquels… des sacs siglés des Galeries Lafayette qui sont à Paris !

Joël a été enterré le matin après l‘autopsie réalisée par le médecin/vétérinaire avec l’approbation du maire et du curé complètement hors du cadre légal. Pour l’inspecteur aucune trace, il se demande où il est arrivé ; seul indice des fleurs, des gaillardes….

Joël était connu et aimé de tous, il était la 1ere naissance juste après la guerre ; il avait 16 ans. Félicien l’avait recueilli mais d’après une voisine le maltraitait. Il disait que Joël était fugueur, fainéant même un âne à l’école !

L’inspecteur est aidé par le garde champêtre qui par sa connaissance des gens lui sera bien utile.

S’en suit durant toute l’enquête une correspondance entre le policier et La procureur de la République. L’inspecteur lui raconte ses journées, il en vient à se livrer à être plus familier et cette correspondance est son fil d’ariane. Il est un temps sidéré ; un maire corrompu, un tuteur qui bat son fils, une demie folle, une fleuriste qui ne trouve pas les fleurs, un curé indifférent aux sévices subis, la campagne et ses épandages de purin…

Malgré tout cela un monument sera érigé à la mémoire de Joël !

L’inspecteur veut trouver le coupable et retourner dans sa ville.

Comment définir cette histoire ?

Un Polar oui il y a un meurtre ! Mais le ton n’est pas dramatique, il interpelle, l’écrit est différent. Une correspondance pour relater l’histoire, pas de ressenti face au meurtre horrible d’un ado. Pourquoi ? Les chapitres sont courts, les phrases brèves. Il n’y a pas le prénom de l’inspecteur, ni celui de la Procureur et pour la ville et le village juste des initiales.

Tout cela donne un ensemble agréable mais surprenant.

On est chez les taiseux, les bourrus, les indices se profilent, le ton est léger malgré le drame. La lecture est celle d’un journal, le lecteur est pris dans ce cadre et recherche le moindre indice.

J’imagine que Roman Puertolas a dû passer de bons moments à la campagne. Son récit fleure bon les souvenirs, il l’agrémente d’extraits Vian ou Steinbeck, son héros parle psychologie, cite un théorème, il analyse, cherche et finira par découvrir le coupable qui doit finir à la guillotine.

Mais je vous laisse le soin de découvrir le final époustouflant de ce livre qui m’a laissé avec un gros ah non et un grand sourire !

Romain réussi à nous transposer dans une autre époque ou avec pour seul papier et enregistreur un inspecteur mène son enquête et nous incite à faire attention à cet qui peut être dit ou écrit. Vous ne comprenez pas alors il vous faut absolument lire cette histoire…..

6 réflexions sur “La police des fleurs, des arbres et des forêts, Romain Puértolas

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s