L’important n’est pas la chute de Guillaume Ramezi

L’important n’est pas la chute de Guillaume Ramezi, paru le 15/03/2019 aux Editions French Pulp, 19€.   (354 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv

Quand une chute est sans fin, est-il possible de se relever indemne ?
Un accident de parachute est exceptionnel, d’autant plus lorsqu’il se révèle criminel…
La liste des suspects sera longue pour Camille et son équipe. Thomas Laverne a réussi dans les affaires mais on n’atteint pas les sommets sans se faire au passage des ennemis : certains vous jalousent, d’autres vous en veulent pour avoir perdu un emploi, ou pour ne pas l’avoir obtenu…

 

 

L’auteur : Ingénieur de formation, Guillaume Ramezi est cadre dans l’industrie.
Breton de naissance, il a grandi dans le Finistère du côté de Morlaix et de Plourin-lès-Morlaix où il a effectué toute sa scolarité.Après une dizaine d’années passées dans l’industrie, il a repris la plume qu’il avait délaissée au sortir de l’adolescence.En 2018, il a publié un premier roman d’espionnage, « Derniers jours à Alep », très remarqué (Prix du Balai de la découverte 2018 et Grand prix du salon de Nemours).
Marié et père de deux enfants, il vit en Vendée.
Extrait :
–       « Les premiers éléments, oui. Je suis allé dans les bureaux du BEA assister au début de l’analyse, ça m’intéressait de voir comment ça marche. Y a aucun doute, c’est pas un accident. Et ce qui est sûr, c’est que le type qui a saboté ça est un connaisseur.
         Il sortit une liasse de photos qu’il étala sur la grande table au centre de leur petit bureau et continua ses explications en désignant successivement plusieurs clichés.
–     Les fils de la poignée d’activation de la voile principale ont été sectionnés net par un outil du type pince coupante sans doute. Suffisant pour bien foutre la merde dans le fonctionnement du joujou mais normalement pas assez pour s’assurer que le client y reste. Pour deux raisons, la première c’est la voile de secours que Laverne a essayé d’actionner, elle ne s’est pas déployée totalement. Une partie du tissu est restée emmêlée parce que les suspentes formaient un véritable sac de nœuds. D’après les gars du labo, et je les rejoins là-dessus, la probabilité de parvenir à un tel foutoir uniquement par le fruit du hasard est quasi nulle. Autrement dit, quelqu’un a volontairement provoqué ça.
         Romans s‘interrompit quelques secondes pour laisser le temps à ses collègues de regarder les différentes photos qui appuyaient son hypothèse. Bourdieu, qui se fermait comme une huître dès que le moindre composant électronique s’approchait de lui, s’arrêta sur la photo d’un petit boîtier ouvert qui contenait une petite carte électronique.
–       C’est quoi ce machin ? demanda-t-il
Romans sourit en lui répondant :
–       T’as mis le doigt dessus mon vieux, tu vois que la technologie ça peut te parler quand tu veux.
–       Fais pas cher et dis-nous plutôt ce que c’est que cette merde, bougonna Bourdieu qui n’appréciait que moyennement les moqueries sur son incompétence, pourtant totale et notoire, dès qu’il ne s’agissait pas de mécanique à l’ancienne.
Il était capable de remonter les yeux fermés le moteur d’une deux-chevaux, il en avait retapé quatre. En revanche, il était incapable de d’installer une application sur les smartphones à leur disposition pour leurs enquêtes.
Romans n’insista pas.
–       Ce petit bijou, c’est le boîtier de sécurité du parachute et c’est la preuve irréfutable que quelqu’un a bien voulu vérifier si Laverne pouvait voler. Parce que normalement, même avec une commande de parachute défectueuse et des fils sectionnés comme on les voit ici, il n’aurait même pas dû avoir besoin de tenter la voile de secours. Ce coffret contient un altimètre programmé pour ouvrir automatiquement le parachute une fois franchi un palier prédéfini. Cela évite par exemple qu’un gars qui perd connaissance s’écrase comme une pierre. Or si vous regardez la petite carte de commande d’un peu plus près, vous constaterez qu’il manque un des processeurs. »

La chro de Flo

De gauche à droite, Guillaume Ramezi, Flo notre flingueuse et pour les curieux l’autre ateur c’est Laurent Malot

L’important n’est pas la chute de Guillaume Ramezi

J’ai croisé Guillaume Ramezi une première fois à Nemours puis à Sens et je me suis tout de suite sentie attirée par ce deuxième roman.

Camille Lambert et son équipe (Romans, Bourdieu et Malika) sont appelés un dimanche matin pour rejoindre un petit aérodrome de l’Oise.

Un accident a eu lieu : Thomas Laverne, riche chef d’entreprise a sauté en parachute mais celui-ci ne s’est pas ouvert correctement. Thomas Laverne a été emmené à l’hôpital, dans un état très grave. L’homme qui partageait l’avion de saut a disparu. C’est Claire Laverne, l’épouse de la victime qui a souhaité confier l’enquête à la jeune capitaine, cette dernière ayant mené l’enquête sur la disparition d’Héloïse, l’une des deux filles du couple, quelques années plus tôt.

Je ne vous cacherai pas que l’accident n’en est pas un et que la recherche de la vérité ne sera pas si évidente.

L’écriture de Guillaume Ramezi est très agréable, fluide et oscille entre noirceur et légèreté avec ses clins d’œil à d’autres auteurs.

J’ai donc passé un très bon moment de lecture et me garderai bien de dévoiler les thématiques traitées par l’auteur, au risque de déflorer tout l’intérêt de l’intrigue.

Pour en savoir plus, il vous faudra donc le lire vous aussi.

3 réflexions sur “L’important n’est pas la chute de Guillaume Ramezi

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