La dame qui fuit Saint-Tropez de Martine Cadière

Le livre : La dame qui fuit Saint-Tropez de Martine Cadière.  Paru le 3 octobre 2013 chez  Mols dans la collection Autres Sillons. 20€; (222 p.) ; 21 x 15 cm

 4e de couv :

« Tout a commencé le jour où Maxence Pelissier a exigé d’occuper la Treille Muscate au mois de juillet. Madame Chotard, la responsable commerciale de l’agence, m’avait prévenue. L’été, les nantis qui louent une villa dans le golfe de Saint-Tropez sont toujours arrogants et mauvais payeurs. Toujours… »

1925, sur la Côte d’Azur. Tout sourit à Colette, dont la notoriété ne cesse de grandir. Attirée par le Midi, elle achète à Saint-Tropez une maison très simple, qu’elle baptise la Treille Muscate. Quelques décennies plus tard, un important homme d’affaires parisien y est assassiné dans des conditions obscures. Delphine Naboulet, admiratrice de Colette et passionnée par son oeuvre, part sur les traces de son auteur favori et se retrouve au centre du drame. Sur fond d’immobilier douteux, la nouvelle enquête du Capitaine Ange Mattéi prend une saveur particulière, à l’accent du Midi et aux odeurs d’olive.

France Inter :coup de coeur de la « Librairie francophone » (janvier 2010) pour Sarah mourait si bien.

Jacques Frank (La Libre Belgique) : « Martine Cadière raconte avec l’art de tenir en haleine… »

 

 

L’auteur :Martine Cadière vit entre Waterloo et le Périgord Noir. Elle écrit des romans policiers contemporains dont le sujet est toujours une femme légendaire qui a des idées à défendre. Elle est membre de l’Association des Ecrivains belges de langue française.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait « Qui en voulait à Pélissier au point de le tuer de la plus horrible des  façons?  Pourquoi la Treille Muscate?  Cette maison mérite respect et  sérénité, dans ces pièces ont été écrites quelques-unes des plus puissantes, des  plus sensuelles des pages françaises, la Treille Muscate est une vraie maison  d’écrivain, avec des pierres qui vivent et respirent encore de la femme qui y a  vécu. Et pourtant le sang a coulé, je n’arrive pas à m’y faire. »

 

 

Le post-it de Ge

La dame qui fuit Saint-Tropez de Martine Cadière : un charme désuet.

 L’originalité de ce polar réside dans le fait de mélanger hymne à Colette et scandales immobilier tropéziens. Et de jouer ainsi sur les deux époques.

 Car l’ombre de Colette plane sur ce roman policier. On la suit régulièrement aux fils des chapitres, profitant de sa belle villa  » la Treille Muscade » où elle résidera durant plusieurs étés de 1925 à 1938.

Et c’est justement dans cette villa qu’un crime est commis. Maxence Pellisier, un homme d’affaire parisien est venu passer l’été sur la cote. Il a installé sa femme Victoire dans une belle villa pendant qu’il fait des affaires. Et alors que Victoire s’ennuie seule, Maxence lui ne pense qu’a son grand projet immobilier sur les hauteurs de Saint Tropez. Il a fait appelle à l’agence Vacatim, et c’est Delphine Naboulet qui c’est occupé de la location.

C’est aussi, madame Naboulet qui découvira le corps sans vie de l’homme d’affaire. Mais l’affaire ne s’arrête pas là, un autre homicide est commis. Et à n’en pas douter l’ombre d’un assassin plane mystérieusement sur les clients de  l’agence de location Vacatim.

 L’enquête sera confiée aux gendarmes de Saint Tropez  (oui celle là je ne pouvais pas ne pas la faire) auquel le capitaine Mattéi en vacances dans le coin viendra prêter main forte. (Là je dois avouer que je ne comprends pas bien comment un officier de gendarmerie peut amener une enquête alors qu’il n’y est pas officiellement affecté. Mais bon, passant sur ce détail de procédure.) L’enquête du capitaine Mattéi sera particulièrement pénible dans la touffeur de cet été tropézien. Car le tueur n’a laissé aucune preuve matérielle, aucun indice, pas de témoin.

Vous l’aurez compris ce court texte n’est pas le polar de la rentré. Mais ce roman polyphonique aux chapitres courts, introduits  d’extraits  d’œuvres de Colette, est allègrement rythmés. L’écriture est simple et élégante. Elle traduit  parfaitement l’atmosphère lourde d’un village en proie à l’angoisse d’un été meurtrier.

Et je doit l’avouer: j’ai succombé à son charme singulier.Parce qu’un beau moment de lecture en compagnie de Colette, cela ne se refuse pas.

 

 

 

45 réflexions sur “La dame qui fuit Saint-Tropez de Martine Cadière

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