Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (47)

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (47)

Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (47)

Bonjour, ravi de vous rencontrer, beaucoup vous connaissent déjà mais pas tous. Je vous laisse vous présenter ?

Hello Nick, je peux t’appeler Nick ? Ben je m’appelle Anne Elisabeth Larteguy, mais tu peux m’appeler Lise, je suis flic, je bosse à la Crim à la PJ de Paris, au Bastion, c’est aux Batignolles. Quoi d’autre ? J’ai vingt-huit ans, le reste tu le sauras un jour si un gus écrit un bouquin sur moi, mais en attendant, c’est ma soupe, et j’aime pas qu’on y trempe ses doigts.

Le ton est pour le moins direct, c’est un de vos traits de caractère ?

Mes traits de caractères ? Je suis plutôt une fille cool, bon, faut pas me faire chier, mais sinon j’aime bien rigoler, sinon faut que je te dise un truc, l’interview est mal barrée, j’aime pas parler de moi.

Jacques-Olivier Bosco revendique votre création. C’est un homme, vous êtes une femme, vous pensez qu’il a quand même mis des parts de lui dans ce que vous êtes ?

Des parts de lui ? Je sais pas, mais s’il a fait comme dans ses autres bouquins ( je vous les conseille d’ailleurs), il a du mettre du sens des valeurs, de la famille, l’amitié, l’amour impulsif, sa manie de vouloir que ses personnages protègent les faibles, faut le comprendre, son premier héros, c’était d’Artagnan, le côté rebelle et noble. Bon, après, il a craqué sur Vito et Michael Corléone, et l’homme à l’harmonica dans le film de Sergio Léone.

Vous êtes donc l’héritière d’une longue lignée. Il a mis longtemps avant d’arriver à ce que vous êtes ? Combien de temps êtes-vous restée dans sa tête ?

Faut lui demander à lui, bon d’accord, je réponds. Au départ je devais être une sorte de « Bad lieutenant » au féminin, du genre accro à la dope, à l’alcool et à la baise, à la violence aussi, et puis, mon créateur s’est dit qu’il me mixerai bien avec un personnage du genre « Kill Bill », et aussi « Nikita », puis au final, il a laissé tomber toutes ces idées pour faire ce que je suis, une fille d’aujourd’hui, qu’aime son boulot, ses amies, sa vie de tous les jours, comme toutes les filles d’aujourd’hui, les parisiennes je veux dire, hein, celles qui savent s’amuser. Donc il a du observer les filles qui l’entouraient, de 16 à 25 ans et jusqu’à 50 balais, le connaissant, ça a dû lui prendre trois jours de boulot.

Même si on ressent toute la tendresse qu’il éprouve pour vous, il ne vous épargne pas. Vous lui en voulez ?

Ha ça, c’est rien, j’aime bien la bagarre, ou alors vous parlez du shoot de coke que je me fais dans la salle de bain du Crillon ? Si vous lisez le livre, vous verrez que c’était pour la bonne cause. Bon après, c’est vrai que je dessoude quelques gars sur un rafiot, mais eux aussi ils canardaient sec, sinon, à part ça, je vois rien de choquant.

Tu te fais pas chier avec tes questions, elles sont vachement ouvertes, du coup, je me tape tout le boulot.

Et en dehors des coups de feu, vous occupez votre temps libre comment ?

Je sors avec mes copines, je picole un peu, je fais du shopping ou alors je bouffe des trucs trop gras ou trop sucrés, et puis, un truc que j’adore, j’écoute de la musique, tout le temps, dans mon appart, dans ma caisse ou sur ma bécane, et toujours à fond !

Une vie qui ne s’arrête jamais ! Traditionnellement, je donne aux personnages l’occasion de poser une question à leur créateur. Pour vous, ça serait laquelle ?

Hello JOB, alors, je voulais te remercier de m’avoir fait rencontrer le Cramé dans mes premières aventures, mais j’aimerai savoir, quand est-ce que tu me fais croiser la route de l’autre, celui que t’appelles Le Maudit ? Un putain de beau gosse, avec ses yeux tristes et son torse de boxeur, il parait qu’il a dormi dans le lit du Diable, tu sais que je suis une Diablesse, moi aussi !

Il nous reste à conclure…

Tu te fais pas chier avec tes questions, elles sont vachement ouvertes, du coup, je me tape tout le boulot. Purée, qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Lisez Brutale ? Je suis dedans, je suis jeune, je suis belle, je suis un putain de monstre, oui ! Non excuse-moi Nick ( je t’aime bien, tu me fais penser au personnage de Fear the Walking Dead, le gamin toxico), je fais ma mariolle mais c’est parce que j’aime pas qu’on voit que, enfin quoi, je suis fragile, et timide, merde, c’est vrai.

Et le premier qui se moque, je l’éclate !

2 réflexions sur “Et si, pour une fois, on leur donnait la parole ? (47)

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