Les corps exquis de Poppy Z Brite

Le livre : Les corps exquis de Poppy Z Brite. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean-Daniel Brèque. Paru le 1er septembre 2005 chez J’ai lu dans la collection Nouvelle génération. Rééditer le 5 novembre 2015 au Diable Vauvert. 20€ ; (336 p.) ; 20 x 13 cm

4e de couv : 

Perversion des âmes et poésie du macabre au service d’une des fictions les plus noires jamais publiées sur les serial killers : sans concession, choquante, répulsive. Un roman fascinant et extrémiste. Un livre violent dont aucun lecteur ne sortira indemne.

« Le corps exquis est un roman ambitieux, une troublante histoire d’amour. C’est probablement une des oeuvres phares de ce que les Anglo-Saxons ont accompli en littérature : donner des lettres de noblesse à leur culture underground. »

« Poppy Z. Brite est une sorcière de l’écriture : elle mélange dans son chaudron moderne des ingrédients dont l’assemblage, aujourd’hui, illustre notre fin de siècle par le biais de la métaphore violente. »

 

L’auteur : Née en 1967, lauréate du prestigieux British Fantasy Award, Poppy Z. Brite a publié de nombreux romans et nouvelles. À l’instar d’Âmes perduesLe Corps exquis a marqué la culture gothique et les consciences contemporaines. Devenu transgenre depuis 2011, Poppy Z Brite se fait désormais appelé Billy Martin.

 

 

 

 

 

Extrait :
Je m’appelle Andrew Compton. Entre 1977 et 1988, j’ai tué à Londres vingt-trois jeunes hommes et adolescents. J’avais dix-sept ans lorsque j’ai commencé, vingt-huit lorsque l’on m’a capturé. Durant mon séjour en prison, j’ai toujours su que je me remettrais à tuer des garçons si on me libérait. Mais je savais aussi qu’on ne me libérerait jamais.

 

Le post-it de Ge

Les corps exquis de Poppy Z Brite

Le Corps exquis a été est écrit par Poppy Z. Brite et paru en 1996. Cette œuvre peut être assez déroutante pour certains, les thèmes abordés étant le cannibalisme et la nécrophilie.

L’histoire se base sur l’histoire d’amour de deux tueurs en séries, qui se connurent dans un bar et dont la relation va apporter à chacun des expériences nouvelles. S’y mêlent les recherches de la police pour retrouver le premier tueur, échappé de prison et l’histoire d’un homme atteint du sida, rongé par sa maladie et par son amour destructeur pour son ex-amant.

Andrew Compton, un serial killer anglais, s’évade de prison en se faisant passer pour mort. Réfugié aux U.S.A., à la Nouvelle-Orléans, il rencontre par hasard un autre prédateur, Jay Byrne. L’histoire d’amour qui va unir ces deux psychopathes cannibales et nécrophiles ne les empêchera pas de semer le désordre dans le statu quo ambiant et de laisser dans leur sillage une piste sanglante.

Roman censuré et scandaleux, Le Corps exquis n’est pas un catalogue d’horreurs gratuites, mais bel et bien une exploration de l’esprit malade de deux serial killers. En prenant le parti de ne pas juger, en exposant à vif la condition de victime et de bourreau, Poppy Z. Brite a refusé de tricher avec ses personnages et ses lecteurs. Jamais le portrait d’un tueur en série n’avait été aussi juste, riche et effroyablement réaliste.

L’une des fictions les plus noires jamais publiées sur les serial killers : la rencontre amoureuse, poétique et macabre de deux tueurs nécrophiles œuvrant dans le Vieux Carré français de La Nouvelle-Orléans.

Le Corps exquis est aussi une réflexion sur l’amour, le désir, la mort. Il y est question de douleur, de violence, de solitude , de souffrance quelle soit physique et psychique.

En 1996 lors de sa sortie, Poppy  Z. Brite dénoncer l’inertie de la société puritaine face à l’épidémie du Sida. Elle s’insurge contre la répulsion dont sont victime le malade du VIH.

Si les errances malsaines et sanglantes de notre duo de psychopathes, homosexuels, cannibales et nécrophiles peut choquer,  leurs aventures en revanche révèlent à la fois l’étendue de leur pathologie et la part de leur humanité.

Andrew Compton et Jay Byrne ne sont que le reflet de l’image que ce fait  la société bien pensante  de la communauté gay.

Alors attention âme sensible s’abstenir. Ici on est souvent dans la surenchère. Cela peut paraître glauque, malsain, sadique bref dérangeant.

C’est justement cette surenchère dans la provocation qui m’a particulièrement plus dans ce roman hors norme. Et on comprend mieux en découvrant l’écriture hypnotique de Poppy Z. Brite pourquoi onl’a affublé du surnom de l’ensorceleuse gothique.

7 réflexions sur “Les corps exquis de Poppy Z Brite

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