Brutale – Jacques Olivier Bosco

Le livre : Brutale de Jacques Olivier Bosco. Paru le 19 janvier 2017 chez Robert Laffont dans la collection La Bête Noire. 20€ ; (403 p.) ; 23 x 15 cm. Réédité en poche chez Pocket dans la collection Pocket Thriller.

4eme de couv

Elle est jeune. Elle est belle. Elle est flic. Elle est brutale.

Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris. Que veulent-ils ? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent ? Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

L’auteur : Avec Brutale, Jacques-Olivier Bosco, dit JOB, a probablement écrit son meilleur roman. Né en 1967 et vivant à Nice, Jacques-Olivier Bosco (JOB) est l’auteur de nombreux romans, plusieurs fois primés (prix Polar 2015 du meilleur roman francophone ; prix 2015 des Bibliothèques et des médiathèques du Grand Cognac ;  prix coup de cœur Blues & Polar 2014 ; prix Polar Cognac 2014 ; choix des libraires-magazine Lire, coup de cœur des libraires-Télématin ; prix Sang pour sang polar 2011 et quelques autres.

 

 

 

 

Extrait : 
Au loin devant lui, la lumière d’une torche furète contre les murs des caves. Des tas de détritus, des restes carbonisés, une odeur de pourriture, de merde et de vomi qui pique et étrangle… Le Monstre se sent bien. Au fond du couloir, la lumière a disparu.
Une odeur d’essence, puis l’illumination d’un feu sort de l’entrée d’un box en même temps que des éclats de rire. Le Monstre n’a plus que quelques pas à faire. Il ne pense à rien, il respire les mouvements des hommes dans la petite pièce, certains assis, d’autres debout à s’échanger une bouteille, ils parlent une langue inconnue. Ils crieront dans une langue inconnue.
Il entre. Les visages des quatre hommes se défont en une succession d’émotions. La surprise tout d’abord, puis une sorte d’incrédulité et, dès que les premiers coups tombent, la peur, suivie de la terreur. La tige d’acier fracasse la bouche et la moitié basse du crâne du premier, la rotule du deuxième et les clavicules et cortex des deux derniers. Ainsi, ils ne peuvent plus bouger. Seulement gémir, hurler, tenter de fuir. S’échapper, survivre ? S’ils tendent les mains, le Monstre leur brise les doigts. S’ils se retournent pour ramper, il leur éclate les vertèbres une à une, de la nuque au coccyx.
Le Monstre en met trois hors d’état de vivre, sans les tuer : ce ne seront plus des hommes, juste des légumes. Le dernier, il veut le finir à la main. Il s’agenouille devant lui, pose la tige d’acier et lève ses gants de moto noirs. Puis il commence à frapper. Cogner. Écraser. Détruire.
Plus les coups tombent, plus le sang gicle sur sa visière, plus le Monstre se détend. C’est le seul moyen, la Méthode, et cela fonctionne.
La Bête se calme. Elle sent monter en elle le soulagement tant attendu. Non pas le plaisir, il n’y a aucun plaisir. Juste le bien-être de la douleur enfuie.

Le post-it de Ge

Brutale de Jacques Olivier Bosco

Pourtant si douce et si aimante en apparence, Lise Lartéguy sait qu’elle est mauvaise car, quand la rage la prend, il lui faut du sang. Elle s’est d’ailleurs engagée dans la police afin de libérer le monstre qui sommeille en elle. Elle enquête sur une bande dangereuse et armée qui vide de leur sang et abandonne de jeunes vierges dans des lieux déserts et n’hésite pas à tirer sur des policiers.
Voici que Bosco nous offre une nouvelle facette de son art avec cette fois un pur thriller. On connaissez le style rock’n’ roll de notre auteur, on savait toute sa puissance évocatrice et bien voilà une fois de plus il ne fait pas dans la dentelle et j’avoue que j’aime ça !

De plus sa nouvelle héroïne est vraiment hors classe, on peut dire qu’elle dépote. Et dans ce sens le titre du bouquin est vraiment bien vu. Lise Lartéguy est colérique, irascible, elle n’en demeure pas moins sensible. m^me si comme le dit l’auteur : « Elle avait envie de cogner, frapper, faire le mal. »

On est jamais déçue par JOB. Les différentes facettes de son héroïne m’ont vraiment séduite. De plus, comme à son habitude, Jacques Olivier Bosco orchestre intelligemment ses différents personnages. La mise en place de ceux-ci est parfaite. Il nous offre un thriller pur jus, où l’action est le moteur central qui entraîne ses lecteurs dans une histoire effrénée  avec une protagoniste comme on n’en voit que trop rarement, Lise Lartéguy, 28 ans, lieutenant de police à la BRB de Paris 17e. C’est une tête brûlée à la pugnacité sans faille. Dans ce roman les liens qui lient notre flicquette à sa famille sont mis en exergue et ça contribue à faire de ce thriller une totale réussite dans le genre.
Et puis, comme souvent chez notre auteur soudain, au détour du récit on voit réapparaître d’autres personnages déjà rencontré des précédents romans de JOB. Et notre enquêtrice borderline ne va pas hésiter à s’accoquiner avec eux
Un vrai régale que de suivre les aventures rocambolesques de cette nana au caractère à l’emporte pièce. Elle est brutale certes mais sexy, décalée tantôt gothique tantôt fleur bleue, bref un délice !

Rien à jeter !!

 

Citations :
« Elles avaient l’odeur de la poudre et de la graisse d’arme à feu sur la peau, elles étaient là pour l’action. »
« Le monde était tellement peuplé de pourritures que cela devenait presque trop facile de dégoter des proies »
« Elle avait envie de cogner, frapper, faire le mal. »
« Evacuer toute la bile, ce poison qui lui brûlait les veines. »
« Le monde était tellement peuplé de pourritures que cela devenait presque trop facile de dégoter des proies »

12 réflexions sur “Brutale – Jacques Olivier Bosco

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