SAIA de Guillaume Madelpuech

Le livre : SAIA de Guillaume Madelpuech. Paru le 04 mai 2019 chez Kephas  9.99 € -(242 pages pour la version numérique)

 4ème de couverture :

La troisième guerre du Golfe aura-t-elle lieu ? Un attentat contre un centre de recherche en intelligence artificielle du titan de l’internet Nohôs, à Dubaï, menace d’entraîner toute la région dans un redoutable engrenage géopolitique. Une course contre la montre s’organise sur fond de guerre informatique, de crise financière et de manœuvres diplomatiques et militaires.

Sophie, brillante chercheuse en intelligence artificielle, Hamad, pilote de F-16 émirien et Zac, jeune banquier New Yorkais arriveront-t-ils à démêler le vrai du faux, et à empêcher l’inévitable ?

Un thriller politico-militaire qui jette une lumière originale sur les relations entre GAFA et grandes puissances, et qui propulse le lecteur au coeur des arcanes du pouvoir et face aux plus grands défis de notre temps…

L’auteur : Guillaume Madelpuech a 37 ans et vit actuellement à Paris, après une expérience à New York. Il est consultant en économie internationale dans un cabinet de conseil en stratégie. SAIA est son premier roman.

 

 

 

Extraits :
 » Elle avait tout simplement sous ses yeux un des ordinateurs les plus puissants du monde. Ils disposaient également, à Ptéryge, d’un supercalculateur, mais le « Brahman » disposait d’une capacité de calcul qui lui était tout simplement supérieure de deux ordres de grandeur. Il ne devait pas exister cinq calculateurs comparables à ce jour dans le Monde. Et à sa connaissance, seul Ouranos, le prototype d’ordinateur quantique développé par Nohôs devait être sensiblement plus puissant. Peu de domaines pouvaient justifier les investissements requis par de tels monstres : la cryptanalyse et la sécurité informatique bien sûr, mais également, la modélisation climatique, celle des réservoirs pétrolifères pour l’optimisation extractive, ou encore la simulation d’armes nucléaires. »
« Trois milliards de fois par seconde, le microprocesseur Intel Core i5 7400 de l’ASUS de Toshio pulsait avec une régularité de métronome un signal électrique rythmant les actions de l’ensemble des circuits intégrés de la machine. À la seconde précise définie dans les entrailles de code du virus – 18h31 heure de Tokyo – le Signal bondit hors du boîtier de métal, à la vitesse de la lumière. En un instant, il avait atteint ses relais de l’agglomération tokyoïte, travers »
«En termes de puissance de calcul pure, une intelligence synthétique, sur silicone, cumule des avantages fantastiques par rapport à notre intelligence biologique. Un neurone opère par exemple à une vitesse de calcul de l’ordre de 200Hz, c’est sept ordres de grandeur de moins qu’un microprocesseur qui équipe un ordinateur commercial moyen. Les axones transmettent leur signal à une vitesse de 120 mètres par seconde, trois ordres de grandeur de moins que la vitesse de la lumière à laquelle transitent les signaux d’un cerveau robotique. Sans compter une mémoire virtuellement illimitée, une précision et une fiabilité totale dans l’exécution des calculs, et surtout une architecture infiniment supérieure à celle à laquelle est arrivée par tâtonnement l’évolution darwinienne. » 

 

 

La chronique jubilatoire de Dany

SAIA de Guillaume Madelpuech

Lecteurs de polars technologiques soyez rassurés, le successeur de Tom Clancy existe, j’ai lu son premier roman et il est Français.

Oui, je suis frappée par cette agréable ressemblance avec les romans du grand maître du suspense hight-tech des années 1988-2012. Point de Jack Ryan mais une femme, Sophie Bessac,  va tenter de sauver le monde et de retrouver les assassins de son père …

Nous baignons déjà dans l’assistance vocale quotidienne, et si l’IA prenant le pouvoir, avec un mauvais dessein bien sûr, endossait les habits du « méchant » ? Nous l’avons vu dans Tension extrême de Sylvain Forge, M, le bord de l’abime de Bernard Minier, la liste Alpha de Phil Smans et Luca de Franck Thilliez, ceux qui se permettent de penser à notre place ne sont pas pleins que de bonnes intentions. Pour l’auteur de SAIA, Guillaume Malpuech, la démonstration toute technologique est pleine de mots que je n’ai pas compris (je n’ai pas fait geek en seconde langue, ni économie d’ailleurs), cependant l’histoire est assez claire … L’essentiel est que l’enjeu est bien mondial et que des leurres propres à nous aveugler, peuvent être lâchés pour satisfaire les angoisses internationales de certains et en légitimer les ripostes.

Ainsi peut-on imaginer l’Iran seul contre une coalition mondiale ?

Si l’IA prend son indépendance par rapport à ses concepteurs, l’élève dépassant le maître, de fait elle réduit notre vision de ce que nous voulons voir, sans envisager de quelconques alternatives, anéantit notre libre arbitre ou plus simplement notre liberté de pensée.

Une intrigue dense, géopolitique et technologique, éthique aussi, qui se passe au Moyen-Orient qui mène à l’angoisse, sans aucun temps mort. Un premier roman exaltant et … dérangeant, qui se lit d’une traite.

Je remercie les éditions Kephas pour cette découverte

Lu en version numérique. epub  2.99 €

5 réflexions sur “SAIA de Guillaume Madelpuech

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