Bob Garcia à l’honneur : #29, Octobre 2019

Le vingt-neuvième « Auteur à l’honneur » sur collectif polar sera une auteur français.

Et c’est Bob Garcia que j’ai choisi de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Bob qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Bob Garcia

Pourquoi je vous parle de cet auteur…

Parce qu’avec Bob nous partageons la même passion des littératures policières.

Parce que nous nous sommes croisés à de nombreuses reprises sur des salons, que nous avons beaucoup échangé sur nos différentes lectures.

Nous avons même collaboré ensemble. Enfin plus exactement Bob m’a fait l’honneur de participer à une des ses diverses publications.

De plus monsieur Bob Garcia est venu dans ma bibliothèque pour nous dévoiler comment les esprits criminels aiment utiliser les maths pour élaborer leurs méfaits.

Lors de cet Apéro Polar un peu spécial, il est venu nous parler de l’usage des mathématiques dans le roman policier. Et nous surprendre avec quelques énigmes à résoudre.

Il nous a présenté une conférence sur le polar et les mathématiques qu’il m’avait concocté uniquement pour cette occasion et pour ça je l’en remercie encore.

Et puis Bob c’est aussi comme moi un blogueur un peu dingo qui chroniques une centaine de polars par an. On peut le retrouver sur « Lire délivre »/France 3 Paris Ile-de-France et  « Lire délivre »/France 3 Nouvelle Aquitaine

Bref, il n’y a qu’une passion que je ne partage pas avec Bob, c’est celle des courses automobiles.

Aussi…

J’oserai presque dire que Bob Garcia est incontournable dans le petit monde du polar.

Sa biographie

Bob Garcia, né Robert Garcia à Casablanca le , est un auteur français de romans policiers et d’essais sur la bande dessinée. Il est aussi journaliste/chroniqueur littéraire sur plusieurs médias (TSF Jazz, Télessonnes, France 3).

Bob Garcia est ingénieur centralien.

Il passe une quinzaine d’années dans l’industrie des Télécoms, puis, passionné de musique et de littérature, il embrasse très vite la carrière de musicien professionnel (guitare et contrebasse), puis d’écrivain et journaliste.
Il écrit des romans policiers, des études tintinophiles et participe à de nombreux débats, émissions TV, tables rondes, conférences, salons sur ses thèmes de prédilection, (bien entendu le polar et les mathématiques, mais aussi le jazz, Hergé et Tintin, Sherlock Holmes etc.)

Sa bibliographie

Elles est impressionnantes, entre ces romans policiers et ces divers essais , j’ai peur d’en oublier Mais commençons par son dernier polar

Corpus Delicti

(Éditions PolarLeaks, 2019)

À Morfonds, petit village de montagne oublié de tous, Claire Moreno disparaît. Le commandant Savart mène l’enquête aidé par son ami L’Ours, journaliste en mal de reconnaissance. Tout accuse le mari, un avocat aux desseins obscurs. Mais Xavier Moreno nie les faits et le corps de sa femme demeure introuvable. De fausses pistes en révélations troublantes, de mensonges en rebondissements, Savart perce les mystères de cette affaire sordide, pires que ses hypothèses les plus folles.

Basé sur une histoire vraie

 

 

 

Le Testament de Sherlock Holmes

(Éditions du Rocher, 2005 puis paru au format poche au Livre de Poche en 2007)

«La terrible nouvelle était tombée pendant la nuit. D’épais nuages noirs endeuillaient Londres.

La mort de Sherlock Holmes était entourée de mystère. Le grand détective s’était retiré à la campagne au terme de sa dernière enquête. Il vivait en reclus, refusant toute visite et se livrant à des expériences qui défrayaient la chronique. Sa dernière enquête lui avait coûté sa réputation, sa dernière expérience lui coûta la vie…

Je savais bien, moi, John H. Watson, son biographe et fidèle ami, que Sherlock Holmes avait définitivement tiré sa révérence. D’ailleurs, il avait quitté le monde de la logique humaine depuis bien longtemps…»

Mais Sherlock Holmes a réservé une dernière surprise à son fidèle compagnon. Le Dr Watson est convoqué le lendemain chez le notaire, en compagnie de l’inspecteur Lestrade, de Scotland Yard, et de Myeroft Holmes, le frère de Sherlock, pour la lecture de son testament : un document de plusieurs centaines de pages !

Sherlock Holmes y retrace sa dernière enquête, celle qui le confronta à une série de crimes particulièrement horribles et non résolus, qui dépassèrent en sauvagerie tout ce qu’il avait connu jusqu’alors. Confronté à un tueur en série machiavélique, peut-être surnaturel, Holmes va tenter de résoudre le mystère post mortem…

Plus qu’un pastiche, Le Testament de Sherlock Holmes est un thriller brillamment mené, dont la tension soutenue, l’atmosphère angoissante et les sanglantes péripéties sont à déconseiller aux âmes sensibles.

La Ville monstre

 (Éditions du Rocher, 2007) – roman policier historique d’anticipation

 

La ville monstre

Imaginez un couteau antique, gravé au nom de Londinos – le premier nom de Londres. Forgée à l’aube des temps, transmise de siècle en siècle, l’arme va passer de main en main et devenir l’instrument de nombreuses tragédies sanglantes.

Du temps des druides à l’invasion romaine, de la grande peste de 1665 aux émeutes antipapistes de 1780, des miséreux à la Dickens aux nouveaux pauvres de l’ère Thatcher, en passant par le blitz de la Seconde Guerre mondiale, ce prétexte narratif permet à l’auteur d’explorer un Londres noir et mystérieux, cruel et parfois sordide.

Mêlant personnages imaginaires et réels, tels l’infanticide Judith Dufour, la romancière Mary Shelley, ou encore Jack l’Éventreur, Bob Garcia nous raconte une histoire foisonnante, pleine de bruit et de fureur, de sexe et de violence, qui renoue avec la grande tradition du roman-feuilleton. En marge de l’Histoire officielle, il nous entraîne à la découverte des bas-fonds de cette métropole fascinante que Lord Byron surnommait « la ville monstre ».

 

Duel en enfer, Sherlock Holmes contre Jack l’Eventreur

(Éditions du Rocher, 2008 puis paru au format poche chez J’ai Lu en 2010)

 

Duel en enfer

Londres, été 1888. Sous une chaleur suffocante, la ville est saisie d’horreur par les premiers meurtres de celui qu’on surnommera bientôt « Jack l’Eventreur ». Mais que fait donc à cette époque le célèbre Sherlock Holmes ? Pourquoi aucune de ses enquêtes ne mentionne-t-elle la plus fameuse affaire criminelle qu’ait connue l’Angleterre de son temps ?

C’est ce que va découvrir George Newnes, l’éditeur du docteur Watson, lorsque ce dernier, bien des années plus tard, lui confie le journal de l’enquête qu’il mena aux côtés de Holmes sur l’insaisissable tueur en série -non sans l’avertir ; « Toutes les histoires ne sont pas bonnes à raconter… On n’invoque pas sans risque la mémoire de Jack l’Eventreur. »

Ce roman survolté, au suspense haletant, retrace la confrontation entre deux figures de légende. Une terrible plongée dans l’enfer des bas-fonds londoniens, sur les pas de Jack l’Éventreur, dont le spectre hantera longtemps les nuits du lecteur.

 

Le Vol des 714 porcineys, une aventure de Saint-Tin et de son ami Lou

(Le Léopard Démasqué, 2008)

Quand l’univers loufoque et policier de Bob Garcia débarque dans le monde exotique de Saint-Tin avec une île du Pacifique, au statut et aux statues étranges, des extraterrestres et des terrestres pas toujours extra, un détecteur de mensonge déficient et le vol de 714 peluches, on peut se dire qu’on est pas loin de perdre la boule… et le cochonnet !

Une grande saga éditoriale !

23 romans où règnent l’exotisme, l’aventure, l’humour… Autour d’une galerie de personnages truculents comme le capitaine Aiglefin, éclusier à la retraite, le professeur Margarine, éminent cryptozoologue ou encore les agents secrets Yin et Yang, le grand Reporter Saint-Tin et son ami Lou, perroquet volage et sentencieux vont vivre des histoires rocambolesques à travers le monde !

Une nouvelle oeuvre, un nouveau concept, une nouvelle raison de rire !

 

Penny Blood, Sherlock Holmes revient

 (Éditions Laurent Debarre, 2011)

 

«- Des Penny Blood, dites-vous ?

  • Je veux parler de ces petits magazines qui étaient imprimés de façon désastreuse sur du papier de mauvaise qualité, dans les années cinquante, et vendus un penny. On les appelait aussi Penny Dreadful, ou Penny Horrible. Je me souviens que la jeunesse raffolait de ces histoires épouvantables…»

Des histoires abominables, Sherlock Holmes et le docteur Watson vont en découvrir à foison dans les récits de Mina Marten, une incroyable spirite en passe de révolutionner les techniques d’investigation de Scotland Yard !

Le détective est entraîné par son ami dans une enquête inhabituelle où son esprit logique est confronté à l’irrationalité de ses contemporains, suspendus aux visions de la charmante spirite. Comment retrouver le fil de la raison, entre crimes et manipulations ? Londres est au centre de cette aventure, avec de nombreuses incursions dans sa «petite histoire», au fil des inquiétantes péripéties de l’expérience spirite…

 

Le vrai journal de Jack l’éventreur

(Éditions Laurent Debarre, 2012)

 

« Knewnes se ressaisit :
– A présent, vous pouvez me dire d’où provient ce journal, docteur Watson.
Un frisson parcourut mon échine.
Je m’entendis bredouiller :
– A quoi bon ? Je suppose que les lecteurs sont plus attirés par le romantisme morbide du récit que par l’identité de son auteur…
Il planta ses yeux au fond des miens.
– Vous savez qui l’a rédigé, n’est-ce pas ?
Je laissai mon regard s’échapper vers la porte de sortie.
– La quête n’est-elle pas aussi importante que le Graal ? »

 

 

 

Le Crime express de Lorient

(Éditions Laurent Debarre, 2015)

 

Lonent ! Cela laisait bientôt 10 ans que le lieutenant Loïc Le Guen avait demandé sa mutation dans sa ville natale. Le grand jour était enfin arrivé. Il allait retrouver son ami d’enfance Lourson, dit « L’Ours », devenu journaliste à Lorient-Mag autant par hasard que par nécessité. Le duo inséparable de sa jeunesse allait renaître de ses cendres. Bref, Loïc Le Guen allait enfin pouvoir goûter à la douceur locale, loin de l’agitation parisienne. Enfin, c’est ce qu’il croyait…

Jusqu’à ce matin où L’Ours avait reçu à Lorient-Mag une lettre plutôt compromettante, accompagnée d’une photo qui ne l’était pas moins. On y reconnaissait Maître Xavier Moréno, un obscur avocat installé depuis peu à Lorient, qui chargeait dans le coffre de sa voiture un paquet à la forme obstinément humaine. Le tout s’était déroulé en moins d’une minute. Un crime express, pour une énigme digne d’Agatha Christie…

Bientôt, on découvre que la femme de Xavier Moréno a disparue… De fausses pistes en rebondissements, au terme d’un suspense haletant, Le Guen et L’Ours, percent les mystères d’une incroyable affaire, à des années lumières des hypothèses les plus folles.

L’auteur place son récit – habilement inspiré d’un fait divers réel – dans un écrin sur mesure. Au delà de l’enquête elle-même et de son incroyable dénouement, le lecteur appréciera le contexte haut en couleur !

Les Spectres de Chicago

 (Éditions du Rocher, 2016)

 

Les spectres de Chicago

Chicago, 1929. Par une nuit d’hiver glaciale, une bombe explose dans le sous-sol du Comedia, détruisant en quelques minutes le célèbre jazz-club. Deux hommes sortent miraculeusement indemnes des décombres après l’attentat : Gerry, l’un des trompettistes du Comedia, et un deuxième homme frappé d’amnésie. Gerry recueille chez lui son compagnon d’infortune, qui part en quête de son identité et de la vérité sur l’attentat. Entre un passé qui lui échappe et un présent hostile, ses questions se font de plus en plus nombreuses. La peur s’immisce en lui : quelqu’un, quelque chose le traque…

Dans un univers étrange et baroque, où rêve et réalité se confondent parfois, on croise Eliot Ness, Sherlock Holmes, un bibliothécaire illuminé, une vieille dame qui vend des jouets extraordinaires, des clochards presque célestes, des méchants bien retors… mais surtout la belle Wendy et ses enfants perdus. En revisitant le mythe de Peter Pan sur fond de guerre des gangs, de misère et de corruption, Bob Garcia signe ici un thriller crépusculaire et angoissant, mené de main de maître jusqu’aux toutes dernières lignes.

 

L’affaire Mina Marten : Sherlock Holmes contre Conan Doyle

La Mécanique générale

L’histoire véridique d’une affaire criminelle monstrueuse qui a bouleversé l’Angleterre victorienne

Lors d’une expérience extrême et dangereuse, Arthur Conan Doyle – l’agent littéraire du docteur Watson – exhorte la médium Mina Marten à résoudre des affaires criminelles.

Londres retient son souffle au fil des révélations.

Dans un terrible affrontement avec Doyle, Sherlock Holmes tente en vain de prouver la mystification.

Un récit hypnotique et terrifiant, où la tension croît au fil des pages jusqu’à la chute inouïe, au-delà de la raison.

Inspiré de l’authentique « crime de la grange rouge » relaté par Conan Doyle lui-même dans ses mémoires.

 

 

 

Essais : 

Tintin, du cinéma à la BD (Desclée de Brouwer, 2019)

Tintin du cinéma à la BD

Hergé est né en même temps que le cinéma. Dès son plus jeune âge, il se passionna pour le 7e art, et ses « expériences cinématographiques » le marquèrent pour toute son oeuvre. Il affirma plus tard : « Je considère mes histoires comme des films », en précisant ses acteurs favoris : Charlie Chaplin, Laurel et Hardy, les Marx Brothers, etc., et en mentionnant plusieurs influences cinématographiques précises.

Bob Garcia a mené l’enquête pendant plus de vingt ans et visionné des centaines d’heures de films. Après s’être intéressé aux origines de la culture cinématographique du jeune Hergé, puis aux genres, acteurs et réalisateurs qui l’ont inspiré, il a recherché les films qui furent déterminants dans la création de chacun des albums et livre ici de nombreuses références et influences inédites et stupéfiantes.

Autant d’invitations, pour les cinéphiles et les tintinophiles, à jeter un nouveau regard sur le travail d’Hergé.

Jules Verne et Hergé, d’un mythe à l’autre

(Éditions MacGuffin, 2005)

Jules Verne & Hergé

D’un mythe à l’autre

Grands voyageurs de l’imaginaire Jules Verne et Hergé ont bâti des mythes qui ont traversé les années sans une ride.

Une étude attentive des thèmes abordés dans les Voyages extraordinaires de Verne et les Aventures de Tintin révèle de multiples ressemblances.

La plus connue tient sans doute aux diptyques : objectif Lune/On a marché sur la Lune et de la terre à la Lune/Autour de la Lune.

Mais il en existe bien d’autres analogies.

Bob Garcia, collectionneur passionné de Verne et de Hergé, a puisé dans une iconographie originale, et en grande partie inédite, pour montrer comment Hergé a construit le mythe de Tintin sur celui des héros de Verne.

En outre, cet ouvrage fourmille d’anecdotes sur les deux auteurs et présente plusieurs niveaux de lectures qui s’adressent aussi bien aux enfants qu’aux adultes.

Tintin à Baker Street

(Éditions MacGuffin, 2006)

Tintin est plus détective que reporter, ce n’est pas un scoop !

Dans toutes ses Aventures, il se livre à des enquêtes, il fait parler les indices, il met les énigmes en équation, et parvient à résoudre les mystères les plus complexes.

Milou, puis Haddock, qui ne s’y trompent pas, lui donnent du « Sherlock Holmes » à plusieurs reprises. Les Dupondt viennent quémander ses conseils comme le faisaient les policiers Gregson et Lestrade avec le héros de Conan Doyle. Et Rastapopoulos joue les Moriarty en tombant d’une falaise.

Les analogies entre les univers de Tintin et de Sherlock Holmes sont encore nombreuses. Bob Garcia en dresse un inventaire complet dans cette étude passionnante et fort bien documentée.

Ce livre offre plusieurs niveaux de lecture et s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Il permet de (re)découvrir l’oeuvre de Conan Doyle à travers celle d’Hergé… et réciproquement.

Tintin au pays du polar

(Éditions MacGuffin, 2006)

Les Aventures de Tintin ont pour moteurs l’action, le suspense et l’humour. Les cascades de Tintin surpassent celles du journaliste Jean Marais/Fandor dans Fantômas contre Scotland-Yard ou le permissionnaire Jean-Paul Belmondo/Adrien dans L’homme de Rio. Tintin saute sur le toit d’un train en marche, s’écrase plusieurs fois en avion, se fait tirer dessus à bout portant. Mais il s’en sort toujours. Mission impossible ?

Pas pour un dur à cuire comme lui !

Chaque Aventure contient une foule de références au monde du Polar. L’Amérique est une histoire de gangsters dans laquelle Tintin joue le rôle d’Eliot Ness face au dangereux Scarface. Les Cigares nous embarque dans une mystérieuse Croisière sur le Nil. Dans L’affaire Tournesol, Tintin devient espion et traverse le rideau de fer pour délivrer le professeur, comme le héros d’Alfred Hitchcock dans Le rideau déchiré. Parfois l’aventure tourne à la parodie. Dans Les Picaros, Tintin se fond dans un carnaval pour parvenir à ses fins, comme James Bond dans Moonraker. Et dans Les bijoux, les Dupondt montrent qu’ils sont de bien piètres élèves de leur compatriote Hercule Poirot.

S’appuyant sur un solide travail de documentat on et de recherche, Bob Garcia montre que les Aventures de Tintin appartiennent à l’univers du Polar, avec toutes ses sensibilités, depuis le roman d’énigme jusqu’au roman noir en passant par l’enquête de police classique. Poursuivant son objectif pédagogique, Bob Garcia souhaite en outre faire découvrir aux jeunes – et moins jeunes – lecteurs le monde du Polar à travers une lecture inédite et passionnante des Aventures de Tintin.

Hergé la bibliothèque imaginaire (Éditions MacGuffin, 2006)

Hergé, la bibliothèque imaginaire

Le but de cet ouvrage est de recenser les principales sources littéraires d’Hergé.

Le terme « littéraire », étant pris au sens large, englobe les livres (romans, études, biographies, etc.), les histoires illustrées et les bandes dessinées, les articles de presse, les revues… Comme dans toute bibliothèque, les ouvrages familiers et bien connus des lecteurs côtoient par la volonté du classement alphabétique des raretés telles que « Les pirates de la Mer Rouge » de Karl May, qui annonce « Coke en stock ». « L’Empereur du Pacifique » de José Moselli, dont le savant fou – inventeur d’un rayon mystérieux – préfigure « L’Éruption du Karamako ». « La vierge du soleil » d’Henry Rider Haggard, où il est déjà question d’un temple du soleil et d’une civilisation ancienne terrifiée par une éclipse solaire. « Dans les sables » de Philippe Alain-Gérard, dont les illustrations et le récit préfigurent plusieurs passages du « Crabe aux pinces d’or » et de « Tintin au pays de l’or noir ». « Jack le Rouge et les convicts » et « Le Secret de l’île noire » de Paul Dancray, deux romans qui précèdent de peu « Le Trésor de Rackham le Rouge » et « L’île noire ». Mais, au-delà de l’inventaire bibliophile, cet ouvrage montre surtout comment Hergé a réussi à intégrer avec génie des sources et influences disparates et souvent déroutantes dans un univers cohérent, original et personnel.

Hergé et le polar (Éditions MacGuffin, 2006)

Les biographes rapportent que Hergé était un fervent lecteur de romans policiers dans lesquels il puisait une grande partie de son inspiration.

Les Aventures de Tintin sont tour à tour roman d’énigme, roman noir, roman de suspense ou roman d’espionnage.

Tintin en Amérique est une histoire de gangsters dans laquelle Tintin joue le rôle d’Eliot Ness face au dangereux Al Capone et ses sbires, comme dans les films Scarface ou Little Caesar. Dans L’Affaire Tournesol, Tintin traverse le rideau de fer pour délivrer le professeur, comme le héros du film Le Rideau déchiré d’Alfred Hitchcock. Dans Les Bijoux de la Castafiore, les Dupondt ne font pas honneur à leur compatriote Hercule Poirot et c’est Tintin qui résout l’énigme, in extremis, à la façon du commissaire Bourrel dans la série télévisée Les Cinq dernières minutes.

Mais les références à l’univers du polar ne concernent pas les seules bandes dessinées de Tintin. Les deux pièces de théâtre Tintin aux Indes et M. Boullock a disparu coécrites par Hergé et Jacques Van Melkebeke pendant la guerre, sont de véritables « whodunit » dans la pure tradition d’Agatha Christie. De même les Aventures de Jo, Zette et Jocko possèdent tous les ingrédients des bons romans policiers. Il y est question de complots, d’enlèvements, de sabotages, de tentatives de meurtre, d’un détective qui se prend pour Sherlock Holmes, et même d’un savant fou qui a établi son QG dans une base sous-marine, comme le méchant de L’Espion qui m’aimait, de la série James Bond.

Cet ouvrage, richement documenté et illustré, permet de redécouvrir l’oeuvre de Hergé sous un angle inattendu et méconnu : celui du polar.

Il rend à Hergé sa place incontestable de précurseur de génie en matière de bande dessinée policière.

Hergé et le 7e art (Éditions MacGuffin, 2007)

Etude sur les liens entre Hergé et le cinéma à travers ses influences cinématographiques, les différentes adaptations de Tintin au cinéma et l’héritage cinématographique qu’il a laissé derrière lui. L’ouvrage tente d’analyser en conclusion les raisons des échecs des adaptations de Tintin sur grand écran.

 

 

Jazz et Polar

Éditions Laurent Debarre, 2007)

Le jazz est né de la transplantation des esclaves Noirs sur le continent américain. Dès son origine, il est le symbole d’une population déracinée et déclassée. Parti de la Nouvelle Orléans dans les années 20 à la fermeture des tripots, il s’exile vers Chicago, New York, puis l’ensemble des Etats-Unis sans jamais renier ses racines. Partout, il se concentre dans les ghettos noirs des grandes villes, dans les quartiers où règnent la pauvreté, la violence, la drogue, l’alcoolisme et le banditisme. C’est sur ce substrat qu’il se développe, telle une plante maléfique. Le roman noir, probablement le courant le plus significatif du Polar, fait son apparition dans les années 30-40, en pleine fureur du swing, sous la plume de Chester Himes, Dashiell Hammett ou David Goodis. Il va à contre courant de l’ordre établi et en dénonce les dysfonctionnements. Il ne craint pas de montrer la face cachée des choses, le côté sordide des êtres, des institutions et des villes : corruption, violence, misère, prostitution. Jazz et Polar se sont donc trouvés tout naturellement sur le même terrain. Cet ouvrage raconte la rencontre programmée des deux genres, et définit ce que l’auteur nomme le « polar-jazz ». Dans une première partie, on montrera à travers de nombreuses citations le rôle joué par le Jazz dans le Polar, et – en réciprocité – la façon dont le polar met en scène les héros du jazz. Dans une seconde partie, on donnera une liste de références de polars-jazz (romans et bandes dessinées) destinée aux lecteurs désireux d’approndir le sujet. Le livre fourmille d’anecdotes de coulisse que l’on ne trouve dans aucune anthologie officielle de jazz ou de polar. Il devrait séduire les passionnés des deux genres.

 

Tintin, le diable et le bon Dieu

 (Desclée de Brouwer, 2018)

Tintin, le diable et le bon dieu

Tintin est né dans le monde très catholique de la bande dessinée franco-belge de l’entre-deux-guerres. C’est donc tout naturellement qu’Hergé a distillé de multiples allusions aux grandes valeurs du christianisme, fondamentalement ancrées en lui, au fil des albums qu’il a créés. Incarnées par son héros, elles sont omniprésentes dans une oeuvre qui témoigne également d’un intérêt très documenté et respectueux du dessinateur pour les autres croyances.

Après avoir resitué chaque bande dessinée dans son contexte de création, Bob Garcia s’attache à répertorier les références aux religions, mythes ou superstitions qui apparaissent dans l’oeuvre hergéenne. Il nous démontre ainsi que, contrairement aux procès d’intention dont elles ont pu faire l’objet, les Aventures de Tintin nous enseignent la tolérance, le respect et l’ouverture sur le monde.

Mais aussi ….

Rebellion Racing aux 24 Heures du Mans

(Editions TimeKeeper, 2019)

 

Hergénéalogies

(Éditions MacGuffin, 2008)

 

Hergé, aux sources de l’œuvre

(Éditions Laurent Debarre, 2007)

 

Hergéographie ou le monde selon Tintin

 (Éditions MacGuffin, 2011)

 

Tintin le rêve américain, de la BD au film,

(Éditions MacGuffin, 2011)

 

L’Histoire selon Tintin

 (Éditions MacGuffin, 2013)

 

Le polar en questions

 (Éditions PolarLeaks, 2017)

 Voilà de quoi vous donner envie de découvrir les univers de Bob Garcia 

Alors soyez curieux mes polardeux

Et à très vite pour d’autres aventures

10 réflexions sur “Bob Garcia à l’honneur : #29, Octobre 2019

  1. BONSOIR
    j adore bob garcia mais je me suis laissé tromper par penny blood et l’affaire mina marten
    j aurai au moins contribuer sur un salon à l’aider face à Moulinsart
    et puis 1954 une belle année pour tous deux

    Aimé par 1 personne

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