La Compagnie des ombres de Robert Wilson

Le livre : La Compagnie des ombres de Robert Wilson. Traduit de l’anglais par Dominique Defert. Paru le 11 septembre 2003 chez Robert Laffont dans la collection Best-Sellers. 23€. (520 p.) ; 25 x 16 cm

4e de couv : 

Lisbonne, 1944. Les nazis laissent entendre qu’ils sont en train de fabriquer la bombe atomique, et les Alliés mobilisent tous leurs moyens pour les en empêcher. Andrea, dix-neuf ans, anglaise, est plongée dans la bataille. Sa mission : récolter toutes sortes d’informations. Mais lorsqu’elle tombe amoureuse de Karl Voss, attaché à la légation allemande, leur liaison déstabilise l’équilibre précaire du petit monde des espions, précipitant les drames…

Vingt-cinq ans plus tard, en pleine guerre froide, Andrea piste à Berlin le Léopard des neiges, espion convoité à la fois par les Russes et les Britanniques. Menteuse, tricheuse, manipulatrice, Andrea n’a été fidèle qu’à une seule vérité : son amour pour Karl. Quand elle découvre l’identité du Léopard des neiges, elle doit baisser le masque et choisir sans tricher…

 

L’auteur : Robert Wilson est né en 1957, il est un écrivain et auteur de roman policier.
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, son père était pilote de la Royal Air Force. Diplômé de l’Université d’Oxford, il a travaillé dans l’import-export en Afrique où il situe l’action de certains de ses romans noirs.
De retour en Europe, il amorce sa carrière littéraire avec la publication d’une série policière consacrée aux enquêtes de Bruce Medway, qui a pour cadre le Bénin, un héros qu’il abandonne en 1998. « Instruments of Darkness » (1995) est son premier thriller et le premier tome de la série.
Une deuxième série met en scène Javier Falcón dont les exploits se déroulent à Séville. « Meurtres à Séville » (The Blind Man of Seville), le premier tome, est publié en 2003.  » Les Damnés de Séville » (The Silent and the Damned, 2004), le deuxième tome, a obtenu le Gumshoe Awards – Best European Crime Novel 2006.
La série a été adaptée en 2012 par la télévision britannique sous le titre « Falcón », avec l’acteur néo-zélandais Marton Csokas dans le rôle-titre.
Robert Wilson a également signé des romans d’espionnage, notamment « La compagnie des ombres » (réédité sous le titre « La danse des espions ») (The Company of Strangers, 2001).
« Une mort à Lisbonne » (A Small Death in Lisbon, 1999) a obtenu le Gold Dagger Award en 1999, le plus fameux prix britannique couronnant un roman policier
Robert Wilson vit actuellement dans une ferme isolée au Portugal.

 

Extrait :
Pourquoi m’avez-vous invitée à séjourner chez vous ? demanda-t-elle en prenant une grande rasade de cognac. Pourquoi suis-je ici ? ­ Pour m’espionner, répondit-il avec calme.

Le post-it de Ge

La Compagnie des ombres, Robert Wilson

1942 en Prusse-Orientale. Todt, ministre de l’Armement, explose avec son avion.

Lisbonne, 1944. Andréa, jeune espionne britannique, est chargée d’infiltrer l’équipe d’élaboration de la bombe atomique.

Andréa, dix-neuf ans, anglaise, polyglotte et mathématicienne de haute volée, est recrutée par les services secrets britanniques et initiée à Londres aux «arts de la tromperie» : emploi de boîtes aux lettres secrètes, utilisation d’appareils photo miniatures, techniques de filature. Elle apprend également l’usage des armes à feu, la conduite des motocyclettes et des automobiles. Envoyée à Lisbonne, elle s’installe chez Patrick Wilshere, un Irlandais soupçonné par les Anglais de faire livrer aux Allemands les diamants nécessaires aux recherches sur la bombe atomique

Elle rencontre Karl, un attaché d’ambassade allemand qui, étonnamment, combat pour sa cause. Elle en tombe amoureuse…

En 1944, à Lisbonne, capitale d’un pays resté neutre durant tout le conflit. Pourtant dans la capitale portugaise, l’atmosphère est électrique, rappelant celle de Casablanca ou de Macao.  Alliés et nazis se côtoient quotidiennement dans les mêmes lieux de vices et de plaisirs. Tout le monde boit, joue ou se prostitue, ment et trahit.

Dans ce roman d’espionnage on navigue des année 40, à nos jours sur fond de menace atomique.

Du nazisme en passant par la guerre froide, Robert Wilson avec ce thriller historique a créé un drame de grande envergure. On traverse la seconde moitié du vingtième siècle à travers tout une galerie de personnages haut en couleur qui nous en font voir de toutes les couleurs tellement les retournements sont fréquents et diaboliques.

Ici les dialogues  sont bien vus, parfaitement ajustés et ciselés. Ils collent judicieusement aux intrigues.

L’auteur réussi à tous les niveaux à nous tenir en haleine

De plus on se laissera charmer par l’histoire d’amour qui donne au récit un ton résolument romanesque .

En retrouve chez Robert Wilson quelque chose de John le Carré et de Philip Kerr. Et ça c’est plutôt un gage de qualité.

2 réflexions sur “La Compagnie des ombres de Robert Wilson

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