Dirty week-end de Helen Zahavi

Le livre : Dirty week-end de Helen Zahavi. Traduit de l’anglais par Jean Esch. Paru le 18 janvier 2019 chez Libretto dans la collection littérature étrangère. 8€90. (224 p.) ; 19 x 12 cm

4e de couv :

Dirty week-end

Bella en a assez. Bien que discrète, elle ne supporte plus le voyeurisme de son voisin, la main baladeuse de son épicier de quartier. Elle ne souffre pas davantage les comportements malsains que génère la promiscuité de son train de banlieue aux heures de pointe.

C’est alors qu’elle décide par un beau matin, elle si discrète, de mettre un terme à ces conduites de la manière la plus radicale qui soit : l’élimination de tous ces mâles déviants. Devenue tueuse en série, Bella y prendra un plaisir jusque-là insoupçonné… Les rôles seront dès lors inversés. Roman d’une violence rare sur les rapports de domination, il sera le dernier livre de littérature à faire l’objet d’une demande d’interdiction pour immoralisme à la Chambre des lords lors de sa parution en 1991.

Il a été adapté au cinéma par Michael Winner en 1993.

L’auteur : Helen Zahavi, née à Londres en 1966, est une écrivaine et scénariste anglaise. Née d’un père polonais et d’une mère dont les parents sont originaires d’Odessa, elle commence sa carrière en littérature en traduisant des textes russes en anglais. Elle publie en 1991 son premier roman, Dirty Weekend, le récit d’une jeune femme qui prend une revanche sur les hommes en devenant tueuse en série. Il s’agit du dernier en date des ouvrages de littérature à avoir fait l’objet d’une demande d’interdiction au Parlement de Londres pour cause d’immoralisme1. La moralité du roman fait l’objet de débat dans la presse britannique, notamment dans The Sunday Times. L’œuvre, attaquée par Salman Rushdie, mais défendue par Naomi Wolf, devient un best-seller. Brighton Boy (2013) raconte les difficultés d’un jeune artiste rêvant de gloire qui, méprisé par sa copine et humilié par ses pairs, choisit de se lancer dans une arnaque de faussaire qui tourne mal et le conduit à se venger brutalement de tous ses bourreaux. Actuellement, elle vit et travaille à Paris.
Extrait :
Vous savez de quelle manière certaines personnes traversent l’existence, en se répétant que tout va bien, que tout est super, que tout va de l’avant, qu’elles sont heureuses, très heureuses ? Même quand elles ne le sont pas. Même quand ce sont des individus rabougris qui mènent des existences rabougries.
Vous les avez croisées dans la rue parfois, anonymes parmi la foule. Arrêtées à une intersection, elles plissent le front lorsqu’un rayon de lucidité glacée menace soudain de les transpercer. Elles sont sur le point de voir les choses telles qu’elles sont réellement. Puis une de leurs connaissances passe en voiture, klaxonne et leur fait un signe de la main ; alors le froncement de sourcils s’évanouit, elles ne sont plus seules, elles retrouvent leur joie de vivre. Elles adressent un grand sourire à la voiture qui s’éloigne, et elles continuent à sourire en continuant à marcher. Ce large sourire idiot et fou que vous avez certainement déjà vu. Ce large et stupide sourire de gratitude.

Le post-it de Ge

Dirty week-end de Helen Zahavi

Réédition – longtemps attendue – du premier roman noir signé Helen Zahavi (1991)… et du dernier en date des ouvrages de littérature à avoir fait l’objet d’une demande d’interdiction au Parlement de Londres, pour cause d’immoralisme… Un classique absolu du genre.
L’histoire d’une femme qui, lasse d’être une éternelle victime, se transforme en ange de la mort et se met à tuer avec sauvagerie les hommes entreprenants ou trop machistes.
Un roman au ton incantatoire où l’on voit Bella, ancienne prostituée à la dérive, victime de la convoitise masculine, décidé que trop c’est trop. Aussi passe t elle à l’action afin de prendre sa revanche.
Et conseillée par un pseudo psy iranien lui aussi à Brighton, notre héroïnes va mettre tout en oeuvre pour rétablir le cours de sa vie.
Un très bon roman, parfaitement ancré dans son époque qui prends le parti des pauvres les faibles et des opprimés. Un texte où il est aussi question beaucoup de solitude. Hélène Zahavi nous offre là un roman crédible et poignant sur la condition féminine dans les années 80’90
. Condition qui n’a guère changer 30 ans après.
A savoir que ce livre avait fait polémique voire scandale lors de sa sortie en grande Bretagne jugé trop immorale par les sujets de sa Majestés.
Un petit livre indispensable à toutes celles qui, fatiguées de se faire peloter dans le métro, rêvent de montrer aux mecs de quel bois elles savent se chauffer, pour peu qu’on les pousse à bout.

3 réflexions sur “Dirty week-end de Helen Zahavi

  1. Ça y est, je m’insurge ! Immoral ?? Si on n’était pas entourées d’un tas de pervers, on n’aurait pas besoin de les dézinguer à tout va ! J’admets que le procédé est probablement extrême, mais ça reste une fiction, et puis si tout le monde garde ses mains dans ses poches, pas de risque !

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