Top 15  2018 de Ge notre porte flingue, comment cela seulement ?

Top 15  2018 de Ge notre porte flingue

comment cela seulement ?

En recherchant sur notre blog pour publier mon top 10 2019, je m’aperçois que l’an dernier je vous ai proposé les Top 10 des Flingueuses mais je ne vous ai pas parlé du mien.

Aussi pour me rattraper je vais vous donner 15 titres qui me reviennent en tête sans effort là tout de suite et pour vous faire découvrir ceux-ci, je vous proposerai une ou deux citations.

Alors voici quelques titres que vous devriez retrouver pour la plupart en poche !

C’est parti pour mon top 15, 2018

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Mon coup de cœur 2018 est incontestablement :

 Power Michaël Mention

« Depuis la naissance de ce pays, l’esclavage des Noirs, le génocide perpétré contre les Amérindiens et le confinement des survivants, le lynchage sauvage de milliers d’hommes et de femmes noirs, le largage des bombes sur Hiroshima et Nagasaki, et maintenant le lâche génocide au Vietnam, tout atteste que face aux peuples de couleur, l’État raciste d’Amérique n’a qu’une politique : répression, terreur et matraque. »

Power

1965. Enlisés au Viêtnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Vingt millions d’Afro-Américains sont chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l’assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence prônée par Martin Luther King, quand surgit le Black Panther Party : l’organisation défie l’Amérique raciste, armant ses milliers de militants et subvenant aux besoins des ghettos. Une véritable révolution se profile. Le gouvernement déclare alors la guerre aux Black Panthers, une guerre impitoyable qui va bouleverser les vies de Charlene, jeune militante, Neil, officier de police, et Tyrone, infiltré par le FBI. Personne ne sera épargné, à l’image du pays, happé par le chaos des Sixties.

Pour compléter mon podium

La mort selon Turner  de Tim Willocks

« Toute sa vie, les êtres inférieurs l’avaient fait enrager. Ou plus exactement, des personnes inférieures lui disant ce qu’elle pouvait ou ne pouvait pas faire. Ses parents. Ses professeurs. Willem. Nombre de banquiers, d’avocats et d’ingénieurs. Des gens qui ne voyaient pas qui elle était, qui ne voyaient pas au-delà de leurs petits esprits étriqués et de leurs limites, et qui les projetaient sur elle. Elle leur avait prouvé à tous qu’ils avaient tort. Et voilà qu’un flic du ghetto lui avait jeté sa précieuse intégrité à la gueule, avait retourné son fils contre elle, tué le seul homme qu’elle ait jamais aimé. Elle avait fait toutes les concessions possibles, avait tenté de faire la paix. Il n’avait apporté que la mort. Il avait changé la maison que Hennie et elle avaient bâtie en un mausolée. Comment pourrait-elle vivre ici en sachant qu’elle avait laissé Turner s’en tirer? Comment vivre, tout simplement ? »

« Il n’était pas raciste, pourtant. Il était évident pour lui que Dieu avait distribué au sein de la race humaine toutes les qualités avec une égalité parfaite. La haine, une autre évidence, n’avait pas besoin de disparités raciales pour prospérer. Si l’espèce humaine tout entière avait été d’une seule couleur, il y aurait toujours eu les innombrables et microscopiques différences de religion, politique, langage, classe et parenté pour justifier la répugnance mutuelle. Le mal et la stupidité de l’apartheid s’étaient clairement révélés, même aux intelligences les plus moyennes. »

La mort selon Turner Tim Willocks poche

La Mort selon Turner

Lors d’un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis avant de disparaître. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Cap-Nord, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s’annonce brillante à cause d’une pauvre fille ? Dans un pays gangrené par la corruption, tout le monde en effet s’en fout. Tout le monde, sauf Turner, un flic noir de la brigade criminelle. Lorsque celui-ci arrive sur le territoire des Le Roux, une région aride et désertique, la confrontation est terrible, entre cet homme déterminé à rendre la justice, à tout prix, et cette femme décidée à protéger son fils, à tout prix.

 

 

 

 

 

 

L’année du Lion Déon Meyer

« Il n’y avait rien à aimer avant la Fièvre. Rien. C’était un monde fou et méchant. Tout le monde haïssait tout le monde. Blancs et Noirs, propriétaires et démunis, libéraux et conservateurs, chrétiens et musulmans, Nord et Sud, je pense qu’on cherchait activement des prétextes pour haïr ; tu es plus grand que moi, donc je te hais pour ça aussi.
Donc, ça ne me fait rien que ce monde n’existe plus. »

 

Ils ont tué mon père.
Je les aurai.
Après la Fièvre qui a décimé les neuf dixièmes de la race humaine, mon père, Willem Storm, a fondé Amanzi, une nouvelle colonie, et l’a menée du chaos à l’ordre, de l’obscurité à la lumière, de la famine à l’abondance.
Je suis Nico Storm, formé par Domingo à l’art de tuer. Je détestais mon père et je le vénérais.
Ils l’ont abattu à Witput, dans notre beau Karoo, en bordure de l’ombre effacée d’un cercle d’irrigation. Je vais trouver ses tueurs et je le vengerai.
Ce qui suit est mon histoire.

 

 

 

 

 

Et les trois suivants sont aussi pour moi des incontournable de l’année.

 

Juste après la Vague Sandrine Collette

« Cette nuit-là, ils auraient voulu l’oublier, depuis les parents jusqu’au bébé, cette nuit qui avait laissé la maison suintante d’eau et les esprits pleins d’une épouvante inextinguible, l’océan se glissant partout, sa langue entraînant sur son passage tout ce qu’elle pouvait emporter, tout ce qu’elle pouvait détacher, et déchirer, et ramener avec elle au cœur des flots dont rien ne reviendrait jamais. À l’aube suivante, où que porte leur regard, il glissait sur une étendue grise, bleue ou verte, des herbes perçant la surface là où il n’y avait sans doute qu’un pied ou deux de profondeur – rien sur le reste. De l’eau à croire que l’on était en pleine mer, et c’était devenu une mer en effet, avec de rares îles qui émergeaient encore, là où, quelques heures plus tôt, se tenait le monde. »

 

Juste après la vague

Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et soeurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, une étendue d’eau secouée de tempêtes violentes… La nourriture se raréfie, les secours n’arrivent pas. Lorsque l’eau recommence à monter, les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres pour y trouver de l’aide. Mais, sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir laisser des enfants.

Une histoire saisissante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant sur la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.

 

My absolute Darling de Gabriel Talent

« Le moment viendra où ton âme devra être solide et pleine de conviction, et quelle que soit ton envergure, ta rapidité, tu gagneras seulement si tu sais te battre comme un putain d’ange tombé sur terre, avec un cœur absolu et une putain de conviction totale, sans la moindre hésitation, le moindre doute ni la moindre peur, aucune division qui risque de monter une partie de toi-même contre l’autre. Au final, c’est ce que la vie exige de toi. Pas d’avoir une maîtrise technique mais un côté impitoyable, du courage et une singularité dans tes objectifs. Fais attention. »

 

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un couteau pour seuls compagnons. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous l’emprise d’un père charismatique et abusif. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie

 

 

 

 

 

Apocryphe : thriller biblique René Manzor

Jérusalem, Judée, vendredi 7 avril de l’an 30

« Il s’était lavé les mains dans un bassin d’argent.

Non pas pour se dédouaner du sang qu’il allait verser mais parce qu’il avait toujours l’impression de se souiller en condamnant quelqu’un.

Plus soldat que diplomate, le procurateur de Judée était un gouverneur cruel et impitoyable. Ceux qui prétendaient le contraire ne pouvaient être que des flatteurs ou des étrangers. Les nobles auxquels il infligeait la peine capitale avaient droit au garrot. Quant aux esclaves et autres criminels de droit commun, il leur réservait une exécution bien plus atroce : la crucifixion. Trois jours d’agonie durant lesquels le corps nu du supplicié luttait contre l’asphyxie en tirant sur ses bras tétanisés et en poussant sur ses chevilles clouées au stipes de la croix. Il fallait au moins cela pour tenter de décourager la rébellion qui sévissait encore en Judée malgré vingt années de brutale colonisation romaine.

Parmi les condamnés du jour se trouvait un Galiléen. Un homme qui, selon la rumeur persistante, chassait les démons, rendait la vue aux aveugles, guérissait les paralytiques et même ressuscitait les morts. Ses disciples voyaient en lui le Messie, ce libérateur que les prophètes Jérémie et Isaïe avaient promis au peuple juif.

Le Messie ! »

 

Jérusalem, an 30. Un petit garçon de 7 ans reste sur le Golgotha, les yeux rivés sur l’homme cloué sur la croix centrale. Il est le fils de Yeshua. Plus tard, le jeune David de Nazareth, qui a grandi dans le désert de Judée auprès de sa mère, Mariamné, est lassé de vivre caché. Sa révolte intérieure le pousse à s’enfuir afin de rejoindre Jérusalem.

Et tout ces autres bouquins sont ceux qui me sont resté en tête plus d’un an après leur lecture

 

La vague Todd Strasser

« Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir. »

« Si l’histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi, vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la Vague. En revanche, si notre expérience est réussie, et vous admettrez que c’est bien le cas, vous aurez appris que nous sommes tous responsables de nos propres actes et que nous devons toujours réfléchir sur ce que nous faisons plutôt que de suivre un chef aveuglément ; et pour le restant de vos jours, jamais, au grand jamais, vous ne permettrez à un groupe de vous déposséder de vos libertés individuelles. »

Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux États-Unis dans les années 1970.

Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement, la Vague, aux slogans forts : «La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action». En l’espace de quelques jours, le paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

 

 

 

 

Iboga Christian Blanchard

« J’ai vécu de terribles peurs. Face à la guillotine, face au temps qui passait, dans l’attente du jour fatal. Puis ç’avait été l’angoisse de l’enfermement à vie.
J’ai ensuite ouvert les tiroirs de ma mémoire. Les images sont sorties et, avec elles, leur lot de souffrance, de terreur et d’incompréhension.
Vingt-trois ans plus tard, Iboga m’a laissé dans les tripes un souvenir mortel. Le cancer ne me tuera pas. Aucune chance.
Ma vie est parsemée d’interrogations. Elles ont toujours commencé par le même adverbe : pourquoi ?
Je n’ai pas toutes les réponses. »

« Une plongée saisissante dans l’âme humaine. Une vraie réussite. »
Karine Giebel

Le verdict est tombé. Jefferson Petitbois, dix-sept ans, sera exécuté. Dans le couloir de la mort, l’attente s’éternise jusqu’à ce que la grâce présidentielle transforme la peine en prison à perpétuité. Jeff se retrouve enfermé dans une cellule avec pour seule compagnie les matons, les fantômes de ses victimes et celui de Max. Son seul protecteur. Celui qui l’a initié à Iboga. Celui qui a fait de lui un meurtrier. Qui est-il vraiment ? Une victime ? Un monstre ? Ce livre raconte la vérité… La vérité selon Jefferson Petitbois.

Sadorski et l’ange du péché Romain Slocombe

« Au centre de la cour, où les gendarmes ont démonté l’enclos de barbelés, le revêtement de charbon et de mâchefer est devenu jaune, comme une prairie jonchée de boutons d’or : ce ne sont pas des fleurs, mais de petits morceaux d’étoiles, les rognures, les chutes de celles que l’on a découpées la veille, afin de donner aux partants des insignes distinctifs tout propres et tout neufs. »

 

Paris, 1943. Une femme arrêtée pour détention de faux papiers est soupçonnée de trafic de métaux précieux. Aux yeux de l’inspecteur Sadorski, ce marché noir est l’occasion de s’enrichir. Mais il a d’autres préoccupations : protéger Julie, la jeune fille juive réfugiée chez lui. En parallèle, une sombre affaire d’adultère et de lettre anonyme le conduit sur les plateaux du cinéma de l’Occupation. Là, parmi les actrices, il va rencontrer son « Ange du péché » et se transformer en criminel…

 

 

 

 

 

 

 

Boréal de Sonja Delzongle

« Que cherche l’homme là où tout, jusqu’à l’air qu’il respire, lui est hostile, si ce n’est à se vaincre soi-même ? Terrasser son plus grand ennemi, celui qui le paralyse, qui le fait souvent renoncer, qui le détourne de sa propre vérité, la peur. Au-delà des limites du monde, des siennes, il va chercher l’essentiel, le silence et la solitude, parfois jusqu’à la folie. »

« Sonja Delzongle pousse là où l’on ne s’y attend pas les curseurs de la noirceur humaine. Réfrigérant et époustouflant. »

Boréal

Janvier 2017, au Groenland. Là, dans le sol gelé, un oeil énorme fixe le ciel. On peut y lire une peur intense. C’est ainsi que six scientifiques en mission de reconnaissance découvrent avec stupeur un boeuf musqué pris dans la glace. Puis un autre, et encore un autre. Autour d’eux, des centaines de cadavres sont prisonniers du permafrost devenu un immense cimetière. Pour comprendre cette hécatombe, le chef de la mission fait appel à une spécialiste, Luv Svendsen. Empêtrée dans une vie privée compliquée, et soulagée de pouvoir s’immerger dans le travail, Luv s’envole vers le Groenland. Ils sont maintenant sept hommes et femmes, isolés dans la nuit polaire.

Le lendemain a lieu la première disparition.

 

Racket Dominique Manotti

« Quand le ministre prend connaissance de la dépêche Bloomberg, le 11 septembre vers 8 heures du matin, sa première réaction est de ne pas y croire. C’est un canular, une fausse nouvelle. Quand son entourage la lui confirme, il se sent d’abord personnellement blessé, ridiculisé. Il enrage. Un géant de l’industrie française, qui joue un rôle clé dans la filière Énergie, tant dans le nucléaire que dans les énergies renouvelables, le cœur de l’économie du XXIe siècle, racheté par les Américains sous son nez, sans qu’il ait compris ce qui était en train de se passer… Ministre du Redressement productif… Une toute petite voix lui murmure : « Les signaux d’alarme existaient, nombreux », et sa rage monte encore d’un cran… Il mesure enfin l’ampleur de la catastrophe. Désastre national, désastre politique, désastre personnel. La colère ministérielle ravage tout l’étage. »

« Un roman engagé, dont la violence, exercée le plus souvent du haut d’une tour de bureaux, donne le vertige. »

Racket
À Paris, un géant américain braque un joyau de l’industrie nucléaire française : kidnapping, chantage, extorsion, meurtre. Ce hold-up économique est presque parfait. Le gouvernement français ne dit rien.

Tout s’achète et personne ne résiste à la menace.

Sauf deux flics. Noria Ghozali, commandante au Renseignement intérieur. Un nom pas facile à porter en ces temps d’attentats islamistes. Et le commissaire Daquin, dont la carrière est derrière lui.

Ils sont bien seuls à s’opposer à ce racket. Est-ce une raison pour renoncer ?

En s’inspirant librement de « l’affaire Alstom », Dominique Manotti explore les zones d’ombre du monde de l’argent et du pouvoir.

Salut à toi ô mon frère Marin Ledun

« Un père, une mère et leurs six enfants. Deux filles, quatre garçons. Une équipe mixte de volley-ball et deux remplaçants, ma famille au grand complet. Neuf en comptant le chien. Onze si l’on ajoute les deux chats. Et douze si l’on compte la petite voix de l’oreiller qui me susurre en ce moment même, par ordre décroissant : de dire à ma sœur cadette que je l’aime d’un amour vrai et sincère, de l’étrangler, de la jeter en bas de l’escalier, puis de refermer cette maudite trappe, de tirer une commode dessus pour la bloquer et, enfin, de me rendormir. Mais on est lundi, tout le monde est sur le pont, alors forcément, huit à la douzaine, réunis dans une seule maison, quatre chambres, une salle de bains, un lavabo et un unique W.-C., ça grouille, au propre comme au figuré. À en juger par le volume sonore en provenance du reste de la maison, il est quelque chose comme six heures trente-cinq ou quarante-cinq du matin, je ne sais pas encore exactement, mes yeux peinent à s’accommoder à la lumière. Je distingue vaguement la forme d’un trois sur le cadran du réveil, entre le six et le cinq, mais pour être sûre, il faudra attendre le premier café ou la Saint-Glinglin.

J’opte pour la seconde hypothèse »

« Gus, un braqueur ? Faut vraiment avoir de la bouillie à la place du cerveau. »

Salut à toi ô mon frère

La fantasque tribu Mabille-Pons : Charles, clerc de notaire pacifiste, Adélaïde, infirmière anarchiste et excentrique, et six enfants dont trois adoptés. Le quotidien comme la bourrasque d’une fantaisie bien peu militaire.

Jusqu’à ce 20 mars 2017 où Gus, le petit dernier, manque à l’appel. L’incurable gentil a disparu et est accusé du braquage d’un bureau de tabac de Tournon. Branle-bas de combat ! Il faut faire grappe, fourbir les armes des faibles, défaire le racisme ordinaire de la petite ville bien mal pensante, lutter pour le droit au désordre, mobiliser pour innocenter Gus, lui ô notre frère.

Marin Ledun signe ici un roman noir atypique, où la critique sociale rejoint l’humour au sein de cette famille délicieusement anticonformiste.

 

Mamie Luger de  Benoit Philippon

« – Mais Nana, c’est des garçons. C’est eux les plus forts.
– Détrompe-toi, ma chérie. C’est ce qu’ils veulent nous faire croire. Mais il faut surtout pas te laisser berner.
– Mais Nana, les garçons, ils sont grands et costauds.
– C’est vrai, ma chérie. Mais ils sont aussi très cons. Donc quand tu seras plus grande, tu comprendras que tu ne dois pas te laisser dominer, et pour ça il te faudra utiliser ta tête. »

Six heures du matin, Berthe, cent deux ans, canarde l’escouade de flics qui a pris d’assaut sa chaumière auvergnate. Huit heures, l’inspecteur Ventura entame la garde à vue la plus ahurissante de sa carrière. La grand-mère au Luger passe aux aveux et le récit de sa vie est un feu d’artifice. Il y est question de meurtriers en cavale, de veuve noire et de nazi enterré dans sa cave.

Alors aveux, confession ou règlement de comptes ? Ventura ne sait pas à quel jeu de dupes joue la vieille édentée mais il sent qu’il va falloir creuser. Et pas qu’un peu.

 

 

 

 

 

 

Mamie Luger paraîtra en poche autour du 1er avril 2020

« – Donc quand vous avez tiré sur de Gore, vous saviez qu’il ne s’agissait pas de Gitans ?
– P’t’être bien que oui.
– Vous pouvez expliquer votre geste ?
– J’l’ai jamais aimé, lui.
– Ça ne justifie pas de lui tirer dessus.
– Qui m’empêche ?
– La loi, Berthe. La loi, dit l’inspecteur flegmatique.
– Dis donc, tu commences à m’casser les pieds, avec ta loi ! explose la grand-mère. On n’est donc plus libre de rien, dans c’pays ? J’croyais qu’y avait écrit « Liberté, Égalité, Fraternité » sous not’ drapeau. J’vois pas d’liberté, là, j’vois des menottes, l’égalité, vous m’faites bien rigoler, en tant qu’femme depuis un siècle, j’ai bien vu qu’on nous roulait dans la farine, et la fraternité, viens pas m’chatouiller avec ça. J’ai pas gardé un Luger dans ma commode par hasard ! »

 

Un été sans dormir de Bram Dehouck

« Le conducteur, un vieux paysan, sauta en bas de sa voiture et apostropha la jeune fille qui était en train de lire les petites annonces à la vitrine de l’agence d’intérim.
Wes considéra la scène de loin avec stupéfaction. L’homme avait pris la fille à la gorge et l’avait poussée contre la vitrine puis sous le porche. Maintenant, ils se battaient tous les deux sur le trottoir.
Wes comprit qu’il ne pouvait pas rester sans réaction. Il devait soit quitter les lieux comme un lâche, soit filmer la scène avec son portable pour la poster le soir sur YouTube. Ou alors, il pouvait aussi se comporter en héros. »

« Les pales découpaient l’air chaud en tranches. Elles n’avaient jamais tourné aussi vite. Comme devenues folles. »

C’est arrivé près de chez vous, un été étouffant, à Windhoek, petit village belge sans histoire…

Jusqu’au jour où la municipalité fait installer des éoliennes. Ce bruit de pales ! Flap, flap, flap. Le boucher en perd le sommeil. Plusieurs nuits d’insomnie et il pique du nez dans sa spécialité, une recette dont les clients raffolent. Dès lors, par un effet domino aussi logique qu’absurde, les catastrophes s’enchaînent, les instincts se libèrent, et les vengeances s’exercent… Pour le pharmacien, les amants cachés, le jeune désoeuvré ou la femme du facteur, rien ne sera plus pareil à Windhoek.

 

 

 

Bon à tuer Paola Barbato

« Un écrivain n’est personne. Ses mots sont plus grands que lui : ils se fixent dans les mémoires et occultent son nom, son visage, tout. Un écrivain dispose de deux moyens pour devenir plus célèbre que ce qu’il a créé : écrire puis mourir de façon éclatante, ou bien tuer de façon éclatante puis écrire.
La troisième voie est rare.
C’est un saut dans le vide, une métamorphose extrême.
La transformation d’un auteur en personnage. »

Corrado De Angelis et Roberto Palmieri sont deux écrivains que tout oppose. Le premier, neurochirurgien, doit son succès à la qualité de ses textes qui ont su redonner au roman policier ses lettres de noblesse. Palmieri est quant à lui un auteur vedette qui ne rate pas une occasion de faire le buzz et passe son temps sur les plateaux de télévision pour le plus grand plaisir de ses milliers de fans, et ce malgré la piètre qualité de ses romans.

Les maisons d’édition de De Angelis et de Palmieri ont passé un accord diabolique : les deux auteurs sortiront leur nouveau polar le même jour à la même heure, et un prix sera décerné à qui vendra le plus de livres. La compétition sera lancée en direct à la télévision. Mais, le grand soir, rien ne se passe comme prévu, et De Angelis disparaît quelques minutes après avoir quitté le plateau. Le mystère s’épaissit lorsque débute une série de meurtres imitant à la lettre les crimes des thrillers de l’écrivain disparu. Une véritable chasse à l’homme commence alors, car tout porte à croire que Palmieri, jaloux et souffrant d’un indéniable complexe d’infériorité, est coupable. Mais la réalité est bien différente et, comme dans chaque roman de Paola Barbato, insoupçonnable

 

Sauf Hervé Commère

« Eux qui n’avaient pas voulu d’enfants m’ont élevé sans jamais faillir, sans jamais excuser non plus la violence que je sentais grandir en moi. Si je ne suis pas devenu fou, c’est grâce à eux, et ce au nom d’un principe simple : dans la vie, on fait comme on peut et comme on veut, le principal étant de ne nuire à personne. Alors puisqu’on fait comme on peut et comme on veut, tout est possible. Il est, par exemple, autorisé d’arriver à l’école habillé en Superman, à condition de se changer avant d’entrer en classe. Il est permis de faire de la danse le mercredi après-midi, seul petit gars parmi les filles, puis de la boxe, à condition d’avoir troqué le justaucorps rose pâle contre les gants. Il est permis de peindre à même le mur de sa chambre, à condition de tout recouvrir de blanc chaque premier jour des vacances. Il est permis, surtout, de pleurer en public et de trouver la vie dure puis, après quelques sanglots, de trouver la vie belle et d’en rire malgré tout. »

L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.

Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…

Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

Le loup d’Hiroshima Yûko Yuzuki

« – Pourquoi ne pas l’embarquer au commissariat pour l’interroger, avait demandé Hioka, inquiet ?
– Crétin, quand on est au commissariat, on ne peut pas franchir les limites de la légalité. »

Juin 1988. Préfecture d’Hiroshima.

Le commandant Ôgami a la réputation d’être l’un des meilleurs enquêteurs du Japon. Mais selon la rumeur, il serait trop proche des yakuzas. Sa hiérarchie le trouve ingérable, pourtant elle ne peut se passer de lui. Surtout au moment où une nouvelle guerre des gangs menace, après la disparition du comptable d’une officine de prêt dirigée par la pègre.

Sur la côte nord de la Mer intérieure, l’été est un étouffoir et la tension monte vite entre bandits d’honneur et truands vicieux. C’est dans ce contexte périlleux que le jeune lieutenant Hioka est propulsé adjoint du commandant.

Il découvre rapidement que l’image de loup solitaire d’Ôgami est justifiée. Ses méthodes sont très personnelles voire brutales et il ne lâche jamais sa proie. Le commandant va d’emblée créer une relation de maître à disciple avec sa nouvelle recrue et l’entraîner dans une course contre la montre. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

Quand un apprenti gangster est assassiné, la tension monte d’un cran dans le monde yakuza. Ôgami parviendra-t-il à éviter le bain de sang ? Quel secret le lie à la belle Akiko, hôtesse d’un bar-restaurant de nuit ? La corruption est-elle vraiment où on l’imagine ?

Hioka, candide au pays des coups tordus et témoin de tous les instants, n’aura d’autre choix que de s’engager dans un rude voyage initiatique dont personne ne sortira indemne.

Le loup d’Hiroshima, Grand prix de l’association des écrivains japonais de littérature policière 2016, a connu un vif succès au Japon avec 300 000 exemplaires vendus. En mai 2018, il a été adapté au cinéma par le réalisateur Shiraishi Kazuya.

Délicieuse Marie Neuser

« Je te parle, et j’éprouve un léger trouble, dû au fait que je ne sais pas à qui je m’adresse. C’est à toi que je vais dire ces choses : mais ce choix pour lequel il m’a fallu trancher, te parler comme à l’oreille et cependant devant une assemblée infinie de personnes, est une gymnastique inédite et ô combien déstabilisante. Tu comprendras plus tard pourquoi j’ai voulu me mettre à nu de la sorte. Pour l’instant, non, tu ne saisis pas. Mais peu à peu, dans ces résidus de mémoire qu’il te reste, des éclats vont revenir. Des souvenirs peu agréables.

Ce sont les derniers mois de notre vie. Ce sont les fulgurances de nos folies et de nos erreurs. C’est la démence quotidienne de nos amours. »

L’histoire commence ainsi : une femme parle à l’homme qu’elle aime.
Devant elle : les restes d’un repas.
Plutôt que le papier, elle a choisi l’écran.
À l’intimité d’une lettre, elle a préféré la vidéo et la multitude des réseaux sociaux.
Cette femme, c’est Martha Delombre, psychologue criminelle habituée aux confessions les plus abominables.

C’est désormais à son tour de se confesser. L’impudeur ? Peu lui importe, car tout le monde doit savoir. À commencer par lui. Le traître.

Peut-on dire adieu à vingt ans d’amour fou en succombant à la première inconnue qui passe ? C’est ce qu’il croyait. Au rythme des likes et des partages, traquant la fréquence des connexions, scrutant le pouls des commentaires, Martha la ténébreuse se montrera prête à tout pour continuer d’exister sans baisser la garde, jusqu’au point de rupture. Celui qu’on n’attendait pas et qui a le pouvoir de redistribuer les cartes.

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