Station eleven de Emily St. John Mandel

Le livre : Station eleven de Emily St. John Mandel. Traduit de l’anglais (Canada) par Gérard de Chergé. Paru le 24 août 2016 chez Rivages. 22€ ; (477 p.) ; 21 x 14 cm.

Rééditer en poche le 2 mai 2018  dans la collection Rivage-Poche. Bibliothèque étrangère. 9€ (475 p.) ; 17 x 11 cm

4’e de couv :

Station Eleven

Un soir d’hiver à l’Elgin Theatre de Toronto, le célèbre acteur Arthur Leander s’écroule sur scène, en pleine représentation du Roi Lear. Plus rien ne sera jamais comme avant.

Dans un monde où la civilisation s’est effondrée, une troupe itinérante d’acteurs et de musiciens parcourt la région du lac Michigan et tente de préserver l’espoir en jouant du Shakespeare et du Beethoven. Ceux qui ont connu l’ancien monde l’évoquent avec nostalgie, alors que la nouvelle génération peine à se le représenter. De l’humanité ne subsistent plus que l’art et le souvenir. Peut-être l’essentiel.

Entre l’avant et le présent, Station Eleven entrelace sur des décennies la destinée de personnages inoubliables. Élégie sur la condition humaine, ce livre à la construction vertigineuse envoûte le lecteur par sa puissance romanesque et émotionnelle.

 

L’auteur : Emily St. John Mandel est née en 1979  au Canada en Colombie-Britannique. Elle a étudié la danse à Toronto puis a habité à Montréal.  Emily vit maintenant à New York avec sa famille. Emily St. John Mandel est l’auteur de Dernière nuit à Montréal (2009), On ne joue pas avec la mort (2010) et Les Variations Sébastian (2013), tous trois publiés en Rivages/noir. Succès international traduit dans une vingtaine de langues, finaliste du National BookAward, Station Eleven l’a imposée comme l’une des romancières les plus reconnues d’Amérique du Nord. Station Eleven a été couronné du prix Arthur C. Clarke.
Extrait :
Vingt ans après la fin des transports aériens, les caravanes de la Symphonie Itinérante avançaient lentement sous un ciel chauffé à blanc. C’était la fin juillet et le thermomètre vieux de vingt-cinq ans accroché à l’arrière du véhicule de tête indiquait 106° Fahrenheit, 41° Celsius. Ils se trouvaient à proximité du lac Michigan mais ne pouvaient pas le voir d’où ils étaient. Les arbres se resserraient sur les côtés de la route ; d’autres émergeaient de fissures dans la chaussée, frêles arbustes ployant au passage des caravanes, leurs feuilles caressant les jambes des chevaux et des humains. La canicule sévissait sans répit depuis une semaine.
La plupart des membres de la troupe allaient à pied pour réduire la charge des chevaux, qu’il fallait laisser se reposer à l’ombre un peu trop fréquemment à leur goût. La Symphonie ne connaissait pas bien ce territoire et voulait le quitter au plus vite, mais la rapidité était impossible par cette chaleur. Ils cheminaient lentement, armes à la main ; les acteurs récitaient leurs répliques, les musiciens essayaient d’ignorer les acteurs, des éclaireurs guettaient le moindre danger sur la route, aussi bien devant que derrière eux. « Ce n’est pas un mauvais exercice », avait déclaré un peu plus tôt le metteur en scène, Gil, soixante-douze ans, qui voyageait désormais à l’arrière de la deuxième caravane, ses jambes ne le portant plus comme autrefois.
« Si vous arrivez à mémoriser votre texte en territoire hostile, vous serez impeccables sur scène.

Le post-it de Ge

Station eleven – Emily St. John Mandel

Je connaissais Emily St. John Mandel pour ses romans policiers qui avaient lors de leur sortie retenus l’attention du public et de la critique. Elle est l’auteur de Dernière nuit à Montréal (2009), On ne joue pas avec la mort (2010) et Les Variations Sébastian (2013), tous trois publiés en Rivages/noir donc il faudrait que je vous parle…

Aujourd’hui c’est tout autre chose que nous propose notre auteure. Et j’avoue que la surprise est immense à la lecture de Station Eleven

Elle nous livre ici un roman d’anticipation absolument passionnant où la civilisation s’est effondrée suite à une pandémie.

Le premier jour : Éclosion de la grippe géorgienne. On estime qu’elle pourrait contaminer 99% de la population. Deux semaines plus tard : La civilisation s’est effondrée. Vingt ans après : Une troupe présente des concerts et des pièces de théâtre aux communautés regroupées dans des campements de fortune. La vie semble de nouveau possible. Mais l’obscurantisme guette, menaçant les rêves et les espérances des survivants.

Roman phénomène, Station Eleven illustre brillamment que l’art, l’amitié, la résilience et ce qui nous unit permettent de tout traverser, même une fin du monde.

Une immense fresque où l’on navigue dans l’avant et l’après d’une presque fin de civilisation .

Alors… Que reste-t-il quand on a tout perdu, sauf le souvenir du monde d’avant….. et quelques preuves….

Ce livre nous questionne. Peut-on parler de civilisation si tout art en est absent ? Que vaut une société sans les arts ?… Quelle est la place des arts dans nos sociétés ? Et l’art n’unit-il pas tous les humains ?

Un livre à lire d’urgence, un pur coup de coeur

Lauréat 2015, Arthur C. Clarke Award, Royaume-Uni
Lauréat 2017, Prix des libraires du Québec, Roman hors Québec, Canada

 

 

4 réflexions sur “Station eleven de Emily St. John Mandel

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