Le journal de Claire Cassidy, Elly Griffiths

Le livre : Le journal de Claire Cassidy de Elly Griffiths. Traduit de l’anglais par Élie Robert-Nicoud; Paru le 2 janvier 2020 aux Editions Hugo Thriller. 19,95 €. (448 pages) ; 21 x 15 cm

4ème de couverture :

Dans le collège anglais où elle enseigne, Claire Cassidy donne chaque année un cours sur un classique de la littérature gothique, L’Inconnu, dont l’auteur, R.M. Holland, a vécu et enseigné dans le même collègue qu’elle. Fascinée par ce personnage qui hante encore les murs de l’établissement, Claire travaille à l’écriture de sa biographie. Mais un jour, Ella,  sa collègue et amie, est retrouvée morte. À côté de son corps, une citation de L’Inconnu…

La littérature et le réel entre alors en collision, et Claire devient suspecte aux yeux de la police. Le mystère s’épaissit lorsqu’elle ouvre son journal intime et découvre une écriture qui n’est pas la sienne : « Bonjour, Claire. Tu ne me connais pas. » L’Inconnu, lui, connait Claire, jusqu’à ses moindres secrets, et il n’est visiblement pas étranger aux meurtres qui vont se succéder au sein même du collègue, toujours inspirés du livre de R.M. Holland. Claire arrivera-t-elle à changer la fin de l’histoire ?

L’auteur : Elly Griffiths est le pseudonyme de l’écrivaine d’origine anglo-italienne Domenica de Rosa. Après avoir travaillé de nombreuses années dans l’édition, Elly Griffiths se révèle une auteure de romans policiers de premier plan outre-Manche. Elle est l’auteur d’une quinzaine de thriller. Le premier d’entre eux, Les disparues du marais a reçu le prix Mary-Higgins-Clark en 2011. Le journal de Claire Cassidy le Prix du meilleur thriller étranger – toujours sous la présidence de Douglas Kennedy
Extrait :
«  Ella est morte. Je n’y ai pas cru quand Rick me l’a dit. Et comme je commençais à saisir pleinement la portée de ses paroles, j’ai pensé : un accident de voiture ou d’autre chose, une overdose même. Mais quand Rick a ajouté « assassinée », ce fut comme s’il me parlait dans une langue étrangère.
Assassinée, ai-je répété bêtement. »

 

 L’accroche de Miss Aline :

Le journal de Claire Cassidy, Elly Griffiths

Claire anime un atelier d’écriture au sein de son collège. Elle vit seule avec sa fille et est entourée d’un groupe d’amies. Son existence bien rangée, cloisonnée est bouleversée par le meurtre d’une de ses amies, Ella.

Le lieutenant Kaur mène l’enquête. Claire sent qu’il faut s’en méfier, qu’elle ne doit pas être du genre à lâcher le morceau facilement.

Rick lui demande de garder certains faits en dehors de l’enquête. Pourquoi ?

Georgia, la fille de Claire, suit un court d’écriture mais sa mère l’ignore. Pourquoi ce secret ?

En filigrane, le mystère R.M. Holland : a-t-il tué sa femme, qu’est devenue M ? Intrigue d’un autre temps…

Le journal de Claire Cassidy, c’est d’abord une ambiance, une atmosphère. Bâtiments de vielles pierres recouverts de lierre. Le temps qui  s’étire.

Ensuite, ce sont des personnages fouillés. On est presque dans leur têtes à écouter leurs pensées, leurs questionnements… Chacun est analysé et analyse.

Un objet central : le journal. Pourquoi coucher dans un cahier ses sentiments, ses ressentiments, ses espoirs, ses doutes… ?  A-t-on le désir enfouie d’être lu par autrui ? Dans ce cas dois-je maitriser un minimum mes dires afin qu’ils ne portent pas préjudices ? Quelles interprétations l’autre peut en faire ? Cahier à charge ou à décharge ?

L’intrigue se déroule de façon à laisser au lecteur le temps de s’imprégner des éléments, des rebondissements. Comme Kaur, je vais me méfier de Claire. Et puis je me rends compte que chacun semble avoir quelque chose à cacher. Un suspect peut en cacher un autre. Bon, allez reprends tes investigations… la réponse n’est pas là où l’évidence te mène !

Dans un roman tout et tout le monde à son importance, son rôle à jouer… même le chien ! En bon lecteur, tu le sais. Pourtant, tu te laisses abuser par la tournure que prennent les choses, les détails longuement étalés ou au contraire évoqué trop brièvement. Tel un magicien l’auteur se joue de toi et distille des pistes qui vont te mener dans des culs de sac. Dans les dernières pages, la menace gronde et le rythme s’accélère. Tu restes sur tes certitudes parce que la solution ne peut être que celle-ci… merci l’auteur de venir tout chambouler et me faire dire : oh punaise, je ne l’ai pas vu venir celle-là/cette fin. Une évidence ? Pas certaine… il faut lire le journal jusqu’à la dernière ligne sans oublier le fameux « entre les lignes ».

J’ai dévoré cette intrigue avec un faux style de tranquillité et d’évidence. La nature humaine et ses méandres seront toujours le terreau de maintes révélations, d’interprétations.

Merci aux Editions Hugo thriller pour ce SP qui débute bien l’année 2020.

9 réflexions sur “Le journal de Claire Cassidy, Elly Griffiths

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