Papote d’auteur, Ge était avec Cécile Pellault

Papote d’auteur, Ge était avec Cécile Pellault

 Rappelez vous il y a quelques jours je vous parlais de la soirée de lancement de Serial Belle-Fille de Cécile Pellault.

Aujourd’hui je vous propose de vous retranscrire les « questions Lancement Serial Belle-Fille à la librairie l’Impromptu » et les réponses de notre auteures.


Ge : Cécile, Serial Belle-Fille est à la fois ton premier roman et ton dernier roman, peux-tu nous raconter le cheminement qui est aussi ton parcours d’auteure ?

 Serial Belle-Fille est mon premier roman sorti en 2005. Nous étions installés en Belgique, j’étais maman depuis deux ans et toujours eu envie d’écrire un roman. Entre deux nuits sans sommeil, je me suis dit, c’est maintenant où jamais. En 2007, sortait On ne choisit pas sa famille. Deux comédies satyriques sur la famille subie ou choisie !

J’ai fait une pause dans les romans de 10 ans ensuite mais pas dans l’écriture, beaucoup de nouvelles, de poésies au gré de mes envies, de mes coups d’émotions, de gueule et de concours. Je me suis essayée au thriller lors d’une de ces concours au travers d’une très courte nouvelle de 400 mots sur une femme qui se sent épiée et qui a peur. Et d’une envie irrépressible de développer l’intrigue est né Le Brouillard d’une vie, récompensé par le prix du rendez-vous littéraire de Moret sur Loing en 2016.

Les Voix Meurtries, mon second thriller est une collection de ces voix  croisées lors de mes nouvelles, et même de la seule chanson que je n’ai jamais écrite «  I thought I knew pain ». Il est paru en juin 2019 aux Editions de Loir et en discutant avec ma nouvelle éditrice, Laurence rang, l’idée de présenter une nouvelle version augmentée  de Serial Belle-Fille  a été évoquée. Et après quelques mois de travail, Serial Belle-Fille a revêtu ses plus beaux atours et est parue le 11 décembre 2019.

Ge : Pourquoi le genre de la comédie ?

Rire pour ne pas pleurer a été ma première devise en écriture et c’est aussi la forme d’écriture qui m’est venue au départ le plus facilement. Par le rire, par la comédie, on peut faire passer tout autant l’émotion même si on se cache derrière la légèreté des propos. J’ai des souvenirs émus des premières comédies que j’ai vu enfant comme la Smala avec Josiane Balasko, Dominique Lavanant, Victor Lanoux et Maurice Rich. Le message de tolérance et d’acceptation m’avait autant frappée que la scène de l’accident de la petite culotte dans le train !

Et soyons honnête, à l’époque de Serial Belle-Fille, j’avais un bébé qui dormait peu, j’avais besoin de m’amuser à martyriser mes belles-mères et mes belles-filles pour ne pas devenir folle !

Aujourd’hui j’alterne ma plume du rire à celle de larmes avec facilité, un peu comme dans la vie !

Et soyons honnête faire rire n’est pas la chose la plus facile et le voir naitre à la lecture de mes histoires rassure mon ego d’auteure parfois malmené 😉

Ge : SBF ( Serial Belle-Fille) version 2005 versus SBF version 2019 ?

Même si je rêvais de la retravailler avec ma plume d’aujourd’hui, j’avais aussi un peu peur. Comme un musicien, je le pense, le travail d’écriture chaque jour est comme les gammes pour un musicien. Notre style et notre maîtrise ne fait que se renforcer.  Mais tout d’abord Je ne voulais pas augmenter la pagination pour l’augmenter et je voulais offrir aussi quelque chose de différent pour ceux qui avaient lu la première version.

Finalement, j’ai trouvé un nouveau début, et raconter  les prémices de leurs histoires en tant que couples mais aussi la fameuse et terrifiante première rencontre avec la belle-mère. Pour le corps du texte principal, j’ai étoffé des scènes, des personnages que j’avais négligés et j’ai fait une mise à jour 2.0 de SBF 😉

Ge : SBF, pour les intimes, est une comédie sur les relations belles-mères/belles-filles mais pas que ?

Effectivement, c’est aussi une comédie sur l’amitié entre cinq copines. Et avec le portrait de ces cinq copines, c’est l’occasion de proposer cinq profils différents de femmes dans leur choix de vie professionnelle comme personnelle. Nous, les femmes entendons souvent la culpabilité que la société nous fait porter dans l’éducation des enfants, pas ou trop présente, jamais la dose qui semble convenir ! Sans parler de la pression que nous nous mettons à nous-même. A cette pincée de féminisme, j’ai aussi voulu y ajouter l’inhumanité du monde du travail et de sa violence.

Ge : Dans Serial Belle-Fille et dans Les Voix meurtries, il y a des bibliothécaires. Un problème avec cette belle profession ?

Alors n’y voit rien de personnel ma bibliothécaire tortionnaire préférée quoique 😀 !! Disons que ces personnages existaient avant de te rencontrer et qu’avec toi, je n’ai fait que concrétiser ma petite obsession de la bibliothécaire ! Pour être plus sérieuse, même dans mes lectures, la bibliothécaire a sa place. Mon premier thriller coréen qui m’a littéralement embarqué Les Planificateurs de KIM Un-su, il y a un tueur à gages mais surtout une bibliothécaire qui louche… Dois-je m’inquiéter ou consulter un professionnel pour l’expliquer ?! Cela va finir par m’inquiéter, ces histoires de bibliothécaires 😉

Ge : Autre point commun Noël, certainement plus présent dans Les Voix Meurtries mais quand même Noël. Comme pour les bibliothécaires, un problème avec Noël ?

Oui, j’ai un problème avec les décorations de Noël qui deviennent un peu plus envahissantes chaque année. J’ai d’ailleurs fait poussé les portes d’un magasin de Noël à mon français Nicolas dans les Voix Meurtries en Floride comme je l’ai fait quelques années plus tôt. Mais avant tout, pour les fictions, j’aime la dualité de ce que peut représenter Noël. C’est tout autant une période festive colorée que très sombre pour certaines personnes où la solitude, les conflits familiaux sont exacerbés. D’où sa présence dans un thriller comme dans une comédie, du noir au rouge !

Ge : De façon un peu plus sérieuse et de manière générale, les relations familiales sont très présentes dans ton écriture, une raison particulière ?

Tout d’abord parce que j’adore ce genre d’histoires. J’aime avant tout les relations entre les protagonistes d’une histoire. La scène, un souvenir peuvent être les mêmes mais d’un point de vue à l’autre complètement différent. De toute façon, toutes les disciplines étudient d’où vient un individu que ce soit biologique, historique, comportemental ou même judiciaire. Notre histoire familiale est l’origine de tout. Même son absence est significative.

Ge : Pour conclure, tu voulais nous spolier la fin de SBF…

Oui, j’adore gâcher le plaisir des gens… Naann, je vous livre effectivement la dernière page de Serial Belle-Fille,  mais ce sont les remerciements ! Je pense que cela résume parfaitement toute cette aventure 😉

« Serial-Belle-Fille est mon tout premier roman paru en 2005. Je tiens tout d’abord à remercier mes hommes qui m’ont accompagnée tout au long de ces 15 ans d’aventures et de m’avoir soutenue dans ce parcours. Je me souviens d’un petit bonhomme de deux ans qui soufflait sur les enveloppes aux éditeurs dans un bureau de poste à Bruxelles qui certainement a porté chance à SBF. Et je suis d’autant plus fière de présenter aujourd’hui une version retravaillée, plus aboutie, plus affûtée comme ma plume grâce aux Editions du Loir et particulièrement à Laurence Rang, mon éditrice qui a insufflé un renouveau sur cette nouvelle version.

Serial-Belle-Fille est aussi une histoire d’amitié forte entre femmes comme de malentendus, de disputes. Donc je tiens à remercier toutes mes amies passées, présentes comme futures qui nourrissent mes personnages féminins, tout  comme ma vie par leur extraordinaire soutien. La solidarité féminine n’est pas un vain mot.

Je tiens cependant aussi à remercier celles qui m’ont donné du fil à retordre et qui m’ont inspiré cette histoire défouloir et jouissive à écrire. Elles ne se reconnaîtront pas forcément mais merci à elles. Je ne suis que plus drôle, enfin je l’espère, quand je suis challengée par l’adversité !

Donc comme dirait un certain chanteur, Femmes, je vous aime,  et à toutes les belles-filles, pensez qu’un jour vous serez une belle-mère et parfois plus vite que vous ne le croyez. Et chères belles-mères, vous avez aussi été une belle-fille et la vengeance est un vilain défaut !! »

Et Merci à toi Geneviève d’avoir été présente pour le lancement à la librairie l’Impromptu, Paris 11ème, et à Jeremy pour son accueil, à mes tontons parrains, et, à ma graphiste de choc Sandra Maron ( Repère 21) !

Ge : Merci Cécile pour ce petit entretien qui je l’espère donnera envie à nos lectrices mais aussi nos lecteurs d’en savoir plus.

D’ailleurs bientôt ils et elles pourront gagner Serial Belle-Fille ici même sur notre blog.

Alors à très vite.

8 réflexions sur “Papote d’auteur, Ge était avec Cécile Pellault

  1. J’ai lu les deux versions de SBF, j’ai d’ailleurs terminé SBF 2.0 ce matin-même ! J’avais beaucoup aimé la première version, j’aime encore plus cette seconde version, car on s’attache davantage à Chloé en voyant son couple se former. Sa belle-mère est une sacrée harpie, dis moi, Cécile ! Tu t’es inspirée d’un personnage réel ? Parle sans crainte, cela restera entre nous. 😉

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