Nanofictions de Patrick Baud

Aujourd’hui sur Collectif Polar on vous propose un jour décalé.

 

Voilà ça nous fait plaisir.

Et pour commencer cette journée un peu spéciale, c’est Cécile qui vient vous présenter un OLNI. Un Objet Littéraire Non Identifié.

Et pourtant un vrai coup de coeur pour notre Flingueuse

Le livre : Nanofictions  de Patrick Baud. Paru le 3 octobre 2018 aux éditions Flammarion. 13,00 € ; (128 pages); 13 x 21 cm. Préface: Bernard Werber Illustrations: Yohann Sacré

Poche paru le 2 octobre 2019 aux éditions J’ai lu. 7,90 € ; (160 pages); 11×17 cm.

4ème de couverture :

«Il avait un sablier à la place du cœur, qui égrenait doucement le temps qu’il lui restait. À la fin de sa vie, il commença à marcher sur les mains pour inverser le processus. Et il put tout recommencer, la tête en bas.»

Avec les Nanofictions, Patrick Baud s’est lancé dans un étonnant défi littéraire : raconter des histoires complètes en quelques phrases. Teintées de fantastique, d’onirisme, de poésie et d’humour, ces micronouvelles invitent les lecteurs à plonger dans un imaginaire riche et foisonnant.

 

L’auteur :  Patrick Baud, est vidéaste et écrivain. Passionné par les curiosités du monde, il a créé la chaîne YouTube Axolot et a publié plusieurs BD aux Éditions Delcourt, ainsi que des beaux livres aux Éditions Dunod.

 

 

 

 

 

 

 

Extraits :
AVANT-PROPOS
Quand j’étais à l’école primaire, il y a une bonne trentaine d’années, l’instituteur nous avait fait lire une nouvelle de science-fiction que je n’ai jamais oubliée. Il y est question d’une petite planète déserte dont le sous-sol regorge de ressources rares et précieuses. Une multinationale terrienne y envoie des vaisseaux remplis de machines et d’ouvriers, mais le problème, c’est que la planète est recouverte d’une pellicule de matière inconnue, et manifestement indestructible. Aucun outil, aucune foreuse ne parvient à en érafler la surface. Après des semaines de tentatives acharnées, l’opération est finalement annulée. Mais juste avant que les vaisseaux ne quittent la planète, un des ouvriers renverse sa bière par accident. Et à l’endroit précis où le liquide a touché le sol, la matière inviolable fond comme neige au soleil. L’ouvrier vient de trouver la solution miracle, mais comme personne d’autre n’a vu la scène et qu’il n’aime pas spécialement ses employeurs, il décide… de ne rien dire.
Ce qui m’avait particulièrement marqué dans cette histoire, c’est qu’elle tenait en dix lignes. Je vous l’ai racontée ici en intégralité. Et malgré sa brièveté, elle a autant d’impact, si ce n’est plus, que beaucoup de longs récits. Elle frappe l’imagination avec toute la force de son idée centrale, qui n’a pas le temps de se diluer. Et c’est ce qui me plait dans les micro nouvelles : épurer une histoire jusqu’à en extraire l’essence. Le principe actif.
Quelques années plus tard, je découvrais cette célèbre pépite, traditionnellement attribuée à Ernest Hemingway : « À vendre, chaussures bébé, jamais portées. » Avec cette histoire, parfois considérée comme la mère des micro nouvelles, je réalisais la puissance évocatrice que peuvent véhiculer six petits mots. On imagine immédiatement le drame familial qu’ils impliquent, des images viennent en tête, suivies par des émotions. Tout ce qu’on attend d’une œuvre de fiction, en somme, mais en l’espace de quelques syllabes. Quasiment une formule magique.
Ray Bradbury conseillait la chose suivante : « Écrivez une histoire courte chaque semaine. Il n’est pas possible d’écrire 52 mauvaises histoires courtes d’affilée. » J’espère qu’il avait raison, et que les histoires que vous vous apprêtez à lire trouveront grâce à vos yeux. Et si au moins l’une d’entre elles vous reste à l’esprit pendant 30 ans, je considérerai la mission comme accomplie.
Bonne lecture !

 

Les émotions de lecture de Cécile

Nanofictions  de Patrick Baud

Restons dans l’esprit du livre et du défi que s’est imposé Patrick Baud, je vous propose une nanochronique  De tout façon, trop de mots tueraient ce petit bonbon littéraire que j’ai adoré!

Donc tout ce dont vous avez besoin de savoir: « C’est parfois drôle, parfois poétique, parfois doux-amer, parfois rêveur ou encore tout à la fois !! »

 Et comme je suis hyper sympa, je vous ai mis une de mes préférées avec une très jolie illustration de Yohan Sacré. Une toute dernière chose tout de même…À consommer sans modération cette petite gourmandise livresque !!!

 

 

Autres extraits :
PRÉFACE
C’est l’histoire d’un écrivain jivaro qui voulait réduire non pas les têtes, mais les textes. À force, il avait fini par s’apercevoir que l’art parfait du conteur d’histoires pouvait s’exprimer sur 280 caractères. Alors il inventa un nouveau format, et le nomma « Nanofiction ».
J’ai toujours considéré que plus un récit était court, plus c’était difficile d’être efficace.
Les maîtres en écriture, que ce soit Richard Matheson, Philip K. Dick, Isaac Asimov, Jules Verne ou Fredric Brown ont montré que l’art suprême du bon raconteur d’histoires est de poser très vite un décor, une situation, une problématique, et de la résoudre ensuite de manière surprenante.
En fait, une bonne histoire fonctionne un peu comme une blague, qui est en quelque sorte le haïku occidental. Elle se construit en trois temps. Et au dernier temps, il faut sortir le lapin du chapeau pour obtenir l’effet « Waou ».
C’est tout le talent de Patrick Baud dans ses Nanofictions : montrer que la valeur n’attend pas le nombre des caractères.
BERNARD WERBER.

4 réflexions sur “Nanofictions de Patrick Baud

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