Le chant de l’assassin de R.J. Ellory

1972. En prison depuis plus de vingt ans, Evan Riggs n’a jamais connu sa fille, Sarah, confiée dès sa naissance à une famille adoptive. Le jour où son compagnon de cellule, un jeune musicien nommé Henry Quinn, est libéré, il lui demande de la retrouver. Mais lorsque Henry arrive à Calvary, au Texas, le frère de Riggs, shérif de la ville, lui affirme que la jeune femme a quitté la région depuis longtemps, et que personne ne sait ce qu’elle est devenue. Malgré tout, Henry s’entête. Il a fait une promesse, il la tiendra. Il ignore qu’en réveillant ainsi les fantômes du passé, il va s’approcher d’un secret que les habitants de Calvary veulent dissimuler. À tout prix.

Avec ce retour aux sources qui évoque par bien des aspects Seul le silence, R. J. Ellory nous livre un roman magistral, d’une puissance émotionnelle rare. Un de ses plus captivants, un de ses plus humains aussi.

 

 

L’auteur : Roger Jon Ellory est né le 20 juin 1965 à Birmingham. Jeune, il habite dans une maison avec sa mère, son frère d’un an son ainé et sa grand-mère. Il n’a jamais connu son père et son grand père est mort noyé en 1957. À la suite d’une épidémie, sa mère meurt d’une pneumonie foudroyante à 28 ans alors qu’il a à peine 7 ans. C’est sa grand-mère qui va l’élever seule. Mais elle a une santé fragile, et finalement décide de le placer en orphelinat avec son frère. Il y reste jusqu’à l’âge de 16 ans.
Il étudie la musique, joue de la trompette, dans le registre classique aussi bien que dans celui du jazz. Il fait des études d’arts, et étudie notamment la photographie.
À 16 ans, il abandonne ses études et retourne dans la maison familiale de Birmingham. Sa grand-mère décède et il se retrouve seul, avec son frère, jusqu’à être incarcéré à 17 ans pour un vol de poules. Une fois sa peine purgée, il se lance dans la musique. Il devient un temps guitariste du groupe de rock « The Manta Rays », avant de se tourner vers la photographie.
Il commence à écrire en 1987. Entre 1987 et 1993, R.J. Ellory écrit pas moins de vingt-deux romans, chacun lui valant des refus éditoriaux des deux côtés de l’Atlantique. Il devra attendre 2003 pour que son roman, « Candlemoth », soit publié. Et depuis, chaque année il publie un nouveau livre.
R.J. Ellory est lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour « Seul le silence » (A Quiet Belief in Angels, 2007).
Aujourd’hui il se consacre pleinement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, « The Whiskey Poets ». Son œuvre, populaire et plebiscitée notamment en France, est fortement ancrée aux États-Unis malgré les origines britanniques d’Ellory.
Extrait : 
Peu importe le bout par lequel on prenne cette histoire, Henry Quinn était un accident.
Grandir avec cette idée présente à l’esprit laisse forcément des traces chez un gamin.
Nancy Quinn, tout juste vingt-deux ans, n’avait jamais eu l’intention de tomber enceinte, pas plus que Jack Alford d’être l’homme responsable de cet état.
Mais c’est ce qu’il fut, tout en sueur, en chaleur, à moitié dévêtu sur la banquette arrière d’une berline quatre portes Buick Super, au cours d’un moment fort alcoolisé, surtout remarquable par l’incident qui vit Nancy Quinn se cogner violemment le coude sur le volant blanc en taenite, et par la crise de fou rire de trois bonnes minutes qu’il déclencha. La baise, elle, n’avait rien eu de remarquable. En se réveillant, seule dans son lit, et tout habillée, le lendemain matin, Nancy prit conscience de deux choses : son coude lui faisait toujours mal et ses sous-vêtements avaient disparu. Elle pria le ciel pour ne pas se retrouver en cloque. Mais sa prière, comme tant d’autres, ne fut pas entendue, et, au bout de huit jours, elle savait à quoi s’en tenir. Elle le savait, point. Le cataclysme tant mental que psychologique auquel elle parvint à survivre au cours des semaines suivantes étaient d’une ampleur proprement biblique. Pour autant elle ne dit rien à ses parents. Elle se confia à sa sœur, qui lui conseilla d’aller à Ciudad Acuña ou Piedras Negras et se faire avorter. À sa connaissance, tous les problèmes matériels de Nancy pouvaient être résolus grâce à un bout de tuyau, un litre de lessive de soude et environ soixante-quinze dollars. 

Le post-it de Ge

Le chant de l’assassin de R.J. Ellory.

En prison depuis des année, Evan Riggs a pris sous son aille Henry Quinn, un jeune homme qui comme lui est musicien. C’est deux là se lient d’amitié, Riggs devenant la figure paternelle d’Henry qui lui n’a pas connu que des beaux pères alcooliques comme sa propre mère.

Quinn est là pour peu de temps, il va bientôt sortir, aussi Riggs lui demande un service, retrouver sa fille qu’il n’a connu que bébé. Lui transmettre un message d’amour de son père qui ne l’a jamais oubliée. Dès lors, la mission qu’Evans lui a confié devient pour Henry son Graal. Il va s’évertuer à la mener à bien. Il va tout tenter pour réussir celle-ci quitte à y laisser des plumes.

Une nouvelle fois la plume de monsieur Ellory m’a étourdie. J’avoue je ne suis pas une fan inconditionnelle de notre auteur même si j’admire son travail mais ici j’ai retrouvé tout ce que j’aime chez notre écrivain.

Tout ici est parfaitement en place pour nous transporter là où l’auteur l’a prévu.

Il nous balade de bout en bout. On suit avec avidité l’histoire d’Henry et çà travers lui celle de la famille Riggs. Mais aussi celle d’une petite ville des états-unis où les secrets sont légions et où un shérif fait la pluie et le beau temps sur son territoire.

Monsieur Ellory a un don pour campé ses personnage et quand ils ont la trempe de ceux qu’il nous propose ici dans le Chant de l’assassin, il arrive à nous surprendre.

Il nous propose une prose dense qui colle parfaitement à cette histoire intense. Il nous transporte dans cette Amérique des année 70 avec brio.

Oui décidément, Le chant de l’assassin est un excellent Ellory alors surtout ne passez pas à coté.

 

Et si jamais je n’avais pas été assez convaincante et bien ce soir c’est notre grande lectrice Kris qui vous donnera son petit avis sur ce magnifique livre.

Je comprends mieux maintenant pourquoi il était dans de nombreux top 10 de l’année 2019.

13 réflexions sur “Le chant de l’assassin de R.J. Ellory

Vous avez la parole, laissez un commentaire, ça fait toujours plaisir.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s