Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais

Le livre : Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais  – Paru le 21/09/2019  en numérique le chez Préludes – collection Préludes noir – et le 05/02/2020 pour la version brochée –  17.90 €. ( 352 pages) ; 20 x 13 cm

 4ème de couverture :

Claire, inquiète, consulte à nouveau son portable. Il est vingt heures passées et son petit-ami, qui était censé venir la chercher, est introuvable. Cela fait bientôt six mois qu’ils sont ensemble, Claire le connaît bien. Medhi est toujours à l’heure.
François est extrêmement organisé. Grâce à lui, la soirée du samedi est devenue un évènement incontournable que ses voisins, choisis avec le plus grand soin, ne rateraient pour rien au monde. C’est le moment idéal pour décompresser et se relâcher.
En plein cœur de la forêt, Medhi est nu. Il tremble. Malgré l’obscurité, il parvient à repérer plusieurs personnes autour de lui, les rires vont bon train, tout le monde semble à la fête… Mais qu’attend-on vraiment de lui ?

L’auteur : Anthony Bussonnais est né le 06 novembre 1980 à Saumur dans le Maine-et-Loire et travaille dans une coopérative agricole. En 2015, il se lance dans l’écriture de son premier thriller qu’il auto-publie l’année suivante. Lauréat du prix Kobo by Fnac-Préludes-Babélio. Le lauréat 2019 du concours d’écriture « Les Talents de demain »

 

 

 

 

 

Extraits :
« Le bruit de la chair qui se déchire pour laisser ressortir le projectile lui procure un léger frisson, qui lui est toujours agréable. Le corps s’agite encore de quelques spasmes musculaires, mais son destin est scellé. La pauvre bête, un jeune chevreuil, a fait les frais de cette chasse qui, peu à peu, prend des allures de chasse au fantôme. »
« Tous les deux très impulsifs. Des sanguins. Pas réfléchis pour deux sous. Ils imposent le respect, mais n’en sont pas coutumiers. Leur vision du monde est très étriquée, ils n’acceptent pas qu’on remette en cause leurs opinions. Quiconque est trop virulent à leur égard risque de se faire cogner dessus. La baston est leur argument favori, et ça depuis tout petits. Leur père est leur modèle. Les garçons ont grandi en l’écoutant narrer ses frasques de jeunesse. Les cassages de dents, de nez, les mises à l’amende… Ils en sont devenus des copies parfaites. Allant jusqu’à adhérer à son idéologie de race blanche supérieure, patriotes jusqu’au bout des ongles, nationalistes à l’extrême. »

La chronique jubilatoire de Dany

Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais

Un vrai thriller avec des psychopathes en bande organisée par un notable dominant ! Tout y est : les oppositions de classes sociales, le racisme et la xénophobie, l’intégration, la domination et l’emprise sur les plus vulnérables, les rapports incestueux, la barbarie et ses sévices, la ruralité …

Après un début qui ressemble au thriller de Karine Giébel Les chiens de sang, on s’attend à une intrigue « convenue » et « bien-pensante » puis, on trépigne avec les victimes, dans l’attente de la fin du cauchemar. Oui parfois on se dit que les dialogues s’éternisent et pêchent par leur précision, leur longueur … c’est parce que l’auteur manipule le lecteur avec talent. A force de retours-arrières qui permettent d’établir la cohérence des faits au fil du déroulement chronologique, il va les mener au retournement suprême. Et au milieu du roman, le twist est attendu certes, c’est la loi du genre, mais il est au combien surprenant…

Une disparition pour laquelle c’est tout une famille qui commence une traque méthodique, parce que la Gendarmerie, empêtrée dans LA procédure n’y peut rien, ne recherche pas un adulte majeur dès lors qu’il n’est dangereux ni pour autrui, ni pour lui-même. Pourtant tout porte à croire qu’il est en danger … angoissante quête de Claire qui met tout en œuvre pour retrouver son petit ami !

352 pages de réflexion aussi sur le regard porté sur l’autre, les autres.

Belle surprise que cette lecture, belle découverte pour ce deuxième roman déjà remarqué et primé à bon escient.

Lu en version numérique. – epub  12.59 €

 

Autres extraits :
« …celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »
« …je comprends à quel point cela doit être stressant de ne pas savoir où est votre petit ami ni ce qui peut lui être arrivé. Mais, compte tenu des éléments que j’ai à ce moment précis, je ne peux pas engager de procédure judiciaire. Toute personne majeure est libre d’aller et venir comme elle veut. Et même de disparaître si elle le souhaite. »
« Marie est vêtue de son survêtement fétiche, vert pétant, qui est presque aussi vieux que son fils. Elle le porte harmonieusement aujourd’hui avec des bottes rouges. Jésus arbore une veste trois-quarts en skaï noir par-dessus son jean très délavé, taché de marron à plusieurs endroits, qui tombe sur ses chaussettes noires portées avec des claquettes jaunes. Un mélange entre les Bodin’s et Achille Zavatta. »

19 réflexions sur “Un samedi soir entre amis de Anthony Bussonnais

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