La fille de la supérette de Sayaka Murata

Le livre : Konbini de Sayaka Murata. Roman traduit du japonais par Mathilde Tamae-Bouhon. Paru le 11 janvier 2018 aux éditions Denoël. 16,50 € ; (128 pages); 14 x 21cm. 

Poche sous le titre La fille de la supérette paru le 25 avril 2019 aux éditions Folio Poche. 6,90 € ; (160 pages); 11 x 18 cm.

4ème de couverture :

Depuis l’enfance, Keiko Furukura a toujours été en décalage par rapport à ses camarades. À trente-six ans, elle occupe un emploi de vendeuse dans un konbini, sorte de supérette japonaise ouverte 24h/24. En poste depuis dix-huit ans, elle n’a aucune intention de quitter sa petite boutique, au grand dam de son entourage qui s’inquiète de la voir toujours célibataire et précaire à un âge où ses amies de fac ont déjà toutes fondé une famille.
En manque de main-d’œuvre, la supérette embauche un nouvel employé, Shiraha, trente-cinq ans, lui aussi célibataire. Mais lorsqu’il apparaît qu’il n’a postulé que pour traquer une jeune femme sur laquelle il a jeté son dévolu, il est aussitôt licencié. Ces deux êtres solitaires vont alors trouver un arrangement pour le moins saugrenu mais qui leur permettra d’éviter le jugement permanent de la société. Pour combien de temps…

 

 

L’auteur : Sayaka Murata est une romancière japonaise.Elle est la fille d’un juge et d’une femme au foyer. Elle est diplômée de littérature à l’Université de Tamagawa. Alors qu’elle était étudiante, Murata a suivi des cours d’écriture avec le romancier Akio Miyahara.Elle a travaillé pendant plusieurs années dans une supérette (konbini) à Tokyo à temps partiel.
Son premier roman, « Jyunyū », obtient le prix Gunzō en 2003. En 2009, elle remporte le prix Noma des nouveaux écrivains pour « Gin’iro no uta », le prix Mishima en 2013 pour » Shiroiro no machi no, sono hone no taion no ».  En 2016, elle est lauréate du prix Akutagawa pour « Konbini » (« Konbini Ningen »). En France, le roman a été publié sous le titre « Konbini » (Denoël, 2018), puis réédité par Gallimard sous le titre « La fille de la supérette » (2019).

 

Extrait :
Je me languis de mon konbini. Là-bas, tout est plus simple, rien ne compte hormis notre position dans l’équipe. Peu importent le sexe, l’âge ou les origines, tous sont des employés, égaux vêtus du même uniforme.
Je consulte ma montre : 15 heure. Bientôt, les comptes terminés et la recette envoyée à la banque, il sera temps de déchargés les petits pains et les bentô du camion pour les disposer en rayon.
Même à distance, je reste reliée à la superette.

 

 

Les émotions de lecture de Cécile

La fille de la supérette de Sayaka Murata

Keiko est une employée d’un konbini ou une supérette japonaise de quartier ouverte 24h/24 7j/7. Elle ne comprend pas le monde qui l’entoure et qui le lui rend bien.
C’est court, c’est bref et ça se déguste avec délectation!

J’adore ce genre de personnage décalé mais qui en dit tellement sur les travers de son époque. Je suis en totale empathie avec Keiko. Je suis certainement aussi déroutée qu’elle souvent par les usages sociaux et j’aimerais comme elle trouver mon biotope qui me corresponde envers et contre tous. Ne plus se conformer ! Etre assez à l’aise avec sa bizarrerie pour l’assumer et en retour trouver en nous la force d’accepter celle des autres, ce serait assez salvateur, non ? !

Par contre je ne serai peut-être pas comme un poisson dans l’eau au sein d’une supérette.  Un magasin de boîtes et de bricoles, par contre ferait mon bonheur. Avec éventuellement un rayon librairie me comblerait !

Pour conclure, Un plaisir japonais que je vous recommande chaudement !

4 réflexions sur “La fille de la supérette de Sayaka Murata

  1. Bonjour ! J’ai manqué de postuler dans un konbini lorsque j’étais à la recherche d’un baito, l’an dernier. A travers ce livre j’espère pouvoir découvrir beaucoup de choses sur le milieu, en plus de suivre la vie de Keiko au sein d’une société où les trentenaires célibataires vivent sous la pression de leur entourage. Merci pour cet article ! Grâce à vous je découvre ce titre et l’ajoute à ma wishlist.

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