Blog à part : Portrait de blogueur, Valérie de Sangpages

Salut mes polardeux , Aujourd’hui je reviens avec « mes ITW Blogueur »

une nouvelle rubrique sur notre blog que vous devez commencer à connaître

Blog à part : Portrait de blogueur

Cette rubrique aurait du être une des premières sur le blog, elle était au programme avant même la création de celui-ci, mais vous savez ce que c’est, les années passent et le temps fait le reste. Mais elle est restée dans un coin de ma tête et comme prévu au départ…

Je me ferai curieuse, et j’irai chercher à comprendre vos motivations.

Aussi

La sixième blogueuse à être interrogé aujourd’hui c’est .

Valérie Dätwyler.

Oui Valérie la reine des blogueuse suisse, si, si 😉

Vous savez celle qui a osait nous opposer Yvan et moi  !

son blog :

Sangpages

ITW Blogueur

As-tu déjà participé à des interviews ?

Oui j’ai déjà eu l’occasion de participer à quelques interviews en live, par écrit sur les réseaux et même, pour ma plus grande fierté dans la presse à plusieurs reprises.

 

1ère Partie

GVL : Bonjour, es-tu prêt(e) à être soumise à la question ?

Oui, oui avec lumière dans les yeux et tout et tout …
je lève la main droite et jure de dire la vérité, toute la vérité 😉

 

GVL : Alors ici on va, je vais essayer de comprendre comment on en arrive à créer un blog et comment on anime celui-ci.

Mais avant cela je sais que mes lecteurs et lectrices sont curieux

Alors, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

 

Valérie, 48 ans il y a quelques jours à peine (15 février).
Scolarité en langue moderne.
Une formation de technicienne en médecine légale, spécialisée en toxicologie. J’ai travaillé plusieurs années à l’institut de médecine légale de Lausanne. Travail qui était une vraie passion. Les aléas de la vie m’ont malheureusement obligé à changer de voie…Ce qui restera ma plus grande frustration…

J’ai quitté la Suisse et ai vécu presque 5 ans aux États-Unis, dans la banlieue de Los Angeles où est née ma fille Elisa qui a maintenant 18 ans. J’ai vécu ensuite 2 ans à Francfort où est né mon fils Nicolas, bientôt 17 ans. Expériences plus qu’enrichissantes !

De retour en Suisse, j’ai travaillé plusieurs années dans l’import-export comme chef de projet et un divorce plus tard… Une nouvelle vie !

Je me suis remariée il y a 7 ans et gère, aujourd’hui, avec mon mari, une entreprise de réparation et restauration de voitures anciennes et de collection. Bien loin de ma formation de base, j’ai découvert cet univers de passionnés et m’y sens comme un poisson dans l’eau. Toujours eu un attrait particulier pour les bolides 😵

 

 

GVL : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

 Une très grande place. Ma grand-mère lisait beaucoup et m’a, d’ailleurs, appris à lire avant même de rentrer à l’école. Ma maman était, elle aussi, une grande lectrice. J’ai passé, dès lors, de nombreuses heures à la bibliothèque et recevait systématiquement des livres en cadeau pour Noël ou mon anniversaire. Je lisais tout ce qui me passait sous la main. Au point qu’à 12 ans, ma grand-mère est intervenue auprès de la bibliothécaire pour que, malgré mon âge, j’aie le droit de passer à la section adulte…Je suis devenue, ce qui n’était pas une évidence à cette époque, la seule enfant avec une carte de bibliothèque adulte ! Pas besoin de vous dire que j’étais fière !!!

  

 GVL : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 Avec beaucoup de passion et comme la porte du savoir.

GVL : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

 J’en ai dans toute la maison et c’est rangé comme ça peut. Idéalement par auteur, mais je n’y arrive plus toujours. J’en suis à ne garder que mes livres préférés. Plus de place et au fil des déménagements, beaucoup ont été donnés à différents endroits ce que je continue à faire régulièrement.

Voici une photo de ma bibliothèque principale faite avec mes minimes à moi

 

 GVL : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 C’est capital. Je n’ai jamais arrêté de lire à aucun moment de ma vie. C’est, cependant, difficile à expliquer vraiment pourquoi, mais c’est clairement une échappatoire, un monde qui m’appartient.

 

 GVL : Es-tu papier ou numérique ?

 A la base papier. J’aime sentir, voir, toucher, mais des problèmes de santé font que je n’arrive plus à tenir un livre ouvert surtout s’il est gros. Je me suis rabattue sur une liseuse et j’avoue qu’elle est devenue ma meilleure amie.
Donc actuellement je lis, si possible, exclusivement sur liseuse et ne pourrai d’ailleurs pas lire autant, voir plus lire du tout, si je n’avais pas de liseuse.
On en parle peu. On ouvre toujours le combat papier versus la liseuse sans parler des nombreuses personnes pour qui une liseuse est tout simplement salvatrice.

 

 GVL : En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

 J’y allais beaucoup quand j’étais enfant (comme je l’ai dit plus haut), mais je n’y vais plus du tout. Pas de bibliothèque digne de ce nom dans ma petite ville.

 

GVL : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

 J’en ai une avec qui je suis d’ailleurs partenaire. J’y place des billets sur mes livres « coup de cœur » ou « favori » et j’y ai fait une intervention en soirée il y a quelques jours pour défendre la littérature noire. Je t’en parle un peu plus loin. Passer outre la blogosphère et aller là où tout se passe pour de vrai est jubilatoire.

Mais la librairie reste, pour moi, un lieu de perdition et ne peux m’empêcher d’entrer dans n’importe laquelle où que je sois et d’y acheter ou pas des livres. Moins maintenant que je lis en e-book. J’y fais alors des photos pour me les procurer ensuite en numérique.

  

 GVL : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (Ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairies où je vais voir des auteurs, des librairies que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

 Librairie, salons, internet, parfois même à l’auteur directement. Partout où je me laisse tenter

 

2ième Partie

 

 

GVL :  Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prêt(e) ?

 Vi, vi toujours😉

 

GVL : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

 Une bonne centaine par année. Ça dépend des périodes. Suis boulimique par moment, un peu moins à d’autres où je fais plus d’autres choses. Pas de règle, mais tous les jours c’est un besoin.

  

GVL : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

 Oui. Avec le blog, mais aussi et surtout sur Goodreads qui calcule directement tout à la fin de l’année. C’est juste parce que c’est amusant et que cela me permet de partager mes avis là aussi.

 

GVL :Dis-moi Valérie,  as-tu une PAL ?

 Oui, bien sûr

  GVL : Combien de livre dans ta PAL ?

 J’ai arrêté de compter…Elle frise l’Everest…

 

GVL : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

 Elle m’est nécessaire. Rassurante. Je sais que si je devais, pour une raison ou pour une autre, rester bloquée chez moi une année, j’ai de quoi subsister
Parfois elle me fait peur aussi… Ce pour quoi j’ai arrêté de compter…

   

GVL : Alors…. Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

 J’ai lu de manière compulsive dès mes 4-5 ans.
Vers l’âge de 13-14 ans, j’ai véritablement viré du côté obscur: Stephen King, Koontz, Anne Rice m’ont, comme beaucoup d’autres, ouvert la voie. (Quoique… j’ai dévoré tous les Club des 5, Fantômette, Alice… le thriller me faisait déjà de l’oeil bien avant
😜
Plus fantastique à cette période, j’avoue, aujourd’hui, préférer les histoires plus ancrées dans la réalité.
J’aime les intrigues, les histoires qui finissent mal. (ouais je sais, on me l’a déjà dit 😛 ) Mener ma propre enquête et essayer de découvrir qui est le tueur avant la fin.
Mais ce que j’aime par-dessus tout c’est plonger dans ce qu’il peut y avoir de plus obscur dans l’âme humaine. Traîner dans ses tréfonds les plus sombres. Je trouve ça fascinant.
Sans que je puisse l’expliquer, la lecture de littérature noire est comme un besoin qui ne me quitte pas depuis plus de 35 ans…Ah non…ça je n’aurai pas dû le dire…mon Dieu…ça fout un coup de vieux là…
Bref comme une drogue ! Accro au noir…
Mon métier s’est dirigé dans cette voie-là et comme je le disais précédemment, ne plus le pratiquer est une frustration. Je comble sans doute quelque chose avec ça aussi…mais bon là c’est de la psychologie à deux balles…j’en sais rien en fait

 

GVL : dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 J’en ai beaucoup, mais je voue une grande dévotion à Patrick Senécal que je considère comme mon dieu littéraire…
Je ne vais pas citer les autres, j’en oublierai et ça m’attristerait.

 GVL : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

 Le vide de Patrick Senécal
Délicieuse de Marie Neuser
Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck
Miracle de Solène Bakowski
Raisons obscures d’Amélie Antoine

Et d’autres encore…

 

 GVL : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

 Oui le plus possible. Pas toujours facile et surtout coûteux depuis ma petite Suisse. Nous avons peu d’événements chez nous et je dois donc me déplacer sur France ou  Belgique. Mais dès que l’occasion se présente, je fonce tête baissée.
Les salons planifiés cette année pour le moment : Livres Paris, Les psychopathes du polar à Fargues-Saint-Hilaire, Lausan’noir et le Festival Sans Nom à Mulhouse.

Je me déplace dans les salons plus assidûment depuis 6-7 ans environ.

 

GVL : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

 Rencontrer l’auteur est ultime. Pouvoir parler de son livre, échanger pour de vrai, discuter, voir s’il ou elle est sympa

Mais cela permet aussi de rencontrer d’autres blogueurs ou lecteurs, comme toi chère Geneviève.
J’y ai créé des amitiés fabuleuses que ce soit chez les auteurs, les blogueurs ou les lecteurs. Des liens tout particuliers. C’est devenu une vraie famille pour moi.
C’est aussi l’occasion de baigner dans ce milieu du livre, s’en imprégner. C’est totalement jouissif et magique. Le post salon est d’ailleurs toujours très difficile …

 

3ième Partie Un blog ? Pourquoi un blog ?

 

  

GVL  : Nous voilà dans le dur, on va sans doute enfin comment pourquoi, et comment on en vient à créer un blog.

 Au départ, c’était pour garder une trace de mes lectures, de ce que j’en avais pensé. Je postais des avis sur les réseaux sociaux et me rendais compte qu’ils disparaissaient dans les méandres de ces derniers. C’était un peu bête.

J’étais dans une période de ma vie difficile ou des soucis de santé m’ont obligée à arrêter mon activité d’artisan. J’ai toujours été hyperactive. Et puis j’aime écrire. J’ai lancé ça comme ça, pour moi avant tout. Et puis me suis rendue compte que c’était un moyen gigantesque de partager ma passion et là je me suis clairement prise au jeu sans même calculer quoi que ce soit.

  

GVl : Alors dis-moi :  qu’elles ont été la motivation à la création de ton blog ? Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer dans la création d’un blog

 Même réponse que précédente. Tu te répètes un peu là 😉

  

 GVL : Mais heu si tu vas plus vite que moi, rien ne va plus là ! Bon du coup, dis-moi,  comment ont choisi le nom de son blog ?

 Au moment où je l’ai fait, je n’avais pas l’impression que c’était important alors qu’avec le recul, je trouve ça essentiel et suis plutôt contente de mon choix de l’époque. Le nom doit claquer, doit être plutôt court pour qu’on s’en rappelle et qu’il soit explicite. Quelque part c’est comme une marque.

 

Ge :Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton  blog ?

C’était quelque part en 2015

J’aimerai une brève histoire pour expliquer comment a débuté ton blog ?

Déjà expliqué à la question 1.
Mais aussi, il faut le dire, j’aime bien bidouiller sur l’ordi et j’ai eu beaucoup de plaisir à créer toute l’infrastructure. On en parle peu, mais c’est un sacré job de tout créer. Les modules, les liens, les couleurs, les pages et tout le toutim.
Je me suis largement arraché les cheveux à de nombreuses reprises et je ne parle même du changement de plateforme.
J’avais débuté sur over-blog qui n’offrait pas autant de possibilités que WordPress. La migration de l’un à l’autre a été impossible automatiquement et j’ai copié-collé chaque article publié sur over-blog pour les mettre sur WordPress quand j’ai fait le changement. Autant dire que j’y ai passé des heures et des heures, mais ça valait le coup.

 

Ge : Pourquoi l’avoir nommé ainsi 

 J’aime bien les jeux de mots et quand on est dans le littéraire, ça me semble essentiel. Sang pour le sang, le thriller, le polar, qui faisait aussi référence au nombre 100, pages pour le livre et c’est devenu Sangpages.

 

 GVL : Quel est le but de ton blog ?

 Partager une passion dévorante, échanger, donner des idées, faire découvrir, promouvoir des auteurs moins connus. Soutenir la littérature noire et la défendre bec et ongle !

  

 GVL : Comment fonctionne celui-ci ?

 Le fonctionnement a changé il y a peu puisque ma fille Elisa s’est jointe à moi pour mon plus grand plaisir. Je l’avais embarquée lors du Salon du livre de Genève alors qu’elle traversait une période très compliquée de sa vie à cause de gros problème de santé. Elle a fait connaissance de Ghislain Gilberti et ça a été pour elle une révélation. Elle a fait la connexion livre-auteur et s’est mise à lire énormément. Je lui ai direct proposé de faire quelques chroniques et elle s’est très vite prise au jeu. Nous partageons désormais nos lignes sur ce même support. Elle m’accompagne aussi dans les salons et est devenue une véritable mascotte, mais faut pas lui dire
Nous  n’avons pas de fonctionnement particulier, mais quoi qu’il en soit c’est magique et ultime de partager cela avec elle.

 GVL : Où trouves-tu ton inspiration pour écrire tes articles ?

Difficile de répondre. Ça dépend du livre. Certains sont plus inspirants que d’autres. J’essaye cependant de trouver de nouvelles manières pour éviter que mes articles soient toujours pareils.
Et là aussi, je me suis prise au jeu. J’y pense beaucoup, à tout moment de la journée. Une idée de nouvelle tournure, un nouveau moyen de faire passer le message. Bref, ça frise l’obsession :

GVL Comment les prépares-tu ?

Je prends des notes tout au long de ma lecture et les retranscris ensuite sur l’article du blog. Parfois la chronique est quasiment faite avec ces notes ou ces idées et parfois c’est plus compliqué. Là aussi ça dépend beaucoup du livre.
Parfois la chronique est très vite finalisée et parfois je la reprends sur plusieurs jours parce que je ne suis pas satisfaite.
Bon allez j’avoue suis un peu perfectionniste

 

GVL : À quelle fréquence postes-tu et comment tu t’organises ?

Je ne veux pas noyer mes abonnés, car je trouve que c’est contre-productif et je ne suis pas là pour remplir leurs boîtes mail. Je publie donc généralement trois articles par semaine et garde les autres en attente en brouillon.

 

 GVL : Comment fais-tu la promotion de ton blog et de tes posts ?

Sur les réseaux sociaux, mais fort heureusement elle se fait aussi par d’autres biais maintenant moins virtuels…

 GVL : Combien de temps consacres-tu à ton blog par jour ?

 Je n’ai jamais vraiment compté, mais beaucoup. C’est extrêmement chronophage. Sans doute minimum 1-2 heure par jour, mais très souvent bien plus …

  

GVL : Que t’a-t-il apporté depuis sa création ?

 ÉNORMÉMENT ! Bien plus que je n’aurai jamais pensé. J’y ai fait des rencontres fabuleuses. Ça m’a apporté une véritable FAMILLE.

 

 GVL : Qu’est-ce que ton blog a changé dans ta vie ?

Tout !!!  Et jamais je n’aurais pensé ça au moment où je l’ai démarré.
Ce blog a été le début de beaucoup de choses.

J’ai fait des rencontres, beaucoup de rencontres. Des gens qui sont devenus de vrais amis, de gens que j’ai eu l’impression de connaître dans une vie avant tant le contact est passé de manière ultra forte. J’ai trouvé des personnes avec des cœurs énormes qui m’ont donné sans compter. Que ce soit des lecteurs, des blogueurs, des auteurs, des éditeurs.
Je passe des moments inoubliables de rigolades, de déconne, de bonheur ultime.

En dehors des rencontres et des échanges, ça a été aussi des rencontres avec des gens qui m’en ont fait connaître d’autres. Des opportunités incroyables qui se sont présentées. Devenir membre de différent jury et bien plus encore.

Et puis, je n’aime pas trop en parler, d’abord parce que c’est souvent confidentiel, mais aussi par un côté humble…sans doute trop d’ailleurs…
mais derrière mon blog se cache désormais toute une partie invisible qui est celle d’un travail en sous-marin avec un auteur, voir un éditeur. Auteurs qui m’ont fait l’honneur de leur confiance. Relecture, conseils, coaching.

Cela peut aussi être un petit mot touché à un éditeur, mais je n’en dirai pas plus.

C’est aussi des participations à l’organisation de salons. Nous sommes devenues bénévoles itinérantes Elisa et moi

C’est des interventions dans le cadre du Salon du livre de Genève.

C’est, comme j’en ai déjà parlé, le partenariat avec une librairie avec cette possibilité d’aller dans le monde réel.

Cet énorme quelque chose qui est, pour moi, un véritable bonheur et j’ai même envie de dire: une grande fierté d’être quelque part considérée comme une « spécialiste » oh purée que c’est pompeux

C’est plus encore depuis peu, mais ça, je ne peux vraiment pas en parler tant que ce n’est pas officiel

GVL : Quel est ton meilleur souvenir de blogueur ?

Roh la la, il y en a beaucoup…
Une table ronde avec Yvan Fauth et David Smadja à Lausan’noir il y a quelques années.
La rencontre d’auteurs que j’adore.
Mon repas en tête à tête avec Jean-Christophe Grangé…
Ma première participation au prix professionnel du polar romand.
La parution d’un article dans un des meilleurs hebdomadaires de Suisse romande.
Un article sur deux pages dans un grand quotidien…
La première fois que quelqu’un m’a alpagué en me disant « Ah c’est vous Sangpages » je lis tous vos articles…
Et tellement encore, mais chaque chose, aujourd’hui encore est prise à sa hauteur pour ce qu’elle vaut et rien ne pourra jamais me « blaser »

 

GVL : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi ! sur toi ou ton blog ?

 Pfffuiiii…suis plutôt du genre transparente et ne vois pas trop ce que je pourrai te confier L

Mon ptit nom, comment mes proches m’appellent depuis que je suis haute comme trois pommes, c’est Valette 

  GVL : Dirais-tu que tes habitudes de lecture ont changé depuis que tu tiens ton blog 

 Oui clairement. De par la sollicitation sur laquelle je reviendrai à la question suivante. Je lis beaucoup plus de nouveauté et en tant que jury de prix ne lis plus toujours ce que je veux. (J’ai fait aussi de magnifiques découvertes)
je lis plus aussi, ça c’est sûr, mais c’est un tout. Me suis de toute façon retrouvée, au moment de la création de mon blog, à un moment de ma vie où ces soucis de santé m’obligeaient à me poser, moi l’hyperactive.  La lecture a été salutaire puisque cela me donnait l’impression de faire quelque chose tout en étant posée sur un canapé qui plus est en ayant cette notion que je ne lisais pas que pour moi donc doublement utile..

Ouais l’utile c’est toujours mon leitmotiv…suis un cas désespéré…

 

 GVL : Dis-moi quand on a un blog, on est beaucoup sollicité(e) ? On a beaucoup de propositions ? D’ailleurs quel genre de propositions ? Et les SP, comment on les gère

Je suis de plus en plus sollicitée. C’est merveilleux, mais parfois difficile à gérer. Je m’efforce de chroniquer tout ce que je reçois par respect pour la maison d’édition qui m’envoie le livre (qui plus est jusqu’en Suisse). Certaines maisons d’édition me font des propositions que j’accepte ou non, mais d’autres m’envoient des livres d’office sans me demander et là ça peut devenir compliqué.
Je reçois des demandes pour des modérations de table ronde. Une sollicitation par exemple il y a deux ans pour participer à un programme pour jeunes auteurs de la fondation pour l’écrit. Ce sont des expériences fabuleuses qui m’ont permis, là aussi, de faire d’excellentes rencontres.

En ce moment, par exemple, nous venons de reprendre la présélection pour le prix du polar romand. Ce qui équivaut à lire tout ce qui est sorti dans le délai imparti. C’est lourd, mais c’est pour moi, un point essentiel qui me tient très à cœur. Les auteurs suisses ont bien du mal à se faire une place face à la grande France et les soutenir est capital !

 

 GVL : Te considères-tu comme un influenceur ? Pourquoi ?

Je déteste ce terme parce qu’il ne veut absolument rien dire. Influenceur sur les réseaux sociaux qui plus est ? Avoir 10’000 followers sur Instagram et tu es un influenceur ? Laisse-moi rire…t’as 300 personnes qui vont aimer une photo sans même savoir si tu as aimé le livre ou pas. Sur Facebook les ¾ de tes contacts ne vont pas voir ta publication alors que 3000 personnes te suivent…
Et puis quand tu te trouves en librairie tu constates que la plupart des gens ne sont pas sur ces réseaux sociaux qui sont d’ailleurs, on ne le dit pas assez, un vase clos…
les vrais influenceurs sont et resteront toujours les libraires.

Pour moi ? Souteneuse ça le fait moins comme terme …lol…mais serait plus approprié puisque je me considère comme tel. Je suis là pour soutenir un livre, un auteur, un genre qui m’est cher.

 

GVL : Quelle est pour toi la définition du bon blogueur ?

 Quelqu’un qui est là pour partager sa passion et non pas pour chercher une pseudo gloriole personnelle.
Quelqu’un qui ne compte pas ses likes, ses abonnés et le nombre de vues de son article.
Quelqu’un qui se mouille pour promouvoir, pour soutenir un auteur, un livre. Quelqu’un qui n’est pas là pour exhiber ses SP en publiant sa chronique 10 jours avant pour être sûr que tout le monde sache qu’il ou elle a reçu ce dit SP sans se préoccuper que ce soit contre-productif pour l’auteur qui voit apparaître 25 chroniques avant la sortie du livre et plus rien dans les jours qui suivent….
Quelqu’un qui n’est pas là pour descendre un bouquin en flèche en criant au « ne l’achetez pas » et créer des polémiques autour.
Quelqu’un qui ne crie pas à la panne de lecture à chaque fois qu’il a eu un pseudo coup de cœur.
Quelqu’un qui ne se prend pas la tête et encore moins pour une star.
Quelqu’un qui ne pique pas les idées des autres…

Quelqu’un qui est capable de critiquer objectivement, quelqu’un qui respecte avant tout le travail d’un auteur et qui n’oublie pas que derrière l’écran…y a des humains…
Quelqu’un qui peut parfois se dire « Qui suis-je pour critiquer ? » alors que la plupart d’entre nous n’ont jamais écrit un livre…Ouais ça paraît con dit comme ça, mais parfois j’ai l’impression que pour certains ce n’est pas une évidence…

 

GVL :  A ton avis : Quel est l’avenir des blogs dans l’avenir du livre ?

La presse, en tout cas en Suisse, disparaît année après année de manière inquiétante. Le peu de places disponibles dans les colonnes est de plus en plus petit et forcément pas toujours réservé aux auteurs les moins connus. Je pense que oui, nous avons un rôle important à jouer dans la promotion et le soutien.

 

GVL : Ne penses-tu pas que la blogosphère livresque sera saturée un jour

Je pense qu’elle l’est déjà un peu. Des blogs s’ouvrent chaque jour parce que beaucoup pensent que c’est le super moyen de recevoir des livres gratuits sans s’imaginer une seule seconde le travail que cela puisse demander.
Et c’est sans doute lié à une autre problématique. On voit souvent des personnes ouvrir un blog littéraire puis au bout de quelque temps, sans doute parce que la célébrité attendue n’est pas au rendez-vous, passer à des tutos tricots, recettes, ou je ne sais quoi encore.
Je pense que nous vivons dans un monde actuellement où le level de frustrations personnelles est immense. Beaucoup cherchent au travers de l’ouverture d’un blog une forme de reconnaissance.

A l’aire des youtubeurs, blogueurs célèbres qui vivent de cette activité, beaucoup croient que c’est jouable.
Je les rassure tout de suite, c’est pas avec un blog littéraire que tu vas y arriver donc diriges toi direct sur un autre créneau !

 

GVL : Peux-tu donner deux conseils aux nouveaux blogueurs ?

Être sûr de pourquoi tu fais ça
D’ancrer dans ta tête que tu ne vas pas devenir célèbre
et allez j’en ajoute un troisième : bien choisir ta plateforme 😉

 

 GVL : A par la lecture et ton blog, quelles sont tes autres passions dans la vie ?

Créatrice dans l’âme je faisais de l’artisanat, création de bijoux, de luminaires et peignait sur toile, mais je n’y arrive plus aujourd’hui.
Je m’adonne au maquettisme principalement Warhammer. Vlà un échantillon 😉


J’aime cuisiner et manger
Gérer tout notre cheptel animalier.
Me balader dans nos bolides.

 GVL : Pour terminer, y a-t-il d’autres questions que tu aurais aimé que je te pose sur ton blog ?

Et si oui, lesquelles, et peux-tu y répondre du coup !

 Je crois que tu as déjà plus que largement couvert le tout

 

GVL : Sinon…rien à ajouter ?

 Que je te remercie de me faire l’honneur de cet interview

  

 GVL : Tu es certain(e) que c’est ton dernier mot ?

Ouais je crois …

 

  GVL : Alors un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ? (Mais pas des livres, hein !)

 Le coup de gueule : ras la patate de se casser la tête à trouver des concepts de chroniques, des styles de chroniques ou même des visuels de blog et de les voir approprier par d’autres blogueurs qui se la pètent la bouche en cœur !!!

Le coup de cœur : Le carnet offert par ma fille Elisa pour mon anniversaire. Carnet qu’elle a trimballé des mois durant pour que des amis, des amis auteurs ou du monde littéraire puissent y mettre un mot et m’émouvoir à en crever tellement c’est beau.

 

 GVL :  Ah et comme tu as un blog autour des polars, peux-tu répondre à cette dernière question : Que pensez-vous de l’évolution du roman noir-policier et thrillers en ce moment ?

Il y a quelques semaines, j’ai organisé une soirée à la librairie avec laquelle je suis partenaire pour défendre le genre auprès de non-lecteur de noir. Un vrai challenge et me suis fait ramassé à la fin par une littéraire pure et dure…c’était à prévoir.

Cependant, je pense tout de même qu’il y a un nivellement par le bas et qu’on voit apparaître un peu tout et n’importe quoi. Certaines maisons d’édition feraient mieux de publier moins, mais de faire un travail éditorial de meilleure qualité…

Si tu veux aller voir cette intervention, le lien, c’est par ici : https://www.youtube.com/watch?v=sYzNdvRqeJE

 

 GVL : Pour parler de tout cela Valérie, si tu le veux bien, tu reviendras nous dire tout cela une prochaine fois. Tu nous raconteras ça plus en détail. Tu es d’accord ? 

 

Pour conclure : Que penses-tu de ces questions ?

Franchement top ! Tu m’as fait nous mettre à poil, mais c’est fort intéressant puisque je me suis même interrogée sur des choses pour lesquelles je ne m’étais jamais posé de question

GVL :  Merci à toi pour ces petites confidences, et à très vite sur Collectif Polar et sur Sangpages

21 réflexions sur “Blog à part : Portrait de blogueur, Valérie de Sangpages

  1. Chère Valette, je me retrouve complètement dans tes valeurs et j’aime ce que j’ai lu. Mais ce n’est pas une surprise ;-).
    Et merci de ce rappel de ce bon souvenir de la table ronde avec David et toi !

    Aimé par 1 personne

  2. Voilà, on sait tout sur cette blogueuse incontournable elle aussi ! Et je suis très heureuse d’avoir pu la voir en vrai, elle et sa jolie Elisa, et je peux donc confirmer qu’elles sont « en vrai » aussi adorables qu’elles en ont l’air !
    Toutes les remarques sur les blogs sont assez pertinentes, je pense que nous sommes beaucoup à penser pareil ! Respect, humilité, passion doivent rester les maîtres mots ! Merci Geneviève et Valérie ! 😘

    Aimé par 2 personnes

  3. woaw excellente 😍 j’adore et j’adhère 😁😁😁😁 merci pour cette découverte 😊😊😊😊
    pour pas de choses, je suis assez d’accord avec Valérie 🤔 doit-on s’en réjouir ? Pas certaine 🤫
    merci encore pour ces confidences 😉 bisous les filles.

    Aimé par 2 personnes

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