Sur le toit de l’enfer, Ilaria TUTI

Le livre : Sur le toit de l’enfer, Ilaria TUTI. Traduit de l’italien par Johan-Frédérik Hel-GuedjParu le 6 septembre 2018 aux Editions Robert Laffont, collection La bête noire  20 €. Réédité en poche le 10 octobre 2019. 7€90. (429 p.) ; 18 x 11 cm

4ème de couverture :
Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le cœur tendre, est appelée sur les lieux d’un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages… et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s’en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut…

L’auteur : Née en 1976, Ilaria Tuti vit à Gemona del Friuli, au nord-est de l’Italie. Véritable phénomène dans son pays, Sur le toit de l’enfer, premier volet de sa série autour de Teresa Battaglia, lui a valu d’être surnommée par la presse italienne la  » Donato Carrisi au féminin « .
Extrait :
« Ils n’auraient pas trouvé les réponses dans un mobile criminel. L’esprit humain n’accouchait pas d’un cauchemar de ce genre par jalousie, par vengeance ou simplement pour de l’argent. Ce fétiche possédait une signification bien plus complexe. Il requérait toute leur attention parce qu’il avant quantité d’information à leur livrer. »

L’accroche de Miss Aline :

Sur le toit de l’enfer, Ilaria TUTI

On est en 1978 en Autriche, l’Ecole, établissement dont tu ne cernes pas bien le rôle. Il y a Agnès Braun, austère, qui fait régner l’ordre dans ces murs. Magdalena va intégrer l’établissement. Elle n’a qu’une consigne : « vois, observe, oublie ». Va-t-elle pouvoir oublier ce qu’elle verra ?
Aujourd’hui, Italie, un village perdu dans les montagnes. Traveni vivant presque en autarcie, préservant ses secrets.
Arrive la première victime et le spectacle n’est pas beau. La commissaire Teresa Battaglia est persuadée que ce n’est qu’un début. Son équipe intègre à ce moment là un nouvel inspecteur ; Massimo Marini. Le premier contact sera difficile, Teresa n’aura de cesse de le bousculer.
Parallèlement, un groupe d’enfants : Mattias, Lucia, Diego et Oliver, entre 10 et 11 ans, essaie de survivre dans ce monde hostile où les adultes ne sont pas toujours les protecteurs qu’ils devraient être.
Les personnages de ce roman sont forts, parfois à l’encontre de ce qui est attendu. Comme Teresa, par exemple, qui s’approche inexorablement de la retraire. Elle est forte, intransigeante, elle mène son équipe d’une main de fer. Et pourtant, on la sent aussi fragilisée par un passé douloureux qui la hante encore. Une trace indélébile laissée dans son corps. Elle va devoir aussi faire face à une maladie pernicieuse. Comment la combattre ? Elle ne veut pas se résigner mais y parviendra-t-elle ?
Son équipe : des hommes sur qui elle peut compter. Ils sont sa famille. Ils ont envers elle un dévouement et une loyauté sans borne.
Marini, le petit nouveau, qui ne peut s’empêcher de chercher l’approbation de sa commissaire. Il veut la comprendre. Il l’a sent sur la brèche. Va-t-elle tomber ? Accepter de l’aide ?
Les habitants de Traveni semblent faire de l’obstruction à la justice. Les enfants, déjà fort marqués par la vie, ont une certaine lucidité sur ce qui les entoure. Ils ont grandis trop vite tout en gardant leur âme d’enfants. Ils ont crées leur propre famille pour survivre.
Le tueur… qui peut-il être ? Pourquoi fait-il ça ? Il semble ne pas rentrer dans les statistiques du tueur en série. Comment Teresa va-t-elle parvenir à l’appréhender ?
Etrange roman qui nous parle d’expérience, de fantôme, de passé et de présent, de secrets bien gardés (croit-on). Etrange roman où tu peux avoir de l’empathie pour un monstre. Étrange roman qui, pour moi, n’a pas vraiment de fin. Juste une douleur pour les victimes, toutes les victimes ! Étrange roman que te livre Ilaria Tuti, roman qui marquera ton paysage de lectrice pendant un petit moment. Un roman à l’image de Traveni : étrange, qui ne veut pas tout dévoiler, qui reste tapit au fond de ta mémoire de lectrice. Étrange roman qui va se délivrer, se livrer lentement, très lentement, jusqu’à te clouer sur place. Une fin pas banale.
Bonne lecture.

#MarsAuFéminin

 

 

16 réflexions sur “Sur le toit de l’enfer, Ilaria TUTI

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