Des nœuds d’acier, Sandrine Collette

 

Le livre : Des nœuds d’acier de Sandrine Collette.  Paru le 29 janvier 2014 chez Le Livre de Poche.  6€90 ; (261 p.) ; 18 x 12 cm
4e de couv :
Avril 2001. Dans la cave d’une ferme miteuse, au creux d’une vallée isolée couverte d’une forêt dense, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux frères, deux vieillards qui ont fait de lui leur esclave. Comment a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n’a pourtant rien d’une proie facile : athlétique et brutal, Théo sortait de prison quand ces vieux fous l’ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d’autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d’eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d’échapper à ses geôliers.
Mais qui pourrait sortir de ce huis clos sauvage d’où toute humanité a disparu ?
Un premier roman d’une intensité stupéfiante, révélation d’un nouveau nom du thriller français.
L’auteur : Sandrine Collette passe un bac littéraire puis un master en philosophie et un doctorat en science politique.
Elle devient chargée de cours à l’Université de Nanterre, travaille à mi-temps comme consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines et restaure des maisons en Champagne puis dans le Morvan.
Elle décide de composer une fiction et adresse son manuscrit aux éditions Denoël. Il s’agit « Des nœuds d’acier », publié en 2013. Son premier roman rencontre un vif succès critique et public avec 20 000 exemplaires vendus. Il obtient le Grand Prix de littérature policière ainsi que le Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne.
En 2014, elle publie son second roman « Un vent de cendres » (chez Denoël) qui revisite le conte La Belle et la Bête.
Devenue l’un des grands noms du thriller français, une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans « Six fourmis blanches » (2015).
« Il reste la poussière » (2016) obtient le Prix Landerneau du polar. En 2017 paraît « Les larmes noires sur la terre ».
Extrait : 
« Une nuée de mouches tournant autour des limaces comme pour les houspiller, se posant et s’envolant sans relâche. Les mêmes mouches qui me collent aux yeux et au coin des lèvres quand je travaille et que je transpire, insupportables d’acharnement, et que je finis par ne plus chasser. Elles sont là, à vous rendre fou. Vous êtes seul et elles sont des milliers. J’en ai tué, inlassablement, et tué encore. Et il en est revenu autant, davantage même, jusque dans mes oreilles. Certaines piquent, ou mordent, ou s’accrochent. La plupart se promènent sur mon corps dans un chatouillement exaspérant. 
Ces mouches, c’est le mal qui les attire.
La fatigue, la merde et la mort.»

Les Lectures de Maud :

 

Des nœuds d’acier, Sandrine Collette

Pour vos lectures estivales, vous voulez du noir, bien noir ? Il suffisait de demander, je vous propose cette lecture !!!

Une histoire oppressante, glauque et bouleversante. En effet, Théo sort de prison et va prendre du recul à la campagne. Sa vie va basculer lors d’une promenade en forêt. Le voici séquestré et réduit à l’esclavage. La rage au ventre, il va tout mettre en œuvre pour s’évader.

Théo, un personnage qu’on apprend à apprécier, pas séduisant lors des premières pages à sa sortie de prison. Il va émouvoir et attendrir le lecteur au fur et à mesure de ses mésaventures. Il évolue tout au long de sa séquestration, il m’est apparu très attachant. Tous les sentiments sont présents, l’incompréhension, la colère, la douleur, la violence, la souffrance physique et psychologique… Comment va-t-il faire pour s’en sortir ? Quels sont ses échappatoires pour tenir le coup ?

Encore une fois, j’ai été totalement conquise par l’auteur, sa plume, son style. Traiter l’esclavagisme du 21ème siècle n’est pas chose aisée sans tomber dans les clichés. Elle est capable de relater des horreurs avec des mots « limites touchants » et un verbe posé et littéraire ; mettant parfois le lecteur mal à l’aise. Une belle claque, du noir à l’état pur !!!

Une très belle rencontre avec l’auteur lors du salon de Rosny

39 réflexions sur “Des nœuds d’acier, Sandrine Collette

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