Kawa littéraire spécial été

Kawa littéraire spécial été

Hello mes polardeux,

Oui je sais je suis très en retard sur mes compte-rendus de nos Kawa littéraires.

J’avais promis je vous faire un compte-rendu chaque mois, mais voilà.

Aussi je vais en reprendre quelques-uns de ce second semestre 2019

A commencer par celui de cet été qui a été un peu spécial puisque nous sommes sortis des murs de la bibliothèque. Et nous nous sommes rendus au square.

Mais pas m’importe quelque square, non, le square Jules Verne. Et mieux dans ce square nous avons investis le jardin partagé.

Et on était bien là dans ce jardin au » centre de la terre ».

 

 

Le centre de la terre est aussi le plus grand composte de Paris.

Aussi de temps à autre nous avions quelques effluves très odorante des composes placés dans notre dos. A chaque fois qu’un résidents du quartier venait videz son sceau de composte, nous en profitions. Mais ces petites gènes n’ont en rien altérer notre enthousiasme à parler littérature. Mais écologie aussi du coup.

 

 

Retour sur notre Kawa littéraire du 31 juillet 2019
Pour ce dernier kawa de l’année nous vous avions donné rendez-vous au Square
Jules Vernes.
Comme l’an dernier, la bibliothèque se déplacer « Hors les Murs ».
Et c’est au jardin partagé « Le centre du monde » que nous avons installé notre
cercle de lecteurs.
Nous étions une dizaine à venir prendre l’air pour parler bouquins dans ce jardin
parisien

 

 

 

 

 

Voici la liste des livres que nos lectrices  avez lus, dont elles nous ont conté l’histoire et sur
lesquels elles nous ont donné leurs avis :

 

4 3 2 1
Auster, Paul
Actes Sud
Leméac

À en croire la légende familiale, le grand-père nommé Isaac Reznikoff quitta un jour à pied sa ville natale de Minsk avec cent roubles cousus dans la doublure de sa veste, passa Varsovie puis Berlin, atteignit Hambourg et s’embarqua sur l’Impératrice de Chine. C’est à son bord qu’il franchit l’Atlantique en essuyant plusieurs tempêtes, puis débarqua dans le port de New York au tout premier jour du XXe siècle. À Ellis Island, par une de ces bifurcations du destin chères à l’auteur, le nouvel arrivant fut rebaptisé Ferguson. Dès lors, en quatre variations biographiques qui se conjuguent, Paul Auster décline les parcours des quatre possibilités du petit-fils de l’immigrant. Quatre trajectoires pour un seul personnage, quatre répliques de Ferguson qui traversent d’un même mouvement l’histoire américaine des fifties et des sixties. Quatre contemporains de Paul Auster lui-même, dont le « maître de Brooklyn » arpente les existences avec l’irrésistible plaisir de raconter qui fait de lui l’un des plus fameux romanciers de notre temps.
Isaac Reznikoff, devenu Ferguson en posant le pied à Ellis Island, incarne toutes les
figures du destin proposées à l’individu par le monde et l’Amérique des années 1950,
de l’enfance à l’âge adulte. Prix du livre étranger France Inter-JDD 2018.

Frederique

 

Crépuscule
Branco, Juan
Au diable Vauvert
Massot éditions

L’avocat et journaliste publie un réquisitoire contre la politique d’Emmanuel
Macron, d’abord diffusé sur Internet en marge du mouvement des gilets jaunes.
Remanié et chapitré différemment, le texte se présente sous la forme d’une
enquête menée auprès d’amis et de proches du président de la République autour des conditions
de son accession à l’Elysée.
Frederique

 

 

 

 

Le tueur et le poète
Domenach, Nicolas
Szafran, Maurice
Albin Michel

Deux journalistes de l’hebdomadaire Marianne analysent la première année du
mandat du Président Emmanuel Macron au travers d’entretiens menés avec son
entourage. Ils se penchent notamment sur le rôle de ses proches dans les prises de
décisions du chef de l’Etat et dans son rapport avec les citoyens.

Le tueur et le poète

C’est l’histoire d’un prince de la République, parti à l’assaut du Château. Ses compagnons lui sont dévoués corps et âme. Une seule femme, la sienne. Et contre tous les pronostics, bravant les moqueries, le miracle ! Emmanuel Macron a investi l’Élysée et, désormais, dirige le pays.

Mais l’exercice du pouvoir n’est pas un conte de fées. Aux grandes réformes ont succédé des crises, des trahisons, des maladresses mystérieuses.

Que s’est-il passé ? Le président peut-il encore sortir des pièges dans lesquels il s’est enfermé ?

Nicolas Domenach et Maurice Szafran nous révèlent quelques rudes vérités sur la façon dont il gouverne, alternant érudition, séduction et une certaine brutalité.

Ils nous racontent les coulisses de sa vertigineuse ascension, ses parrains de l’ombre, son conflit avec les journalistes politiques, sa méfiance envers la caste des élus, sa vision de la société française.

Pour la première fois, ce récit, puisé aux meilleures sources, dévoile ce que personne n’avait jamais encore osé écrire.

Monique

 

 

Retour à Reims
Eribon, Didier

 

Retour à Reims

Après la mort de son père, Didier Eribon retourne à Reims, sa ville natale, et retrouve son milieu d’origine, avec lequel il avait plus ou moins rompu trente ans auparavant. Il décide alors de se plonger dans son passé et de retracer l’histoire de sa famille. Évoquant le monde ouvrier de son enfance, restituant son ascension sociale, il mêle à chaque étape de ce récit intime et bouleversant les éléments d’une réflexion sur les classes, le système scolaire, la fabrication des identités, la sexualité, la politique, le vote, la démocratie…

Réinscrivant ainsi les trajectoires individuelles dans les déterminismes collectifs, Didier Eribon s’interroge sur la multiplicité des formes de la domination et donc de la résistance.

Un grand livre de sociologie et de théorie critique.

Yannick

 

 

Retour à Yvetot
Ernaux, Annie au Editions du Mauconduit

Texte de la conférence donnée en 2012 par A. Ernaux à l’occasion de sa première
rencontre avec ses lecteurs à Yvetot. Elle y évoque son attachement pour cette
ville où elle a passé son enfance, et la place qu’elle tient dans son oeuvre.

Est-ce que, moi, la petite fille de l’épicerie de la rue du Clos-des-Parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire, je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j’enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que, sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, «la langue de l’ennemi» comme disait Jean Genet, entendez l’ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l’intérieur ? Depuis le début, j’ai été prise dans une tension, un déchirement même, entre la langue littéraire, celle que j’ai étudiée, aimée, et la langue d’origine, la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés, celle dont j’ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-même. Tout au fond, la question est : comment, en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue ? Annie Ernaux

Anne-Marie

 

 

La place
Ernaux, Annie
Gallimard

L’analyse qui accompagne le texte intégral porte sur l’étude du genre
autobiographique et la relation père-fille.

‘Enfant, quand je m’efforçais de m’exprimer dans un langage châtié, j’avais l’impression de me jeter dans le vide.Une de mes frayeurs imaginaires, avoir un père instituteur qui m’aurait obligée à bien parler sans arrêt en détachant les mots. On parlait avec toute la bouche.Puisque la maîtresse me reprenait, plus tard j’ai voulu reprendre mon père, lui annoncer que se parterrer ou quart moins d’onze heures n’existaient pas. Il est entré dans une violente colère. Une autre fois : Comment voulez-vous que je ne me fasse pas reprendre, si vous parlez mal tout le temps ! Je pleurais. Il était malheureux. Tout ce qui touche au langage est dans mon souvenir motif de rancœur et de chicanes douloureuses, bien plus que l’argent.’
A travers ce récit autobiographique, Annie Ernaux évoque ses origines modestes, retrace son enfance puis son adolescence et tente de combler la distance qui s’est creusée entre elle et son père.
Prix Renaudot 1984. Anne-Marie

 

Helena Rubinstein : la femme qui inventa la beauté
Fitoussi, Michèle
Le Livre de poche

Le portrait de cette femme issue d’un milieu modeste qui, partant de rien, fait fortune en créant sa marque de produits de beauté.

Avant d’incarner une marque de cosmétiques, Helena Rubinstein eut un destin. Et quel destin, quelle incroyable aventure ! On connaissait la milliardaire couverte de bijoux peinte par Dalí ou Picasso, l’impératrice de la beauté, mais que savait-on de cette «Hearst à l’échelle féminine» ?

Née en 1872 dans le quartier juif de Cracovie, aînée d’une famille de huit filles, Helena sut dire non aux conventions. De l’Australie, où elle s’exila à l’âge de 24 ans, à New York où elle mourut princesse cosmopolite à 93 ans, la vie d’Helena Rubinstein fut un roman. Une saga éblouissante où se croisent tous les talents de l’époque, de Poiret à Chanel en passant par Louise de Vilmorin, faite de krachs boursiers et de chagrins d’amour, de drames conjugaux et de diamants croqués.

Veronique

 

Les piliers de la terre
Follett, Ken
Le Livre de poche

Angleterre, XIIe siècle. Sous les coups de la guerre et de la famine, des êtres
luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté,
l’amour, ou simplement de quoi survivre. Prix Livres de poche de la Nuit du livre
2015.

Les Piliers de la Terre

Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre.

Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu à la vérité souvent trop distrait consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Ken Follett nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien. Cette formidable épopée moyenâgeuse, unanimement considérée comme l’oeuvre majeure de l’auteur, a déjà enchanté plus de cent millions de lecteurs dans le monde.

Frederique

 

La solitude Caravage
Haenel, Yannick
Fayard

L’auteur analyse la puissance des figures féminines représentées dans les oeuvres
du peintre italien. Il étudie la vie et interroge l’intériorité de l’artiste ainsi que sa
technique picturale à travers les scènes de crime. Prix Méditerranée 2019 (essai).

« Vers 15 ans, j’ai rencontré l’objet de mon désir. C’était dans un livre consacré à la peinture italienne : une femme vêtue d’un corsage blanc se dressait sur un fond noir ; elle avait des boucles châtain clair, les sourcils froncés et de beaux seins moulés dans la transparence d’une étoffe. »
Ainsi commence ce récit d’apprentissage qui se métamorphose en quête de la peinture. En plongeant dans les tableaux du Caravage (1571-1610), en racontant la vie violente et passionnée de ce peintre génial, ce livre relate une initiation à l’absolu.
À notre époque d’épaississement de la sensibilité, regarder la peinture nous remet en vie. On entre dans le feu des nuances, on accède à la vérité du détail. C’est une aventure des sens et une odyssée de l’esprit. Aimer un peintre comme le Caravage élargit notre vie.

Yannick Haenel co-anime la revue Ligne de risque. Il est notamment l’auteur de Cercle (Gallimard, 2007, prix Décembre), Jan Karski (Gallimard, 2009, prix Interallié) et Tiens ferme ta couronne (Gallimard, 2017, prix Médicis)

Véronique

 

 

En camping-car
Jablonka, Ivan
Points

Entre autobiographie et récit d’une époque, cet ouvrage évoque un voyage en
camping-car à travers le Portugal, le Maroc, l’Espagne, la Grèce et l’Italie. Prix essai
France Télévisions 2018.

Le camping-car nous a emmenés au Portugal, en Grèce, au Maroc, à Tolède, à Venise. Il était pratique, génialement conçu. Il m’a appris à être libre, tout en restant fidèle aux chemins de l’exil. Par la suite, j’ai toujours gardé une tendresse pour les voyages de mon enfance, pour cette vie bringuebalante et émerveillée, sans horaires ni impératifs. La vie en camping-car.

I. J.

Ivan Jablonka est historien et écrivain. Il a publié au Seuil, dans « La Librairie du XXIe siècle », Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus prix du Sénat du livre d’histoire 2012) et Laëtitia ou la fin des hommes (prix Médicis 2016).

Dans ce livre, Ivan Jablonka esquisse une socio-histoire de son enfance, transformant l’autobiographie en récit collectif, portrait d’une époque.

Camille

 

Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire
Kaminsky, Sarah
Le Livre de poche

Se glissant dans la peau de son père Adolfo Kaminsky, sa fille retrace la vie de celui
qui, après être devenu à 17 ans l’expert en faux papiers de la Résistance de Paris,
pratiquera le travail de faussaire durant trente ans. Sont notamment évoqués
l’émigration clandestine des rescapés des camps avant la création d’Israël, le
soutien au FLN ou les luttes révolutionnaires d’Amérique du Sud.

« Rester éveillé. Le plus longtemps possible. Lutter contre le sommeil. Le calcul est simple. En une heure, je fabrique trente faux papiers. Si je dors une heure, trente personnes mourront… »

Quand, à 17 ans, Adolfo Kaminsky devient l’expert en faux papiers de la Résistance à Paris, il ne sait pas encore qu’il est pris dans un engrenage infernal, dans une course contre la montre, contre la mort, où chaque minute a la valeur d’une vie. Durant trente ans, il exécutera ce méticuleux travail de faussaire pour de nombreuses causes, mais jamais pour son propre intérêt.

À travers son destin romanesque, et sous la plume de sa fille Sarah, on plonge au coeur d’une histoire de clandestinité, d’engagement, de traque et de peur. En arrière-plan du récit de sa vie se dessine le spectre d’un siècle où s’affrontent sans merci pouvoirs politiques, haines raciales, idéologies et luttes des peuples pour leur liberté et la dignité humaine. La Résistance, l’émigration clandestine des rescapés des camps avant la création d’Israël, le soutien au FLN, les luttes révolutionnaires d’Amérique du Sud, les guerres de décolonisation d’Afrique, l’opposition aux dictateurs d’Espagne, du Portugal et de Grèce, sont autant de combats pour les quels il s’est engagé, au risque de sa vie et au prix de nombreux sacrifices.

S’il a rejoint des causes en apparence contradictoires, Adolfo Kaminsky est toujours resté fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté.

Camille

 

 

Joseph
Lafon, Marie-Hélène
Gallimard

Portrait de Joseph, ouvrier agricole dans une ferme du Cantal, âgé d’une
soixantaine d’années. Seul depuis que, à la mort de son père, son frère a emmené
leur mère vivre ailleurs, Joseph est spectateur de la vie de ceux qui l’entourent.
Cet être doux et silencieux boit pour oublier Sylvie, qu’il a aimée il y a trente ans,
partie au milieu de l’hiver avec un autre.

Joseph est un doux. Joseph n’est pas triste, du tout. Joseph existe par son corps, par ses gestes, par son regard ; il est témoin, il est un regardeur, et peut-être un voyeur de la vie des autres, surtout après la boisson, après les cures. Il reste au bord, il s’abstient, il pense des choses à l’abri de sa peau, tranquille, on ne le débusquera pas.

Camille

 

En finir avec Eddy Bellegueule
Louis, Édouard
Points

Elevé dans une famille ouvrière pauvre de Picardie, Eddy subit les quolibets et la
violence de ses camarades, de son père alcoolique et de sa mère revêche qui le
trouvent trop efféminé. Lui-même finit par se poser la question de son
homosexualité.

« Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d’entendre ma mère dire Qu’est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J’étais déjà loin, je n’appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j’ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l’odeur de colza, très forte à ce moment de l’année. Toute la nuit fut consacrée à l’élaboration de ma nouvelle vie loin d’ici. »

En vérité, l’insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n’a été que seconde. Car avant de m’insurger contre le monde de mon enfance, c’est le monde de mon enfance qui s’est insurgé contre moi. Très vite j’ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n’ai pas eu d’autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.

Édouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu: l’insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.

Camille

 

La bibliothèque noire
Martinez, Cyrille
Buchet Chastel

Une histoire des bibliothèques et de la lecture publique revue dans un roman. Le
lecteur et le livre se rejoignent dans une bibliothèque où la liberté de lire et
d’écrire est l’unique mot d’ordre.

La Bibliothèque Noire

« On a planté une forêt au milieu de la Bibliothèque. Drôle d’idée. Si j’avais eu mon mot à dire, j’aurais fait l’inverse : ne un bibliothèque au coeur d’une forêt. »

Que se passe-t-il dans les bibliothèques la nuit, derrière les portes closes et les banques de prêt désertes ? Les lecteurs choisissent-ils leurs livres, ou est-ce plutôt l’inverse ? Vient-on en bibliothèque pour travailler, voyager, ouvrir ses mails ou avoir chaud ? Et si la bibliophilie était un sport de combat ?

Partant de l’univers policé de la Grande Bibliothèque et retraçant l’histoire de la lecture publique, ce roman nous mène jusqu’aux forêts urbaines où s’échafaude l’utopie d’une bibliothèque noire, sauvage, avec la liberté de lire et d’écrire pour unique mot d’ordre.

Frederique

 

Sinon j’oublie
Mélois, Clémentine
Grasset

Un recueil de fictions imaginées à partir de 99 listes de commissions trouvées ça et là, révélant l’intimité de ceux qui les ont écrites. La romancière y décèle des
habitudes, des modes de vie, des manies. L’orthographe, la graphie, la qualité du papier révèlent l’appartenance sociale et d’autres nuances, des personnages
extrêmement divers prennent corps. Le poétique naît ainsi du prosaïque.

Camille

 

Les gens dans l’enveloppe : roman, enquête, chansons
Monnin, Isabelle
Le Livre de poche

Après avoir acheté un lot de 250 photos d’une famille d’inconnus, l’auteure a décidé
d’écrire leurs aventures, mises en musique par A. Beaupain. Grâce au code inclus
dans l’ouvrage, les chansons peuvent être téléchargées sur le site
http://www.lesgensdanslenveloppe.universalmusic.fr. Prix du roman 2015 des librairies
Folies d’encre, prix révélation SGDL 2015.

Monique

Le printemps des pierres
Peyramaure, Michel
R. Laffont

Le temps de l’exaltation est venu.
L’œuvre a jailli de terre et révélé ses structures. Les premiers murs, les premières colonnes ont surgi
dans un printemps d’alléluias et de miracles. C’est le printemps des pierres. Il s’est installé partout en
France.

Le temps de l’exaltation est venu.
L’œuvre a jailli de terre et révélé ses structures. Les premiers murs, les premières colonnes ont surgi dans un printemps d’alléluias et de miracles. C’est le printemps des pierres. Il s’est installé partout en France. Dieu ne peut plus se perdre en ce pays : toutes ces églises, toutes ces cathédrales sont pour lui autant de repères. S’il était aveugle, il pourrait se guider en tâtant de ses grandes mains de nuage telle ou telle muraille qui sent encore le mortier frais, exhaussée au-dessus des toits des villes et des bourgs.
Dieu est heureux ; il baigne dans ce printemps comme dans un lit de chaleur et de lumière et il écoute monter autour de lui ce silence des pierres qui n’est pas celui du désert, mais un tissu léger de cantiques. Ce temps exceptionnel où la France a pris son visage d’éternité, ces printemps ajoutés aux printemps où, en cette fin du XIIe siècle, la foi d’un peuple, et l’intelligence, et le savoir-faire de ses maîtres d’œuvre, de ses carriers, maçons, charpentiers, imagiers, verriers donnaient forme à la prière, Michel Peyramaure les fait surgir devant nous tels qu’ils furent, tumultueux, violents, à travers l’aventure de quelques hommes et de quelques femmes qui les vécurent dans la joie, la passion et le sacrifice. Le printemps de pierres est un roman.
On y voit créer, construire, lutter, s’aimer, déchirer des êtres de chair et de sang. Des humbles et des grands, des fous et des truands, des utopistes et des putains, des hommes de pouvoir et des hommes de foi : tout le peuple de Dieu. On y voit s’élever, pierre après pierre, au prix de mille périls et de mille difficultés, le chœur de Notre-Dame de Paris – il a fallut vingt ans, et il faudra un siècle encore avant que la cathédrale s’affirme dans toute sa grandeur. Maître Jean répétait à Vincent, son élève, que les passions souvent égaraient :  » Seule compte l’œuvre…
La mort n’existe pas. Nous nous survivrons dans notre œuvre.  »

Monique
Pas pleurer
Salvayre, Lydie
Points

Deux voix s’entrelacent. En premier celle de Georges Bernanos, témoin direct de la
guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationalistes et
l’Eglise catholique. En second celle de Montse, mère de la narratrice, qui conserve
pour seul souvenir la joie des jours radieux de l’insurrection libertaire. Prix du Salon
Le livre sur la place 2014 (Nancy), prix Goncourt 2014.

«Ma mère s’appelle Montserrat Monclus Arjona, un nom que je suis heureuse de faire vivre et de détourner pour un temps du néant auquel il était promis. Ce soir, je l’écoute remuer les cendres de sa jeunesse perdue et je vois son visage s’animer, comme si toute sa joie de vivre s’était ramassée en ces quelques jours de l’été 36, et comme si, pour elle, le cours du temps s’était arrêté le 13 août 1936.»

Monique

 

Marcher jusqu’au soir
Salvayre, Lydie
Stock

L’auteure revient sur son expérience au musée Picasso. A travers ses
questionnements et ses confidences, elle évoque son histoire familiale, son
obsession pour l’humilité et l’injustice.

L’humeur railleuse er le verbe corrosif, Lydie Salvayre se saisit du prétexte d’une nuit passée au musée Picasso pour questionner le milieu artistique et ses institutions. Se tournant vers son enfance de pauvre bien élevée et abordant sans masque son lien à un père redouté et redoutable, elle essaie de comprendre comment s’est constitué son rapport à la culture et à son pouvoir d’intimidation, tout en faisant l’éloge de Giacometti, de sa radicalité, de ses échecs revendiqués et de son infinie modestie.

Camille

 

Le parfum
Süskind, Patrick
Le Livre de poche

Dans la France du XVIIIe siècle, Jean-Baptiste Grenouille, enfant abandonné et
difforme, est rejeté car il n’a pas d’odeur. Il est doté d’un don unique qui le rend
capable de percevoir toutes les odeurs du monde, celles que nul ne peut sentir, pas
même les animaux. En étranglant une jeune fille, il découvre le meilleur parfum du
monde, celui qui lui permettrait peut-être d’être aimé…

Le Parfum

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien. Or ce monstre de Grenouille avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le coeur des hommes ».

C’est son histoire, abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un best-seller mondial, récemment porté à l’écran.

À vue de nez, un chef-d’oeuvre.

Monique

 

 

Aux cinq rues, Lima
Vargas Llosa, Mario
Gallimard

Lima, années 1990. Un scandale politique, médiatique et sexuel mettant en scène
Enrique Cardenas, un riche industriel, mais aussi des figures de la finance, du showbusiness et du pouvoir politique met la ville en émoi.

Aux Cinq Rues, Lima

« Le voyeurisme est le vice le plus universel qui soit. Vous le savez mieux que personne : nous voulons connaître les secrets et, de préférence, les secrets d’alcôve. Fourrer son nez dans l’intimité des puissants, des célébrités, des importants. »

Lima, années 90. Alors que le dictateur Fujimori a plongé le pays dans la peur et la violence, deux couples de la haute société se retrouvent mêlés à un gigantesque scandale politique, médiatique et sexuel. Quelques photos compromettantes, un maître chanteur, un crime crapuleux : entre érotisme et corruption, chacun cache un secret dans cette sulfureuse comédie de moeurs.

Camille

 

Bien entendu nous avons parlé de tous ces livres mais toutes ses œuvres abordées nous ont conduites aussi à évoquer quelques films et quelques expositions.

Titres de films évoqués:

CARAVAGGIO, de Derek Jarman 

-Une œuvre sans auteur, Florian Henckel Von Donnersmarck

La vie des autres, Florian Henckel Von Donnersmarck

Exposition :
Au Musée d’art et d’histoire du judaïsme, Adolfo Kaminsky, faussaire et photographe du jeudi 23 mai 2019
jusqu’au dimanche 8 décembre 2019

Á la fondation Cartier pour l’art contemporain,

Nous les arbres, du 12 juillet au 10 novembre 2019

Les films évoqués:

-CARAVAGGIO,de Derek Jarman 

Caravaggio est un film britannique réalisé par Derek Jarman, sorti en 1986, inspiré par la vie du peintre
baroque italien Le Caravage. Le film de Jarman s’intéresse au triangle amoureux entre Caravage, Lena et
Rannuccio. Caravage avait l’habitude de prendre pour modèles de ses tableaux religieux des gens de la rue,
ivrognes et prostituées.
-Une œuvre sans auteur, Florian Henckel Von Donnersmarck
À Dresde en 1937, le tout jeune Kurt Barnet visite, grâce à sa tante Elisabeth, l’exposition sur « l’art dégénéré » organisée par le régime nazi. Il découvre alors sa vocation de peintre. Dix ans plus tard en RDA, étudiant aux Beaux-arts, Kurt peine à s’adapter aux diktats du « réalisme socialiste ». Tandis qu’il cherche
sa voix et tente d’affirmer son style, il tombe amoureux d’Ellie. Mais Kurt ignore que le père de celle-ci, le professeur Seeband, médecin influent, est lié à lui par un terrible passé. Épris d’amour et de liberté, ils décident de passer à l’Ouest…
-La vie des autres, Florian Henckel Von Donnersmarck.
Au début des années 1980, en Allemagne de l’Est, l’auteur à succès Georg Dreyman et sa compagne, l’actrice Christa-Maria Sieland, sont considérés comme faisant partie de l’élite des intellectuels de l’Etat communiste, même si, secrètement, ils n’adhèrent aux idées du parti.
Le Ministère de la Culture commence à s’intéresser à Christa et dépêche un agent secret, nommé Wiesler, ayant pour mission de l’observer. Tandis qu’il progresse dans l’enquête, le couple d’intellectuels le fascine de plus
en plus…

Exposition :

Au Musée d’art et d’histoire du judaïsme, Adolfo Kaminsky, faussaire et photographe du jeudi 23 mai 2019 jusqu’au dimanche 8 décembre 2019


Résistant dès l’adolescence et faussaire de génie, Adolfo Kaminsky a consacré trente ans de son existence à produire des faux papiers. Son oeuvre de photographe, pleine de poésie et de force, dévoile son intérêt pour les marges, les figures dignes et solitaires, les visages de la nuit.

Á la fondation Cartier pour l’art contemporain, Nous les arbres, du 12 juillet au 10 novembre 2019

Réunissant une communauté d’artistes, de botanistes et de philosophes, la Fondation Cartier pour l’art contemporain se fait l’écho des plus récentes recherches scientifiques qui portent sur les arbres un regard renouvelé.
Organisée autour de plusieurs grands ensembles d’œuvres, l’exposition Nous les Arbres laisse entendre les voix multiples de ceux qui ont développé, à travers leur parcours esthétique ou scientifique, un lien fort et intime avec les arbres, et qui mettent en lumière la beauté et la richesse biologique de ces grands
protagonistes du monde vivant aujourd’hui massivement menacés.
Le catalogue de l’exposition a été commandé par la bibliothèque. Vous pourrez l’emprunter prochainement

 

 

6 réflexions sur “Kawa littéraire spécial été

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