Papote sur l’auto Edition avec Rebecca Greenberg.

Papote sur l’auto Edition avec Rebecca Greenberg.

 Il y a quelques jours avec Miss Aline, nous interrogions Rebecca Greenberg à propos du sujet de l’auto-édition.

En effet, l’auto édition n’a jamais été aussi importante mais surtout autant de qualité. Aussi nous étions curieuses avec Miss Aline de comprendre pourquoi certains auteurs préfèrent l’auto-édition plutôt que d’être publiés chez un éditeur classique.

Et qui mieux que Rebbeca Greeberg pour nous répondre, elle qui a publié un somptueux premier roman en auto-édition et qui a été contactée par une maison d’édition pour publier celui-ci.

Allez place à l’interview


Miss Aline : Bonjour  Rebecca. Nous voilà réunies pour parler de l’auto-édition.

Rebecca : Bonjour  à vous toutes.

Geneviève : Bonjour Mesdames, ravie que vous me permettiez de me joindre à vous pour ce sujet qui m’intéresse aussi.

Miss Aline : Peux tu nous donner les grandes lignes de l’auto édition ?

Rebecca : Eh bien je dirais que c’est la possibilité pour tout auteur d’avoir une chance d’être lu…

Sans passer par la case « attente angoissante devant la boite aux lettres » et « déception devant les lettres de refus des éditeurs »…

Je précise tout de même qu’il n’existe pas de solution miracle et que l’auto-édition n’assure pas le succès, mais que c’est toujours mieux que de garder un manuscrit dans un tiroir ou dans le disque dur d’un ordinateur.

Et puis… QUI NE TENTE RIEN…

Miss Aline : Concrètement, comment cela se passe-t-il ? Quel coût ?

Rebecca : Il existe diverses solutions, mais je ne peux parler que de mon expérience personnelle : l’auto-édition sur Amazon. La publication ne coûte absolument RIEN. Tout est gratuit

Les seuls frais seront ceux engagés pour la réalisation de la couverture (par un graphiste) et les éventuelles corrections du texte.

Miss Aline : on t’écoute  … décris-nous les différentes  étapes.

Rebecca : Première étape, finir son roman.  Ça peut paraître évident, mais ce n’est pas toujours si facile (je sais de quoi je parle… lol). Donc, il faut s’armer de courage et aller jusqu’au bout.

Geneviève : ça parait évident, oui

Rebecca : Ensuite, relire et faire relire par des proches, des connaissances pour avoir un avis extérieur et rectifier le texte en fonction des remarques pertinentes. Enfin, lorsque le texte paraît abouti le faire corriger par une correctrice pro, c’est indispensable, même en ayant un excellent niveau de français

Geneviève : Rebecca, penses-tu que les béta-lectrices et autres relecteurs, ont un regarde suffisamment avisé pour permettre une réécriture du texte correcte ?

Rebecca : Sans hésitation, OUI. Parce qu’un auteur ne peut PAS avoir un regard extérieur sur son œuvre.

Geneviève : Le métier éditrice, enfin d’éditrice qui bosse avec son auteur sur son texte, n’est-il pas un vrai plus pour la qualité du texte ? Je ne dis pas ça pour ton 1er roman, il est incroyable. Une parfaite réussite d’auto édition.

Rebecca : Je ne dis pas qu’il faille prendre toutes les remarques au sérieux, mais si une remarque revient plusieurs fois après plusieurs relectures (par plusieurs personnes différentes), alors cela voudra dire qu’elle est certainement justifiée

Perso, en tant que correctrice, je fais également ce travail éditorial. Et je pense que certaines personnes qui ne sont pas éditrices peuvent le faire aussi.

Il y a des personnes passionnées qui ont un regard très perspicace et exigeant qui peuvent aider un auteur

 Geneviève : Je suis personnellement incapable de faire ce travail de relecture.

Rebecca : Normalement, une bonne correctrice le fera pour vous

Dans le milieu des Auto-édités (ceux d’Amazon, en tout cas) nous avons la chance de nous connaitre et de nous entraider. Il y a tout un circuit derrière ;

Geneviève : Enfin correctrice, éditrice, ça reste un vrai métier. Pardon de me faire l’avocat du diable.

 Rebecca : Lol. Peut-être. Mais la relecture par les bêtas reste une étape indispensable PREALABLE à cette étape correction

Disons que c’est aussi la première étape pour « rassurer » un auteur. Le premier regard extérieur… Celui qui dira si ça fonctionne ou non et pourquoi. Ce ne sera pas de l’étude de texte approfondi, mais au moins on aura un premier aperçu de l’effet de son travail.

Geneviève : Merci de ces précisions.   Je comprends mieux, la mutualisation des compétences des auteurs Auto-édité.

Quelques auteurs de « la Famille Indés » de Rebecca

Rebecca : Je pense qu’une première lecture de bêta peut permettre de relever certaines incohérences du récit, de noter lorsqu’un passage est trop long et ennuyant, ou si des dialogues ne sont pas crédibles… Donc, en ce sens, cela peut permettre une première réécriture du texte.

A part d’être un génie (comme certains auteurs que je connais…), un manuscrit doit toujours subir de nombreuses réécritures et rectifications avant d’être abouti. Donc pour moi, oui, les bêta-lecteurs sont indispensables, et surtout lorsque ce sont des gens qui ne sont pas trop proches… car leur avis est objectif

Geneviève : Ma question est dans ce sens, comment fait-on pour choisir des béta-lectrices ?

Rebecca : Bonne question ! Je pense qu’il faut marcher au feeling, faire lire son manuscrit à des personnes en qui l’on a un minimum de confiance… Evidemment, hors de question de confier son bébé à des inconnus… trop risqué… Perso, j’ai commencé avec des gens de ma connaissance (en vrai) puis certaines qui me suivaient sur mon blog et avec lesquelles j’avais créé des liens (A l’époque, je n’avais pas de compte Facebook)

Geneviève : Tu disais plus haut, pas trop proche les relecteurs, mais avec un bon feeling quand même. Pas simple comme équation, non ?

Rebecca : Pas trop proches, je voulais dire pas un conjoint ou un meilleur ami…  Des gens avec qui on a déjà bien échangé via internet peuvent tout à fait convenir. Des gens qui lisent pas mal et qui seront assez sincères pour vous dire la vérité

Miss Aline : c’est une vraie relation de confiance tout de même et pour le bêta c’est aussi un engagement moral en plus de la confiance.

Rebecca : Oui, évidemment! D’ailleurs, le bouche à oreille marche pas mal. Certains bêtas sont connus pour avoir fait des lectures d’autres auteurs et cela s’est bien passé, donc on pourra certainement leur faire confiance Oui, idem dans l’autre sens. Le bêta s’engage vis à vis de l’auteur. On ne parle pas ici des chroniqueurs, c’est très différent… On en parlera tout à l’heure, dans les dernières étapes…

Un bêta-lecteur, est quelqu’un qui s’engage à lire un manuscrit et à faire un retour pertinent à l’auteur en vue de son amélioration

La critique (avec des mots gentils, hein, car l’artiste est une personne sensible… lol) est très appréciée à ce stade

Il s’agit d’être avant tout CONSTRUCTIF. Pour le bien du texte, de l’histoire. Pour lui donner toutes ses chances. Ensuite, on pourra passer à l’étape suivante: la correction pro qui se fera sur le texte « définitif ». Je veux dire la version la plus aboutie possible. Ici, ce sera une relecture en profondeur.

Miss Aline : Combien de bêta pour être « efficace » sur un roman ?

Rebecca : Excellente question… L’idée est de ne pas trop s’éparpiller non plus… Bon, disons que cela dépend de l’auteur et de son parcours. Pour mon premier roman, je n’avais pas du tout confiance en moi, et j’ai donc dû le faire relire par au moins 10 personnes!! Pour le second, je pense que 3 ou 4 personnes de grande confiance suffiront…

Geneviève : Ne crois-tu pas Rebecca,  qu’il y a eu une prise de conscience des auto-édités ces dernières années sur la correction par un pro ?

Rebecca : Difficile à dire… Ceux que je connais passent par une correction pro pour la plupart, en effet, car ils sont conscients de l’importance de cette étape, mais j’imagine qu’il y en a beaucoup d’autres qui estiment ne pas en avoir besoin

Tout dépend de son niveau d’exigence… Comme partout, il y a de tout… Mais je pense qu’il est essentiel de présenter au public un texte correct, surtout si on fait payer! C’est une question de morale à mon sens

Une question d’amour propre, même, peut-être… Enfin, tout est question d’exigence… Certains ne se soucient pas de ces choses-là et c’est désolant. Car ils donnent une mauvaise image des auto-édités, selon moi.

Longtemps, j’ai moi-même cru que l’auto-édition étaient réservée aux auteurs médiocres (j’ai un peu honte de le dire, mais c’est la vérité…) Je pense qu’Amazon a été le premier à révéler que ce n’était pas le cas et qu’on pouvait également trouver des perles en auto-édition

C’est ainsi que j’ai découvert cette filière… Comme tout le monde, j’ai d’abord envoyé mon manuscrit à des éditeurs qui l’ont tous refusé…12 refus.  J’étais assez désespérée Mais j’ai découvert par hasard LUCA TAHTIEAZYM sur Amazon et j’ai eu comme une révélation: l’auto-édition pouvait aussi être prise au sérieux Je l’ai contacté – c’est aussi ça la magie de l’auto-édition, la possibilité d’échanger librement avec les auteurs qu’on lit – et je lui ai demandé des infos

C’est ainsi que tout a démarré Il m’a aiguillé et j’ai décidé de me lancer!

Miss Aline : Concrètement,  se lancer c’est quoi comment ?

Rebecca : Concrètement, c’est juste télécharger un fichier WORD sur KDP…  Kindle Direct Publishing.

https://kdp.amazon.com/fr_FR/

Bon, après la correction pro, lorsque le texte est « nickel », il faut se soucier de la couverture. Donc, pour la couverture, il faut trouver un graphiste…

Geneviève : Alors 2 choses au moins. La première, les réseaux sociaux ont-ils changé la donne ? On a la chance en France d’avoir un maillage de librairie incroyable, et du coup j’ai un peu de mal avec Amazon et ses privilèges en matière de coût d’expédition….Et du coup, les auto-édités ne se retrouve qu’en version Kindle et pas chez nos libraire même en numérique.

Rebecca : Avant, il y avait Matthieu Biasotto, le « spécialiste des indés »… Mais à présent, il est en pause. Brian Merrant a repris le relais, mais il y a des délais car beaucoup de demandes… Cela devient donc un peu difficile. Mais en fouillant bien, en se renseignant auprès d’autres auteurs, on finit par trouver…

Geneviève : Nous, on a des noms et des adresses pour vos couv, si, si !

Rebecca : Evidemment, la couverture est importante, essentielle, car c’est elle qui attirera (ou non) l’œil des lecteurs sur le site Amazon. J’ai eu une chance extraordinaire, Matthieu m’a réalisé une couverture sublime qui a beaucoup aidé ! J’en suis parfaitement consciente

Donc, une fois les étapes corrections et couvertures réalisées, on peut se lancer sur KDP, la publication proprement dite.

Il suffit d’aller sur le site (lien fourni plus haut) et de s’inscrire en ouvrant un compte

Ensuite, il faut remplir les champs en fournissant les informations demandées et en téléchargeant le fichier WORD du texte final, ainsi que le fichier JPEG de la couverture (fournie par le graphiste)

KDP assure la publication de l’EBOOK, la forme numérique uniquement. Pour la version brochée, il suffit de refaire le processus sur KDP PRINT : un lien est fourni sur KDP afin que les deux versions soient liées, c’est à dire pour qu’elles apparaissent ensemble sur la même page d’Amazon (et que le client ait le choix entre les deux formats). Tout est automatique

Miss Aline : Ok

Geneviève : J’ai fait ça pour nos deux publications, notre cadavre exquis, A fleur de cadavre et pour notre recueil de nouvelles, Un anniversaire qui dérape.

Rebecca : Pas besoin de se prendre la tête, ni de payer l’impression ou de stocker des livres quelque part. Amazon propose l’impression à la demande, c’est à dire qu’un livre broché ne sera imprimé qu’après avoir été commandé! Rien ne passe par vous

Geneviève : Je confirme

Rebecca : Un autre avantage: la totale transparence des ventes. Vous recevez un détail des ventes chaque jour et presque en temps réel, consultable à tout moment sur votre compte auteur

Vous avez le nombre de ventes numériques et le nombre de ventes de brochés,  ainsi que le nombre de pages lues. C’est le système de PRÊT d’Amazon

Miss Aline : Une fois sur la plateforme tu peux faire ce que tu veux ? Tu en décide le prix, tu le retires quand tu veux etc ?

Rebecca : OUI, absolument tout. Tu peux même corriger ton texte quand tu veux. Il suffit de rectifier le doc WORD et de le re-télécharger. Tu es totalement autonome et maître à bord ; C’est le GROS avantage par rapport aux éditeurs

Miss Aline : Cela semble  plutôt bien

Rebecca : Je reviens sur cette histoire de pages lues, via le prêt Amazon, car cela a son importance. Lors de l’inscription sur KDP, il vous sera demandé si vous acceptez l’exclusivité. Perso, je pense qu’il est très intéressant de le faire. D’une part parce qu’Amazon détient 90% ou plus du marché du numérique et que vous aurez très peu de ventes ailleurs. D’autre part parce que cela vous permet d’accéder au programme de prêt. C’est comme une bibliothèque qu’Amazon propose à ses abonnés. Pour une certaine somme par an (ou par mois, je ne sais plus), les lecteurs peuvent emprunter autant de livres qu’ils veulent

En tant qu’auteur participant, vous serez payé « A LA PAGE LUE », ce qui revient à la même chose qu’une vente

Cela permet d’élargir son lectorat. Car les très gros lecteurs sont souvent abonnés

Geneviève : Quel est le pourcentage de vos droits d’auteur ?

Rebecca : Il faut savoir qu’en s’auto-publiant sur Amazon, vous vendrez essentiellement des e-books. Les ventes papier sont beaucoup plus rares. Pour la version numérique, l’auteur touche 70% si le prix est égal ou supérieur à 2,99 euros. Si le livre est à moins de 2,99, le pourcentage passe à 35 %

Geneviève : Pour la version papier tout dépend de prix de vente que tu indiques je suppose. Le coût de fabrication restant le même !

Rebecca : Vous comprendrez alors pourquoi un auteur ne gagne pas vraiment à le brader à 0,99 … Quand il le fait, c’est vraiment un cadeau!

Donc, pour un livre à 2,99 euros, l’auteur touche en réalité 1,90 euro. Cela peut sembler peu…Mais si vous regarder bien… Lors d’un contrat avec un éditeur, l’auteur ne touche que 6% à 8% (dans le meilleur des cas)

Sur un ebook à 10 euros, ça ne fait même pas 1 euro…

Miss Aline : C’est  peu tout de même en comparaison du travail fournis par l’auteur !

Rebecca : Evidemment… Ce n’est pas moi qui dirai le contraire…  Mais chez les éditeurs… c’est pire! Sauf si vous avez la chance d’obtenir un à-valoir de sa part, lors de la signature du contrat. L’à-valoir, c’est une « avance » sur les ventes

Geneviève : Par rapport à la visibilité en librairie, aucune donc ?

Rebecca : Non, aucune. C’est le gros défaut de l’auto-édition… Pas de présence en librairie (sauf à se déplacer et proposer son livre directement au libraire…) car les libraires travaillent avec les éditeurs.

Mais encore une fois, je peux vous garantir que les ventes papiers sont TRES inférieures aux ventes numériques… A moins de s’appeler Marc Lévy ou Stephen King…

Geneviève : Et pour les salons, vous faîtes comment ?

Rebecca : Je ne peux malheureusement pas répondre à cette question, car je n’en ai jamais fait… J’habite à l’étranger. J’imagine que l’auteur doit commander ses propres livres sur Amazon (il bénéficie d’un tarif spécial auteur), puis les amener au Salon pour les revendre au prix public. Idem pour les dédicaces hors salons.

Miss Aline : quels sont les points négatifs de ce système ?

Rebecca : Je dirais l’absence en librairie, tout de même, pour ceux qui ne veulent pas commander sur Amazon…

En ce qui concerne la promo, c’est un leurre de croire qu’une maison d’édition assure la promo de ses auteurs (sauf les déjà célèbres…) Donc, à ce niveau, il n’y a aucune différence: dans les deux cas, il faudra se débrouiller tout seul, en publiant des posts sur les réseaux sociaux et autres

Et NON, même les grandes maisons d’éditions ne s’en occupent pas (sauf cas rares et pistonnés)

Et OUI, j’ai des sources… lol

Miss Aline : Finalement pas plus d’avantages en auto édités que dans une ME ?

Rebecca Greenberg : Disons qu’on est tous dans la même « galère », mais qu’en tant qu’indé, au moins, nous sommes indépendants justement. … On reste maître à bord! On fait ce que l’on veut de SON livre

Miss Aline : Une fois ton compte Amazon auteur acquis : es tu soumise à « production »,  dois-tu  produire un autre livre dans un temps imparti

Rebecca : Non, pas du tout

Miss Aline : Ensuite, tu te débrouilles pour ta promo d’où les SP pour chronique ?

Rebecca : Oui. Mais comme dans une ME…Oui, la partie promo passe essentiellement par les chroniqueurs

Miss Aline : Te dis tu : il me faut tant de SP pour ma promo ?

Rebecca : Oui. Et c’est ce que je dis aux auteurs que je corrige: il te faut au moins 10 SP pour démarrer. Et ensuite autant que possible: 20, 30, 40 ou plus

Miss Aline : Comment  fais-tu ton choix ?

Rebecca : Plus on parlera de toi et plus tu auras des chances de vendre, évidemment. Alors il y a deux possibilités : ceux qui acceptent les e-books et ceux qui ne veulent que du papier

Aline : C’est un coût pour toi le papier ?

Rebecca : Pour le papier, on choisit au compte-goutte, les plus suivis, car ça nous coûte cher…Oui, puisque l’auteur doit ACHETER son propre livre pour l’offrir à la chroniqueuse

Perso, j’ai eu la chance de passer par mon éditeur qui m’a fourni des exemplaires pour les SP. Mais un auteur indé ne pourra pas le faire et devra payer ses livres.

Personnellement, j’ai gardé mes droits numériques, donc je gère les e-books et mon éditeur s’occupe de la version papier uniquement. C’est ce qu’on appelle un auteur « hybride ». L’inconvénient, c’est que le papier est en rupture de stock, et que je ne peux plus en vendre…. Il n’est plus dispo sur Amazon. D’où l’Intérêt aussi de l’auto-édition: jamais de risque de rupture de stock, même après 10 ans… ! Avec l’impression à la demande d’Amazon

Avec un éditeur, il faut qu’il accepte de réimprimer et du coup, on est coincé…

Miss Aline : ce n’est toutefois pas évident de faire le choix, le bon choix ?

Rebecca : Disons que tant qu’on n’a pas de proposition de contrat, on n’a pas vraiment le choix… Et qu’il serait dommage d’attendre éternellement alors que l’on peut proposer son livre au public facilement

Miss Aline : Effectivement

Rebecca : De toute façon, à mon humble avis, le monde de l’édition traditionnelle est en perdition… Donc autant trouver d’autres filières pour être lus

Miss Aline : L’avenir nous le dira

Rebecca : Malheureusement, les retours d’expérience que j’ai de la part des auteurs que je connais et qui ont fini par être publiés en ME  sont très décevants. Pour ne pas dire douloureux

Je voulais revenir sur les chroniqueurs, en disant que pour la version Ebook, il ne faut pas hésiter à donner son livre au maximum, même en sachant que plusieurs ne feront jamais de chronique… Cela fait partie du jeu. Il faut l’accepter

Un ebook, c’est gratuit pour l’auteur. C’est juste un fichier qu’il envoie. Evidemment, il faut bien protéger son œuvre auparavant

Miss Aline : Comment ?

Rebecca : Il y a différentes formules. Pour ma part, j’ai déposé le manuscrit avant toutes démarches à la SGDL (Société des Gens De Lettres). On obtient un numéro de dépôt daté qui fait force de loi en cas de litige

https://www.sgdl.org/sgdl-accueil/services-de-la-sgdl/protection-des-oeuvres/3238-cleo-plus

Miss Aline : Lorsque ton dépôt est fait, tu ne peux plus toucher à ton texte ?

Rebecca : En théorie non, il ne faut plus rien changer. C’est pour cela qu’il faut toujours garder le fichier source comme preuve. Le fichier WORD déposé. Même si l’on retouche le texte ensuite, pourvu que ça ne soit pas de gros changements de structure

Miss Aline : Ton texte est gardé combien de temps? Le coût ?

Rebecca : C’est payant. Le prix de base : 10 euros par an. Je ne passe plus par eux, puisque c’est l’éditeur qui a déposé le manuscrit à la Bibliothèque Nationale de France

Donc, pour en revenir aux chroniqueurs, il faut distribuer un maximum d’e-books. Plus votre livre circulera, mieux ce sera.

Il faut aussi publier sur vos réseaux sociaux les chroniques que vous recevez (enfin, les bonnes… lol)

Sur Facebook, mais aussi surtout sur INSTAGRAM en prenant soin de mettre des ashtags (#) qui renvoient à des groupes de lecture suivis pour que vos posts soient vus par un plus grand nombre. Un lien vers le blog de la chroniqueuse ne suffit pas…

Concrètement, peu iront cliquer sur le lien…

Sur Facebook, le mieux est de copier coller la chronique, en citant le nom de la blogueuse (en la taggant) et en mettant le lien vers sa page. Sur Insta, l’idéal est de faire un « Repost ». Les likes profiteront également à la chroniqueuse

Petite astuce que j’ai découverte et expérimentée pour trouver facilement des chroniqueuses sur INSTA… : Lorsqu’une chroniqueuse poste votre chronique sur son profil, elle reçoit souvent des commentaires enthousiastes d’autres chroniqueuses qui la suivent, tels que « Wow, ça donne envie! » ou « Ce livre a l’air super »… Il vous suffit alors de contacter en MP ces chroniqueuses pour leur proposer votre ebook.  La majorité du temps, elles sont super contentes car l’envie de vous lire est encore présente…Et donc vous gagnez de nouvelles chroniques Et ainsi de suite

Oui, ça prend du temps et ça demande de l’investissement, mais ça vaut le coup

Miss Aline : Penses-tu que nous ayons fait le tour de la question ?

Rebecca : Oui, il me semble.

Miss Aline : Il me reste à te remercier pour cet échange très constructifs et le temps que tu nous à consacré.

Rebecca : Merci de m’avoir donné l’opportunité de parler de l’autoédition, sujet qui me tient a cœur

Geneviève : Merci à toutes les deux,  merci pour cet échange fructueux. Et merci aussi de m’avoir permis de vous poser quelques questions.

Rebecca : Merci a vous deux. Très bonne santé à vous et à vos proches en ces temps tourmentés. Bon courage

Miss Aline : Merci et prends soin de toi et de tes proches. A bientôt.

Geneviève : J’espère cher polardeux et chères lectrices que cette petite papote vous auras comme pour moi éclairé sur l’auto-édition. 

Et si vous avez des questions, posez-les et nous tâcherons avec Miss Aline d’aller interroger à nouveau notre auteure.

7 réflexions sur “Papote sur l’auto Edition avec Rebecca Greenberg.

  1. Excellent article. Merci a Rebecca qui n’élude rien. Petit détail… Vous auriez dû faire lire cet article a – une correcrice- avant de le mettre en ligne !

    Aimé par 1 personne

  2. Bonsoir, j’ai déjà acheté ce livre et en attente de lecture. Merci pour toutes ces informations intéressantes. Je lis beaucoup des premiers romans et ai pu voir avec bonheur des livres démarrer à 2,99€ chez Amazon, mettre comme commentaire que ce livre était bien en-dessous du tarif car excellent et le voir un jour en vente à la librairie de chez Leclerc au PV d’un livre broché. Cela m’a fait vraiment plaisir car mérité.
    Je me sens maintenant quelque peu coupable de beaucoup lire via mon application Kindle énormément de livres sans pour autant les commenter.
    Après la lecture de cet entretien si intéressant, je penserai à celui-ci et mettrai une chronique et chez Amazon, Babelio. Je ne suis pas très réseaux sociaux. Pour les livres, Instagram prend de l’essor.
    Merci gente dame pour cet article très intéressant sur l’auto-édition. 🙏☘️☘️☘️❤️

    Aimé par 1 personne

  3. C’est intéressant, le tour de la question est bien fait, ma soeur me dit toujours que quand elle aura plus de temps il faudra que nous fassions une auto-édition du blog de mon chat en sélectionnant les meilleures morceaux et avec des photos, la vie d’un chat qui parle de ses humains!

    Aimé par 1 personne

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