Apéro Polar : Rencontre avec 3 auteurs du polar

Apéro Polar : Rencontre avec 3 auteurs du polar

 

Ge : Bonjour et bienvenue ici pour un Apéro Polar un peu spécial. C’est une grande première et je suis heureuse de partager cela avec une vous.

Pour mener à bien ces échanges et ce jeu de questions réponses je vais avoir une complice en la personne de Miss  @Aline .

Ensemble nous allons vous passer chers auteurs à la question.

Aussi  @Isabelle ; @Patricia ;  @Emmanuel , on se retrouve Ici à 11h pour notre Apéro Polar Virtuel.

A tout à l’heure

Dany , Isabelle Patricia: Ok

Emmanuel Varle : à tout à l’heure

Ge : Faites entrer les accusé(e)s !

Patricia Bertin : Présent !

Isabelle Villain : Présente

 Ge  : Bonjour Mesdames et monsieur les auteurs. Bonjours amies Flingueuse

 Miss Aline : Bonjour Mesdames, Monsieur les auteurs

Isabelle : Bonjour à tous

Patricia : Bonne journée à chacune et chacun

Emmanuel Varle : Présent et bonne journée à tous

Dany :  le public est là !

Ge et Isabelle : Whoua    Aline : Yes

Ge : Je suis ravie de vous accueillir pour cet Apéro Polar très particulier. C’est la première fois que nous faisons ça sur Collectif Polar. Et si nous avons l’habitude des interviews par Messanger interposé, nous ne maîtrisons pas le dialogue à 3 auteurs.

Je serai votre modératrice, ma complice Miss Aline vous soumettra à la question.

@Danièle est là aussi pour nous épauler.

Aussi si vous êtes prêt(e)s, nous pouvons démarrer ?

Isabelle : ouiiiii

Emmanuel Varle : prêt

Patricia Bertin : oui !

Geneviève : Alors première question : pouvez vous vous présenter ?

@Isabelle pour commencer puisque que tu as été la plus prompte à répondre.

Isabelle Villain : J’ai 54 ans depuis quelques jours. Je suis mariée et j’ai un fils de 28 ans. J’ai travaillé dans l’organisation de salons professionnels pendant une vingtaine d’années et me suis mise à l’écriture pour rigoler en 2000. J’y consacre tout mon temps depuis 2014

 

Ge : Merci  @Isabelle nous reviendront sur l’écriture promis. 

@Patricia tu voulais intervenir ? T e présenter peut-être ?

Patricia Bertin : J’ai 58 ans. Après 37 ans de loyaux services à la Poste, j’ai pris ma retraite. Ayant arrêté le collège à 16 ans, je n’ai fait des études qu’à 40 grâce au DEAU. : Master de lettres modernes.

Isabelle et Ge : Bravo

Ge : voilà un beau parcours

Patricia Bertin : J’ai toujours écrit, mais sans percer. En 2008 je signais mon premier contrat avec manuscrit.com. Puis en 2013 avec les éditions du net avant de connaitre Souny édition pour mon dernier polar.

Patricia Bertin : Désolée pour les fautes, j’ai envoyé en appuyant sur entré pour aller à la ligne.

Isabelle , Aline et Ge : Ahahaha

Ge : Patricia, on reviendra sur ce premier polar.

@Emmanuel, moi je connais un peu ton parcours pro, mais peux-tu te présenter à ces dames ?

Emmanuel Varle : J’ai 60 ans et je suis retraité de la police nationale depuis 4ans après 33 années d’activité. J’ai commencé à écrire des polars en 2013 depuis j’en ai écrit cinq quatre publiés et le cinquième est en lecture chez mon éditeur.Je m’appelle Emmanuel Holzbacher mais j’écris,ous le pseudo d’Emmanuel varle car lorsque j’ai commencé à publier j’étais policer et ma direction voulait que j’écrive sous un pseudo que j’ai conservé depuis.

Ge et Isabelle: Merci

Ge : Ah le pseudo, vous y avez pensé les autres ?

ET …pourquoi Varle, alors  @Emmanuel ?

Emmanuel Varle : J’ai trouvé de nombreux pseudos mais sur internet j’ai vu que d’autres personnes portaient ces noms donc je me suis dit Varle qui signifie pour moi Vouloir Absolument Réussir dans la Littérature comme Ecrivain.

Geisabelle, Aline, Dany : excellent !

Isabelle Villain : Villain est le nom de mon mari. Mon éditeur a trouvé que la juxtaposition d’isabelle et de Villain était percutante

Ge et Aline : Pas faux

Patricia Bertin : Non, la banalité de mon nom convient à la banalité de mes personnages. De ma vie je n’ai eu et n’aurait qu’une signature.

Miss Aline : L’écriture (de roman) ne faisant pas partie de votre quotidien … pouvez vous nous dire comment vous en êtes venus à écrire et pourquoi ?

Isabelle Villain : En ce qui me concerne, c’est un pari avec mon mari lors de vacances au bord de la mer. J’ai imaginé une histoire de meurtre en milieu sous marin car mon fils et lui passaient leur diplôme. Mon mari m’a dit : et bien écris la cette histoire ! et l’aventure a commencé

Ge et Aline : merci

Emmanuel Varle : J’ai toujours eu envie d ‘écrire. L’occasion m’en a été donnée lorsque j’ai été nommé chef des archives de ma direction. J’avais plus de temps et moins de pression inhérente au métier de policier donc je m’y suis mis et j’ai continué depuis

Aline : Pari réussi  @Isabelle !

Geneviève : Tu l’as pris aux mots et elle a donné quoi cette histoire ? Tu l’as pris aux mots et elle a donné quoi cette histoire ?

Isabelle Villain : C’était une nouvelle qui s’appelle « cadavre aux olives ». Je l’ai reprise il y a quelques mois pour en faire une nouvelle pour un recueil.

Aline et Ge

Geneviève : Chouette

Aline : @Isabelle olive- milieu sous marin… il va falloir lire la nouvelle pour comprendre le lien !!

Isabelle : la nouvelle se passe en Provence c’est pour ça

Patricia Bertin : J’écris depuis toujours. Enfant il s’agissait plus de poèmes et de nouvelles. Mon premier essai de roman date de l’âge de 20 ans. Mais comme je l’ai précisé, j’avais fait peu d’étude et en plus je suis dyslexique donc mes textes rebutaient. Tout cela fait perdre confiance. Ceux sont mes professeurs d’université qui m’ont aidé à y croire.

Ge pas cool

Isabelle et Aline : pas chouette

Geneviève : Nous partageons un point commun  Patricia

Patricia Bertin : ah oui !

 

Aline : Les archives  @Emmanuel vivier pour puiser des idées de roman ?

 Ge : bonne question miss

Emmanuel Varle : En effet, j’ai eu la chance de pouvoir consulter des documents très intéressants dont les plus anciens dataient de 1880. D’un point de vue historique c’était très riche notamment sur la seconde guerre mondiale et il y avait aussi des notes sur des artistes, des hommes politiques bref un vivier de connaissances enrichissantes. Je me souviens d’avoir lu une note sur Mistinguett alors qu’elle était jeune et se prostituait. La note prédisait un avenir sombre à v.cette jeune fille. Après ce fut pour elle la gloire et des obsèques nationales. Comme quoi les flics de cette époque pouvaient se tromper comme parfois ceux d’aujourd’hui nationales donc a

Ge et Aline : excellent

Isabelle a répondu à Emmanuel :   Et tu as l’autorisation de t’inspirer de tout ce vivier d’informations?

Ge : bonne question

Aline : j’allais poser la même question  @Isabelle

Isabelle: ahaha

Emmanuel Varle : Oui car tous ces documents étaient accessibles y compris par les chercheurs en faisant la demande et de plus je m’en suis inspiré un peu mais pas énormément et en modifiant la réalité légèrement. Ma source principale d’inspiration c’est mon imagination

Ge, Aline et Isabelle : Merci pour l’info

Aline Gorczak : Et vous Mesdames quel est « votre vivier » ?

Isabelle Villain : Mon imagination et les thématiques sociétales que j’aborde dans chaque roman. Donc beaucoup de recherches.

Aline et Ge : OK

Geneviève : @Patricia , et toi où puises-tu tes idées ?

Patricia Bertin : Avoir accès à des informations est un luxe que je n’ai pas. Je suis assez isolée. Je travaille sur un thème avant de travailler sur une histoire. Exemple le 1er polar : l’homosexualité dans la police bien avant le mariage pour tous. Ou les manipulations génétiques dans une histoire d’arbres tueurs. Après je cherche dans des livres. Mais surtout j’invente parfois juste pour le plaisir d’une phrase.

Ge : Merci

Isabelle Villain : Patricia, as tu lu le roman « ils se marièrent et il y eut beaucoup de sang?

Emmanuel Varle : Pour ton roman sur l’homosexualité dans la police as tu pris contact avec l’association d epolciers homosexuels FLag

Ge : j’allais le demander

Patricia Bertin : 1ère question non, mon roman date de 2008 et se posait surtout le problème de l’acceptation pour le personnage de son ‘homosexualité, plus que de la profession.

Ge OK

Emmanuel Varle : merci de ta réponse

Patricia Bertin :  Pour la 2em je ne connais pas cette association. D’ailleurs je ne connais pas grand monde. J’étais factrice et peu de gens prennent au sérieux un préposé aux PTT.

Geneviève: NDLR (FLAG! est l’association des personnels LGBT -lesbiennes, gays, bisexuels et trans- des ministères de l’Intérieur et de la Justice (policiers, gendarmes, administratifs, techniques, pénitentiaires…). Elle défend l’égalité des droits au sein de ces ministères et lutte contre toutes les formes d’exclusion, de discrimination, de sexisme et d’injustice fondées sur l’orientation sexuelle et/ou sur la sérologie. FLAG! est conventionné avec le ministère de l’Intérieur et à ce titre mène des actions de sensibilisation à l’homophobie et à la transphobie dans les écoles de police et de gendarmerie. En partenariat avec les mutuelles, FLAG! intervient dans les commissariats, DDSP, unités administratives, services préfectoraux et pénitentiaires pour faire de la prévention dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA. L’association est également membre de l’European LGBT Police Association (EGPA)

Patricia Bertin : Merci !

Emmanuel Varle : merci de ces précisions  @Geneviève Van Landuyt

Geneviève  : Je suis là pour ça Je suis là pour ça

Aline  : Puisque l’on parle recherches, documents etc, comment les organisez-vous, combien de temps y consacrez-vous ? Quelles sont vos sources pour ses recherches ?

Geneviève Van Landuyt : Whaou ça fait plein de questions ça !  fait plein de questions ça !

Patricia Bertin : Les livres, notamment ceux de bibliothèques. Les journaux aussi.

Ge :  @Patricia , pas Internet ?

Emmanuel Varle : J’utilise surtout internet et parfois je vais à la bibliothèque de littérature policière et aussi je me documente via des livres ou en discutant eçavec des personnes issues d’un milieu que je vais traiter

Isabelle Villain : Je passe environ 30% de mon temps en recherches car j’attache beaucoup d’importance au réalisme dans mes histoires. Je lis beaucoup et on trouve beaucoup de choses sur internet. Par la suite je vérifie toutes ces infos en parlant à des spécialistes : médecins, policiers, associations...

Emmanuel Varle :  Ah oui tout de même

Ge : Quand tu dis 30% Isabelle, c’est du temps global de la création du livre ?

Quand tu dis 30% Isabelle, c’est du temps global de la création du livre ?

Isabelle Villain : oui. Un roman me prend en tout environ 1 an. Environ 3 mois de recherches

Ge : OK, c’est pas mal dis moi !

Isabelle Vilain : Mais je compte aussi les recherches sur l’histoire, les personnages, les lieux

Ge : Recherche globale donc

Patricia Bertin : Je suis trop brouillonne pour chiffrer quoi que ce soit. Un peu d’internet mais pas majoritairement. En fait l’histoire précède le texte. Et il m’arrive de prendre des notes en vrac et de pioché dedans après. L’important est les thèmes arrêté il guide mes recherches.

Aline Ok  et Ge : ça je comprends

Geneviève  : NDLR pour compléter la réponse d’Emmanuel : Bibliothéque policière = BILIPO : La Bibliothèque des Littératures Policières (appelée aussi Bilipo) est l’unique établissement français et européen consacré à la conservation et à la promotion des littératures policières. Elle est située dans le 5e arrondissement de Paris. Ses collections permettent de consulter en salle d’étude la quasi-totalité de l’édition française dans ces domaines ainsi que de très nombreux documents relatifs tant à ces genres littéraires qu’aux principaux aspects de la criminalité.

Isabelle et Aline: Merci

Aline :  elle est accessible à tout le monde  @Geneviève ?

Patricia Bertin :  est-elle ouverte à tous ?

Geneviève : Oui  @Aline Et gratuitement Patricia

Aline, Patricia, Isabelle et Dany : Top

Aline : @Patricia tu disais « l’histoire précède le thème » … comment et pourquoi faites-vous le choix de tel ou tel thème mesdames et monsieur les auteurs ?

Isabelle Villain : Les 4 thèmes que j’ai utilisé dans mes romans sont des thèmes qui me parlent pour des raisons personnelles ou bien que je toruve originaux pour des polars.

Emmanuel Varle : Le thème me vient naturellement et me donne une vague idée du récit après je me laisse guider par mes personnages. Je ne fais pas de plan d’écriture mais une fois mon récit fini je vérifie tout

Isabelle a répondu à Emmanuel :  sans faire de plan, tu n’as pas trop d’incohérence ? Moi j’en suis bien incapable… j’ai besoin d’un plan

Emmanuel Varle : J’essaie dans mes thèmes de traiter de choses rarement évoquées dans la littérature policière ainsi dans mon premier polar, j’évoquais le monde du cirque

Non j’arrive à bien me débrouiller sans plans. Mon récit se construit naturellement et qd je vérifie tout, tout se tient, pas d’invraisemblances Je pense que la plupart des auteurs de polars font des plans

Isabelle Villain : pour le polar oui je pense. Pour le thriller c’est plus partagé je crois.

Geneviève : C’est variable, avec ou sans plan les deux sont possibles.

Isabelle Villain : Je suis admirative des auteurs qui écrivent « au fil de l’eau » en se laissant guider par leur inspiration @Emmanuel , ton roman c’est « le cirque s’invite au 36 »?

Emmanuel Varle : oui c’est mon premier polar

 

Ge : Patricia tu aurais avant de poursuivre apporter une réponse sur la question précédente ?

Patricia Bertin :  Je dis toujours que le polar est un alibi pour fouiller l’intimité des êtres. Donc pour comprendre des comportements sociaux. 1er : le refoulement de la sexualité. 2e : la dangerosité du langage car les mots sont des armes redoutables. 3e : la douleur peut-elle faire de n’importe qui un assassin. 4e : l’ambition des hommes crée des monstre (ici les arbres) 5e : Comment échapper à sa condition de femme dans un monde patriarcal. 6e :la pédophilie ; 7e : la culpabilité n’épargne personne. Et je ne vous parle pas de celui que je corrige actuellement. Bref le polar est toujours social

Ge : social; sociétal  enfin je vois bien oui

 Patricia Bertin : Je prends un stylo et un cahier et vogue le navire. L’important est le but à atteindre. Je n’ai pas de plan au sens littéral de mot.

Pas contre je sais ce que je ne veux pas : le monstre. A part le pédophile qui reste mon roman le plus difficile à écrire, je me cantonne à des assassins ordinaires. des braves gens que la vie pousse au meurtre. Je refuse aussi la loi du talion et fini souvent au tribunal sauf dans uns cas de suicide.

Ge, Isabelle et Aline : Merci Patricia pour ces précisions

Patricia Bertin : Désolée pour la longueur !

Geneviève Van Landuyt : Non non c’est parfait

Aline : Parlons de vos derniers romans respectifs … chacun qu’en parler brièvement ainsi que de son thème central ?

Emmanuel Varle : Mon dernier roman s’intitule no problemo et est publié aux éditions Lajouanie. Il s’agit de l’attaque à son domicile en l’occurrence sa maison de campagne d’un riche écrivain connu par deux apprentis gangsters. Rien ne se passera comme prévu pour eux. au-delà de l’aspect matériel de ce casse, son promoteur, l’un des deux jeunes est motivé pour cet acte par une volonté de vengeance. 

Isabelle a répondu à Emmanuel : j’aime bien le titre

Emmanuel Varle : Merci

Ge : @Emmanuel , les héros de No Problemo n’ont fait pensé au Dortmunter de Westlake, une inspiration pour toi ?

Emmanuel : non cela ne m’a pas inspiré

Ge : Ben moi j’y es trouvé une parenté. Et j’adore Westlake

Et vous mesdames Vos derniers romans ?

Isabelle Villain : Blessures invisibles édité chez Taurnada aborde le thème du syndrome de stress post traumatique chez les militaires de retour d’opérations extérieures. C’est le point de départ de la première enquête. La seconde enquête est un fil rouge abordé dans le roman précédent : un tueur en série abominable qui a existé et qui sévit toujours aux USA.

Emmanuel Varle : Isabelle, tu peux nous en dire un peu plus sur ce tueur

Isabelle Villain : C’est un tueur en série qui enlève ses victimes, qui les drogue et qui leur fracasse les doigts avec un marteau. Il finit par les étouffer. Il a commis une quarantaine de crimes et n’a jamais été arrêté. J’ai eu d’ailleurs beaucoup de mal à lui faire commettre une erreur

Emmanuel : merci de ces informations

Ge : @Patricia ton dernier roman paru c’est bien Seul en la demeure ? Tu nous en dis deux mots ?

Patricia Bertin : Seul en la demeure est l’histoire d’un adultère que fini dans un bain de sang. le problème est que l’amant est le meilleur ami du mari, que le veuf, fils des paysans prodige des finances, doit faire face à son fils qui a vu le corps de sa mère mais aussi a ses propres contradictions. L’avenir lui souriait et ces morts brutales remets tout en cause notamment son acceptation par les élites Problème de classe, problème de père. Bref problème d’existence Une histoire simple et pourtant particulière.

Geneviève : Alors Mesdames et Monsieur les auteur(e)s, il y a une questions pour vous dans le public !

Madame vous vous appelez comment ?

Dany : Danièle dite la Mamie …

Ge, Aline et Isabelle : Nous on adore

Dany : Je voulais poser une question à nos 3 auteurs …en littérature noire, quel est votre modèle (d’auteur) et que celui ou celles qui répondent King ou Simenon ont un gage !

Isabelle Villain : Pierre Lemaitre et Giebel (sauf ses deux derniers).

Ge : je comprends

Emmanuel Varle : idem pour Pierre Lemaitre et Olivier Norek

Dany : les derniers de Giebel ?

Isabelle a répondu à Danièle :   J’ai trouvé que les deux derniers étaient too much

Dany et Ge : OK

Ge : Pareil Isabelle

Isabelle : oh !

Isabelle a répondu à Emmanuel : Norek et Entre deux mondes bien évidemment

Aline : Evidemment.

Patricia Bertin : Je lis beaucoup et donc pour moi Victor Hugo a tout écrit. Enfin sur le peuple et ses dirigeants !

Ge : Hugo je valide !

Dany : Et en matière de personnages  @Isabelle je sais que tu as des héros récurrents mais les auteurs (malheur à moi je ne les ai pas encore lus) ont-ils recours à des personnages récurrents ?

Patricia Bertin : Non; je suis incapable de créer un personnage récurent. J’ai essayé une suite à un roman résultat un autre roman à une autre époque.

Ge et Aline : Ah oui carrément

Emmanuel Varle : j’avais le même héros pour mes deux premiers livres mais depuis je change de personnage principal à chaque roman.

 

Aline Gorczak : jusqu’à quel point vos personnage vous habitent-ils ?

Isabelle Villain : Je rêve d’eux, je leur parle parfois…. J’ai terminé mon dernier manuscrit qui sera un thriller et cela fait plus de deux mois que je ne parviens pas à me détacher du personnage principal

Emmanuel Varle : Même phénomène que qd je lis et m’attache à un personnage, ce héros m’accompagne dans ma vie. J’y pense souvent même quand je ne lis pas et n’écris pas

Patricia Bertin : Jusqu’au point que j’ai envie de m’en débarrasser par la publication pour plus qu’ils viennent peupler mes insomnies.

Ge et Aline et Isabelle : whoua

Geneviève : Je savais les auteurs habités mais là !

Aline : il ou elle devient un ami/une amie, un membre de la famille…. comment vos proches vivent-ils cette « promiscuité » ?

Isabelle Villain : avant ou pendant le confinement ?

Ge et Aline : morte de rire

Aline : Les deux  @Isabelle

Isabelle Villain : je n’en parle jamais. Bon là comme on travaille face à face dans le salon, mon mari en sait un peu plus !

Ge et Aline : oh ho

Patricia Bertin : Un personnage hante par sa matérialité est en quelque sorte la notre sort de notre esprit pour entrer dans notre corps tant que le regard des autres, des lecteurs, ne lui a pas procuré un autre lieu d’existence.

Emmanuel Varle : je ne leur en parle pas

Ge et Aline : Ahahahaha

Aline Gorczak : vous le vivez bien de garder cet inconnu caché ?

Emmanuel Varle : oui très bien

Isabelle Villain : parfaitement bien

Patricia Bertin : Quel inconnu ?

Isabelle Villain : Bon après comme mon héroine est récurrente, tout le monde la connait désormais

Aline a répondu à Patricia :  le personnage de vos romans qui reste inconnu de votre entourage et dont vous ne leur parlez pas

Patricia Bertin : Non, un livre est un travail et j’en parle qu’avec les professionnels. Mais parfois je demande des renseignements à mon conjoint genre une marque de voiture.

Aline Gorczak : ce personnage qui vit en colocation dans votre esprit jusqu’à quel point il vous « ressemble » ?

Emmanuel Varle : On se projette forcément dans ce personnage donc il a des traits communs avec nous même si certains nous échappent car nous n’en sommes pas conscients

Isabelle Villain : Ma commandante a une cinquantaine d’années et elle est « normale ». ce n’est pas une wonder woman. Mes amis me disent qu’elle me ressemble de plus en plus. Je n’espère pas car la pauvre, elle en bave quand même pas mal.

Emmanuel Varle : ah oui

Geneviève : Mais quels traits  @Emmanuel

Emmanuel Varle : l’indépendance, la curiosité, l’empathie, notamment

Geneviève : @Patricia que mets-tu de toi dans tes personnages ?

Patricia Bertin :Je croix pas alors vraiment inconsciemment. Plusieurs héros sont des hommes et parfois les femmes ont le mauvais rôle. Normale puisque j’espère dénoncer les travers la société patriarcale. Juste un détail, j’essaie dans chaque roman d’écrire un poème. Vestige de ma jeunesse fan de Rainer Rilke. D’ailleurs je m’aperçois que j’ai oublié dans le dernier.

Patricia Bertin : Désolée d’être toujours à la bourre!

 

 

Geneviève Van Landuyt : Question que l’on a du souvent vous poser mais qui fait écho à ta réponse @Patricia. Est-il plus simple de se mettre dans la peau d’un héros ou d’une héroïne ?

Emmanuel Varle : je pense plus facile de se mettre dans la peau d’un individu du ^même sexe que soi

Isabelle Villain : J’ai choisi une héroine. Plus simple je trouve aussi.

Patricia Bertin : Question de crédibilité, l’assassin ou le flic mâle l’est plus. Par rapport à la violence notamment.

Geneviève  : Mais toi tu te sens mieux avec quel personnage ?

Emmanuel Varle : on arrive parfois à e mettre dans la peau de personnages qui ont fort peu en commun avec vous. Ainsi le héros de mon 3eme roman dernier virage avant ll’enfer écrit à la première personne du singulier est un truand multirécidiviste septuagénaire et auteur d’un homicide contre un gendarme.

Aline Gorczak : @Emmanuel ça reste un personnage masculin ! changer de genre pour votre héros/personnage principal ne serait-il pas un challenge/défi intéressant …qu’en pensez vous ?

Emmanuel Varle : pourquoi pas ? j’y réfléchirai

Patricia Bertin : Pour moi, j’ai dû en parler dans un roman, la femme flic doit apporter quelque chose de différent et ne pas être un individu plus dur, plus cynique, bref plus tout que l’homme. Et je ne parle pas de psychologie féminine mais de quelque chose de plus fin. Je n’ai pas de préférence dans le choix du sexe des personnages. En 1950 pas de femme dans la police dont enquêteur masculin dans Seul en la demeure l’adjoint et une femme mais elle a plus d’impact sur l’enquête. D’ailleurs les héros sont le père et le fils. Je m » attache aux petites gens donc mes héros ne sont pas majoritairement des policiers.

Ge : Oui on effet Patricia

Aline Gorczak : Mesdames la question du changement du genre ?

Isabelle Villain : C’est à dire?

Aline Gorczak : changer de genre pour votre héros/personnage principal ne serait-il pas un challenge/défi intéressant .

Isabelle Villain ok ! alors moi j’ai totalement changé dans mon dernier roman : passage du polar au thriller ! le grand écart….

Geneviève Van Landuyt : Intéressant ça Isabelle

Isabelle Villain : concernant le personnage, je suis aussi passé à un homme! *

Aline a répondu à Isabelle : du coup : plus simple, plus complexe ?

Isabelle Villain : ce qui m’a paru le plus compliqué c’est plutôt l’exercice du thriller que de rentrer dans la peau d’un homme !

Ge et Aline : Oh oh on veux lire ça nous !

Isabelle Vilain : J’ai un mari, un fils et un paquet d’amis homme : une source d’inspiration intarissable

Geneviève Van Landuyt : Et oui !

Isabelle : rire

Patricia Bertin : Je ne dirai pas 50/50 pour le partage des héros mais c’est l’histoire qui dit si une femme ou un homme volera la vedette. Mais je le répète si on témoigne de la société actuelle (malgré la fameuse libération de la parole) la place publique est occupée plus par les hommes que par les femmes. Quant à se mettre dans la peau d’un salaud, j’ai écrit sur un pédophile, n’y a pas pas je crois !

Aline Gorczak : Comme tu abordes ton prochain roman  @Isabelle … pouvez vous, chacun votre tour, nous parler de votre actualité à venir.

Emmanuel Varle : J’ai un cinquième polar que j’ai donné à mon éditeur et dont j’attends impatiemment la réponse. Je suis sur un sixième polar actuellement qui traitera notamment du milieu corse et des animaux dans un zoo.

Geneviève Van Landuyt : La condition animal te tient à coeur  Emmanuel ?@Emmanuel

? Emmanuel Varle : Oui dans chacun de mes polars les animaux ont une place importante

Ge et Aline : nous ça nous va

Isabelle Villain : Je viens de terminer un manuscrit qui est parti chez mon éditeur. Sur ses conseils, il a souhaité que je sorte de ma zone de confort. Le thème de ce thriller commencé il y a 8 mois est malheureusement d’actualité.

Ge : yeap !

Aline : sans spoiler  @Emmanuel tu peux nous en dire un peu plus sur ce cinquième roman, son thème central peut être … ?

Emmanuel Varle : Le héros en est un jeune policier viré de la police qui après s’être reconverti comme serveur dealer fuit à la campagne pour échapper à la brigade des stups qui le poursuit. Dans cette campagne où il cherche à se faire oublier, il sera beaucoup moins tranquille que prévu. Dans ce roman il y aura un serial killer, des véganes, un campement de marginaux. des tueurs qui veulent venger leur frère assassiné, un ancien terroriste reclus dans un endroit secret et beaucoup d’autres choses, …

Aline : @Isabelle sortir de ta zone de confort c’était un vrai défi pour toi ?

Isabelle Villain : Je suis une lectrice de romans policiers et de polars. J’ai toujours écrit des polars. Alors oui l’écriture du thriller fut un véritable défi. La mécanique est totalement différente et plutôt compliquée je trouve. Vous verrez bientôt si le pari est réussi….

Geneviève Van Landuyt : On te dira aussi  Isabelle

Isabelle : Je n’en doute pas

Aline :si ton éditeur est satisfait et que toi en premier lieu tu es fière de ton travail alors ça ne peut que nous plaire.

Isabelle :  Il ne l’a pas encore lu…. J’attends leurs remarques avec beaucoup de stress….

Ge : Ah oui d’accord, oh punaise je comprends mieux le léger stress.

 

Aline : @Patricia ton prochain roman ?

Patricia Bertin : J’en suis aux corrections. Une affaire de facteur en 1950 qui détourne le courrier d’un couple adultère (encore mais j’en ai que deux sur huit romans) et s’impose dans leur intimité. Le prologue indique que le lecteur est invité à deviner qui sera la victime. A chaque fois je me donne un défi. Dans le texte sur les arbres fous les personnages n’ont pas de nom mais des fonctions. Car il ne faut pas oublier qu’écrire n’est pas que raconter une histoire mais créer un langage et le polar n’a aucune raison d’être une sous littérature.

Geneviève Van Landuyt : @Patricia personne ici dit que le polar c’est de la sous littérature, et surement pas le Collectif Polar.

Isabelle : c’est vrai

Patricia Bertin : Certes ce que je souligne c’est que les problèmes de l’histoire et des personnages ne sont les seuls qui préoccupent un auteur, la difficulté de la langue est un sujet intarissable.

Ge : Ok je comprends mieux

Aline : nous attendons tous vos ouvrages avec beaucoup d’impatience

Emmanuel Varle : merci

Isabelle Villain : début 2021 avec toutes ces sorties reportées, septembre va être bien rempli

Aline : super

Geneviève Van Landuyt Oui, nous lectrices allons avoir le choix, nos PAL vont souffrir

Ge : J’ai une dernière question enfin peut-être, pensez-vous qu’un auteur et notamment un auteur de littératures policières a un rôle social à assumer ?

Emmanuel Varle : Tout dépend du succès de ses ouvrages. S’il vend bien, il peut en diffusant largement certaines idées avoir un rôle social,

Isabelle Villain : Un rôle social c’est peut-être un peu fort, mais si grâce à nos écrits et à nos thématiques abordées, nous pouvons faire un peu avancer certains sujets. Dans « Mauvais genre » qui traite de la transidentité, j’ai des retours d’enfants transgenres qui étaient heureux de la façon dont j’avais abordé leur situation. Que du bonheur

Aline : pas facile le sujet

 

Geneviève : Mais toi  Emmanuel même à ton niveau te sens-tu un passeur d’idées ?

Emmanuel Varle : oui mais dans la mesure de la diffusion de mes livres qui reste modeste

Patricia Bertin : Le polar est un témoignage, il a un rôle en tant que tel. Mais son influence dépend de sa diffusion comme le fait remarquer Emmanuel

 

Ge :  : Plus témoin qu’alerteur alors ?

Isabelle Villain  Témoin effectivement. Alerteur il faudrait avoir une grosse diffusion du type Olivier Norek qui le fait très bien.

Patricia Bertin A titre individuel certain livre ont des impacts sur les lecteurs. En tant que modeste bûcheron je n’ambitionne que d’offrir un bon moment à mes lecteurs. et plus si infinité.

Emmanuel Varle : on peut parfois être alerteur. Dans mon livre sur le cirque je parlais des méthodes de dressage coercitives et brutales méconnues du grand public

Geneviève: Vous dénoncez malgré tout dans vos romans respectifs d’un dysfonctionnement de la société 

Patricia Bertin : Hélas parfois le fonctionnement ordinaire !

Ge et Isabelle : Comme tu le dit si bien Patricia, en effet

Emmanuel Varle : le polar évoque souvent des milieux en marge de la société, des individus qui ont choisi de ne pas se conformer aux règles. Ils sont la preuve d’un dysfonctionnement de la société, les brebis égarés d’un système mal adapté aux individus

Isabelle Villain : Informer déjà est une première étape. J’aime bien apprendre des choses en lisant des polars. Le livre d’@  @Emmanuel sur le cirque me semble très intéressant

Emmanuel Varle : merci

Geneviève Van Landuyt : Je confirme

Patricia Bertin : Effectivement en tant que lectrice j’espère toujours découvrir un monde en choisissant un polar. L’intrigue n’étant qu’un prétexte pour fracturer la porte.

Ge : Alors j’avais dit dernière question, aussi avant de conclure, j’aimerai savoir ce que vous auriez envie de rajouter ?

Emmanuel Varle : content d’avoir participé à cette discussion très intéressante et merci à toi Geneviève d’en avoir été l’initiatrice.

Isabelle Villain : Un grand merci à tous. Profitons de ce confinement pour découvrir de nouveaux talents ! il y a tellement d’auteurs intéressants !

Aline Gorczak : Merci  @Isabelle , @Patricia et  @Emmanuel pour ce bon moment d’échange dans la bonne humeur et la convivialité.

Emmanuel Varle : avec plaisir

Patricia Bertin : En PS je dirais un grand merci à Geneviève pour cette rencontre à trois dimensions. Et merci à Isabelle et Emmanuel de leur accueil. J’ai un roman d’Isabelle et compte me procurer celui d’Emmanuel à la libération. Bonne journée à tous.

Isabelle Villain : Merci à toi  @Geneviève ! le prochain apéro sera l’apéro du déconfinement

Geneviève Van Landuyt : Non merci à vous et à mes Flingueuses d’avoir bien voulu m’accompagner dans cette improvisation d’apéro polar. Et promis nous allons essayer de refaire en public à la bibliothèque. Et forcément ce sera différent

Aline Gorczak : Merci à  @Geneviève pour m’y avoir invitée. Je suis ravie de vous avoir « rencontré ». Prenez bien soin de vous.

Ge : Merci à toi d’avoir accepté de metter avec moi cet interrogatoire 

Dany et Isabelle : Merci Aline

Patricia Bertin : Merci à Aline qui avait accepté de lire mon roman et d’en faire la critique alors que je suis une parfaite inconnue.

Aline : OH (rire)

Isabelle Villain : Belle fin de journée à tous !

Aline et Ge : A vous aussi

Emmanuel Varle : bonne journée et encore un grand merci

Patricia Bertin : Un petit Porto pour trinquer à la vôtre ! Je joins le geste à la pensée ! Salut à tous

Isabelle, Ge et Aline : Oui un petit apéro, allez hop

Emmanuel Varle : ok petit apéro avec modération

Geneviève : Belle idée ça Patricia.

Et prenez soin de vous, des vôtres mais aussi des autres. Et on se revoit le plus vite possible. Belle fin de journée et surtout portez-vous bien ! Je m’en vais retourner à notre cadavre exquis

! Je m’en vais retourner à notre cadavre exquis

Danièle Ortega-Chevalier : Le public  applaudit

Ge, Isabelle et Aline : Ahahaha

Ge :  Merci le public

Emmanuel Varle : une question Geneviève quand et où sera diffusée cette discussion

Isabelle : chouette

Ge : sur notre blog : le blog https://collectifpolar.com/

Collectif polar : chronique de nuit

Lectures noires, polar, coups de cœur, coup de gueule d’une simple bibliothécaire férue de littératures policières et de l’imaginaire

collectifpolar.com

Emmanuel Varle : merci

Isabelle : Super !

Ge : Merci à vous tous.

Et en attendons de pouvoir faire vraiment cette rencontre avec vous trois, je proposerai mardi prochain cette interview sur la facebook de la bibliothèque Parmentier.

A très vite les ami(e)s

 

12 réflexions sur “Apéro Polar : Rencontre avec 3 auteurs du polar

  1. Bonjour, j’ai beaucoup aimé ces interviews croisées. Il est intéressant da découvrir de nouveaux auteurs (j’avais déjà lu Isabelle Villain mais ne connaissais pas les autres).

    Aimé par 1 personne

  2. Bonsoir à la Compagnie des lapins bleus 😉
    Quel bel interview à plusieurs voix. J’en ai raté aucune miette. Questions et réponses vraiment intéressantes. J’ai pu ainsi en apprendre davantage sur chaque personnes intervenantes et auteur.e.s
    Un interview comme si j’y étais. Bravo à l’équipe et à la préparation des sujets à aborder. À plus tard, excellente initiative et merci 😊 pour ce partage qui incite à plonger dans d’autres livres. 🙏☘️☘️☘️☘️🙏🤗

    Aimé par 1 personne

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