La porte de Bosch de Christophe Vasse

La porte de Bosch de Christophe VasseLa porte de Bosch  de Christophe Vasse. Paru le 19 septembre 2019 chez Les nouveaux auteurs ². 18€85. (502 p.) ; 22 x 14 cm.
Quatrième de couverture
La porte de Bosch

Otto van Helsing sait. Il sait que le tableau qu’il contemple tous les jours dans son manoir de Wittemer End a quelque chose de particulier. Il sait que c’est une oeuvre du grand Jérôme Bosch, même si elle n’a jamais été authentifiée.Un jour, le vieil homme se rend compte avec inquiétude que des créatures ont disparu de la toile… et en découvre une dans sa bibliothèque ! Fasciné et épouvanté, il fait appel à Rebecca Decker, une jeune cartomancienne spécialiste des phénomènes occultes, pour l’aider à faire la lumière sur ces événements étranges. Pendant ce temps, de sombres forces se rassemblent et le vent se lève… Rebecca ne le sait pas encore, mais elle devra bientôt se lancer dans une course contre la montre, une quête à travers trois continents dont l’enjeu dépassera tout ce qu’elle aurait pu imaginer.

Un étrange tableau, un compte à rebours implacable… Rebecca Decker sera-t-elle prête à payer le prix de la vérité ?

Christophe VasseL’auteur : Né à Toulouse en 1974 et Ingénieur en aéronautique et spatial de formation.  Il écrit depuis maintenant une quinzaine d’années. Romans, nouvelles, pas de genre de prédilection, il se laisse guider par mon inspiration. Son troisième roman, « Celle qui ne pleurait jamais » (anciennement « Mauvais sang »), a reçu le prix du polar Femme Actuelle 2017 et a été édité par Les Nouveaux Auteurs en juillet 2017. Avec La Porte de Bosch, l’auteur confirme son talent et rejoint ainsi la collection Nouveaux Auteurs2.

 

 

 

Extrait :

À dix-sept ans, il quitta le cocon familial pour poursuivre des études supérieures. Étrangement, séparé de sa famille, il sembla revivre. Sa solitude l’avait suivi, mais cette fidèle compagne ne l’accablait plus. À présent, il y puisait sa force. Sheng était un étudiant brillant, hors du commun même. Les cours de biologie, la spécialité qu’il avait choisie, furent une simple formalité. Il apprit, apprit encore, et termina major de sa promotion. Il n’eut nul besoin de frapper à la porte des employeurs, les propositions se bousculèrent. Universités, instituts de recherche publics, laboratoires privés, il eut l’embarras du choix. Arriva alors une proposition d’embauche du ministère de la Défense américain. Les États-Unis avaient besoin de ses services. Le but était avoué : la course aux armements bactériologiques faisait rage et les réseaux terroristes y étaient très actifs. La nation devait étudier la menace virale avec sérieux et voulait pour cela recruter l’élite des scientifiques. Les avancées humanistes que Sheng attendait de la science étaient bien loin, mais les moyens dont le ministère disposait donnaient le vertige. C’était une occasion unique de donner vie aux projets qu’il avait passé tant de temps à élaborer dans sa tête et sur d’épars morceaux de papier. Il accepta le poste.

 

Le post-it de Ge

Dans son manoir de Wittemer End, Otto Van Helsing, un vieil homme, possède un tableau de Jérôme Bosch. Un jour, un des personnages de l’oeuvre apparaît dans son salon, bien déterminé à faire sombrer l’humanité dans l’Apocalypse. Otto appelle à l’aide une cartomancienne, Rébecca Decker. Rebecca sait lire dans les cartes depuis le décès de sa grand mère qui avait ce don. Aidée par une des entité du tableau, la jeune femme  à la fois inquiète mais curieuse plonge dans une quête étonnante  au péril de sa vie. Transportés dans un univers terrifiant en compagnie d’êtres maléfiques, Van Helsing et Decker  vont s’engager dans la lutte contre les ténèbres afin de sauver le monde.

Voilà ce qui vous attend en ouvrant ce livre. Car Christophe Vasse nous offre un parfait thriller fantastique. Le style de ce roman énigmatique est relevé et très clair, il  est très bien écrit. L’ écriture en effet est soignée, le vocabulaire choisi. Le rythme est approprié à chaque moment de l’intrigue, il devient soutenu lors notamment au moment de l’apocalypse , là judicieusement les événements s’enchaînent à grande vitesse.

Ce que j’ai aussi particulièrement apprécié  c’est la façon dont l’auteur donne vit à ces personnages. Les héros bien sur mais aussi les entités et autres créatures démoniaques.  Chaque personnage secondaire apporte un plus à l’histoire .Rebecca, quand à elle, est une femme au grand cœur mais avec un caractère bien trempé, et heureusement car il va lui falloir du courage pour affronter un adversaire invisible. Van Helsing, lui est un homme énigmatique avec un fort charisme, une aura chimérique  , mais comment pouvait-il en être autrement avec un patronyme pareil. Les mystères qui l’entourent font partie intégrante de l’atmosphère ténébreuse de ce roman qui emprunte au genre gothique.

Et puis dernier point, et non de moindre. Christophe Vasse nous entraîne avec bonheur dans le monde fantasmagorique de Jérôme Bosch. Il nous parle de ce peintre singulier mais aussi des croyances de son époque, de l’importance de la religion. Du mysticisme probable de Jéronimus. Et l’univers du peintre est merveilleusement adapté à ce fantastique roman fantastique.

Ici l’apocalypse vous attend, les chevaliers apocalypses traînent dans leur sillage le chaos,  la guerre, la famine, la guerre et la fin du monde. Ici Le Bien et Le Mal s’affronte et ce combat va être dantesque et hallucinant.

Bref une lecture époustouflante.

Alors laissez vous tenter par ce fabuleux bouquin méphistophélique et pandémoniaque.

 

Autre extrait :
– On va où, à ce propos ? demanda Peter au bout d’un moment.
– Ben, il est temps que tu poses la question, on est presque arrivés. Wittemer End, je vais voir un certain monsieur Otto Van Helsing, dans un grand manoir lugubre.
Elle prononça ce dernier mot d’une voix qu’elle s’efforça de rendre la plus effrayante possible.
– Van Helsing ? Alors ça, c’est pas mal.
– Tu le connais ? demanda Rebecca.
– Ce Van Helsing-là, non. Mais je connais le Van Helsing qui tue Dracula dans le roman de Bram Stoker. Tu devrais connaître ce genre de choses.
– Les vampires me consultent rarement, rétorqua Rebecca en encaissant la pique. On n’a pas les mêmes horaires.

2 réflexions sur “La porte de Bosch de Christophe Vasse

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