La chambre mortuaire de Jean-Luc Bizien

Le livre : La cour des miracles – Tome 1 : La chambre mortuaire de Jean-Luc Bizien – Paru le chez 10/18 – collection 10/18 Grands détectives –  8.53 €  – (432 pages) ;11 x 17 cm

4ème de couverture :
Etrange personnage que le docteur Simon Bloomberg ! Dans son hôtel particulier de la rue Mazarine à la façade presque aveugle, conçu comme une pyramide égyptienne, cet aliéniste au regard pénétrant et à la réputation sulfureuse traite ses patients selon des méthodes avant-gardistes qui font scandale. Lorsque la jeune Anglaise Sarah Englewood entre à son service, elle tombe immédiatement sous le charme de ce scientifique hors du commun, fascinée par le mystère qui l’entoure. Pourquoi ne voit-on jamais sa femme, une archéologue de renom dont les trouvailles encombrent chaque recoin de la maison ? Et pourquoi une des pièces est-elle interdite d’accès ? Tandis qu’une série de meurtres inexpliqués défraient la chronique parisienne, une relation trouble se noue entre l’intrépide Anglaise et l’ombrageux médecin…

L’auteur : Né à Phnom-Penh, Cambodge , en 1963 Jean-Luc Bizien est un auteur de romans policiers, de science-fiction, de fantasy, de littérature jeunesse, de livres-jeu.
Il écrit également sous les noms de plume Sean McFarrel et Vuk Kovasevic.
Il est le frère de l’illustrateur Éric Bizien.
Il a grandi au Cambodge et vécu aux Comores avant de s’installer en Normandie, où il a étudié l’anglais et intégré l’École normale de Caen comme major de promotion en 1984.
Pendant quinze ans, il a enseigné auprès de l’enfance en difficulté, dans les ZEP et les instituts spécialisés.
Il a publié en 1989 son premier jeu, Hurlements. Puis, en 1994, lui a été décerné le prix Casus Belli du meilleur jeu de rôles pour Chimères (Ed. Multisim). Les Éditions Bayard vont également le solliciter et pour Jean-Luc Bizien, c’est l’occasion d’écrire une trilogie médiévale fantastique, dont le premier livre est publié en 1999 et se voit alors, nommé directeur de la « Collection Imaginaires ».
En 2000, il publie son premier thriller fantastique, Le masque de la bête, suivi en 2001 d’un roman historico-policier La muraille, deux romans que l’auteur a adapté de son premier jeu de rôles Hurlements.
En 2001, il quitte définitivement l’Éducation Nationale pour se consacrer à l’écriture.
Outre « Vivez l’aventure », sa collection best-seller chez Gründ, il a publié chez Plon Wendy et les mutants (2006-2007), une trilogie qui rencontre un grand succès auprès du jeune lectorat.
En 2009, il crée le personnage de l’aliéniste Simon Bloomberg pour La Cour des miracles (2009-2012), une trilogie de romans policiers historiques se déroulant en Europe dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Jean-Luc Bizien reçoit le prix Gérardmer Fantastic’Arts 2002, le prix du roman d’aventures en 2002, pour La Mort en prime time, le prix Lion noir en 2011 pour La Chambre mortuaire  et le prix Sang d’encre 2016 pour Le berceau des Ténèbres.
Extraits :
« On conservait précieusement les cadavres des meurtres, afin de permettre aux services de police d’enquêter. De plus, la Morgue n’exposait que les cadavres identifiables, ceux qui étaient jugés « décents » : pas question d’étaler des défigurés, des éventrés ou des malheureux fracassés par les roues d’un omnibus. Idem pour les nombreux désespérés qu’on arrachait aux eaux troubles de la Seine. Les plus présentables avaient une chance d’être reconnus par un badaud. Les autres, ces silhouettes verdâtres aux traits boursouflés, étaient condamnées la plupart du temps à l’oubli de la fosse commune. »
« La lumière révéla le cortège de figurines démoniaques qui encombraient murs et étagères. L’égyptologue en avait collecté des dizaines, qu’elle entassait à loisir dans la maison. Les monstres avaient pris possession des lieux. Ils jaillissaient des murs, couraient sur les plateaux de la bibliothèque, épiant les visiteurs. Ici, les créatures étaient de tailles moins imposantes que celles du rez-de-chaussée. Pourtant, à bien les regarder, les gardiens de l’antre d’Elzbiéta étaient de loin les plus abominables. C’était à croire que la maîtresse des lieux s’était attachée à graduer l’horreur et que l’on n’accédait à son bureau qu’après avoir surmonté l’épreuve du couloir. »
« La première question c’est : Qu’est-ce qui pousse des hommes et des femmes de la haute à se réunir autour du mythe égyptien ? Et la deuxième : Pourquoi forcer un pauvre bougre à se faire tatouer la couenne avec des images impies qu’ils ont sélectionnées dans un de leur manuels ? Enfin, la dernière énigme consiste à trouver pour quelle raison on a charcuté le macchabée de la Morgue. »
 

 

La chronique jubilatoire de Dany

La chambre mortuaire de Jean-Luc Bizien

Plongée dans le Paris des années 80, oui mais 1888 pour être précis. L’éditeur annonce le tome 1 d’une trilogie. J’ai déjà lu de cet auteur la trilogie de Seth Ballahan qui s’est vue augmentée d’un quatrième volume : ça y est je suis prête à enchainer…

Avec un petit côté suranné dû au ton et à  l’exotisme d’une époque d’avant la police scientifique, d’avant les téléphones portables, internet et la géolocalisation, et qui n’a d’autre choix qu’un retour aux fondamentaux de la nature humaine, le hasard et l’intuition, faisons donc connaissance avec un aliéniste comme on disait des psychiatres de l’époque. Simon Bloomberg, dominant ou dominé, va se trouver au cœur d’une enquête liée à la disparition de son épouse, la défenestration d’une espèce de gigolo et ce que l’on qualifierait de nos jours de meurtres ou du moins de disparitions en série. Des réunions occultes de ce qui pourrait être une secte à la recherche de l’immortalité ont été initiées semble-t-il par son égyptologue d’épouse. Elle manque cruellement à notre aliéniste, du moins c’est ce qu’il fait penser à son entourage. La présence d’Elzbieta semble encore palpable dans leur maison qu’elle a fait construire en forme de pyramide et dotée d’une cage renfermant bien des secrets ! Cependant Simon est le suspect n°1 de sa disparition …
La narration suit alternativement un duo de policiers, Sarah la toute nouvelle gouvernante, Simon ou ses collègues aliénistes hospitaliers, Ulysse l’ancien malade. L’enquête se déroule précisément et logiquement jusqu’à l’ultime rebondissement, emportant le lecteur dans une ambiance d’un autre temps, un Paris où les clivages sociaux sont déjà présents mais cependant encore bien insouciant, un Paris contemporain d’Alphonse Bertillon père de la police scientifique, après qui plus rien ne sera pareil !

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome, en découvrant une situation surprenante et des personnages attachants. Ceux qui auront survécus, sûre, je les retrouverais prochainement.

Lu en version numérique. epub  10.99 €

Je remercie les éditions 12/21 de m’avoir confié cette lecture. 

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