7/13, Jacques Saussey

Le livre : 7/13 de Jacques Saussey. Paru le 27 février 2019 chez Le livre de Poche dans la collection Le Livre de Poche Thriller. 8€70.  (571 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

7/13

Hiver 2015. Durant l’absence prolongée des propriétaires, une villa de la banlieue parisienne est le théâtre d’un crime atroce. Lorsqu’il arrive sur les lieux, le capitaine Magne découvre avec effroi que le corps n’est plus reconnaissable. Pas de vêtements, pas de papiers : l’identification s’annonce compliquée. Décembre 1944. Londres. Un officier américain scrute avec inquiétude le brouillard qui plombe le ciel de l’Angleterre. Il projette de traverser la Manche au plus vite pour rejoindre la France, où il doit préparer l’arrivée prochaine de ses hommes. Le mauvais temps s’éternise, mais bientôt une proposition inattendue va faire basculer son destin. Soixante-dix ans plus tard, elle confrontera les enquêteurs du quai des Orfèvres à l’un des mystères les plus stupéfiants qu’ils aient jamais rencontrés.

L’auteur : Jacques Saussey est né en 1961. Il est l’auteur de plusieurs romans policiers. Il est désormais repéré par les critiques et les libraires comme l’un des « talents qui montent » dans le polar.

 

 

 

 

 

 

 

Extrait :
La maison est cossue. De type bourgeois, en forme de L, pierres de taille et allée pompeuse bordée d’arbustes coiffés au cordeau. Un terrain immense entretenu à grands frais, des fruitiers au fond, près de la rivière, des massifs de rosiers encore figés dans la fin de l’hiver, des crocus qui montrent le bout de la langue sous l’herbe pliée par la rosée.
Près du bâtiment, une piscine couverte s’avance sur le gazon. Elle a été verrouillée pour la mauvaise saison. À travers la vitre salie par des fientes d’oiseaux et des feuilles mortes collées par l’humidité, j’aperçois l’eau qui a pris une vilaine couleur verdâtre.
– Venez, c’est par là.
Le commandant Picaud me désigne la porte de la maison. Il m’explique qu’un serrurier l’a forcée deux heures auparavant pour conserver la scène de crime la plus intacte possible. Le meurtrier a fracturé une porte-fenêtre du salon. L’Identité judiciaire est en plein travail, mais ils devraient avoir fini leurs investigations d’ici quelques dizaines de minutes. Dans l’air frais de ce début de matinée, les croassements des corneilles se répercutent à l’infini entre les branches bourgeonnantes des peupliers.
Il n’y a pas un bruit dans la rue, suffisamment éloignée de la bâtisse pour que personne n’ait pu y entendre le moindre cri. Et pourtant, de nombreux badauds se pressent contre la grille du parc que deux agents surveillent, l’œil farouche. Les regards des curieux alternent sans fin entre les hommes en blanc qui œuvrent autour de la maison et le fourgon mortuaire qui attend dans l’allée que les techniciens du crime donnent au légiste l’autorisation d’enlever le corps.
– Je vous préviens, c’est moche.

 

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7/13, Jacques Saussey

Aujourd’hui je vais vous parler du roman de Jacques Saussey 7/13. J’ai acheté ce livre au salon Polar Osny pour l’offrir à mon mari, dingue d’avion et d’histoire mais malheureusement pas de polar 🙂 Je me suis dit que ce serait une bonne idée pour lui faire aimer le genre. Personnellement, j’ai toujours du mal avec les bouquins de plus de 350/400 pages, alors je l’ai laissé traîner sur ma bibliothèque… Et puis un samedi, je me suis dit « Quand même… je vais le commencer » et le dimanche soir , je l’avais terminé. (Bon mon mari ne l’a toujours pas lu…) J’ai appris plus tard que 7/13 était la suite de « Ne prononcez jamais leur nom », mais franchement, ce n’est pas dérangeant lorsque vous ne l’avez pas lu.

Alors oui, j’ai aimé. J’ai adoré même malgré quelques petites longueurs en milieu d’intrigue. 570 pages quand même….

J’ai aimé les chapitres courts, percutants. Le style direct, sans fioritures.

J’ai aimé la première scène avec cette description bien crue. Un cadavre sans tête ni mains.. On rentre dans le vif du sujet direct !

J’ai adoré cette alternance entre passé et présent sans savoir où cela va nous emmener.

J’ai adoré la partie historique sur la fin de la vie de Glen Miller et tout ce boulot de recherches incroyable sur les causes de sa mort.

J’ai adoré l’explication finale et le pourquoi de ce 7/13.

J’ai adoré la préface d’Olivier Norek et la postface de l’auteur tout aussi intéressante.

Et enfin j’ai adoré les thématiques traitées : les migrants (un parti pris différent de l’excellent « Entre deux mondes ») et la pollution.

De quoi ça parle?

« Hiver 2015. Durant l’absence prolongée des propriétaires, une villa de la banlieue parisienne est le théâtre d’un crime atroce. Lorsqu’il arrive sur les lieux, le capitaine Magne découvre avec effroi que le corps n’est plus reconnaissable. Pas de vêtements, pas de papiers : l’identification s’annonce compliquée.

Décembre 1944. Londres. Un officier américain scrute avec inquiétude le brouillard qui plombe le ciel de l’Angleterre. Il projette de traverser la Manche au plus vite pour rejoindre la France où il doit préparer l’arrivée prochaine de ses hommes. le mauvais temps s’éternise mais bientôt, une proposition inattendue va faire basculer son destin.

Soixante-dix ans plus tard, elle confrontera les enquêteurs du quai des Orfèvres à l’un des mystères les plus stupéfiants qu’ils aient jamais rencontrés. »

En conclusion, vous l’aurez compris, si vous ne l’avez pas encore lu, n’hésitez pas une seconde ! Bravo monsieur Saussey.

Une réflexion sur “7/13, Jacques Saussey

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