Le Souffle du diable de Gilles Cordillot

Le livre : Le Souffle du diable de Gilles Cordillot. Paru le 08 juin 2018 chez Prem’Edit. 17€. (186 pages) ; 15 x 23 cm

résumé :

Une épidémie de sommeil inexplicable s’abat sur un village. Les habitants s’endorment brutalement et ne se réveillent qu’au bout de plusieurs jours. Tous décrivent un trou noir durant leur sommeil. Les médias surnomment rapidement le bourg Sleepy Hollow.  À des milliers de kilomètres, Alexey reçoit par erreur le S.O.S. de Irina. Il part à sa recherche, mais est bien vite rattrapé par son passé. Coincé à huit cents pieds sous terre, un homme connaît pourtant le mystère de Sleepy Hollow.

 

 

 

L’auteur : Journaliste pendant trente-quatre ans au quotidien Le Parisien,  Gilles Cordillot collabore épisodiquement à des magazines culturels.  Gilles Cordillot alias jorigane est un auteur français qui vit à Marne-la-Vallée, en Ile-de-France. Né à Decize en Bourgogne en 1959, il est reporter au journal Le Parisien avant de se consacrer exclusivement à l’écriture à partir de 2017. Son premier roman Virus publié en 2015 chez Estelas Éditions raconte l’histoire d’un virus informatique qui se transmet aux humains par les casques audio. Il obtient le prix du Premier roman au salon de Moret-sur-Loing en 2015. L’année suivante, il est sacré Prix de littérature 2016 Ile-de-France Est par le Lions Clubs international.
En 2018, le second ouvrage de l’auteur, Le Souffle du diable publié par PREM’édit conduit le lecteur à la frontière russe, où une inexplicable épidémie de sommeil s’abat sur un village.
Le 7 juin 2019, Gilles Cordillot signe son troisième roman intitulé Nany sous le pseudonyme de jorigane. C’est le prétexte pour essayer de répondre à la question qui hante l’humanité: Êtes-vous sûr que la mort soit la fin de tout ?

 

 

Extrait : 
Surnommé Sleepy Hollow par les médias, ce village n’abrite pourtant pas de cavalier sans tête. Mais depuis 2010, une centaine de ses six cent quatre-vingts habitants a été victime de soudaines pertes de connaissance, pouvant durer de quelques heures à plusieurs jours… » … « A leur réveil, les victimes de l’épidémie décrivent toutes « un trou noir » durant le sommeil. Tandis que les personnes âgées  et les enfants sont sujets aux hallucinations. Études du sol, de l’eau, de l’air sont en cours, afin de tenter d’éclaircir le mystère.

 

La Kronik d’Eppy Fanny

Le Souffle du diable de Gilles Cordillot

CHEZ PREM’EDIT le 08/06/2018  (EAN : 9782379040078)

Gilles Cordillot a été journaliste pendant 34 ans au quotidien Le Parisien. Je l’ai rencontré lors d’un salon du livre et lui ai pris ce roman, qui est son second. Le 1er « Virus » est un roman d’anticipation  qui est paru aux éditions Estelas en 2015.

Ce roman a été inspiré à Gilles par un fait réel. Les articles de presse qui ont nourri ce roman sont indiqués après les remerciements en pages 181 et 182.

Extrait du prologue : « Il songea alors que personne ne connaîtrait jamais le mystère de Sleepy Hollow. Il l’emporterait avec lui, pour l’éternité… »

L’histoire :

Celle d’un village du Kazakhstan où des villageois de tous les âges, enfants inclus, tombent soudainement dans un sommeil profond. Sans aucunes explications. Nous sommes en avril 2013.

Irina enterre son père. Il est tombé raide en trayant les vaches. Marinus, à qui elle regrette de ne pas avoir dit qu’elle l’aimait.  Elle voudrait tellement que ce ne soit qu’un mauvais rêve. Qu’il se réveille et lui soit rendu. Et là, alors que le cercueil est descendu dans la fosse, des coups résonnent. Vite vite remontez-le ! Marinus vient de se réveiller et va être conduit à l’hôpital, dans le corbillard. Belle ironie. Pour les habitants du village Irina ne peut-être qu’une sorcière.

Loin de là, dans la banlieue Parisienne, Alexey, qui vient de quitter sa compagne, est dans un hôtel. Il voit défiler des SMS sur son portable,  des mails sur son ordinateur. Pas l’envie de répondre. Puis un message d’un expéditeur inconnu s’affiche. La curiosité l’emporte. Il ouvre et découvre un  appel au secours. C’est un message d’Irina. Comment lui est-il parvenu ? Mystère. Ces deux-là vont échanger. Puis Irina va se refermer et couper les ponts. Que lui veut cet étranger qui vit dans le confort et ne peut comprendre ? La situation est suffisamment compliquée pour elle. Son père est hospitalisé, elle ne peut pas le voir et en se faufilant elle va découvrir qu’il est en plein délire et se prend… pour un coq.

Mais Alexey qui n’a rien à faire et ne sait pas quel tournant il veut faire prendre à sa vie va débarquer dans ce village du bout du monde. Il sait qu’Irina a besoin de lui. Et ressent déjà qu’un lien les unit.

Entre temps, voilà que les enfants de l’école du village se mettent à s’endormir. Huit d’entre-eux sont plongés dans un profond sommeil. Les parents sont terrorisés. Les enfants sont emportés dieu sait où. Puis Igor, un père de famille, s’endort à son tour devant son ordinateur. Il dormira six jours, sept heures et trente-deux minutes. Et comme tous ceux qui sont touchés par cette curieuse maladie il n’a aucun souvenir. Juste un trou noir. « C’est comme si quelqu’un avait appuyé sur l’interrupteur pour m’éteindre… » Dira-t-il (Extrait P.52)

Irina a installé Alexey dans la chambre d’amis. Il est présent lorsqu’elle découvre le mot tracé avec du sang « Proklyatiye ! (malédiction)» sur le mur du fond. Ainsi que la bête éviscérée qui lui a été laissé « en cadeau ». C’est que dans ce coin reculé les croyances sont tenaces.

Puis voilà que des silhouettes dans des combinaisons blanches déambulent dans le village et font des prélèvements divers (terre, eau…). Et que des panneaux indiquant de ne pas boire l’eau du robinet fleurissent. Que se passe-t-il ? Y aurait-il des radiations ?

La télévision rappelle les faits

(Extrait P.66) :

« Surnommé Sleepy Hollow par les médias, ce village n’abrite pourtant pas de cavalier sans tête. Mais depuis 2010, une centaine de ses six cent quatre-vingts habitants a été victime de soudaines pertes de connaissance, pouvant durer de quelques heures à plusieurs jours… » … « A leur réveil, les victimes de l’épidémie décrivent toutes « un trou noir » durant le sommeil. Tandis que les personnes âgées  et les enfants sont sujets aux hallucinations. Études du sol, de l’eau, de l’air sont en cours, afin de tenter d’éclaircir le mystère. »

Des pastilles d’iode sont distribuées à la population, amplifiant l’inquiétude ambiante. La communication officielle faite aux habitants indique que la maladie qui frappe une partie d’entre eux serait liée à la mine d’uranium fermée depuis des années. Elle se trouve à trois kms du village. Des poches de gaz proche du radon, qui se seraient remplies d’eau et seraient remontées à la surface, seraient les responsables. Seulement voilà la mine est fermée depuis vingt ans. Alors pourquoi maintenant ? Pourquoi seulement une partie de la population du village. Et surtout pourquoi les personnes, qui vivent, elles, à côté de la mine ne sont pas malades ? Irradiations, pas d’irradiations ? Les habitants refusent la version officielle qui leur est donnée.

Pendant ce temps Irina fait souffler le chaud et le froid sur Alexey qui ne sait plus où il en est. D’ailleurs sait-il seulement qui il est ?

Un excellent livre qui réunit un fait réel et des personnages fictifs. Qui aborde et rappelle des épidémies mystérieuses à travers les siècles. Et qui parle aussi de fuite, d’oubli, et de résurrection. L’embellie d’une seconde chance.

J’ai beaucoup aimé ce récit et l’écriture de Gilles Cordillot que je vous invite à découvrir.

3 réflexions sur “Le Souffle du diable de Gilles Cordillot

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