Blog à part : Portrait de blogueur, Aude de Aude bouquine

Salut mes polardeux , Aujourd’hui je reviens avec « mes ITW Blogueur »

une nouvelle rubrique sur notre blog que vous devez commencer à connaître

Blog à part : Portrait de blogueur

La septième blogueuse à être interrogé aujourd’hui c’est

Aude Lagandré

Juste parce que Aude est une super nana et que son blog est devenu un incontournable

Son blog :

Aude Bouquine 

tout simplement

AUDE BOUQUINE

Blog littéraire, chroniques, sorties, bilans lecture : passionnée de polars, thrillers et romans noirs mais pas seulement !

ITW Blogueur

Ge : As-tu déjà participé à des interviews? 

Aude : Oui, mais jamais aussi longue!

 Ge Oups pardon !

1ère Partie

Ge : Bonjour, es-tu prêt(e) à être soumise à la question?

AL : Je suis prête. J’espère que je n’aurai pas l’air trop cruche dans mes réponses!

 

Ge : Alors ici on va, je vais essayer de comprendre comment on en arrive à créer un blog et comment on anime celui-ci.

Mais avant cela je sais que mes lecteurs et lectrices sont curieux

Alors, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

Je m’appelle Aude. J’ai 46 ans. J’ai passé un bac B (aujourd’hui ES), puis suivi des études d’histoire de l’Art parce que mon projet était de faire l’école du Louvre pour devenir commissaire priseur. La première année a été très décevante, mais aussi très difficile. J’ai donc basculé vers des études de Lettres modernes l’année suivante. Ce cursus-là était passionnant même si le décorticage de texte à la virgule près m’a très vite gonflée! Mon pire souvenir? « Manhattan Transfert » de John Dos Passos, certainement trop jeune pour appréhender un tel livre.  

 

Ge : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

C’est compliqué. Les souvenirs se télescopent. Mon grand-père avait une énorme bibliothèque qui m’impressionnait toujours. Ses livres étaient reliés et avaient une odeur particulière. Il aimait beaucoup Patrick Modiano, les récits de voyage et les ouvrages politiques. Il lisait tous les jours. 

Avec mes parents, c’était une autre histoire… Maman a été la première à m’inscrire à la bibliothèque et à m’emmener en librairie pour mes cadeaux d’anniversaire ou de Noël : j’avais alors le droit de choisir autant de livres que je voulais pour une somme donnée. Avec mon père, c’était très différent. Lire était une perte de temps et surtout une offense à vouloir sortir de son milieu en apprenant des choses. Mes souvenirs de départ en vacances pour Quiberon c’était 10 heures de route au moins, donc 10 heures de lecture et de petites remarques humiliantes régulières disant par exemple que je ferai mieux de regarder le paysage… C’est vrai que sur l’A4, il y avait tellement de choses à voir !!! Lire apportait un côté intello qu’il ne supportait pas!

  

Ge : Comment abordait-on le livre chez toi ?

Comme une perte considérable de temps. (En même temps, on n’était pas débordés par des activités plus passionnantes… Ah si, « Walker Texas Ranger » le dimanche après-midi)

 

Ge : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

Mes bibliothèques sont rangées, mais pas ordonnées. J’essaie de garder une cohérence, mais les déménagements successifs rendent la chose difficile. Je ne classe pas par couleur, ni par taille, mais parfois par auteur ou éditeur. Les auteurs changeant d’éditeurs mettent le bazar dans l’organisation : je ne sais plus où les mettre à la fin, donc je ne me prends pas trop la tête là-dessus  Je range là où il y a de la place !

Ge : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

Une part essentielle de mes journées. J’ai besoin de me nourrir, mais aussi d’avoir plusieurs vies. Avec la lecture c’est possible. Mon cerveau fait une pause du réel pour vivre autre chose. Pas un jour ne se passe sans que lise, c’est juste impossible. 

 

 Ge : Es-tu papier ou numérique ?

Par la force des choses (déménagements) j’ai basculé sur le numérique. J’ai appris à apprivoiser les liseuses. On y trouve des côtés très pratiques comme par exemple surligner, prendre des notes, lire la nuit sans réveiller son conjoint. Cependant, je reste très attachée au papier parce que j’aime l’objet livre. Le livre permet aussi des retours en arrière beaucoup plus faciles que sur liseuse. Or dans un roman, je reviens très souvent en arrière. Ma préférence va au livre grand format.

 

 

Ge : En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

J’y allais chaque semaine enfant. Rappelle-toi, c’était 5 livres par semaine et par personne. Donc tous les mercredis, j’allais chercher des romans pour la semaine. Aujourd’hui j’y vais beaucoup moins pour moi, mais j’y emmène ma petite dernière qui a 10 ans. 

 

Ge : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

Une bibliothèque c’est comme une librairie : on y flâne. Activité préférée au monde! On touche, on lit quelques passages, on sent le livre. Gamine, ma bibliothécaire jeunesse était formidable pour ses conseils. Elle avait toujours une table avec des nouveautés et elle y mettait de petits mots, comme dans certaines librairies. 

 

Ge : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

Franchement non. Depuis que je suis de retour à Strasbourg, j’entre dans la librairie qui est sur mon chemin. Spontanément, quand je cherche un livre précis, j’ai tendance à aller dans la plus grosse pour être sûre de le trouver. 

 

Ge : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (Ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairies où je vais voir des auteurs, des librairies que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs… mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

En librairie et en salons principalement. 

 

2e Partie

 

 Ge :  Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prêt(e) ? 

Aude : Je me suis bien échauffée! On y va!

 

 Ge : Alors dis-moi !Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

C’est très variable. Par exemple en 2019, j’ai lu 123 livres, ce qui fait un livre tous les 3 jours à peu près. Tout dépend de mon emploi du temps, de la vie de famille, de ma capacité à m’isoler. (j’ai besoin de silence, je ne lis pas en écoutant de la musique) En vacances, je tourne à un livre par jour. Et puis parfois, j’ai des difficultés à me concentrer, ou un livre lu, tellement bon, m’empêche de rentrer dans un nouveau. 

 

Ge : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

Oui j’ai un carnet dans lequel je note titre et auteur, mois de lecture et j’attribue une note (oui je fais ça…) ou je mets une remarque, parfois très gentille, parfois pas 😉

 

 Ge : As-tu une PAL ?

Oui… Et tu vas me demander combien j’ai de livres dans ma PAL…

 

 Ge : Combien de livre dans ta PAL ?

Et voilà, nous y sommes 😉 j’ai environ 75 livres papier et 600 livres numériques… C’est complètement débile, mais c’est plus fort que moi. Il faut que j’aie un choix énorme et avoir beaucoup de livres me rassure, va comprendre pourquoi!

 

 Ge : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

     Je classe les livres papier de la manière suivante : les services presse d’un côté, mes achats de l’autre. Les services presse sont ma priorité parce que j’estime que c’est un partenariat : tu demandes un livre qu’on t’envoie gratuitement, donc tu te dois de le lire. Si une maison d’édition m’envoie un roman que je n’ai pas demandé, il passe en priorité 2. En règle générale, je vis les choses assez sereinement parce que je fonctionne à l’envie. Et puis, je n’ai que deux yeux 😉 par contre, lorsque tous les SP arrivent en même temps, là ça me stresse, surtout quand les dates de sortie sont proches. Un SP c’est aider un auteur, une maison d’édition à promouvoir un livre qui sort. Le lire 1 an après la sortie est contre-productif.

 

Ge : Alors…. Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

Le polar a une grande place depuis très très longtemps. L’histoire a commencé avec Chattam, Grangé et le King. Puis les choses ont vraiment évolué quand j’ai découvert Thilliez. Ça a été un tournant. Ensuite, je me suis intéressé aux femmes qui écrivaient du noir : Favan, Desjours, Giebel, Loublière, Mayeras. Je suivais beaucoup Gérard Collard (et je le suis toujours) pour découvrir de nouvelles plumes. C’est un genre que je trouve passionnant parce sous couvert d’une enquête, quelle qu’elle soit, des thématiques sociétales sont très souvent abordées que je trouve essentielles. Penser que le noir est juste une enquête glauque menée par un flic alcoolique est très réducteur. 

  

Ge : dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

Je ne sais pas si j’ai vraiment des auteurs favoris… Il y en a dont j’achète les livres sans même savoir de quoi ils parlent, d’ailleurs je lis très rarement les 4e de couverture. C’est par exemple le cas pour Thilliez, Tackian, Norek, Giebel, Favan, Collette, mais aussi pour le King, Ellory, ou Senecal. 

 

 Ge  : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

L’année dernière a été une année vraiment exceptionnelle en termes de découvertes!

Si je dois en citer 5, voici ce que je dirai :

Délicieuse de Marie Neuser

Replay de Ken Grimwood

– Les larmes noires de la terre de Sandrine Collette

– Mon territoire de Tess Sharpe

– Le dernier Hyver de Fabrice Papillon. 

Mais je pourrai citer aussi Seul le silence de RJ Ellory, Né d’aucune femme de Franck Bouysse, My absolute darling de Gabriel Tallent, Le baiser de l’ogre d’Elsa Roch, Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck, San Perdido de David Zucherman, Le manufacturier de Mattias Koping, La lame de Frédéric Mars, Double amnésie de Céline Denjean, Trouble passager de David Coulon, Les anges de Babylone de Ghislain Gilberti, Et le mal viendra des Camhug, Raisons obscures d’Amélie Antoine. Tu vois, il y a tellement d’excellents romans !!

Cette année, il y a un roman qui m’a énormément marquée et que je trouve exceptionnel 

– Il est juste que les forts soient frappés de Thibault Bérard (mais ce n’est pas du noir)

J’ai également adoré les derniers romans de : Sandrine Collette, Mathieu Menegaux, Louise Mey, Benoît Philippon, Hervé Commère, Michaël Mention, Olivier Bal et le dernier Franck Thilliez à paraître qui est exceptionnel. 

Tu vois, il ne faut pas me lancer sur le sujet, je deviens très bavarde 😉

 

Ge : Moi ça me va. Et je suis d’accord avec tes choix surtout en noir et polar. Mais pour revenir à mes question… Fréquentes-tu les festivals et autres salons… Si oui depuis quand ?

Je n’y vais que depuis très récemment, je dirai 2-3 ans. Je n’en ressentais pas le besoin avant d’avoir mon blog et de faire partie de différents groupes de lecture. Aujourd’hui, c’est devenu un énorme plaisir, très attendu et toujours riche en émotions. 

  

Ge : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

Avant tout, c’est l’occasion de rencontrer « en vrai » des blogueurs passionnés qui font un superbe boulot et avec lesquels des affinités se sont créées sur le net. Ces rencontres sont très enrichissantes et débouchent sur de belles amitiés. Une passion commune crée des liens et il y a des personnes qui deviennent « votre essentiel ». Ça n’a pas de prix. 

Ensuite, évidemment, il y a les auteurs, même s’ils n’ont, au final, que très peu de temps à accorder à chaque personne. Personnellement, je culpabilise de discuter 10 minutes avec un auteur quand il y a 50 personnes qui attendent derrière moi. Par contre, j’adore les conférences : on en apprend énormément sur la genèse des romans. Ça, c’est passionnant et ça m’intéresse vraiment! Je salue d’ailleurs tous les groupes qui ont organisé des live-auteurs pendant le confinement : c’est une formidable idée!

  Ge : Je t’avoue que parfois ça me gonfle les lecteurs qui se crois seuls au monde et qui squattent les auteurs. Rhaaaa

 Bon passons à la suite avant que je ne m’énerve ! lol

 

 

3e Partie Un blog ? Pourquoi un blog ?

 

 

Ge : Nous voilà dans le dur, on va sans doute enfin comment pourquoi, et comment on en vient à créer un blog.

  Alors dis-moi :  qu’elles ont été la motivation à la création de ton blog ? Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer dans la création d’un blog ?

Ça, c’est une drôle d’histoire! Cela fait maintenant 10 ans que je suis mon mari au gré de ses missions professionnelles. La dernière mission en Californie a un peu sonné le coup de grâce, car outre le soleil et la jolie maison, je commençais quand même à m’ennuyer ferme (pour ne pas dire autre chose!) Auparavant, j’avais un blog dans lequel je racontais nos aventures d’expatriés. Ce blog racontait des choses vraies de notre quotidien avec un trait grossi pour faire rire, le but n’était pas de faire pleurer dans les chaumières. Un jour, mon mari m’a dit qu’avec tous les livres que je lisais, je pourrai peut-être en faire quelque chose et partager ma passion. C’est comme ça que le blog est né. 

   

Ge : Comment ont choisi le nom de son blog ?

Par le plus grand des hasards et sans aucune originalité. Mon blog précédent s’appelait « Aude papote », le suivant est devenu « Aude bouquine ». Vraiment rien de transcendant!

Pour mon groupe Facebook, vivant en Californie, je me suis vite rendue compte que les relations humaines étaient faussées. On est ami avec toi uniquement parce qu’on y trouve un intérêt. Toutes les paroles échangées ne sont qu’un immense blabla qui ne t’enrichit en rien. J’avais coutume d’appeler ça le BlaBlaLand. C’est tout naturellement que le groupe s’est nommé BlaBlaBook, en espérant toutefois qu’il serait riche d’échanges.

 

    Ge : Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton blog ?

Mon blog a été créé sur Blogspot en 2017, puis j’ai basculé rapidement sur WordPress. Il aura 3 ans en septembre 2020.

Ge : J’aimerai une brève histoire pour expliquer comment a débuté son blog ?

 Avec la rentrée littéraire, une sorte de baptême du feu puisque j’ai décidé de lire et de chroniquer « Frappe-toi le cœur » d’Amélie Nothomb… alors que je n’aime pas Amélie Nothomb… Du grand n’importe quoi dans le choix du bouquin. Et puis, surprise (comme quoi, les choses ne sont jamais jouées d’avance avec un auteur) j’ai beaucoup aimé ce roman. 

 

Ge : Pourquoi l’avoir nommé ainsi , « Aude Bouquine »

Par manque d’imagination ;-). Aude c’est mon prénom. Elle fait quoi Aude? Elle bouquine pendant que Brian is in the kitchen!

  

Ge :ahaha, ben oui, j’aurai du le deviner !  Quel est le but de ton blog ?

Avant tout, promouvoir la lecture sous toutes ces formes. Ensuite, échanger des avis de lecture avec d’autres lecteurs. Enfin, servir de support aux auteurs et aux maisons d’édition. Mais surtout, aimer ce qu’on fait et le faire avec passion. La passion c’est le moteur!

  

Ge : Comment fonctionne celui-ci ?

Au début de la création du blog, j’étais obsédée par le nombre de vues parce que j’avais besoin de me situer dans la blogosphère. Aujourd’hui je les regarde à peine… Donc est-ce qu’il fonctionne bien? Ça dépend par rapport à quoi et à qui… Je ne sais pas vraiment. 

 

 Ge : Où trouves-tu ton inspiration pour écrire tes articles ?

En général, j’écris mes chroniques le matin. Je suis une lève tôt (enfin une insomniaque) et je travaille mieux le matin. L’inspiration vient essentiellement du livre lu : c’est grâce aux mots d’un autre que je trouve les miens.

Ge :Comment les prépares-tu ?

Tout au long de ma lecture je prends des notes, je souligne des passages, je note les noms des personnages. (j’ai une très mauvaise mémoire des noms )Quand j’ai terminé ma lecture, je reviens au début et j’écris tout ce que j’avais relevé dans une chronique. Ces notes seront mon plan et mon angle d’attaque. Quand j’ai fini, je lis la 4e de couverture, je relis ma chronique pour être sûre que je ne spolie rien. Je laisse reposer. Je relis le lendemain. Je corrige si besoin puis je cherche ma phrase d’accroche pour la poster. 

Ge : À quelle fréquence postes-tu et comment tu t’organises ?

Je ne m’impose rien. Je lis, je chronique, je poste. Il m’arrive de ne rien poster pendant une semaine. J’essaie de ne pas faire de remplissage, je poste si j’ai quelque chose à dire. Quand je suis bien organisée (donc pas en ce moment), je lis, et je chronique dans la foulée pour être encore bien dans l’ambiance et les émotions de lecture.

Ge : Comment fais-tu la promotion de ton blog et de tes posts ?

Essentiellement par les réseaux sociaux et grâce aux nombreux groupes de lecture très actifs. J’essaie aussi de le faire sur Instagram, sur twitter, mais aussi sur Babelio, Goodreads, BePolar. Et puis, il y a de belles âmes qui partagent : Camille si tu me lis, merci à toi!

Ge : Combien de temps consacres-tu à ton blog par jour?

Rédiger une chronique me demande au moins 4 heures de temps. C’est un minimum. Je relis 50 fois, je cherche des mots plus appropriés pour exprimer ma pensée. J’y travaille tous les matins, les après-midi sont consacrés à la lecture. 

  

Ge : Que t’a-t-il apporté depuis sa création ?

Je me suis enrichie, mais pas directement grâce au blog. Le blog ne sert que de support à l’échange avec les autres. Le blog en tant que tel ne m’apporte rien, si ce n’est le plaisir d’écrire ce que j’adore faire. Je prends 1 bonne heure tous les jours pour lire les chroniques des autres et pour ça j’utilise tous les temps morts : le temps passé dans les transports par exemple. 

 

 Ge : Qu’est-ce que ton blog a changé dans ta vie ?

Rien et tout! Rien sur ma vie personnelle, ma vie de famille, les choix que j’ai pu faire, mais TOUT sur l’enrichissement personnel. Ce sont les livres qui me nourrissent, puis les échanges avec les autres. 

Ge : Quel est ton meilleur souvenir de blogueur ?

Les rencontres « en vrai » avec d’autres blogueurs. Une plus particulièrement… Les réseaux sociaux peuvent être le générateur de rencontres singulières et essentielles. J’ai longtemps échangé par écrit avec quelqu’un sur nos lectures respectives. Par l’écrit, nous avons appris à nous connaître, puis à nous faire confiance, puis à avoir des conversations plus personnelles parce que nous avions des sensibilités identiques et la même façon de voir les choses. La rencontre « en vrai » s’est faite lors d’un salon. Et c’était comme si nous nous étions toujours connus. Aujourd’hui, j’ai avec elle des échanges quotidiens, une vraie confiance, essentielle, de belles discussions intéressantes. Une amitié sincère est née enrichie par une vraie écoute. C’est une personne qui écoute le noir, et qui m’écoute moi aussi et surtout qui a des valeurs humaines ;-). Mais je pense que tu dois la connaître 😉

Ge : Oui, oui je crois bien reconnaître cette personne qui ne veut pas répondre à mes questions. Mais un jour je l’aurai ! oui je l’aurai ! hihi

J’ai aussi eu l’occasion de te rencontrer, de rencontrer Valérie, Ophélie, Caroline Vallat et Caroline Noël, Jean-Paul, Céline, So Fiou, Marc, Jessica, Laurence, Nadia, Jérôme et j’en oublie certainement

 

Ge : Yes, tout pareil. Dis !  Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi ! sur toi ou ton blog?

Le jour où j’ai rencontré Marie Neuser à QDP. Ce petit bout de femme aux yeux malicieux, au visage d’ange avait écrit « Délicieuse » : le choc !! 

Le jour où Antoine Renand m’a hélé sur les marches de QDP en me disant « vous, je sais qui vous êtes! »

Le jour où j’ai rencontré Caroline Noël et son sourire à tomber et Caroline Vallat et son énergie duracelle!

Le jour où j’ai passé la soirée avec Valérie et sa fille à discuter bouquins. 

La visite de Bruxelles faite par Nadia.

 

 Ge  : Rhoooo oui que de chouettes souvenirs. Alors !!! Dirais-tu que tes habitudes de lecture ont changé depuis que tu tiens un blog ?

Oui parce que mes lectures évoluent, mes goûts aussi, mais toujours grâce aux autres qui me disent tente ça, si tu as aimé ça, tu peux aimer ça. J’ai lu des livres que je n’aurai jamais lus il y a 5 ans sans ces échanges.

 

Ge  : Dis-moi quand on a un blog, on est beaucoup sollicité(e) ? On a beaucoup de propositions ? D’ailleurs quel genre de propositions ? Et les SP, comment on les gère

On est sollicité oui, mais je ne le suis pas autant que ça. On me demande parfois de chrnoniquer un livre, mais si je ne suis pas sûre d’avoir le temps, je préfère refuser. Il se tisse des liens de confiance avec certains auteurs qui vous demandent votre avis sur un point ou un autre : ça, c’est très intéressant!

 On reçoit des propositions sexuelles aussi en MP (ahahaha !!) de garçons très très lourds qui ont des techniques de drague datées… 

Pour moi, les SP sont un véritablement engagement : un livre reçu contre une chronique. C’est un partenariat dont il faut respecter les règles autant que possible (mais le temps n’est pas extensible!). J’accepte un SP si je peux vraiment dire ce que je pense, sinon je décline. (Oui, ça existe cette forme de chantage)

Ge : Oui pareil chez Collectif, l’auteur ou l’éditeur doit accepter même un avis négatif. Du coup…Te considères-tu comme un influenceuce ? Pourquoi ?

 Sûrement pas! Un influenceur invente une mode, crée une tendance, c’est loin d’être mon cas. Je partage simplement mes lectures, je ne change pas le monde!

 

Ge  : Quelle est pour toi la définition du bon blogueur?

  Une personne droite dans ses bottes qui échange sur son véritable ressenti de lecture. S’il a aimé, c’est plutôt facile, s’il n’a pas aimé ça devient plus compliqué…  Authenticité, sincérité et bienveillance. Mais je ne t’apprends rien!

 

Ge :  À ton avis : Quel est l’avenir des blogs dans l’avenir du livre?

Essentiel, c’est la nouvelle manière de faire de la pub. Les informations circulent de manière exponentielle. 

 

Ge : Ne penses-tu pas que la blogosphère livresque sera saturée un jour ?

Elle l’est déjà un peu non? Mais chacun suit un blogueur en fonction de ses affinités et de son genre de lecture. J’estime qu’il y a de place pour tout le monde, inutile de tuer son prochain ou de l’écraser verbalement pour prendre sa place.

 

Ge : Peux-tu donner deux conseils aux nouveaux blogueurs ?

Bossez vos chroniques, passez-y du temps. Ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité de ce que vous racontez. Soyez humble : tout vient à point à qui sait attendre, les choses qui doivent se faire, se font. Inutile de foncer dans le tas. 

 

Ge : À par la lecture et ton blog, quelles sont tes autres passions dans la vie?

Les déménagements? Les avions qui ne décollent pas? La connerie humaine

 

 

Ge : Beau programme de réjouissance ! mdr. Pour terminer, y a-t-il d’autres questions que tu aurais aimé que je te pose sur ton blog ?

Et si oui, lesquelles, et peux-tu y répondre du coup !

Non, je crois qu’avec 3 pages de questions, tu as largement fait le job 😉

 Ge : Sinon… rien à ajouter ?

Je crois qu’on a abordé beaucoup de choses… Tu veux mon avis sur le confinement? Trump? 😉

  

Ge : Tu es certain(e) que c’est ton dernier mot ?

Presque…

 

 Ge : Alors un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ? (Mais pas des livres, hein !)

Tu es sûre que tu ne veux qu’un coup de gueule? Parce que j’en ai plusieurs 😉

– Les gars, arrêtez de poster des chroniques dont les livres ne sont pas encore sortis !! Sans déconner, ça sert à quoi? Trois phrases pour titiller la curiosité et l’envie d’acheter le livre, mais pas une chronique entière.

– On parle de la chronique négative 2 minutes

Aux auteurs, PERSONNE de normalement constitué (j’insiste sur ce point!) ne prend son pied à écrire des chroniques négatives. Non, on ne vous en veut pas personnellement, on a le droit de ne pas avoir aimé votre livre et le droit de le dire en l’expliquant de manière constructive. C’est pour vous aider, pas pour vous détruire. 

Aux blogueurs, modérez vos propos, faites preuve de bienveillance dans la critique. Dire que c’est de la merde n’est pas une critique constructive! Demandez-vous toujours comment l’auteur reçoit le message que vous lui envoyez. 

– À période compliquée, situation à adapter. Tous les salons sont annulés jusqu’à au moins cet été. Pour ceux dont les salons sont maintenus, inutile de crâner sur le net, faites preuve d’un peu de compassion et d’humilité pour les autres qui souffrent de ces annulations. Tout le monde sait que vous existez, inutile d’en rajouter, ça frôle l’indécence : vous pourrez toujours en parler 2 mois avant, inutile de commencer maintenant. Oui, j’en vise un en particulier !

– Dites les fumeurs de blanche, arrêtez de penser que le noir est un sous-genre : ça m’énerve!

Maintenant que je me suis bien énervée toute seule, j’ai du mal à trouver un coup de cœur…

 

Ge : Oh mince, pardon de t’avoir mise dans cet état. Pour redescendre j’ai quelques dernières questions.  Et comme tu as un blog autour des polars,  mais pas que, peux-tu répondre à cette dernière question : Que pensez-vous de l’évolution du roman noir-policier et thrillers en ce moment?

Je trouve que le genre se renouvelle très bien et que la relève est assurée. Nous avons la chance d’avoir de nouveaux auteurs qui en ont sous le pied : la team Cosmopolis par exemple! Je pense aussi à Jérôme Loubry, à Antoine Renand et à des femmes qui grappillent du terrain comme Solène Bakowsky, ou Amélie Antoine. (Pardon à tous ceux que j’oublie). Je trouve que les thématiques et les problématiques de notre époque sont de plus en plus abordées. Regarde les derniers romans des Camhug, ou le dernier Mention. Le noir est un prétexte à aborder de vrais sujets.

Ge : Pour conclure : Que penses-tu de ces questions?

Questions très intéressantes et fouillées. J’ai commencé à répondre à 4h00 du matin, il est 9h41. Je vais relire mes bêtises avant de t’envoyer tout ça. Merci, Geneviève, au plaisir de te revoir bientôt !

 

Ge :  Merci à toi, Aude, pour ces petites confidences, et à très vite sur Collectif Polar mais aussi avec Aude sur Aude Bouquine

19 réflexions sur “Blog à part : Portrait de blogueur, Aude de Aude bouquine

  1. J’adore quand Aude s’énerve ! Elle a raison, entre nous… Je confesserai que j’ai pris quelque fois du plaisir à faire des chroniques négatives sur des romans ou des bédés tellement c’était du porte nawak. J’y avais été à la grosse louche et l’ironie suintait à toutes les phrases. Oui, j’étais fâchée. 😆

    Effectivement, Ge, quand tu envoies des questions d’interview, ça fait 36 pages de questions ! PTDR Et on y répond avec plaisir.

    Je pense que c’est grâce à Yvan que j’ai découvert Aude, ses groupes Fesse Bouc, mais je ne suis pas la plus assidue sur FB, ni sur les réseaux sociaux d’ailleurs… Je résiste ! mdr

    Merci Aude d’avoir noirci des pages pour nous donner ce bel interview !

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  2. Merci pour ce bel échange. Écrire une chronique prend beaucoup de temps. Là je suis totalement d’accord. C’est la raison pour laquelle j’ai dû choisir dans ce domaine. Et j’écris quelques chroniques. Je lis beaucoup. Une dame de bientôt septante ou soixante-dix ans. Geneviève fait un travail formidable et le blog d’Aude bouquine, je le connais de nom ou de passage. J’irai voir si j’y suis abonnée 😊.
    Profitez de la vie, le temps passe très vite. Un grand merci 🙏

    Aimé par 2 personnes

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