Le fétichiste de Michaël Fenris

Le livre :  Le fétichiste de Michaël Fenris – Paru le 20 mars 2020 chez Évidence Editions – collection Clair Obscur –  18.99 €  (408 pages) ; 15 x 21 cm

4ème de couverture :

Marion Dell, auteure de thriller adulée, accepte de revenir sur le devant de la scène à l’occasion de la sortie de son dernier roman. Alors qu’elle revient d’une séance de dédicace à la librairie de sa ville, elle et sa secrétaire sont attaquées en pleine nuit dans leur maison. Marion réussit miraculeusement à échapper à son agresseur. Pour l’inspecteur Jack Whitlow, tout accuse un individu que l’on surnomme le fétichiste, qui s’introduit chez ses victimes pour les droguer et se livrer à des attouchements. Personne n’a jamais pu le décrire, Marion Dell est la seule à pouvoir l’identifier. Seul problème : elle est aveugle !

L’auteur Michael Fenris : Cinquante-deux ans, originaire de Nancy où j’ai passé mes trente premières années, installé professionnellement comme médecin généraliste en région parisienne depuis 2002, marié et papa de 3 enfants. J’écris depuis l’âge de onze ans, plus ou moins régulièrement, surtout le soir ou la nuit, explorant divers univers. Mes sources d’inspiration sont multiples, de Hodgson à King, de Lovecraft à Connelly, sans oublier celui qui m’a réellement donné envie d’écrire, Henri Vernes, le père de Bob Morane, avec lequel j’ai la chance de collaborer. Auteur de onze romans, huit édités et trois autoédités.
Extraits :
« Il avait passé des heures à lire des milliers d’articles sur les drogues et les produits anesthésiants faciles à utiliser et surtout faciles à obtenir. Il avait bien pensé au Propofol, désormais bien connu du grand public depuis que Michael Jackson s’était offert un aller simple au paradis des chanteurs en se prenant une dose létale. À l’époque, au cours d’une soirée avec quelques-uns des très rares amis qu’il possédait encore, il avait entamé une discussion avec la sœur d’un de ses potes. Elle travaillait dans une clinique vétérinaire, ce qui avait éveillé son intérêt. Il avait passé la soirée à la bombarder de questions sur les anesthésiques pour animaux, jusqu’à ce qu’elle le largue, le trouvant totalement barré. Il en avait déduit qu’il n’était pas plus facile de se procurer ce genre de produits. Finalement, la kétamine offrait le plus de possibilités. Bien que son commerce soit rigoureusement encadré et son trafic lourdement sanctionné, il avait su trouver les bons interlocuteurs. »
« Dans notre société, il est encore impossible pour une femme de se sentir libre d’aller et venir et d’agir comme bon lui semble. Elle n’a pas le droit de réussir. Toutes ces femmes, toutes les victimes de ce monstre avaient réussi à montrer qu’elles pouvaient s’en sortir aussi bien sinon mieux que leurs homologues masculins, c’est pour ça qu’elles ont été attaquées ! Ne nous trompons pas de cible, ne nous leurrons pas sur les explications ! »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Le fétichiste de Michaël Fenris

Un vrai roman noir en deux parties.

La première est un polar pur jus où les enquêteurs se cassent le nez sur les fausses pistes, trouver un mobile et compiler tous les témoignages pour relier l’attaque d’aujourd’hui à aux sept autres perpétrées depuis quelques années. Cela donne à l’auteur l’occasion de constituer une galerie de portraits de femmes rares, toutes indépendantes et ayant une certaine notoriété.

Dans la seconde partie, Michaël Fenris nous convie, une fois le suspect identifié, à une traque hivernale d’abord dans la bourgade où se sont déroulées les agressions, puis au milieu de nulle part, près de Denver. Il n’en dira pas d’avantage sur les lieux : bienvenu dans le monde hostile, la note exotique de ce roman.

Certes l’enquêteur Jack Whitlow mène la danse avec son équipe et une bonne dose de pugnacité, mais c’est Marion Dell, auteure de thrillers à succès (tiens donc), victime, qui sera au centre de l’intrigue, seule à pouvoir identifier le fétichiste avec les sens aiguisés du fait de sa cécité. Ajoutez à cela une « petite » guerre des polices avec le commissariat principal pris en défaut de légèreté par une équipe de « banlieue » et ce sont plus de 400 pages sans temps mort que nous lisons avec plaisir. Louons la précision du Docteur Fenris quand il s’agit de décrire les scènes de sévices corporels.

Bon suspense, personnages intéressants, intrigue bien menée : un bon moment de lecture !

Je remercie les éditions Evidence Editions pour leur confiance

 

Autres Extraits :
« L’heure matinale ne changeait rien au fait : un hôpital donne toujours l’impression d’être en pleine effervescence. Le policier se fraya un chemin jusqu’au hall, mal à l’aise. Il détestait l’odeur des antiseptiques, celle des détergents, et plus généralement celle de la maladie, fade, lourde et omniprésente. Il se félicitait souvent que sa constitution lui évite la plupart des maladies, mais redoutait toujours la possibilité d’un accident de travail le conduisant directement aux urgences. Il esquiva d’un mouvement du tronc deux personnes âgées, une en fauteuil roulant et l’autre suspendue à sa potence qui lui distillait la vie par l’intermédiaire d’une poche au liquide ambré, et se présenta au comptoir d’accueil. Il se renseigna sur le chemin à prendre pour trouver le psychiatre, précisant qu’il était attendu, et suivit les indications. »
« Les bruits autour d’elle paraissaient estompés comme si elle avait mis la tête dans du coton. Elle n’arrivait pas à bouger, son corps pesait des tonnes, à moins qu’elle n’ait été transformée en masse de béton. Ce qui la perturbait le plus était cette sensation de flotter, presque de voler, et ces flashs lumineux stroboscopiques qui lui donnaient des maux de tête épouvantables. Un ronronnement incessant l’entourait, régulier, hypnotique. Son esprit luttait désespérément pour reprendre le contrôle de lui-même, mais avec une lenteur exagérée. »

5 réflexions sur “Le fétichiste de Michaël Fenris

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