Affaires internes de Didier Fossey

Le livre : Affaires internes de Didier Fossey – Paru le 10 juin 2020 chez Flamant Noir Editions – collection Noir –  20 €.  (208 pages) ;  13 x 21 cm

4ème de couverture :

Août 2015 – Autoroute A 10
Deux hommes au volant de leur berline roulent à vive allure et provoquent un accident d’une violence inouïe : une femme est tuée sur le coup, sa fille de 5 ans est grièvement blessée.
Lorsqu’il apprend le drame, Yann Rocher – officier de police, et père de l’enfant – est en service ; il est dévasté. Les conducteurs s’en sortent avec quelques blessures…
3 ans plus tard… Février 2018 – Lyon
Des braqueurs attaquent une bijouterie du centre-ville; la police judiciaire est saisie. Durant l’enquête, la capitaine Poirier remarque des similitudes avec d’autres braquages commis dernièrement en France.
L’organisation sans failles des malfaiteurs ressemble à celle des militaires ou… des policiers, ce qui attire l’attention de l’Inspection générale de la Police nationale.
De son côté, Yann Rocher, désormais chef de la BAC Nuit, à Colombes, a toujours la même idée en tête : venger sa fille, Mia.
Et pour cela, il est prêt à tous les compromis…

L’auteur : Didier Fossey en né en 1954 à Paris. Après des études secondaires laborieuses, il fréquente un lycée hôtelier à Granville, en
Normandie, d’où il sort muni d’un CAP de garçon de restaurant. Il a la chance de travailler sur le paquebot France, puis dans différents
établissements parisiens avant d’ouvrir son propre restaurant. En 1984, il laisse tout tomber pour entrer dans la police, à Paris. Ses années
de service en brigade anti criminalité de Nuit du 13e arrondissement de 1986 à 2001, les nuits de planque, de traque, la morsure du froid,
ce monde de la nuit lui plaisent et lui fournissent quelques anecdotes croustillantes qui lui serviront quelques années plus tard.
Après avoir retrouvé des textes écrits autrefois pour le plaisir, il se lance dans l’écriture de son premier polar, Tr@que sur le Web publié
dans une petite maison d’édition en 2010. Fort de cette expérience, il écrit un autre polar, Ad Unum, en 2011, toujours dans la même maison
d’édition.
En 2014, sollicité par un nouvel éditeur, il écrit un roman d’action. Puis, en 2015, il renoue avec le polar et écrit Burn-Out aux Éditions
Flamant Noir. Le livre rencontre un très grand succès et remporte le Prix polar 2015 du Lions club. Depuis, il ne cesse de conquérir les lecteurs !
On pourrait vous dire aussi qu’il est né en 1954, adore son chien Amos, un carlin sur lequel il n’a aucune autorité. Qu’il n’a jamais correspondu
aux clichés de policiers, ce qui a lui a valu parfois quelques remontrances. Qu’il aime aussi chiner dans les brocantes, écouter Serge
Gainsbourg et manger un Paris-Brest, que sur une piste de danse il a deux pieds gauches et qu’il est ophiophobe, mais ça, c’est une autre histoire…

Extraits :

« — D’après vous, par où sont-ils entrés ?
— Par la grille.
— Ce n’est pas fermé ?
— La serrure est cassée, elle a été remplacée par une grosse chaîne et un cadenas, mais on a perdu la clé, donc le cadenas reste ouvert.
— Je vois. Ça fonctionne bien chez vous aussi.
— C’est un peu le bordel parfois, mais là ça arrange tout le monde, comme ça, y a pas besoin de faire le tour, on gagne un temps fou.
— J’imagine qu’il n’y a pas de caméra à cette grille non plus ?
— Ben non.
— Vous n’aviez rien remarqué de particulier, avant ? Des véhicules stationnés qui n’auraient rien eu à y faire ici, ou des va-et-vient suspects ?
— Non. Mais bon, de toute façon, on vient jamais là.
— Ah… c’est embêtant. Et aucun de ceux qui sont devant les caméras n’est en mesure de me renseigner ? Un superviseur, un chef, un témoin de
quelque chose ?
— Si ! Il y a quelqu’un derrière les écrans de surveillance, mais avec ce qu’il se met dans le cornet, à 10 h 00 du matin, il voit déjà plus rien. »
 
« Yann venait d’entrer dans les locaux du club de tir à l’arc « STAR » de Rueil-Malmaison. Il avait envie de pratiquer un sport qui lui permette de se
vider la tête.
Il pratiquait déjà le jogging, mais il voulait faire un autre sport ; le tir à l’arc avec ses exigences de concentration lui semblait tout indiqué. Après avoir
pris des renseignements par téléphone, aujourd’hui, il venait s’inscrire pour une période d’essai d’un mois. Il fournit son certificat médical à la jeune
femme de l’accueil qui lui fit remplir des tas de papiers, puis il patienta tandis qu’elle finissait d’entrer les informations dans l’ordinateur quand une
bourrade sur l’épaule le fit se retourner.
— Une nouvelle recrue ? demanda l’homme. Bienvenue, moi c’est Guillaume Tell, ce n’est pas mon nom, mais tout le monde m’appelle comme ça.
Yann jaugea son interlocuteur. Il savait qui il était. Ses recherches sur les différents clubs du département lui avaient fourni une mine d’informations
sur les sportifs réputés. Il avait devant lui, le triple champion de France : tir en salle, tir en extérieur, tir en campagne et vice-champion de France
en Arbalète Field. C’était d’ailleurs un peu pour cette raison qu’il s’était inscrit dans ce club. »

  

La chronique jubilatoire de Dany

 Affaires internes de Didier Fossey

Très court ce roman, trop court … Certes 200 pages de vrai polar avec son intrigue principale et ses flics paumés, endeuillés, alcooliques
ou ripoux, bien documentée sur les procédures : la marque de fabrique de l’auteur.

Plusieurs équipes d’enquêteurs vont se frotter à une série de braquages et devoir de laisser dessaisir au profit des boeufs-carottes après
quelques errements. La brigade de nuit  va être présente sur les trafics en cité. Yann, nouveau personnage, chef de la BAC de nuit de Colombes,
bien éloigné de Boris Le Guenn, est attachant dans son parcours de résilience.

Un regret mais c’est le format qui le veut … l’absence de fausses pistes pour égarer et surprendre  le lecteur, une épuration de l’intrigue à
laquelle nous ne sommes pas habitués.

Il restera le parcours du père pour regagner la conscience de sa fille et le courage de celle-ci. A cela ajoutez la partie de chasse au Canada
pour la touche d’exotisme.

Lu en version numérique. epub  9.99 €

Je remercie les éditions Flamant Noir et NetGalley pour leur confiance

Autres extraits :
« Ce projet, c’est quoi ?
— J’ai un pote canadien qui bosse pour ma boîte, enfin, c’est plutôt moi qui bosse pour sa boîte…
« Guillaume Tell » était cadre chez Bombardier France, le fabricant canadien de matériel ferroviaire, fournisseur de la SNCF.
— En plus d’être un archer, et un arbalétrier hors pair, on s’est rencontrés sur plusieurs championnats ou sur des épreuves ; on a sympathisé.
— J’aimerais bien faire sa connaissance.
— Ça va peut-être pouvoir se faire. Il me propose, une chasse à l’élan, à l’arc et à l’arbalète, en Colombie britannique.
— C’est super, ça !
— Je ne te proposerais pas d’y participer si tu n’étais pas un bon.
— Merci !
— Ça se déroule fin juin, début juillet, dans la région de Fort Nelson durant 13 jours, 12 nuits, dont 8 jours complets de chasse. Les premières et
dernières nuits, on est logés en limite de ville, dans un Lodge hyper confortable. Durant la partie de chasse, on est dans des chalets secondaires,
en bois très basiques, implantés au cœur de la zone de chasse. Mais ça reste cool quand même. Cuisine simple, mais correcte. C’est Sagamore
qui le dit. « Sagamore » c’est mon pote canadien. »

 

 #AFFAIRESINTERNES

#NetGalleyFrance

3 réflexions sur “ Affaires internes de Didier Fossey

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