L’homme de la plaine du nord, Sonja Delzongle

Le livre : L’homme de la plaine du nord de Sonja Delzongle. Paru le 18 mars 2020 chez Denoël dans la collection Sueurs Froides.

4e de couv :

Sélection du prix Landerneau Polar 2020
Effrayant, troublant, ténébreux, ainsi va le monde selon Hanah Baxter

De retour à New York, la célèbre profileuse Hanah Baxter espérait reprendre le cours d’une vie normale, ou presque… Mais on n’échappe pas à son destin, encore moins à son passé, et celui d’Hanah est peuplé de démons. Baxter fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, accusée d’un meurtre commis vingt ans auparavant, celui de son mentor, Anton Vifkin.
Rapatriée en Belgique, Hanah accepte de collaborer avec le commissaire Peeters, chargé de rouvrir l’enquête. La découverte d’un homme dévoré par des pit-bulls en pleine forêt de Seignes les lance sur la piste d’un manoir qui semble étrangement familier à Baxter. Elle est déjà venue ici, du temps de Vifkin.
Tandis qu’Hanah et Peeters se débattent en plein mystère, quelqu’un les guette. Un tueur redoutable, à qui il reste une dernière balle passée à l’or fin, la balle qui aurait dû atteindre Hanah vingt ans plus tôt…

L’auteur : Née en 1967 d’un père français et d’une mère serbe, Sonja Delzongle a grandi, riche de deux cultures. Diplômée de l’école des Beaux-Arts de Dijon, elle expose pendant une quinzaine d’années puis devient journaliste en presse écrite à Lyon, où elle vit toujours. Elle se consacre aujourd’hui exclusivement à l’écriture.

 

 

Extrait :
C’était un grand jour pour Ernest. Sans doute le plus grand jour de sa vie. Les affaires reprenaient après une trop longue pause.
La maladie. Les allers-retours à l’hôpital. La perte de cheveux. Qui, au fond, ne changeait pas grand-chose, bien au contraire, c’était mieux, pour la perruque, les soirs de scène.
Mais avant la maladie, il y avait eu la prison. De ces prisons sans barreaux, où le sort peut vous enfermer. Ernest en avait pris pour quinze ans. Une terrible chute avait laissé sa mère paraplégique, et le monde du fils s’était écroulé. Pour pouvoir se consacrer à elle jour et nuit, il avait interrompu toutes ses activités, à commencer par la principale : tueur à gages. Pendant quinze ans, il avait mis sa vie entre parenthèses, jusqu’au dernier souffle de sa bien-aimée. Et comme cela arrive parfois, la maladie avait comblé le vide laissé par sa mère. Il en avait pris pour sept ans. Quand l’horloge de sa vie s’était déréglée, il avait trente ans.
Trente plus vingt-deux, ce qui faisait cinquante-deux.
À cinquante-deux ans, la vie n’est pas finie. Aujourd’hui, il suffit d’aller sur les sites de rencontres pour s’en rendre compte. Pour Ernest Gare, ce fut l’âge de la renaissance.

Le post-it de Ge

L’homme de la plaine du nord, Sonja Delzongle

Je pensais que Sonja Delzongle avait mis de côté son héroïne récurrente pour ne plus nous proposer que des one shot comme on dit dans le jargon littéraire.  Mais non Hanah Baxter est de retour pour mon plus grand plaisir car j’avoue être fan de cette femme enquêtrice, enfin plutôt profileuse au flair incomparable. J’ajoute que j’aime aussi les autres romans de l’auteure, ceux qui se lisent indépendamment car je trouve le style Delzongle inimitable et reconnaissable même si aux fils de ses romans celui-ci s’affine et s’affirme pour le plus grand plaisir de ses lecteurs. D’ailleurs Sonja est une des rares romancières que je suis au long cours, comme Sandrine Collette ou encore Nicolas Lebel sans parler des Camhug (mais là c’est une autre histoire), elle est devenue une de mes chouchous justement parce que comme les autres nommés, elle sait se renouveler à chaque histoire, elle sait nous surprendre avec ses intrigues. Et ici, avec L’homme de la plaine du Nord, elle ne fait pas exception. Pour rappel, ce titre est le quatrième mettant en scène notre profileuse au pendule. Et chacun des précédents épisodes nous parler un pan du passé de notre héroïne. Ce dernier roman ne fait pas exception à la règle. Hanah fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, accusée d’un meurtre commis vingt ans auparavant, celui de son mentor, Anton Vifkin. Rapatriée en Belgique, Hanah collabore avec le commissaire Peeters, chargé de rouvrir l’enquête. La découverte d’un homme dévoré par des pit-bulls en pleine forêt de Seignes les conduit à un manoir qui semble familier à H. Baxter.

Avec Baxter non seulement on voyage dans son histoire personnelle mais on se déplace géographiquement. Un nouveau lieu, une nouvelle ambiance, une nouvelle manière d’aborder le crime, de nouveaux personnages à croiser. Et ici en Belgique, et les terrils du nord de la France, des personnages singuliers, on n’en rencontre à foison. J’ai aimé l’ambivalence de certains, la dualité entre le tueur à gage et Hanah mais aussi ce duo d’enquêteurs Belges le commissaire Peeter et sa seconde la commandant Abel. Et oui un petit clin d’œil, nous sommes ici en Belgique.

Bon bien sur je ne vous parlerai pas de la fin, même si personnellement je trouve cette fin bien trouvée. Ce donc je peux vous dire c’est n’ayez aucune hésitation lisait l’homme de la plaine du Nord. Surtout si vous avez déjà lu les 3 premiers opus des aventure d’Hanah Baxter. C’est vrai que peut-être vaut-il mieux lire cette tétralogie dans l’ordre m^me si notre auteure fait le job afin que les novices si retrouve sans peine et puisse lire ce titre séparément car évidemment chaque roman recèle une histoire bien différente. C’est juste pour suivre le parcourt de notre héroïne et ainsi mieux la connaître.

Ah oui, il faut sans doute que je rajoute qu’ici dans ce volet, Baxter est surtout un prétexte pour déployer plusieurs intrigues qui, si elle ne semble pas liées, vont finir par nous ramener aux passé de notre profileuse. Et que tut cela est maîtrisé à la perfection et mené de main de maîtresse par Sonja Delzongle qui nous manipule de bout en bout de ces différentes histoires et fait que nous n’arrivons pas à décrocher de ce roman. Bravo madame l’auteure, vous m’avez bluffée une nouvelle fois.

20 réflexions sur “L’homme de la plaine du nord, Sonja Delzongle

  1. Hannah Baxter et moi, on n’est pas copines 😆 Mais je me suis toujours dit que je devrais revenir vers elle avec une autre enquête, juste pour voir si nous sommes compatibles ou si basta on s’oublie 😀

    Après « L’homme de la plaine du nord », la suite se nommera-t-elle « La femme de la montagne du sud » ?? 😆

    Ok, je sors…

    Aimé par 1 personne

  2. Ah ! Cette chère Sonia. Je suis en retard avec elle dans mes lectures. Je n’ai lu Que la neige danse il y a de cela déjà 4 ans. Je ne sais plus si c’était son premier livre ? Je sais que j’avais adoré. Et puis, et puis, elle fut dans mes premières lectures de polars. Je devrais rattraper 😉☘️😉
    Elle se trouve dans ma liste. Ce livre ci semble bien géant. La forêt de Seignes au lieu de la forêt de Soignes, je suis morte de rire. C’est un des poumons verts de la capitale Belge avec le Bois de la Cambre qui en est la continuité. Tant d’arbres détruits pour les voitures et les logements. C’est bien triste.

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