La dénonciation de Bandi.

Le livre : La dénonciation de Bandi. Paru en mars 2016 aux éditions Philippe Picquier. 19,50 € ; (300 pages) ; 13×21cm. Roman traduit du coréen par Lim Yeong-hee et Mélanie Basnel

Poche paru en février 2018 aux éditions Picquier Poche. 8,50 € ; (304 pages) ; 11×16,50 cm.

4ème de couverture :

Bandi, qui signifie « Luciole », est le pseudonyme d’un écrivain qui vit en Corée du Nord. Après bien des péripéties, dissimulés dans des livres de propagande communiste, ses manuscrits ont franchi la frontière interdite pour être publiés en terre libre. Mais pas leur auteur. Bandi a choisi de rester, pour continuer à dénoncer, de l’intérieur, ce qui se passe en Corée du Nord. Il se veut le porte-parole de ses concitoyens réduits au silence. Ses récits où s’expriment son émotion et sa révolte dévoilent le quotidien de gens ordinaires dans une société où règnent la faim, l’arbitraire, la persécution et le mensonge, mais aussi l’entraide, la solidarité, et l’espoir, chez ceux qui souffrent.

 

L’auteur : Derrière le pseudonyme Bandi (qui signifie « luciole »), se cache un écrivain qui vit encore en Corée du Nord alors que ses manuscrits sont publiés à l’étranger. Il naît en 1950. Pendant la Guerre de Corée, ses parents se réfugient en Chine où il passe son enfance avant de revenir en Corée du Nord. Après de rocambolesques aventures, ses manuscrits passent la frontière, dissimulés dans des livres de propagande communiste et sont édités en Corée du Sud.

 

 

Extrait :
Oui, moi aussi, je ne suis qu’un animal en cage qui n’arrive pas plus à atteindre l’endroit où il veut se rendre que s’il était à mille lis, alors qu’en réalité il est sir proche. Oui, je suis un animal en cage !
Il se leva d’un bond, les lèvres serrées aussi dures que la pierre. Sa mâchoire était tellement contractée que les muscles du bas de ses joues saillaient. Il tendit la main par la fenêtre, décrocha la cage et la posa sur ses deux paumes. Il la fixa longuement, jusque tard dans la nuit. Tout d’un coup, en gémissant, il prit chaque côté de la cage dans une de ses mains et se mit à tirer pour écarter les barreaux. La cage se brisa en deux dans un grand craquement. Il n’avait pas fait ça sur un coup de tête, il avait dû y réfléchir avant, car il émanait de son geste un naturel et une détermination évidents. Les alouettes firent un petit tour dans la chambre avant de s’envoler à tire-d’aile par la fenêtre. 

 

Les émotions de lecture de Cécile

La dénonciation de Bandi

J’ai fini la Dénonciation de Bandi depuis quelque temps. Une petite flemme, mais surtout je n’étais pas sûre de pouvoir dire quelque chose de remarquable sur cette lecture que j’ai adorée, mais aussi qui m’a horrifiée…

Adorée pour l’aventure derrière l’arrivée du manuscrit dans nos librairies et pour sa qualité de narrateur. Bandi est un auteur de Corée du Nord qui pour une fois témoigne depuis là-bas et a réussi à nous faire parvenir son recueil de nouvelles clandestinement. Sa plume est précise, implacable et addictive dans la construction de ces histoires.

Et Horrifiée par ces tranches de vie de la Corée du Nord et ses habitants fin des années 90! L’absurdité d’un régime qui vénère son leader à l’extrême, la constante surveillance de sa population, la famine, le manque de tout dans un pays où le dictateur a tout.

Et finalement épouvantée de constater qu’en 2020, à la lecture des frasques de Kim Jong-un et de ses menaces à l’encontre de sa population et du monde, cette réalité est toujours la même.

C’est d’ailleurs le « piège » pour nous de ce côté de la planète, c’est de la fiction, mais ce n’est pas de la fiction. C’est passionnant, mais effarant !

Je ne peux que conseiller et encourager la lecture de ce livre pour sa fiction à la Orwell bien trop réelle !!

13 réflexions sur “La dénonciation de Bandi.

    • Ce sont des fictions avant tout, qui mettent en scène des scènes de vie de la Corée du Nord… qui, oui,
      Malheureusement ressemble beaucoup trop à leurs réalités … et une plume à découvrir !
      Merci à toi de l’intérêt 😁

      Aimé par 2 personnes

      • Je vois très bien ce dont il s’agit. Je ne sais si tu as vu le le film La Déchirure de Roland Joffé et de l’histoire véridique de cet homme qui est parvenu à s’enfuir de son pays et de raconter ce qu’il a vécu avant dans ce pays avec les Kmers Rouges.
        Ce livre me rappelle à ce vibrant témoignage où l’acteur Cambodgien joue son propre rôle. Dans ce livre ci, nous devons certainement atteindre des cruautés innommables.

        Aimé par 1 personne

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