Moral turpitude de Serge Mandaret

Le livre : Moral turpitude de Serge Mandaret – Paru le 10/04/2018 chez Publishroom – Le prix broché 19 € (330 pages) ; format 14 x 21 cm

4ème de couverture :

Moral turpitude, nom : terme anglophone désignant un acte ou un comportement qui viole gravement le sentiment ou la norme acceptée de la communauté. En droit pénal américain, désigne les délits financiers. Une banque internationale anonyme – « La Banque » – prend le contrôle d’une entreprise marseillaise de haute technologie, persuadée d’avoir mis la main sur une pépite. Celle-ci a décroché en Libye, du temps de Kadhafi, un contrat de défense conséquent et particulièrement juteux. À la chute du régime, le décor change et le contrat tourne au vinaigre. Du côté français, c’est la panique et chacun sort les rames. Il faut des boucs émissaires. Véronique Walter, une cadre dynamique de 40 ans, est choisie comme fusible et arrêtée par la police. Menée à l’échafaud, elle ne pourra compter que sur son caractère et son sang-froid pour limiter les dégâts, mais lorsque tous vous désignent coupable, comment assurer sa défense ?

 

L’auteur : Serge Mandaret est diplômé de l’Enseignement Supérieur en mathématiques et en économie. Successivement universitaire, haut fonctionnaire au Ministère de l’Economie et cadre dirigeant dans de grandes entreprises internationales, il est familier des problématiques financières des entreprises. Aujourd’hui retraité, il est actif dans le domaine de la promotion et de l’appui à l’internationalisation des entreprises françaises. Moral Turpitude, son premier roman, lui a été inspiré par son vécu professionnel.

 

 

 

 

Extraits :
« L’avocat lui fit comprendre que certaines de ces méthodes n’avaient plus cours. L’Etat s’intéressait désormais de très près au secteur de l’intelligence économique, promu au rang de secteur stratégique. Il le considérait comme un outil précieux de développement des entreprises à l’international. Dans le même temps, il voulait que la profession s’organise et se plie à des règles de bonne conduite. En mettant fin aux « barbouzeries » qui avaient fait dans le passé les délices d’une certaine presse. »
« Sa principale activité était « hawaladar » : c’est-à-dire un opérateur et un intermédiaire du système « hawala ». Un système de paiement informel millénaire, développé au Moyen-Orient, qui assure en toute sécurité des paiements transfrontaliers, partout dans le monde, sans laisser de traces. Pas de chèques, pas de virements, pas de cartes de crédit … »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Moral turpitude de Serge Mandaret

En lisant la très explicite 4ème de couverture je me suis demandé si j’aurai le cran … moi qui ne voit dans la finance que la source de nos maux, je me pensais bien incapable d’éprouver une quelconque empathie pour ces héros du « toujours plus » ! J’ai cependant abordé ce livre comme j’aborde tous les romans, en lectrice … j’y ai trouvé un thriller, oui un vrai thriller ! Moi qui n’ai jamais suivi un seul cours d’économie de la vie …
D’abord les faits constitutifs du délit, point de morts ni d’hémoglobine certes, mais de la torture morale, de l’ambition violente, de la négation des égos. Puis viennent les développements judiciaires : l’instruction, les confrontations, les manœuvres d’intimidation de la part des avocats, des juges. Enfin et de façon inattendue les solutions aux énigmes qui nous sont posées élargissant le champ de réflexion !

C’est d’une façon magistrale que l’auteur nous décrit tous les dessous d’une affaire douteuse qui mêle rétro-commissions et attentats, Lybie et Europe, finance donc et justice.

Je suis confortée dans mes a priori : quel monde de requins ! Mais je comprends mieux les rouages de ces scandales financiers et les limites de la justice à globaliser les faits, à relier les affaires, pour rendre une décision équitable.

Un premier roman pour ce pro de l’économie et de la finance, qui mériterait une ultime chasse aux coquilles et aux quelques répétitions … mais rien n’altère cependant cette lecture en un mot « passionnante » avec ses personnages bien contrastés et une empathie pour Véronique, la lampiste de service qui va devoir tout endosser pour tenter de rebondir grâce notamment à son avocat et un juge d’instruction clairvoyant !
Une fiction … du moins on peut l’espérer, très bien documentée qui fait dire que « l’on ne nous dit pas tout » et que la réalité doit bien dépasser un peu (beaucoup ?) cette fiction.

Belle découverte !

Je remercie l’auteur de m’avoir proposé cette lecture

Autre extrait :
« L’abus de biens sociaux, c’est pour un dirigeant de société l’utilisation abusive des biens de la société pour son profit personnel, ou pour celui d’un tiers qu’il souhaiterait favoriser. L’actualité médiatique regorgeait de ce type de cas, durement sanctionnés et étalés sur la place publique. Le plus souvent, la carrière des individus concernés était définitivement brisée.
Le trafic d’influence, une accusation utilisée plus rarement, est encore plus redoutable pour le prévenu. Elle sanctionne une atteinte indirecte à l’indépendance d’une autorité publique, en vue d’obtenir de sa part une décision avantageuse : une décoration, un emploi ou une promotion, un marché …
Dans le cadre d’un trafic d’influence, la charge de la preuve est minimaliste. Point n’est besoin d’identifier et encore moins d’interroger ou de confronter les fonctionnaires concernés. L’intime conviction di juge suffit. Autant dire que la défense de son client n’est pas pour l’avocat une partie de plaisir. »

6 réflexions sur “Moral turpitude de Serge Mandaret

  1. Un certain parallèle avec l’affaire Kerviel ? Je suis devenue très allergique à la finance. Dans les entreprises et celle évoquée en fait partie n’ont aucun état d’âme pour le personnel qui exécute leurs ordres. J’aime beaucoup les premiers romans. J’attendrai une ou des chroniques si elles passent 😊
    Bon dimanche gente dame 🙏😘

    Aimé par 1 personne

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