La main de gloire de Jean-Luc Bizien

Le livre : La main de gloire de Jean-Luc Bizien – Paru en juillet 2009 chez 10/18 – collection Grands Détectives- Le broché d’occasion uniquement – epub  10.99 €  (256 pages) ; format 11 x 17 cm

4ème de couverture :

Tandis que l’Exposition universelle bat son plein aux pieds de la tour Eiffel flambant neuve, un assassin, défiant les services de la Sûreté, sème la terreur dans Paris. Après la découverte de la main momifiée d’une jeune femme, puis celle du corps mutilé d’un malfrat, les macchabées s’amoncellent. Alerté par la police, l’aliéniste Simon Bloomberg reprend du service, aidé de son intrépide gouvernante, Sarah Englewood. La Cour des miracles est transformée en quartier général : il faut agir au plus vite pour démasquer un ennemi aussi redoutable qu’insaisissable. Mais qui est donc ce criminel surgi de nulle part ? Un tueur professionnel, un dément qui frappe au hasard… Ou bien un monstre, que rien ni personne ne peut arrêter ?

L’auteur : Jean-Luc Bizien est un auteur de romans policiers, de science-fiction, de fantasy, de littérature jeunesse, de livres-jeu, né au Cambodge en 1963.
Il écrit également sous les noms de plume Sean McFarrel et Vuk Kovasevic.
Il est le frère de l’illustrateur Éric Bizien.
Il a grandi au Cambodge et vécu aux Comores avant de s’installer en Normandie, où il a étudié l’anglais et intégré l’École normale de Caen comme major de promotion en 1984.
Pendant quinze ans, il a enseigné auprès de l’enfance en difficulté, dans les ZEP et les instituts spécialisés.
Il a publié en 1989 son premier jeu, Hurlements. Puis, en 1994, lui a été décerné le prix Casus Belli du meilleur jeu de rôles pour Chimères (Ed. Multisim). Les Éditions Bayard vont également le solliciter et pour Jean-Luc Bizien, c’est l’occasion d’écrire une trilogie médiévale fantastique, dont le premier livre est publié en 1999 et se voit alors, nommé directeur de la « Collection Imaginaires ».
En 2000, il publie son premier thriller fantastique, Le masque de la bête, suivi en 2001 d’un roman historico-policier La muraille, deux romans que l’auteur a adapté de son premier jeu de rôles Hurlements.
En 2001, il quitte définitivement l’Éducation Nationale pour se consacrer à l’écriture.
Outre Vivez l’aventure, sa collection best-seller chez Gründ, il a publié chez Plon Wendy et les mutants (2006-2007), une trilogie qui rencontre un grand succès auprès du jeune lectorat.
En 2009, il crée le personnage de l’aliéniste Simon Bloomberg pour La Cour des miracles (2009-2012), une trilogie de romans policiers historiques se déroulant en Europe dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Jean-Luc Bizien reçoit le prix Gérardmer Fantastic’Arts 2002, le prix du roman d’aventures en 2002, pour La Mort en prime time, le prix Lion noir en 2011 pour La Chambre mortuaire et le prix Sang d’encre 2016 pour Le berceau des Ténèbres.

Extraits :
« Vous autres, Anglais, avez le mot juste pour chaque chose. C’est probablement ce qui fait de vous un peuple de chercheurs et de techniciens. Vous privilégiez la concision, allez droit au but. En France, nous avons au contraire privilégié l’art du discours. Nous sommes férus de rhétorique, nous adorons argumenter. Rien ne nous passionne plus qu’une discussion : nous aimons imposer notre point de vue, notre vision des choses, nous sommes prêts à nous battre pour des idées. Vous imaginez dès lors la difficulté à cerner la psychologie d’un homme qui peut exprimer ses sentiments de plusieurs manières, selon l’humeur ? Sans doute est-ce la raison pour laquelle les autres nations nous pensent arrogants. Nous vénérons les mots, les poèmes, les écrits. Le tempérament artiste des Français en découle. Le peintre n’impose-t-il pas sa perception du monde ? Il dispose du pouvoir de faire naître l’émotion, il raconte une histoire… »
« Le gamin aimait ces techniques modernes d’investigation. Il était capable de ramasser des brins de tabac, de récolter des reliquats de repas, de conserver les traces d’empreintes… et de s’en servir pour formuler des déductions qui forçaient le respect. »
 

La chronique jubilatoire de Dany

Titre et auteur : La main de gloire de Jean-Luc Bizien

Lire ce tome 2 de la trilogie La cour des miracles, sans avoir lu le précédent c’est certes dommageable mais tout à fait surmontable : vous perdez de l’épaisseur des personnages mais vous pouvez suivre l’intrigue aisément.
Nous retrouvons donc les protagonistes de La chambre mortuaire, alors que l’aliéniste n’a pas encore accompli pleinement le deuil de son épouse. Sarah, la gouvernante, pour être toujours aussi efficace, est moins présente que dans le tome 1, dans cette « dinguerie rituelle » que nous présente l’auteur. L’exposition universelle de 1889, celle qui voit la naissance de la tour Eiffel et les exhibitions d’un certain Buffalo Bill, bat son plein, entraînant son lot de larcins et délits liés à a promiscuité induite par la foule.

Léonce et Raoul, les deux flics de la sureté sollicitent l’aide de l’aliéniste Simon Bloomberg, véritable profileur avant l’heure. Accompagnés de Sarah, ils seront donc quatre à chasser le coupable d’une série de meurtres. Tout au long de ces 256 pages, nous sommes transportés dans cette atmosphère cosmopolite d’un autre siècle. L’auteur nous dira tout de la technique de la misdirection, celle qui consiste en magie à détourner l’attention du spectateur pendant l’exécution d’un tour. D’ailleurs notre auteur pratique la magie et ses démonstrations empruntent à cet art.

Comme toujours dans les romans de Jean-Luc Bizien, un fond historique et contextuel d’une rare précision, des faits divers établis et vérifiables, ajoutés au vocabulaire, comblent le lecteur en mal de dépaysement. Oui il est possible d’être dépaysé à Paris en 1889.

Un très bon tome 2 et en fermant ce volume on se plaint de savoir qu’il n’en reste qu’un à lire … vite …

Lu en version numérique.

Je remercie les éditions 12/21 pour leur confiance

 

Autre extrait
« Le magicien chinois se produisait au Ba-Ta-Clan, un bâtiment massif en forme de vaste pagode, qui s’était reconverti, comme tant d’autres depuis quelques années, en café-concert. Clowns, équilibristes, gymnastes s’y succédaient à un rythme effréné. Le Ba-Ta-Clan, parce que son directeur avait su sélectionner les meilleurs artistes de caf’conc’, ne désemplissait pas.
Sur la porte de ces établissements était placardé un écriteau « Entrée libre » qui incitait les badauds à pénétrer. Chacun s’installait à sa convenance, on pouvait rester au bar ou préférer une table au ras de la scène. Les serveurs se matérialisaient alors et prenaient aussitôt commande. C’était la règle dans tous les caf’conc’ : on était obligé de consommer. Certes, ce n’était pas donné – de un à trois francs, selon la place occupée – mais, pour ce prix-là, on pouvait s’offrir plusieurs spectacles ! »

22 réflexions sur “La main de gloire de Jean-Luc Bizien

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