Le théorème de Roarchack de Johann Etienne

le livre : Le théorème de Roarchack : thriller  de Johann Etienne Paru le 23 juin 2011 aux Editions Ex Aequo dans la collection rouge.22€. (292 p.) ; 22 x 14 cm

4e de couv

« Je me nomme Kyle Ashcroft, je suis professeur de mathématiques ; dans quatre mois, je vais sauver le monde… mais je l’ignore encore… »

Rien n’avait préparé Kyle Ashcroft, modeste professeur dans une université de Virginie-Occidentale, à connaître un tel chaos. Comment, d’ailleurs, aurait-il pu prévoir que la découverte fortuite de cette étrange formule mathématique, un soir d’octobre 2002, entraînerait dans son sillage une telle litanie de meurtres ?

Et pourtant… Dans ce monde post-11 septembre où les ennemis les plus dangereux ne sont pas toujours ceux qu’on croit, Kyle n’aura d’autre choix que de fuir pour survivre, avec comme seul but de déchiffrer la formule, et de comprendre pourquoi il est devenu une cible.

L’auteur : Né en 1975 à Troyes dans l’Aube, passionné de lecture, Johann Etienne découvre l’écriture à 16 ans par le biais d’une vieille machine à écrire trouvée dans le grenier familial.
Nourri d’études d’Histoire et d’Egyptologie, qui plus est pris d’une passion dévorante pour les faits d’actualité et la culture sous toutes ses formes, il a commencé à bâtir des histoires, à faire naître des personnages, à élaborer des intrigues, qui, au fil du temps, sont devenues des romans, d’aventure d’abord, puis des fictions policières.  Il est l’auteur de cinq  thrillers : « Le Théorème de Roarchack », « Prophétie » et « La Colonie » ; puis d’un roman court intitulé : « Le Plan », et « Les résidents», tous parus chez Ex aequo.

 

Extrait : 
Prologue
 D’aussi loin que je me souvienne, je crois que je n’avais jamais autant apprécié la pluie.
Une pluie de février, drue, froide, infranchissable. Une de ces pluies qui traversent les vêtements et les êtres, transperçant l’âme. J’ouvris les yeux dans un silence de cathédrale. Seul un léger sifflement persistait à mes oreilles. J’étais en vie, mais ne ressentais pas le froid. Comme si tout m’était étranger. Comme si ce qui m’entourait n’avait plus de prise sur moi.
Je me relevai avec peine, découvrant l’effarant spectacle. J’étais seul. La pluie lavait peu à peu mon visage recouvert de poussière et de cendre. Puis, quand je fus certain que tout était terminé, je décidai de rejoindre la route. M’éloigner, c’était là mon seul but. Le surgissement des phares d’un camion mit fin à mon errance. J’atteignis le bitume épuisé, peinant à reprendre haleine.
La nuit était étrangement calme, simplement ponctuée du frémissement des grands arbres martelés de trombes d’eau. Au sol, l’herbe grasse et détrempée absorbait littéralement mes pas. Je longeai le ruban goudronné quelques minutes encore quand le bruit d’une voiture vint brusquement me tirer de ma torpeur. Le véhicule s’approcha à faible allure, avant de s’arrêter à dix pas à peine.
Aveuglé par les phares, je ne distinguai que la silhouette longiligne de l’homme qui en descendit.
— Vous êtes le professeur Ashcroft, Kyle Ashcroft ? m’interpella-t-il.
J’hésitai un instant, puis me décidai à répondre. Ce que j’ignorai, c’est que celui qui venait de prononcer mon nom me connaissait parfaitement, sans pour autant que lui et moi ne nous soyons jamais rencontrés. En fait, il m’apparut presque familier, comme une troublante sensation de « déjà vu ».
J’ignorai encore si je pourrais tout lui raconter. Tout ce que fut ma vie au cours des quatre mois qui venaient de s’écouler, depuis cette nuit d’octobre où tout avait commencé…

La kronik d’Eppy Fanny

Le théorème de Roarchack de Johann Etienne

Johann Etienne nous offre un récit post-11 septembre.

L’histoire : celle d’un professeur d’université sans histoire, Kyle Ashcroft. Une vie simple, peu de distractions. Un ami, Berny, enseignant comme lui. Rien de plus banal, et pas de quoi en faire un roman.

Mais le destin est joueur.

Alors que Kyle travaille tard, des bruits de pas, une voiture, une ombre. Il pense à une blague des étudiants. Lorsqu’il sort de la pièce où il travaillait, il découvre un porte-documents abandonné aux pieds d’une chaise. A l’intérieur une simple feuille et une série de chiffres et d’algorithmes composant la formule la plus complexe qu’il lui ai été donné de contempler.

Huit jours plus tard, coup de fil affolé de Berny, qui lui demande de le retrouver d’urgence. Stupeur, lors du rdv, son ami est tenu en joue par une ombre menaçante qui ne plaisante pas. Cette personne veut la formule. Berny tente de fuir et il est abattu.

Notre professeur totalement effrayé et paniqué fuit le plus loin possible.

Une femme mystérieuse lui sauve la vie et lui offre son aide. Il s’agit de Debby Carmichael, une femme de convictions qui se bat pour la sauvegarde de l’environnement et contre la mondialisation.

La police, incarnée ici par Scott Palmer, enquête et tente de comprendre pourquoi deux enseignants ont disparus. Des vidéos qui impliquent une des fraternités d’étudiants, des preuves qui sembles bien trop évidentes… Ce policier tenace et professionnel a bien raison de s’entêter.

Kyle, avec l’aide de Debby, enquête de son côté et tente de comprendre ce qui lui arrive, ce que veut dire la formule mystérieuse et qui sont les gens à ses trousses.

Le voilà pris en étau entre des tueurs dont il ne comprend pas les motivations, la police, et Debby dont le charme ne le laisse pas de marbre.

Une enquête qui va conduire le lecteur des USA à Paris et nous parler d’Histoire, présente et passée. D’un secret bien gardé qui peut redistribuer les cartes.

Qui sera le maître du jeu ?

Extrait P113 : « … votre bonhomme vient des Balkans. Son véritable nom est Jaromir Roarchakov. Il émerge pour la 1ère fois quelques années après la fin de la seconde guerre mondiale, en se mettant au service des Soviétiques. Là, il collabore au démantèlement des quelques usines d’armement du Reich restées debout, avant de se faire remarquer par les Américains et d’obtenir son transfuge. »

Pour moi le récit est fait sur un rythme trop lent. Mais il est vrai que le sujet abordé ne fait pas partie de mes thèmes de prédilection et que cet avis n’est que le mien.

Ce roman n’en reste pas moins un bon moment de détente pour tous les amateurs du genre.

16 réflexions sur “Le théorème de Roarchack de Johann Etienne

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