Iboga de Christian Blanchard

Le livre : Iboga de Christian Blanchard Paru le 4 avril 2019en poche chez Points dans la collection Points Policiers. 7€30. (280 p.) ; 18 x 11 cm. Edité précédemment le 25 janvier 2018 chez Belfond. 19€. (298 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv :  

Iboga

28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes. Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la « Louisette ».

Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d’honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour.

Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille.

Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir…

Deux ans auparavant, Jefferson a rencontré Max, son protecteur et mentor. Iboga est alors entré en lui. Iboga l’a rendu plus puissant. Immortel. Meurtrier.

Une fois, Max m’a dit quelque chose que j’ai compris plus tard : Si tu commences à mentir, mec, tu seras obligé de le faire tout le temps et tu seras piégé un jour parce qu’il y aura des incohérences, des trucs qui n’iront pas ensemble. En revanche, si tu dis la vérité, tu ne seras jamais mis en défaut.

J’ai dit la vérité aux flics, avocats, juges et jurés. J’ai pris perpète et failli avoir la tête tranchée.

Ce livre raconte la vérité… La vérité selon Jefferson Petitbois… Un homme trop jeune pour mourir.

L’auteur : Christian Blanchard est né à Dieppe en Normandie en 1959. D’origine bretonne par son père, il passe la majeure partie de ses vacances d’enfant dans les Côtes d’Armor. Depuis 1996, il est installé à Brest dans le Finistère. Il a été inspecteur, conseiller en formation, proviseur adjoint d’un lycée professionnel.
En 2004, il démissionne de l’Éducation nationale pour crée une petite maison d’édition : Les éditions du Barbu, fermée en décembre 2011.
Désormais il se consacre à temps plein à l’écriture.

 

 

 

 

 

Extrait :
La mort m’attend.
Insaisissable. Elle a pourtant une odeur et un visage.
Imprévisible. Elle me prendra quand elle le voudra.
Bientôt.
Le verdict est tombé. Submersion de sensations contradictoires. Mon esprit s’embrume, se ferme… refuse la sentence.
Des cris de joie et des pleurs de soulagement me parviennent, étouffés. Les proches des victimes respirent, soulagées de ma prochaine disparition.
La justice des hommes vient de passer. Vengeance légale.
Mes yeux se voilent. Refus de voir, d’entendre… de croire.
Aucune pitié. Je suis né de pas grand-chose, j’ai vécu pour rien et je vais mourir dans l’indifférence.
Je voudrais cracher ma colère… hurler mon désir de vivre…
Je ne peux pas.
Tétanisé par la peur.
Putain ! Je vais mourir !
Ce n’est pas vrai ! Un mauvais rêve. Je dois sortir de ce cauchemar… Allez ! Réveille-toi !
 
Personne n’est venu me soutenir, m’aider ni me défendre.
Même pas Max.
Normal… Lui aussi est mort.

 

🕵️‍♂️Coup de ❤️ de Cat 😻

Iboga de Christian Blanchard  5/5

Pire que la peine de mort : la réclusion à perpétuité…
Le verdict est tombé. Jefferson Petitbois, dix-sept ans, sera exécuté. Dans le couloir de la mort, l’attente s’éternise jusqu’à ce que la grâce présidentielle transforme la peine en prison à perpétuité. Jeff se retrouve enfermé dans une cellule avec pour seule compagnie les matons, les fantômes de ses victimes et celui de Max. Son seul protecteur. Celui qui l’a initié à Iboga. Celui qui a fait de lui un meurtrier. Qui est-il vraiment ? Une victime ? Un monstre ? Ce livre raconte la vérité… La vérité selon Jefferson Petitbois.

Que voilà un polar vraiment différent, original et ça j’adore … être surprise et se demander où l’auteur veut arriver car normalement les dés sont jetés dès la première page .

Nous suivons le quotidien de Jeff, une vie d’enfermement subtilement relatée , le mot est juste , l’écriture fluide , nous mettons nos pas dans les siens … pas une minute d’ennui dans ce huis clos fort particulier et réussi . Rien n’est blanc ni noir dans ce récit , la vie ne donne pas les mêmes chances à chacun et les voies sont multiples à l’adolescence … une mauvaise rencontre et tout bascule sans même s’en rendre compte… Je n’en dirai pas plus, à vous d’entrer dans la tête de Jeff !

 

Entretien avec l’auteur (Belfond)

 Dans Iboga, Christian Blanchard réussit un joli pari : mettre en place un suspense haletant alors que toute l’intrigue se déroule dans un seul et même lieu… une prison. Nouvelle voix du thriller made in France, l’auteur se confie sur la création de son livre et son parcours peu ordinaire.

-Dans Iboga, vous avez choisi de parler de la peine de mort, un sujet longtemps tabou en France, encore sujet à débats plus de trente-cinq ans après son abolition, pourquoi cette thématique ? Est-ce aussi une position engagée de votre part ?
-Ma position vis-à-vis de la peine de mort est claire : l’abolition est une évidence… À double titre. Tout d’abord, la peine de mort est inutile : elle n’a jamais fait baisser le taux de criminalité. Ensuite (et surtout) en tant qu’être humain, je ne dispose pas du droit « suprême » de vie ou de mort sur un autre être humain, même par délégation dans le cadre d’une cour d’assises. Loi du Talion ? Vengeance institutionnelle ? Tu as tué, je te tue… Quel que soit le crime, la peine de mort reste inhumaine. Ne tombons pas plus bas que les criminels. Dans Iboga, le lecteur va s’apercevoir que la perpétuité va peu à peu supplanter la peine de mort. J’ai pris un angle décalé : la perpétuité n’est-elle pas un châtiment pire que la peine de mort ? D’autant que le personnage central de cette histoire a dix-sept ans…. la suite ICI

Les premières pages du roman sont là 

 

20 réflexions sur “Iboga de Christian Blanchard

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