La vallée de Bernard Minier

Le livre : La vallée de Bernard Minier – Paru le 20 mai 2020 chez XO Editions – 21.90 € – epub 13.99 €. (522 pages) ;15 x 24 cm

 4ème de couverture :

 » Je crois que quelqu’un est en train d’agir comme s’il se prenait pour Dieu…  »
Un appel au secours au milieu de la nuit.
Une vallée coupée du monde.
Une abbaye pleine de secrets.
Une forêt mystérieuse.
Une série de meurtres épouvantables.
Une population terrifiée qui veut se faire justice.
Un corbeau qui accuse.
Une communauté au bord du chaos.
Une nouvelle enquête de Martin Servaz
Le nouveau thriller de Bernard Minier

L’auteur : Né à Béziers en 1960 Bernard Minier est un auteur français de romans policiers.
Il grandit à Montréjeau au pied des Pyrénées, puis fait des études à Tarbes et à Toulouse avant de séjourner un an en Espagne. Il vit aujourd’hui dans l’Essonne en Île-de-France
Il fait d’abord carrière dans l’administration des douanes, comme contrôleur principal, tout en participant à des concours de nouvelles avant de franchir le pas et d’envoyer un manuscrit de roman à des éditeurs.
Il publie son premier roman, Glacé, en 2011. Il met en scène le commandant Martin Servaz, un policier de Toulouse profondément humain et lettré, confronté à une série de crimes aussi épouvantables qu’incompréhensibles dans les Pyrénées au cœur de l’hiver.
Salué par la presse Glacé a très vite connu un large succès public et a été traduit ou est en cours de traduction dans une dizaine de langues, dont l’anglais. Il rencontre le même succès dans plusieurs pays européens.
Il est lauréat du Prix du meilleur roman francophone au Festival Polar de Cognac 2011 et du Prix de l’Embouchure 2012. Son adaptation en série télévisée par Gaumont Télévision a été diffusée en France en 2017 sur M6, et est à présent disponible dans le monde entier sur la plateforme Netflix.
Le succès de ses romans suivants, Le Cercle (2012) et N’éteins pas la lumière (2014), qui mettent à nouveau en scène Martin Servaz, fait de lui un auteur incontournable du polar français.
En 2015, il accorde un peu de répit à son héros et publie un thriller indépendant, Une putain d’histoire, qui reçoit le Prix du meilleur roman francophone du Festival Polar de Cognac 2015.
En 2017, Martin Servaz reprend du service avec l’angoissant Nuit, suivi en 2018 par Sœurs, un cauchemar écrit à l’encre noire.
Il fait aussi partie de la Ligue de l’Imaginaire, un collectif d’artistes qui accordent beaucoup de place à l’imaginaire dans leurs œuvres respectives.
Aujourd’hui, les livres de Bernard Minier ont été vendus à près de 2,5 millions d’exemplaires en France et sont traduits dans vingt langues.
Extraits :
« C’était l’une des visions les plus étranges qu’il ait jamais eu à contempler : des moines tout droit sortis du Moyen Age qui fouillaient l’obscurité à l’aide de torches électriques. Ils allaient sans parler, écorchant les fûts serrés et les aiguilles des sapins du pinceau lumineux de leurs lampes, les taches blanches de leurs robes flottant, fantomatiques, dans les ténèbres, tandis qu’au-delà la nuit se faisait toujours plus dense. On eût dit une légion de spectres issue du cauchemar d’un pêcheur repenti. »
« Il a dirigé quarante ans l’une des plus grosses entreprises agroalimentaires françaises – à l’époque où aucune réglementation n’empêchait de s’enrichir en empoisonnant la population. Si le cancer était rangé au nombre des armes de destruction massives, nul doute que mon mari aurait pu être jugé pour crime contre l’humanité. »

La chronique jubilatoire de Dany

La vallée de Bernard Minier

Neuf ans après leurs débuts dans Glacé, c’est avec plaisir que les lecteurs vont retrouver Servaz et Irène Ziegler qui n’ont rien perdu de leur complicité. Certes ils ont mené leurs vies chacun de leur côté avec plus ou moins de réussite mais la traque du méchant reste leur credo. Martin assume sa paternité difficile mais redoute les conclusions de la procédure disciplinaire à son égard, Irène connait les affres de la maladie avec sa compagne.

Un concours de circonstances va faire qu’une petite vallée pyrénéenne va se trouver coupée du monde, réduisant sa population à une image de notre société. Suffisamment peuplée ce territoire du bout du monde est le reflet tous les maux, les déviances, les perversités qui peuvent alors s’y côtoyer et de ce fait permettre à l’auteur d’exposer sa vision, assez pessimiste, néanmoins clairvoyante et réaliste, de notre futur proche. Le déni, le mensonge, la convoitise, l’injustice, l’ambition et bien plus encore, vont plonger Martin et Irène dans l’abîme. Certes Martin était arrivé dans cette vallée pour sauver son ancienne compagne Marianne et il va se trouver à aider les gendarmes dans une traque au tueur en série …

Avec son efficacité redoutable Bernard Minier cette fois encore nous questionne sur quelles auraient été nos réactions dans une telle situation, dans quel camp aurions-nous choisi de nous ranger … ou pas, légal ou protestataire, en nous égarant sur de fausses pistes.

Une lecture sans temps morts, sans concession ni contemplation dans un paysage qui le mériterait toutefois. Une chronique bien actuelle d’une vie rurale mais pas que, de la noirceur de l’avenir pour les générations futures, un roman très noir à l’encre noire elle aussi.

Moment de lecture très intense et impliquant pour le lecteur. Et que Bernard Minier se rassure : la surprise est toujours au rendez-vous !

 Autres extraits :
« La différence entre les mots alpinisme et pyrénéisme. Le premier avait une connotation presque exclusivement sportive, le second au contraire sous-entendait une approche à la fois physique, culturelle et esthétique. L’alpinismes est un sport, le pyrénéisme une philosophie »
« …à force de vouloir se prévenir des critiques et tenir compte de tous les avis, ne froisser aucun groupe ni aucune minorité et éviter tout commentaire négatif, plus personne n’osait bouger le petit doigt dans ce pays. »
« …quelqu’un avait comparé ces grands aéroports modernes et inhumains à nos sociétés actuelles pour expliquer les maux des secondes. Selon ce penseur, les législateurs avaient voulu bâtir des démocraties trop normatives, dont l’idéal de la perfection se heurtait à deux écueils : d’un côté, des élites elles-mêmes insuffisamment vertueuses, quand elles n’étaient pas tout simplement corrompues, de l’autre un homme du peuple trop imparfait, pas assez idéaliste pour adhérer à ces modèles rigides exigeant trop de chacun. Dans de tels environnements hyper contraints, les hommes n’étaient plus ni libres ni indépendants. »

12 réflexions sur “La vallée de Bernard Minier

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