Le monde des fous est infini de Poli Gyronnase

Le livre : Le monde des fous est infini de Poli Gyronnase – Paru le 20 novembre 2019 chez Librinova –  14.90 € – epub  0.99 €. (195 pages) ; 14 x 21 cm

4ème de couverture :

Poli GYRONNASE a 50 ans, il est marié et père de deux filles. Il a toujours démontré de l’enthousiasme et de l’humour avec ses collègues. Il en fallait d’ailleurs pour accepter l’envers du décor de la société civile et du monde policier, pendant 18 ans de service actif. Ne soupçonnant plus aucun avenir dans cette ingrate profession, sa démission coulait de source.
En se reconvertissant dans un univers plus feutré, plus calme et moins extraordinaire, celui de la banque-assurance, il peut assurer l’avenir de ses enfants, en toute sérénité. En réalité, Poli apprécie son nouveau métier d’assureur-conseiller-financier, mais il lui manque son côté fantasque. Ses écrits salvateurs ont réveillé en lui son sens de l’originalité et de l’abracadabrantesque. Il a pris goût à l’écriture au point d’en devenir addict. C’est au cours de cette nouvelle carrière de financier que Poli a tout compris. Il sait désormais une chose. « Il a perdu le sens de l’humour, depuis qu’il a le sens des affaires. Au fond, il n’a qu’un seul regret. Il ne fait pas ce qu’il aurait voulu faire. Il aurait aimé être un auteur, pour pouvoir inventer sa vie ». Poli GYRONNASE, ex-flic reconverti dans la finance, aurait voulu être un artiste.

En 2019, Poli tombe par hasard sur le concours littéraire « les manuscrits oubliés ». Ce challenge lui permet de ressortir du tiroir l’ébauche de son livre « le monde des fous est infini », et de le finaliser. Il se lance dans la merveilleuse aventure de l’autopublication avec la maison d’auto-édition Librinova.

L’auteur : Poli Gyronnase (un pseudonyme) est marié et père de deux filles.
Il a travaillé pendant 18 ans au sein de la Police Nationale. Ne soupçonnant plus aucun avenir dans cette profession, sa démission coulait de source. En se reconvertissant dans un univers plus feutré, celui de la banque assurance, il peut assurer l’avenir de ses enfants, en toute sérénité.
Aussi il a préféré écrire sous un pseudonyme en sa qualité d’ex-policier. Poli est le prénom (phonétique) du patron des voyous dans le film « Les affranchis » de Martin Scorsese.
Gyronnase est la symbolique d’un gyrophare qui ne fonctionne plus du tout (un gyrophare nase). Poli Gyronnase est également l’anagramme de sa réelle identité.

 

Extraits :
« Les otages finirent par être sympas. Ils avaient compris que nous désirions simplement le fric et qu’en coopérant, ils bénéficieraient de la vie sauve. Nous étions des criminels, soit, mais nous ne manquions pas d’humour. L’essentiel était de voler aux riches pour donner aux pauvres dans la joie et la bonne humeur. C’est vrai qu’on l’était… pauvre. Au moins, les diverses dépositions des témoins et des victimes ne manqueront pas de divertir les condés.
Avant de prendre la fuite, je distribuais 10 liasses de billets de 100 euros à chacun des otages. Ornella, quant à elle, glissait soigneusement le même nombre de liasses dans les poches de celles et ceux qui s’étaient évanouis… après leur avoir tendrement caressé la joue. »
« Son visage était celui d’un alcoolique dès lors qu’il entamait un petit effort physique. Par la suite, j’appris qu’il boitait à cause d’un trop-plein d’alcool. Un caillot de sang s’était formé dans l’artère fémorale. Il avait subi plusieurs cures de désintoxication mais en vain. Aujourd’hui, il était Chef du Corps Urbain, on ne lui reprochait plus rien, ou plutôt, on ne cherchait pas trop la bébête. Il était à deux ans de la retraite. Je mettais le cul pour la première fois dans une voiture de police, j’avais attendu cela depuis des années. Il fallait que le chauffeur, et néanmoins mon Chef, ait son gramme d’alcool dans le sang ! »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Le monde des fous est infini de Poli Gyronnase

Surprenant ce livre, je dirais même inclassable. A la fois chronique de la vie de flic et polar sur un casse atypique.

En effet ce roman débute comme un thriller classique, dans la peau d’un protagoniste de holdup, Poli Gyronnase lui-même, qui relate son expérience de flic sous forme d’un recueil de nouvelles qui propose à la lecture de sa compagne. Elles s’avèrent révélatrices de ses questionnements « éthiques » et prouve que la vie est plus aisée avec la dérision.

C’est la construction du roman qui est ambiguë, mêlant la fiction à la réalité.

De fait le lecteur assimile ce livre à une autobiographie … c’est ce qui m’a posé question.

Le flic-auteur est un adepte des canulars et autres plaisanteries. Elles sont le reflet de ses questionnements. On le voit confronté à son premier mort, on l’accompagne pour son premier suicidé. On partage ses joies et ses douleurs quand il s’agit de violence sur un enfant. Surprenant même parfois quand il frôle l’humiliation des gardés à vue, des interrogés, pour mieux parvenir à ses fins et à la vérité. Le lecteur se demande si ces mises en scènes sont bien réalistes ou « enjolivées » comme un bon souvenir s’il voit ce titre comme une autobiographie ; il est d’avantage prêt à l’accepter si c’est une fiction. L’auteur laisse le doute mais l’action se situe de 1985 à 2007 et quel que soit de degré de véracité, je ne suis pas sûre que cela serait reproductible de nos jours dans la vraie vie, sauf à risquer les bœufs-carottes à chaque interrogatoire …

Un ton plaisant pour un agréable témoignage sur la vraie vie de flic urbain.

Lu en version numérique. epub  0.99 €

Je remercie l’auteur pour m’avoir fait confiance

 Autres extraits :
« La morale de l’histoire : la bonne humeur, l’humour, les sourires, les regards, les voix appropriées et les comportements nonchalants sont souvent plus communicatifs et plus professionnels que certains emballements et explications judiciaires de certains jeunes flics. »
« Quand on tombe sur une affaire sérieuse avec une belle crapule, la finalité est toujours la même : on est emmerdé par le système et la crapule est protégée. La victime, elle, est toujours oubliée. Je n’ai plus confiance non plus en la justice. J’ai vu trop d’incohérences. Pour résumer, quand le Policier agit, on lui reproche de trop agir et quand il n’agit pas, on lui reproche de ne rien faire. C’est kafkaïen. En plus, on se retrouve dans une politique de culture du chiffre, plus rien n’a de sens. Les flics, nous n’avons jamais de reconnaissance. Nous ne sommes pas là pour être aimés, je le savais en signant. Mais nous ne sommes même pas aidés par notre hiérarchie, la justice, les politiques, et aujourd’hui, l’homme de la rue. Nous sommes des boucs émissaires, de la viande à média et des numéros matricules, c’est tout. Cette administration est composée d’une addition d’individualités qui travaillent, soi-disant, pour la collectivité, foutaise. Je veux partir car je sens que je ne pourrai pas tenir jusqu’à ma retraite. Aujourd’hui, tu vois, j’en veux à tout le monde, j’ai peur de devenir fou… »

5 réflexions sur “Le monde des fous est infini de Poli Gyronnase

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