« Les d’ici – Les 10 si… » de Thierry Berlanda par Sylvie K

« Les d’ici – Les 10 si… »

de Thierry Berlanda

par Sylvie K

 

 

Les D’ICI THIERRY BERLANDA

Thierry Berlanda.

10 questions SI…. pour découvrir Thierry Berlanda

Si vous étiez un personnage de Roman/fiction ?

Certains personnages ambigus me fascinent, d’autres me ressemblent, d’autres encore me fascinent et me ressemblent à la fois, mais je vous laisse faire le partage… Disons Le Capitaine Nemo (20 000 Lieues sous les Mers), Julien Sorel (Le Rouge et le Noir), Ulysse (L’Odyssée). Quelques autres aussi…

Si vous n’étiez pas auteur ?

Vous demandez à un pommier ce qu’il serait s’il n’en était pas un. Avouez que c’est coton ! Un métier de soin ou de transmission, peut-être…

 

Si vous étiez un personnage homme ou femme de polar/Roman noir ?

Vraiment aucun, même pas l’un des miens. Ou un peu tous à la fois.

 

Si vous aviez écrit le roman d’un autre lequel serait-il ?

Dans le registre des policiers/thrillers, j’aurais aimé écrire Le Silence des Agneaux (et pas seulement pour la masse de droits d’auteur qu’il a rapporté à Thomas Harris). J’aurai adoré créer le personnage d’Hannibal Lecter. Si on élargit le plan, je dirais Le Vicomte de Bragelonne, mais ça m’aurait embêté de priver Dumas de la joie de l’avoir écrit lui-même…

 

Si vous pouviez rencontrer un auteur mort ou vivant ?

Les écrivains n’ont rien à s’apprendre les uns aux autres. Chacun creuse son sillon. Et on n’est pas obligé d’éprouver une sympathie personnelle pour quelqu’un dont on admire pourtant l’œuvre. Ces précautions oratoires étant prises, je dirais que j’aurai bien pris un thé avec Colette, ou même avec Sagan. En tout cas, avec une femme. J’aurais été fier et heureux de croiser la route de la philosophe Simone Weil.

 

Si on vous proposait d’adapter un de vos livres en film ?

Je pense que je n’aurais pas mon mot à dire car l’adaptation est libre, mais a priori j’en serais heureux. On me dit souvent que mon écriture est très visuelle, donc le metteur en scène n’aurait qu’à se laisser porter… Un scénario de L’Insigne du Boiteux existe déjà, d’ailleurs. Quant à ma série de techno-thrillers (Naija, Jurong Island et Cerro Rico) c’est un coup à au moins 200 millions de dollars ! Evidemment, je suis persuadé que ça pourrait en rapporter quatre fois plus, mais je n’ai pas de banquiers dans ma famille…

 

Si vous aviez peur ?

Je suis comme les Normands dans Astérix : je n’ai pas peur. Je ne sais pas ce que c’est. Je peux sursauter si je pose malencontreusement la main sur la queue d’un dragon, je peux être inquiet quand l’un de mes enfants tarde à donner des nouvelles, je peux redouter l’orage qui gronde quand je me ballade à pied dans la pampa, mais avoir peur, être vraiment empreint de peur, être déterminé par elle, je crois que je ne sais pas ce que c’est.

 

Si vous deviez fuir, combattre ou vous adapter ?

Cela dépend des situations… Fuir, ce n’est pas très glorieux, mais dans certains cas, sous la forme d’un retrait stratégique, c’est sans doute opportun. Combattre, oui, c’est assez mon tempérament, mais plutôt le combat des idées, même s’il y a de sales coups à prendre. Certains de mes combats sont connus par les gens qui s’intéressent à mon travail : en finir avec la consommation d’animaux, de lait, d’œufs et de fromages, par exemple (il m’arrive encore de mettre du parmesan dans les spaghettis…). De toute façon, même sans invoquer des raisons morales qui me semblent pourtant évidentes, je suis sûr que nous y serons contraints très prochainement, pour des raisons sanitaires et environnementales majeures. Tout le monde ne s’est pas encore bien convaincu que le compte à rebours du cataclysme global a commencé. D’autres combats sont moins connus, et seraient sans doute jugés (encore) moins consensuels…

 

Si vous pouviez proposer le « Goncourt » du polar ?

C’est une excellente idée de prix, vraiment ! On l’appellerait La Plume Noire, comme on dit « La Palme d’Or ». Donc oui, trois fois oui ! Les romans noirs, policiers, thrillers et toute la clique sont parfois excellents d’un point de vue purement littéraire. A vrai dire, ils peuvent être aussi bons, et souvent même supérieurs à ce qui se fait dans la littérature blanche. Donc je trouverais légitime et très pertinent qu’une Académie Noire se mette en place, afin de décerner chaque année un tel prix. Il y aurait, je l’espère, moins de connivences, de coteries et de renvois d’ascenseur que pour les autres prix…

 

Si vous nous présentiez votre dernier livre ou celui en cours d’écriture ?

Je viens de terminer la rédaction d’un roman policier historique, qui se déroule à Bourges, dans la première moitié du XVIIème siècle, cinq ans après qu’une redoutable épidémie de peste ait privé la ville d’un tiers de sa population. Dans une atmosphère brouillée par des relents de guerres de religion, et aussi par les fumées des abominables bûchers de sorcières, Jeanne, que les gens de la Ville désignent du nom infâmant de Meneuse de Loups, est associée malgré elle à Archambault des Mousseaux, un échevin rigoriste à qui tout ou presque l’oppose, pour tenter de résoudre une série de meurtres.

J’ai beaucoup aimé faire ce saut dans le passé (ça m’arrive parfois, comme avec L’Orme aux Loups), car on y retrouve des saveurs et des timbres particuliers. Et c’est aussi une excellente façon de décortiquer plaisamment notre propre époque.

6 réflexions sur “« Les d’ici – Les 10 si… » de Thierry Berlanda par Sylvie K

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