Vienne la nuit, sonne l’heure, Jean-Luc Bizien

La « Double chronique »sur Collectif Polar

Après Mamie Danièle ce matin c’est Eppy Fanny qui vient vous parler à son tour du même livre.

Alors prêt(e)s pour la Double Chronique ?


Le livre : Vienne la nuit, sonne l’heure de Jean-Luc Bizien – Paru le 07 juin 2012 chez 10/18 – collection Grands Détectives – Le broché d’occasion uniquement – Le prix : epub  10.99 € (380 p.) ; 18 x 11 cm

 

4ème de couverture :

Qu’est-ce que la violence ? Une question singulière à laquelle
l’aliéniste Simon Bloomberg va chercher à répondre… pour
son plus grand malheur. Au fil des jours, les troublantes
confessions de ses patients révèlent leur part de cruauté la plus
sombre. Dès lors, le praticien est plongé à son tour dans un
tourbillon de fureur, au risque de se perdre lui-même au cœur
des ténèbres. Quand un psychiatre est pris dans l’engrenage de
la violence.

L’auteur : Né en 1963 à Phnom-Penh (Cambodge), Jean-Luc Bizien a vécu une grande partie de son enfance à l’étranger. Il a exercé pendant une quinzaine d’années la double profession d’auteur et d’enseignant avant de se consacrer totalement à l’écriture. Jean-Luc Bizien s’épanouit d’abord dans les jeux de rôles et les littératures de l’imaginaire : il a obtenu en 1994 le prix Casus Belli du meilleur jeu de rôles pour Chimères et a publié de nombreux livres pour la jeunesse.
En 2002, il a reçu le Prix du roman d’aventures pour La Mort en prime time et le prix Fantastic’Arts pour WonderlandZ. Passant avec bonheur d’un genre à l’autre, il est l’auteur aux éditions Gründ de Vivez l’aventure, une série de livres-jeux illustrés qui rencontre un grand succès et de la « Trilogie des ténèbres », des thrillers contemporains aux éditions du Toucan. Les oeuvres dont il est le plus fier sont cependant ses deux fils, Elric et Adriel, respectivement parus en 1990 et 2005.
Extrait :
C’était un très bel hôtel particulier, campant au milieu de la rue Notre-Dame-des-Champs, à un jet de pierre des jardins du Luxembourg. La bâtisse offrait à la vue des passants une façade sobre, lumineuse, à la silhouette élancée. Un regard inquisiteur aurait en vain tenté de percer la frontière de ses rideaux légers : le savant agencement de voiles ne laissait pénétrer que la lumière du jour. On en était donc contraint à imaginer l’intérieur, et les avis ne manquaient pas, tant le voisinage se plaisait à développer la question. On évoquait de vastes espaces, comblés par des meubles précieux. On ne supposait rien d’autre qu’une ambiance feutrée. On jalousait le calme, le luxe, la volupté de l’endroit.
Souvent, on surprenait les heureux propriétaires quittant leur logis douillet pour se rendre, bras dessus, bras dessous, dans le jardin où, aux beaux jours, il faisait si bon flâner.

 

La Kronik D’Eppy Fanny

Depuis quelques années, je croise régulièrement Jean-Luc Bizien sur des salons. Toujours avec plaisir. Il est très agréable de discuter avec lui car il a de multiples cordes à son arc et les échanges sont passionnants. Côté littérature, il séduit des lecteurs de tout âge, son registre allant des ouvrages jeunesse, aux jeux de rôles, en passant par le Fantastique, les thrillers, le suspense et les polars. Puis il y a son amour pour la musique (j’espère avoir un jour la chance de l’entendre jouer de la guitare), et son talent pour la magie dont il nous régale, si nous sommes sages (au moins le temps du tour de passe-passe). La liste n’est pas exhaustive car je suis certaine qu’il est capable de nous offrir bien d’autres surprises. Toujours avec générosité.

Il était donc grand temps que je m’intéresse à ses écrits. C’est chose faite avec la lecture de ce roman qui fait partie de la série « La Cour des miracles »(T3).

Les volumes précédents sont : La Chambre mortuaire – T1 // La Main de gloire – T2

L’histoire : Celle de l’aliéniste Simon Blomberg qui va tenter de répondre à la question : Qu’est-ce que la violence ? – Sacré gageure.

Paris – Hiver 1890. Simon Bloomberg, aliéniste sombre et torturé se questionne. Sur son métier, mais également sur des choses plus personnelles. Il n’arrive pas à oublier le décès de son épouse qu’il n’a pas réussi à protéger, et surtout il culpabilise d’avoir tué un homme, même si c’était pour sauver son ami l’inspecteur Desnoyer. Ses sentiments sur ce geste et ce qu’il a ressenti sont tellement ambigus. Pour y faire face, il se fait aider par son ami et confrère, Gaëtan De Saint Monastier.

Puis il y a Sarah Englewood, sa jeune et jolie gouvernante. Il refoule ses sentiments à son égard. Elle est si jeune et entourée de jeunes coqs qui lui tournent autour avec assiduité. Qui plus est, des amis à lui. Les relations aux autres sont tellement compliquées, même pour Simon. Et la culpabilité qui l’habite le conduit à refuser l’idée d’un bonheur possible.

Au milieu de ce maelstrom personnel, il poursuit ses consultations dans cette cour des miracles fascinante.

Un nouveau patient, Mr Genest, se présente à lui. Cet homme ne fait confiance à personne, il a besoin de dominer à tout prix faute de quoi sa colère s’exprime et sa violence explose. Sa femme en fait les frais. C’est la raison de sa consultation. Mr Genest est d’une jalousie maladive, irrationnelle, incontrôlable. Le pire peut arriver. Puis la paranoïa n’est pas loin. Il a un secret, un trésor enfoui dans les catacombes, et il est convaincu que tous, sans exception, sa femme incluse, veulent le voler. Simon tente de canaliser ce patient et de l’aider. Il est persuadé de pouvoir y arriver.

Extrait du journal de Simon P.130 :« Tel un enfant qui, dans un accès de colère, fracasse le jouet qu’il adore par-dessus tout pour ensuite pleurer toutes les larmes devant l’ampleur des dégâts, Antonin Genest s’applique à briser ce qu’il a de plus cher : sa femme Clémence. »

Le hasard veut justement que l’épouse de Mr Genest, telle une souris effrayée, vienne également consulter l’aliéniste. Elle est terrorisée, affolée, porte des traces de coups. Elle cherche de l’aide. Une solution pour gérer la folie de son époux. Bloomberg, qui n’a pas pu sauver son épouse, a aujourd’hui une seconde chance d’être le chevalier blanc.

Il joue un jeu dangereux qui peut avoir des conséquences graves. Il en a conscience. Les époux ne doivent absolument pas découvrir qu’il les reçoit tous les deux.

Simon fait le choix de sortir de son rôle impartial de médecin. Il est persuadé qu’il peut, avec l’aide d’Ulysse, le colosse à l’esprit d’enfant, en savoir d’avantage et protéger cette jeune femme.

Mais la violence est partout !

Antonin Genest n’est pas le seul chez qui la colère bouillonne et s’exprime dans la violence. Ulysse demande l’aide de Simon pour endormir sa part d’ombre. Gaëtan la laisse exploser et Sarah est effarée de son comportement. Simon combat tant bien que mal celle qui gronde en lui. Pour y arriver il couche ses sentiments personnels dans son journal. Son confident.

Heureusement, la fidélité de l’inspecteur Desnoyer et celle de Raoul, son adjoint, seront une aide précieuse dans cette intrigue, où la colère peut basculer vers le meurtre. Ultime violence.

Extrait P.302 : « Une lueur provenait de la galerie. Quelqu’un revenait sur ses pas ! L’assassin, sans nul doute. Une main de givre étreignit le ventre de l’aliéniste, qui ramassa sa canne-épée, se remis sur ses pieds et bondit vers une faille rocheuse pour y trouver refuge. »

2 réflexions sur “ Vienne la nuit, sonne l’heure, Jean-Luc Bizien

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