Papote d’auteur, Maud était avec Mathieu Bertrand

Papote d’auteur, Maud était avec Mathieu Bertrand

Il y a quelques jours Maud nous disait tout le bien qu’elle pensait du dernier polar de Mathieu Bertrand, Je pleurerai plus tard . Aujourd’hui, elle nous propose une petite interview de cet auteur qu’elle a pris plaisir à découvrir.

Alors place à L’interview exclusive de Mathieu par Maud


Papote d’auteur, Maud était avec Mathieu Bertrand

Maud : Bonjour Mathieu Bertrand, je vous remercie de nous accorder quelques instants. Pourriez-vous nous parler un peu de vous ?

Mathieu : Je suis Cadre du Ministère de la Justice. Mes passions tournent principalement autour de la moto, du tir sportif (armes à feu) et surtout, de tout ce qui relève du magnétisme, du spiritisme, de la radiesthésie, du Rieki, du nettoyage et du rééquilibrage énergétique des lieux et des personnes. Je pratique d’ailleurs dans plusieurs de ces disciplines. Au niveau musical, j’aime tout : j’arrive à passer des Chants Grégoriens à Red Hot Chili peppers en quelques secondes J

Maud : Comment êtes-vous venu à l’écriture ?

Mathieu : Depuis ado, je rêvais d’écrire un roman mais cela ne s’est concrétisé que bien plus tard, à la faveur d’une maladie qui m’a enfermé à la maison plus d’un an. C’était le moment où jamais et je me suis lancé…

JE PLEURERAI PLUS TARD Au cœur d’une petite ville de province, Patrice Lorenzi mène une vie rangée entre des semaines en déplacements professionnels et des week-ends en famille. Le jour où son enfant disparaît, ses certitudes sur la réelle valeur de l’existence s’envolent alors que sa vie de fonctionnaire modèle bascule dans l’horreur. Une parole donnée et l’étrange proposition d’un inconnu aux allures de mercenaire vont l’entrainer dans un cauchemar dicté par la haine et animé par la vengeance. Le compte à rebours de son destin, désormais réglé sur huit semaines, ne lui laissera que le répit nécessaire à un seul et unique objectif : devenir un assassin. Mathieu Bertrand est né en 1969 en région parisienne et a grandi en Corse.

 

Maud : Donc voici comment est née votre envie d’écrire. Je pleurerai plus tard, comment vous est venue l’inspiration de ce thème : Comment a germé cette histoire ?

Mathieu : Pour des raisons professionnelles, j’étais affecté très loin de ma famille et mon épouse travaillant tôt le matin, mon fils qui avait alors 8 ans, devait attendre devant le portail de chez nous une voisine qui l’amenait à l’école. J’ai eu très peur pendant toute cette période qui lui arrive quelque chose par des personnes mal intentionnées. C’est de là qu’est née cette histoire d’enlèvement auquel est venue se greffer mon domaine professionnel, en l’occurrence l’administration pénitentiaire. Cette peur de papa, mon petit village en Corse, ma carrière professionnelle se sont tous associés dans ma tête pour créer :  Je pleurerai plus tard.

  

Maud : Donc vous vous êtes inspiré de vos craintes. Je suis ravie de savoir que le reste soit issu de votre imagination. Et le chemin de ce livre de Librinova à M+ Editions ?

Mathieu : Quand je suis arrivé chez eaux Troubles, ce livre était déjà édité chez Librinova en auto-édition et il n’intéressait pas Eaux Troubles qui m’identifiait plutôt comme auteur « ésotérique ». J’ai eu la chance de rencontrer par les réseaux sociaux une bloggeuse qui avait adoré Je pleurerai plus tard et qui m’a mis en relation avec cette jeune maison d’édition M+. Quelques mois, plus tard, il était édité.

Maud :  Oh super une belle rencontre littéraire. Auriez-vous une anecdote sur ce livre en particulier à nous raconter ?

Mathieu : J’ai édité trois livres et c’est le premier qui a des avis aussi tranchés : soit les lecteurs adorent soit ils détestent. C’est curieux mais il n’y a pas de juste milieux ou d’avis mitigés sur ce roman.

1306. Poitiers : Le Grand Maître Jacques de Molay. sentant la fin de l’Ordre des Templiers approcher, informe le Pape Clément V qu’il est en possession d’une couronne ayant appartenu à Satan lui-même. Par peur de ne plus pouvoir en assurer la protection, il la confie au Saint-Père qui lui promet de la faire enterrer dans le Temple de Salomon, seul endroit sur Terre en mesure de limiter ses pouvoirs démoniaques. 2013. Rome : Le Pape découvre d’étranges courriers hérités de ses prédécesseurs. Il sollicite le Père Paul Kaminsky, agent du service des enquêtes spéciales du Vatican afin qu’il se rende en France et retrouve sept émeraudes, ornement d’une couronne ramenée de Terre Sainte au onzième siècle. Durant cette quête, le prêtre sera épaulé par Elaheh. une mystérieuse Iranienne, membre de la secte des Assassiyine. faction criminelle disparue depuis près de mille ans. Des châteaux d’Aquitaine aux remparts de Carcassonne, d’un couvent corse aux chapelles du Vatican, l’aventure du prêtre et de la jeune musulmane va se transformer en une union sacrée qui leur permettra de se confronter aux forces du Mal tout en essayant d’échapper aux tueurs du mystérieux Ordre Epsilon.

 

Maud : Je comprends tout à fait la « division » auprès de vos lecteurs. Un livre qui peut cliver en effet.  Vos plus belles joies en tant qu’auteur ? Vos « pires » moments ?

Mathieu : Mes plus belles joies ne sont pas la reconnaissance des maisons d’édition ou le nombre de livres vendus mais simplement quand un lecteur ou une lectrice vient me voir en dédicace ou me contacte par les réseaux sociaux pour me dire qu’il ou elle a adoré l’un de mes romans. Cela n’a pas de prix.

Maud : Oh quel enthousiasme !! Et vos « pires » moments ?

Mathieu : Les pires moments sont les relations houleuses que l’on peut avoir avec certaines personnes du monde de l’édition. Certains auteurs sont prêts à tout subir ou tout entendre pour se faire éditer. Ce n’est pas mon cas. Même si je ne le connais pas encore très bien, mon constat est que c’est un milieu assez difficile au niveau relationnel et malheureusement, pas toujours très sain. Simple ressenti personnel mais heureusement, j’y ai aussi croisé des personnes extraordinaires.

 Maud : Il est vrai que parfois que le back-off n’est pas toujours très reluisant. Parlons maintenant de vos autres livres, Les Emeraudes de Satan et Le Manuscrit des Damnés sont plus portés sur l’Histoire ou l’Esotérisme, il me semble, vous pouvez nous en parler ?

Mathieu : Oui, les aventures qui se déroulent dans ces deux romans ont lieu au XXIème siècle mais elles reposent beaucoup sur des faits historiques légèrement romancés et des lieux réels. Je suis passionné d’histoire, particulièrement la période qui va du haut moyen-âge à la fin de l’Ordre des Templiers au début du quatorzième siècle. Par ailleurs, il y a en effet un peu d’ésotérisme car je passe le cap du normal pour plonger mes héros dans quelques moments que l’on pourrait qualifier de paranormaux. 

Royaume des Francs, 1135. L’abbé Suger rénove une église carolingienne qui devient l’abbaye de Saint-Denis, nécropole des rois de France. France, juillet 2013. Paul Kaminsky, agent du service des enquêtes spéciales du Vatican et ancien franc-maçon, rencontre un cardinal et deux chercheurs qui lui révèlent l’existence d’un secret oublié dans les cathédrales.

Maud : Il me tarde de les découvrir !! Alors après vous avoir découvert en tant qu’auteur. Pourriez-vous nous parler de vous en tant que lecteur ?

Mathieu : Honnêtement, je suis un ancien gros lecteur avec un genre littéraire de prédilection qui est un croisement entre l’ésotérisme, l’historique et le religieux. Je suis donc fan de Dan Brown, d’Umberto Eco et de Giacometti/Ravenne. Malheureusement, depuis que j’écris, je lis beaucoup moins pour deux raisons principales : je n’en ai pas le temps et je ne souhaite pas que mon écriture ou le déroulé de mes histoires soient influencés par ce que je lis.            

Maud : Beaucoup d’auteurs nous disent lire moins depuis l’écriture mais je suis ravie que la lecture ait toujours une petite place. Je vais terminer par une indiscrétion, un projet de roman ou autre ? Oui oui c’est la lectrice compulsive qui s’exprime…

Mathieu : Je suis en train de terminer un nouveau roman qui, s’il trempe légèrement dans l’ésotérique, ne passe néanmoins pas le cap du paranormal. Mon héroïne sera cette fois-ci une femme qui est commandant de gendarmerie et qui enquête sur des enquêtes… très spéciales 🙂  Ce roman s’appelle pour l’instant  La porte noire  mais ce titre évoluera surement. Il paraîtra probablement au cours de l’année 2021.

Maud : Ravie de savoir que de nouveaux projets vont germer ! Merci d’avoir accepté l’interview et de nous permettre d’en apprendre un peu plus sur vous. A très bientôt, je vous laisse le mot de la fin :

 

Mathieu : Merci à vous, Maud, pour cet entretien et je profite de votre article pour remercier les lecteurs mais surtout les chroniqueurs car ce sont souvent grâce à eux que des auteurs arrivent à émerger et à se faire connaître. D’autant que je connais les difficultés et l’ingratitude de ce rôle où vous êtes coincés entre des lecteurs qui vous demandent des informations fiables sur les romans et des auteurs qui n’aspirent qu’à des critiques positives. Donc merci à vous tous les chroniqueurs de votre honnêteté et de votre bienveillance.

Maud : Merci !!! 

9 réflexions sur “Papote d’auteur, Maud était avec Mathieu Bertrand

  1. Belle interview !

    Autant, Je Pleurai Plus Tard me tente, mais j’ai peur que le sujet m’insupporte (trop sensible, je suis), autant ses autres livres m’intéressent beaucoup plus !

    En tout cas, l’auteur à eu beaucoup de courage pour exploiter ses propres peurs dans un roman.

    Aimé par 2 personnes

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