Tr@que sur le Web de Didier Fossey

 

 La double Chronique

Une fois encore sur collectif polar deux flingueuses ont lu un même livre, mais cette fois à 10 ans d’intervalle. Aussi on trouvait sympa de vous proposer ses deux retours de lecture.

Ce matin c’est Dany qui nous parle de ce bouquin

Ce soir il se pourrait bien que ce soit notre porte flingue


Le livre : Tra@que sur le Web de Didier Fossey  – Paru le 15 décembre 2017. chez Flamant Noir Editions.  19€50.  (358 p.) ; 22 x 14 cm.

La série des trois premières enquêtes est disponible en format numérique pour 9.99 €

4ème de couverture :

Sur Internet, les sites de rencontres se sont multipliés et, pour des millions d’internautes, sont devenus aujourd’hui un moyen de communication…
Mais aussi un formidable vivier pour des prédateurs en recherche d’une proie. Quand le premier cadavre d’une femme atrocement mutilée est découvert dans le 13e arrondissement à Paris, le commandant Boris Le Guenn est loin d’imaginer où va le conduire cette affaire.
Très vite, il comprend qu’il est confronté à un tueur en série organisé, méthodique, et qui ne laisse aucune trace derrière lui. Et Internet semble être le lien entre les victimes.
C’est une enquête d’un genre nouveau qui se présente à Le Guenn et à son équipe qui vont apprendre qu’il ne faut pas se laisser piéger par les apparences.
Un thriller haletant qui vous fera passer une nuit blanche à coup sûr !

L’auteur : Didier Fossey en né en 1954 à Paris. Après des études secondaires laborieuses, il fréquente un lycée hôtelier à Granville, en Normandie, d’où il sort muni d’un CAP de garçon de restaurant. Il a la chance de travailler sur le paquebot France, puis dans différents établissements parisiens avant d’ouvrir son propre restaurant. En 1984, il laisse tout tomber pour entrer dans la police, à Paris. Ses années de service en brigade anti-criminalité de Nuit du 13e arrondissement de 1986 à 2001, les nuits de planque, de traque, la morsure du froid, ce monde de la nuit lui plaisent et lui fournissent quelques anecdotes croustillantes qui lui serviront quelques années plus tard.
Après avoir retrouvé des textes écrits autrefois pour le plaisir, il se lance dans l’écriture de son premier polar, Tr@que sur le Web publié dans une petite maison d’édition en 2010. Fort de cette expérience, il écrit un autre polar, Ad Unum, en 2011, toujours dans la même maison d’édition.
En 2014, sollicité par un nouvel éditeur, il écrit un roman d’action. Puis, en 2015, il renoue avec le polar et écrit Burn-Out aux Éditions Flamant Noir. Le livre rencontre un très grand succès et remporte le Prix polar 2015 du Lions club. Depuis, il ne cesse de conquérir les lecteurs !
On pourrait vous dire aussi qu’il est né en 1954, adore son chien Amos, un carlin sur lequel il n’a aucune autorité. Qu’il n’a jamais correspondu aux clichés de policiers, ce qui a lui a valu parfois quelques remontrances. Qu’il aime aussi chiner dans les brocantes, écouter Serge Gainsbourg et manger un Paris-Brest, que sur une piste de danse il a deux pieds gauches et qu’il est ophiophobe, mais ça, c’est une autre histoire…

Extraits :

« On se connaît suffisamment pour que je vous parle franchement. La politique est partout. Tout est bon pour que les présidentiables fassent leur show. L’opinion publique, c’est tout ce qui les intéresse, hein ! Si l’on ne va pas dans ce sens-là, on brandit au-dessus de votre tête le spectre de la retraite anticipée, de la carrière avortée, bloquée, voire, de la révocation. C’est la nouvelle version de la carotte et du bâton ! Quand on a commencé tous les deux, ça marchait à coups de lettres de félicitations et de gratifications. On était contents d’avoir résolu une affaire, on avait le sentiment du devoir accompli ! Maintenant c’est : attention à ne pas faire de l’ombre ou du tort à un tel ou un tel ! Allez, je n’ai rien dit, mais vous m’avez compris. »
«… ils quittèrent le 36, désert. Les escaliers craquaient sous leurs pas, réveillant les fantômes qui hantaient l’endroit. Boris aimait bien l’ambiance de ce lieu quand il n’y avait personne. Il avait l’impression que les murs lui chuchotaient les histoires des grands criminels. Mais ce qu’il aimait par-dessus tout, c’était l’escalier de bois, craquant, rendu célèbre par des séries policières cultes. Ah ! S’il pouvait parler… »
 
« 7 H 00
La chaleur était déjà étouffante dans les locaux de la brigade criminelle.
— Putain de merde ! Ils la réparent quand cette clim’ ? Dans n’importe quelle boîte privée, la CGT aurait déjà foutu la merde. Ils font quoi nos syndicats ?!
— Gueule pas Guillaume, dit Fred d’un ton las, ils annoncent des orages pour aujourd’hui. Bon, le rapport d’autopsie du chien vient d’arriver. Je l’amène à Boris. »
 

La chronique jubilatoire de Dany

Tr@que sur le Web de Didier Fossey

J’ai fait la connaissance de Boris Le Guenn dans Artifices. Evidemment, ces héros récurrents que nous n’avons pas vu débuter nous cachent des choses. Alors j’ai décidé le lire ses enquêtes en intégralité, afin d’approfondir le personnage, en commençant par le tome 1 où Didier Fossey nous invite à le suivre dans une Tr@que sur le Web.

Une équipe attachante que cette tribu avec Fred, la valeur sûre et les seconds couteaux, dévoués à leur Boss, parce qu’il les respecte et que lui aussi met sa vie familiale entre parenthèses quand il est plongé dans l’action. Antoine, bœuf-carotte qui les aide, voudrait bien intégrer cette famille.

Un sordide tueur en série qui inspire la confiance, mutile, viole et tue des femmes la nuit, avec une extrême méticulosité, n’oubliant aucun indice sur son passage. Quand la relation est établie entre les premiers meurtres, la traque à la fois physique et virtuelle est lancée. Il apparaît que ces femmes cherchent l’âme sœur sur le net et se font piéger …

Certes le sujet a déjà été traité mais ici on retiendra l’originalité des racines du mal chez le tueur. On le connait depuis les premières pages et pourtant Didier Fossey manipule le lecteur … c’est avec brio et une grande précision qu’il nous décrit le déroulement de l’enquête, comme si on y était.

Notons que les bureaux de la crim’ sont encore au « 36 ». L’attachement de l’auteur aux murs (et aux planchers) apporte une note de nostalgie.

Bienvenue à Armor qui a du chien et que nous espérons recroiser dans la suite des enquêtes de Le Guenn.

Alors ce Le Guenn, il a tout du mec bien, la quarantaine finissante, marié, père de famille, pris par son activité professionnelle ce qui peine son épouse plutôt compréhensive au demeurant. Prend soin de son équipe, couvre les petites faiblesses de ses troupes sans trop de paternalisme, s’inquiète de ce qu’ils mangent et de qui il doit raccompagner à son domicile le soir,

Bref une enquête pointue vécue de l’intérieur, des meurtres particulièrement abjects, des personnages bien typés, un Paris contemporain … un très bon moment de lecture. Rappelez-moi … quel était le métier exercé par l’auteur ?

Lu en version numérique.

 

6 réflexions sur “Tr@que sur le Web de Didier Fossey

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