Ad Unum de Didier Fossey

Le livre : Ad Unum de Didier Fossey – Paru le chez Editions des Deux Encres le 01/10/2011 et réédité chez Flamand noir le 7 mars 2018  epub 5.99 € 

La série des trois premières enquêtes rééditée sous le titre 36 Quai – Les enquêtes du Commandant Le Guenn – chez Flamant Noir Editions – est disponible en format numérique pour 9.99 €

 

4ème de couverture :

Paris, Février 2011, le froid, la neige, le verglas. Un délinquant notoire est retrouvé pendu, portant une inscription sur son front : « Ad Unum », dont la traduction signifie « Jusqu’au dernier ».
Deux autres victimes ont déjà été découvertes dans les mêmes conditions. Quelles sont les motivations du tueur qui s’avère méthodique et discret ?
L’enquête s’avère difficile pour le Commandant Boris Le Guenn et les membres de son groupe, le tueur n’hésitant pas à les impliquer personnellement dans sa descente aux enfers pour arriver à ses fins.
Mais tout bon rouage est susceptible d’être grippé Même si ce ne sera pas sans dégâts.

 L’auteur : Didier Fossey en né en 1954 à Paris. Après des études secondaires laborieuses, il fréquente un lycée hôtelier à Granville, en Normandie, d’où il sort muni d’un CAP de garçon de restaurant. Il a la chance de travailler sur le paquebot France, puis dans différents établissements parisiens avant d’ouvrir son propre restaurant. En 1984, il laisse tout tomber pour entrer dans la police, à Paris. Ses années de service en brigade anti-criminalité de Nuit du 13e arrondissement de 1986 à 2001, les nuits de planque, de traque, la morsure du froid, ce monde de la nuit lui plaisent et lui fournissent quelques anecdotes croustillantes qui lui serviront quelques années plus tard.
Après avoir retrouvé des textes écrits autrefois pour le plaisir, il se lance dans l’écriture de son premier polar, Tr@que sur le Web publié dans une petite maison d’édition en 2010. Fort de cette expérience, il écrit un autre polar, Ad Unum, en 2011, toujours dans la même maison d’édition.
En 2014, sollicité par un nouvel éditeur, il écrit un roman d’action. Puis, en 2015, il renoue avec le polar et écrit Burn-Out aux Éditions Flamant Noir. Le livre rencontre un très grand succès et remporte le Prix polar 2015 du Lions club. Depuis, il ne cesse de conquérir les lecteurs !
On pourrait vous dire aussi qu’il est né en 1954, adore son chien Amos, un carlin sur lequel il n’a aucune autorité. Qu’il n’a jamais correspondu aux clichés de policiers, ce qui a lui a valu parfois quelques remontrances. Qu’il aime aussi chiner dans les brocantes, écouter Serge Gainsbourg et manger un Paris-Brest, que sur une piste de danse il a deux pieds gauches et qu’il est ophiophobe, mais ça, c’est une autre histoire…
 Extraits :
« — Germaine !
— Oui, Monsieur ?
Sa secrétaire apparut comme instantanément dans le bureau.
C’était une petite femme dans la cinquantaine, les cheveux gris et bouclés, la peau ridée comme une vieille pomme, vêtue avec recherche, qui supportait les humeurs de son patron depuis plus de vingt ans.
— Cognac, Germaine, et vite !
— Oui, Monsieur…
Elle revint rapidement avec un ballon de cognac sur un plateau d’argent.
— Parfait.
— Autre chose, Monsieur ?
— Non !… Ah, si ! Dites à l’autre abruti de se magner le cul, j’attends.
— Oui, Monsieur.
Germaine disparut aussi subrepticement qu’elle était apparue. Elle avait l’habitude des sautes d’humeur de Régis Turquin, et même plus. Plusieurs fois il avait levé la main sur elle, et bien qu’elle l’ait menacé à chaque fois d’aller déposer une plainte, elle ne l’avait jamais fait. Tout s’était toujours arrangé avec une grosse enveloppe. Une très grosse enveloppe… »
 
« Le carrefour avait été dégagé, la circulation avait repris ses droits, accompagnée de ses coups de klaxon intempestifs, crissements de pneus énervés, pots d’échappement qui fumaient dans la froideur du petit matin, le tout assorti de quelques expressions typiquement parisiennes. : « Tu la bouges ta caisse – Je bosse moi, Monsieur – Retourne dans ta campagne – Si tu ne sais pas conduire achète un âne », etc. »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Ad Unum de Didier Fossey

Deuxième enquête du Commandant Le Guenn … toujours parisien, avec sa tribu. Antoine, ancien bœuf-carotte est maintenant affecté au 36, Fred a toujours un faible pour son Boss et toute l’équipe soudée partage le même objectif : mettre fin aux agissements d’un mystérieux justicier, latiniste, qui considère que les peines appliquées à certains grands délinquants ne sont pas suffisantes. Ce sentiment, chacun en ce qui le concerne a pu l’éprouver, de là à simuler un nouveau procès et appliquer soi-même la sentence … La brigade criminelle va donc pourchasser un « nouveau Zorro » particulièrement machiavélique et ses membres seront personnellement pris pour cible.

La narration est alternative, tantôt dans la tête du méchant, tantôt dans celle des gentils.

De plus Le Guenn aura à mettre sa famille en sureté et prouver (ou pas) à son épouse toute l’importance qu’il lui accorde.

Comme la précédente, cette enquête est pointue, les personnages de plus en plus attachants, le contexte bien connu de l’auteur richement imagé, un très bon moment de lecture.

Le Guenn, toujours aussi charismatique et humble, solidaire, en difficulté face à sa famille, a l’air d’être plutôt bien dans sa tête, apprécié et entendu de sa hiérarchie sort son chien régulièrement et frôle l’overdose de croissants-beurre !  Qu’en sera-t-il dans le tome 3 ?

Lu en version numérique.

Autres extraits :
« — Commandant, les tueurs en série peuvent être séparés en plusieurs catégories. Il y a les psychotiques, ou les visionnaires, qui tuent sous la domination d’une entité avec laquelle ils communiquent. Ils reçoivent des instructions sous forme de visions ou de simples voix. Les missionnaires, eux, ont un but, ils s’imposent d’améliorer le monde qui les entoure, et cette amélioration passe nécessairement par l’élimination de certaines personnes : prostituées, homosexuels, avocats, et la liste est exhaustive. Il y a les assoiffés de pouvoir, qui ne s’estiment pas beaucoup. Ils se satisfont d’avoir entre les mains la vie et la mort de leur victime. Pour eux, l’acte sexuel est un instrument d’humiliation supplémentaire. Enfin, il y a ceux qui tuent par plaisir, on pourrait les appeler les hédonistes. Certains ont une motivation sexuelle. »
 
« Il portait un regard de mépris sur ses contemporains, il n’aimait pas les gens, il les considérait comme des sous-êtres. Il n’aimait pas leurs discours, leurs rires, leurs odeurs, il trouvait que la foule puait, voilà, c’était ça, tous ces gens puaient. Il les regardait, les analysait, les dévisageait, il pouvait se le permettre, qui pourrait le reconnaître avec son bonnet et ses lunettes foncées, personne. Il était un anonyme dans la foule des anonymes. La même combinaison, le même bonnet, les mêmes lunettes, la même paire de skis, les mêmes godasses, seules les couleurs changeaient. »

10 réflexions sur “Ad Unum de Didier Fossey

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