Blog à part : Portrait de blogueur, Les Chasseuses De Livres

Blog à part : Portrait de blogueur : 

Salut mes polardeux , Aujourd’hui je reviens avec « mes ITW Blogueur »

une nouvelle rubrique sur notre blog que vous devez commencer à connaître

Blog à part : Portrait de blogueur

 Mais cette fois ce sera un peu particulier

Les onzième et douzaine blogueuses à être interrogées aujourd’hui ce sont :

Judith & Mélissa les Chasseuses de Livres

Et oui une double interview voilà une grande première

 

ITW Blogueur

Judith & Mélissa les Chasseuses de Livres

Ge : Avez-vous déjà participé à des interviews ?

Judith : Non jamais !

Mélissa : Non c’est une première !

 

1ère Partie

Ge : Bonjour, es-tu prêt(e) à être soumise à la question ?

J : Bonjour ! Je suis archi-prête !

M : Oui ! C’est parti !

 

Ge : Alors ici on va, je vais essayer de comprendre comment on en arrive à créer un blog et comment on anime celui-ci.

Mais avant cela je sais que mes lecteurs et lectrices sont curieux

Alors, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

 J : Tout ça ?! Allez c’est parti ! J’ai 28 ans et j’habite à Lyon depuis quelques années. Ma scolarité ? J’espère que vous avez du temps devant vous ! J’ai commencé les hostilités avec un Bac S spé bio, anglais et chinois, puis j’ai enchaîné avec une licence LLCE Anglais, un Master en linguistique anglaise (et c’est là que j’ai rencontré ma “partner in crime” Mélissa), une Maîtrise en Relations Internationales et pour terminer un Master en Lettres Modernes spé Littérature de Jeunesse. Les débouchées n’étant pas ultra joyeuses, je me suis retrouvée à faire différents jobs alimentaires dès mon arrivée à Lyon et j’attends patiemment de trouver ma voie.

Sinon, j’aime le fromage et la charcut’, aller au cinéma et boire des bières bizarres que Mélissa me conseille.

M : Moi c’est Mélissa, 28 ans, j’habite actuellement Strasbourg. J’ai un cursus plutôt littéraire : Bac L, suivi d’une licence LLCE Anglais (LLCE = langue, littérature et civilisation étrangère). J’ai ensuite intégré un master d’Anglais avec une spécialisation en linguistique. Mais ne souhaitant pas être prof et ne me sentant pas les épaules de poursuivre vers un doctorat en linguistique (où de toute manière les places sont rares), je n’ai malheureusement pas réussi à trouver de travail en rapport avec mes études jusqu’à présent. Actuellement je fais du suivi comptable dans une banque – Rien à voir ! J’espère vraiment réussir à trouver un métier plus en adéquation avec ce que j’aime dans la vie.

Et sinon hormis la littérature, je suis donc une passionnée de langues, mais aussi de rock et métal, de bières artisanales, de tatouages, de pâtisserie et…. de mes chats.

Bien évidemment, vous l’aurez deviné, Judith et moi nous sommes rencontrées à la fac. Nous avons appris à nous connaître en master avec notre passion commune pour la linguistique, la littérature et les tatouages. Un cynisme et une asociabilité partagés saupoudrés de notre haine d’une certaine prof ont achevé de nous souder XD – Avec l’aide de notre alcoolisme commun ainsi qu’une passion pour le saucisson, ne mentons pas (ça lui a fait tout bizarre quand je suis devenue végétarienne).

 

Ge : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ? Comment abordait-on le livre chez toi ?

 J : La lecture a une très grande place dans ma famille. C’est d’ailleurs grâce à mes parents que je lis autant. Mon père est plutôt branché essais philosophiques et ma mère est la diva du crime, le polar c’est son oxygène.  Quand j’étais plus jeune, la lecture était une bonne excuse pour me coucher après 20h. C’était avant tout une activité familiale, entre la lecture des contes, les livres audio pour s’endormir, il y en avait pour tout le monde et pour tous les goûts. Et au fur-et-à-mesure c’est devenu une passion, une occasion de faire plaisir.

M : Une place très importante ! Que ce soit mes deux parents, mes grands-parents maternels, mes sœurs, tout le monde lisait beaucoup. Ça commençait dès le plus jeune âge, avec une histoire avant de nous endormir chaque soir. C’est ce qui nous a donné cet amour de la lecture. Des abonnements à des magazines avec histoires, des sorties hebdomadaires à la bibliothèque… la littérature nous entourait. En primaire/collège, je lisais environ 1 livre par jour, je passais parfois des jours entiers à lire. Je me souviens du jour où j’ai fini de lire l’intégralité du rayon « ado » de la bibliothèque du village XD

 

Ge : Voulez-vous bien me montrer vos bibliothéque (s) :

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

J : Avec plaisir ! J’ai en tout 5 bibliothèques (si on ne compte pas les tables de chevet qui sont bien encombrées). La première qui est dans ma chambre est justement celle qui abrite le polar mais aussi tous mes livres de fac, mes Routard et une partie de mon matériel de dessin. Dans le salon on a les 4 autres bibliothèques, on retrouve de la BD, du manga, de la littérature de jeunesse, contemporaine, classique ET les beaux livres.

Je classe mes livres par maison d’édition puis par auteur quand c’est possible et sinon par genre. J’ai également une case dédiée à ma PAL.

M : À ce jour j’ai 3 bibliothèques (qui arrivent tout doucement à saturation). J’essaye de classer par genre et par auteur.

  • Ma bibliothèque principale (la noire) : c’est celle qui est consacrée à la littérature SFF (ma grosse passion). Avec deux doubles étages consacrés rien qu’à Robin Hobb et Tolkien. Avec aussi un peu de livres de cuisines et de pâtisserie. Et désormais quelques BDs qui ne rentraient plus ailleurs.

  • La bibliothèque blanche : plus diversifiée. On y retrouve un coin littérature en VO (Anglais et Suédois), un coin linguistique, un étage plutôt philo, un étage fictions diverses (littérature asiatique, classiques, thriller, policiers, etc… bref tout ce qui ne va pas dans la bibliothèque SFF), un étage « la bibliothèque des mariés ». Qu’est-ce que c’est ? Pour mon mariage, nous avons demandé à nos invités, pour remplacer le livre d’or, de nous offrir un livre qui leur tenait à cœur avec un mot pour expliquer leur choix. Comme vous pouvez le voir, beaucoup d’invités ont joué le jeu 😀 (je n’ai pas encore eu le temps de tout lire en 2 ans, je crois qu’il y en a 38)

  • La bibliothèque brune : consacrée aux BDs et romans graphiques (mais ce coin est saturé), aux livres de voyages, et aux beaux livres (photographie, cinéma, etc…), avec un coin vinyles.

Ge : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 J : Pour moi la lecture c’est un mode de vie. J’ai toujours un livre sur moi où que j’aille. C’est une passion, un passe-temps et surtout énormément de partage avec ma famille, mes amis et c’est aussi une occasion de tisser des liens avec des inconnus.

M : C’est avant-tout un moyen d’évasion. Cela me permet de voyager depuis n’importe quel lieu (mon canapé, mon travail, le tram), de rencontrer d’autres pays, d’autres univers, d’autres époques. Mais c’est aussi un outil de réflexion et d’instruction. C’est vraiment un gros plus quand l’auteur fait passer un message et nous pousse à nous remettre en question. Avec la VO, cela me permet aussi d’avoir un lien fort avec un autre pays et une autre culture, car il n’y a pas de perte de sens ou de talent quand on évite la traduction.

 

 

Ge : Es-tu papier ou numérique ?

 J : Papier principalement mais j’ai une Kindle que j’utilise tout autant. En général, la Kindle me sert pour des relectures ou des découvertes livresques que je ne suis pas certaine d’apprécier.

M : Papier ! Le rapport à l’objet rajoute du plaisir à ma lecture. C’est aussi plus pratique pour prendre des notes, marquer des citations, et bien visualiser l’avancée de sa lecture.

Ma liseuse m’a surtout servi quand j’étais étudiante (livres moins cher, mais aussi pour les articles scientifiques). Actuellement elle me sert principalement pour des Services Presse.

 

Ge : En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

 J : Lorsque je vivais à Strasbourg j’allais beaucoup en médiathèque chercher mes livres. Les bibliothèques de cette ville sont très bien fournies, c’est une aubaine ! Depuis que je suis à Lyon j’ai une carte de médiathèque mais j’y vais rarement, le fonds n’est pas très riche alors je préfère me tourner vers les librairies.

M : Récemment je n’y vais plus trop. Je préfère me composer ma propre bibliothèque. Tous ces livres autour de moi dans mon intérieur, ça m’apaise ! Je les fréquentais beaucoup étant enfant, mais aussi pendant mes études (car financièrement je ne pouvais pas me permettre d’acheter des livres). Comme le souligne Judith, on a la chance à Strasbourg d’avoir un fond très riche, notamment à la Médiathèque André Malraux.

Ge : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

 J : C’est un peu la caverne d’Ali Baba, être entourée de livre c’est le pied ! J’ai pu découvrir de nouveaux auteurs, de nouveaux genres littéraires que je n’aurais peut-être pas envisagé en librairie de peur d’être déçue. Je trouve qu’on part plus facilement à l’aventure en bibliothèque.

M : C’est un lieu apaisant. Cela permet de lire une grande variété d’auteurs et de style, mais aussi de faire des rencontres quand des conférences sont organisées. C’est un type d’événements que j’aime bien. C’est très enrichissant. Puis on ne va pas le nier, l’aspect financier est considérable, les bibliothèques donnent accès à la littérature pour tous étant donné les prix vraiment très corrects des abonnements. C’est très important que tout le monde puisse avoir accès à la culture.

 

Ge : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

 J : Pour l’achat de BD et de mangas je vais principalement chez Momie à Lyon. Il y a énormément de choix et les libraires sont de bons conseils. Pour les romans et autres écrits je vais de plus en plus chez Gibert Joseph, on y trouve de l’occasion comme du neuf et on peut revendre nos livres, c’est un bon compromis pour ne pas se ruiner.

M : Je les achète principalement à la Librairie Kléber, la référence strasbourgeoise. Ils ont un choix énorme, pas que des auteurs mainstream, et le personnel est de très bon conseil. De plus, ils ont un très beau choix niveau littérature SFF et un magasin spécialisé en livres en VO. Je l’aime beaucoup cette librairie.

 

Ge : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (Ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairies où je vais voir des auteurs, des librairies que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

 J : En général, on va dire que c’est dans ma librairie de quartier. Mais dès que je pars en vacances je me dois de visiter les librairies et/ou bouquinistes du coin, je reviens donc chargée de livres. Au Royaume-Uni je me régale, les couvertures sont colorées comme j’aime et les offres bien plus avantageuses, je prends souvent une valise vide juste pour mes bouquins…

M : À la fois pour le côté écologique et pour mon porte-feuille, j’achète principalement d’occasion. Cela va donc être au marché des livres d’occasion ou sur internet en général. Quand je ne trouve pas ce que je cherche, ou que je veux soutenir un petit auteur, je vais l’acheter dans ma librairie habituelle. Puis souvent au gré de mes voyages, j’ai l’habitude d’acheter des livres quand je tombe sur des petites librairies, pour soutenir leur activité.

 

2ième Partie

 

 

Ge :  Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prêt(e) ?

 J : Ce n’est pas trop douloureux, en espérant que ça continue !

M : Je me suis bien échauffée là !

 

 Ge : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

 J : Cela varie assez. Il m’arrive d’avoir des petites pannes de lecture et les BD sont salvatrices dans ces moments-là. Je dirai environ 3-4 livres par semaine et par an je dépasse les 200 livres très souvent.

M : J’essaye d’en lire un par semaine, donc environ 4/5 par mois. Soit une cinquantaine par an plus ou moins.

 

 

Ge : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

 J : Il y a quelques années je ne tenais aucun décompte. Mais depuis 2 ans j’ai un petit carnet ou je note l’année puis le titre et l’auteur du livre que j’ai lu. J’ai remarqué que lorsque l’on lisait beaucoup, les gens avaient tendance à nous demander conseil sur telle ou telle lecture et que j’étais incapable de leur conseiller des titres parce que je ne m’en souvenais plus (oui je sais, c’est honteux…). Du coup, mon petit carnet est bien pratique il me suffit de jeter un coup d’œil et HOP !

M : Oui, mais depuis janvier de cette année seulement !

  

Ge : As-tu une PAL ?

 

J : Oh oui ! Et elle grossit de semaine en semaine à mon plus grand désarroi.

M : Une ? plutôt 2/3 ! Il y a ma PAL principale avec ceux que je veux lire prochainement, ma PAL « classiques » où je pioche environ une fois par mois dedans, et en ce moment j’ai une PAL temporaire pour un challenge « tour du monde » (je lis donc celle-ci en priorité pour le moment).

 

 Ge : Combien de livre dans ta PAL ?

 

J : Une bonne cinquantaine déjà !

M : 7 dans ma PAL principale, plus que 3 dans ma PAL classiques, et 5 dans ma PAL challenge. Donc 15… (et environ 200 livres non lu dans mes bibliothèques …)

 

Ge : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

J : Ma PAL n’est pas l’objectif que je dois atteindre en fin d’année, loin de là ! C’est plutôt un moyen de mettre de côté les livres que je n’ai pas encore lu, les dossiers non-classés si vous préférez ! J’essaye de me faire une PAL mensuelle mais elle finit souvent par se modifier, il y a des jours où la fantasy nous botte plus qu’un contemporain alors on se sert et le tout sans pression !

M : Ayant beaucoup de livres non lus sur mes étagères, elle me permet de sortir en priorité les livres que je veux lire « rapidement ». Même si je ne la respecte pas forcément. Quand on me prête un livre j’ai tendance à le lire de suite, idem avec certains achats que j’attendais depuis longtemps. Les partenariats passent aussi en priorité dans la PAL… Parfois ça me déprime quand je vois que certains romans restent plusieurs mois dedans ! Mais de base j’essaye de la prévoir pour 1 ou 2 mois max.

 

Ge : Alors…. Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

 

J : J’ai commencé le polar très jeune, j’avais à peu près 10 ans lorsque j’ai démarré la lecture de la série Kay Scarpetta de Patricia Cornwell. Très vite je me suis perdue dans ce genre qui me passionne et j’ai pu partager mes lectures avec ma mère qui est une adoratrice du genre. Que cela soit du roman, ou même de la BD (je pense notamment à Canardo de Sokal qui est pour moi une grosse référence), le polar c’est la littérature qui ne nous quitte jamais même si on lui fait de petites infidélités de temps à autre.

M : Même si c’est un genre que j’apprécie, ce n’est pas celui de prédilection. J’aime bien lire du polar ou thriller pour varier mes lectures, ou quand je cherche des romans de divertissement pur, pour me changer les idées (oui c’est bizarre de se changer les idées avec des meurtres XD). Depuis quelques temps j’ai l’occasion d’en lire un peu plus grâce à notre partenariat avec les éditions L’Archipel, qui publient principalement du polar et de la romance. Et je dois dire que je prends de plus en plus goût à leur lecture !

 

  

Ge : dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

 J : Vaste question (attendez je regarde dans mon carnet haha). Patricia Cornwell, Patricia Highsmith, Agatha Christie, Claire Favan, Val Mcdermid, Stieg Larsson et Sokal pour ne pas tous les citer en ce qui concerne le polar. Sinon pour la littérature de façon globale j’ai eu un gros coup de cœur pour Haruki Murakami, Xinran, Robin Hobb et Terry Goodkind.

M : J.R.R. Tolkien, Robin Hobb et Alain Damasio. J’avais prévenu que j’étais très SFF !

 

 Ge  : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

 J : Avec grand plaisir, même si je ne pense pas être très douée pour ça (dit la fille qui tient un blog…).

Funérailles célestes de Xinran. C’est un roman très court qui dépeint la vie d’une jeune femme chinoise qui s’engage dans l’armée et part au Tibet pour retrouver son mari disparu. C’est un gros coup de cœur, Xinran a une plume saisissante et même si l’on n’est pas habitué à la littérature chinoise il ne faut pas avoir peur de se lancer.

Le soldat chamane de Robin Hobb. C’est de la fantasy comme on aime et c’est la saga de Robin Hobb que je recommande à tout le monde, quitte à les bassiner chaque soir autour d’un verre. Mélissa a fini par craquer il y a quelque temps d’ailleurs !

Les Grandes espérances de Charles Dickens. C’est un roman qui faisait partie de mes lectures obligatoires pour la fac et étrangement il est devenu depuis lors LE classique doudou que j’aime lire encore et encore.

Le tueur intime de Claire Favan. J’ai découvert cette auteure de thriller il y a 2 ans lorsque je travaillais dans une librairie et c’est complètement tordu. L’aspect psychologique prend une belle part à notre lecture, c’est vraiment du super travail !

L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante. Je ne cite qu’un seul de ses livres, mais globalement les écrits de cette auteure sont époustouflants. A chaque sortie, on découvre un nouvel aspect de la littérature et de la puissance de l’écriture et de la femme.

M : bien évidemment, ce sera lié à la question précédente.

  • Le 1er livre qui m’a marqué, c’est Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien, que j’ai lu à 12 ans. Mon 1er contact avec la littérature fantastique pour adulte. J’ai été époustouflée, ça reste ma lecture la plus marquante étant donné son impact sur moi. Ce roman a probablement aussi été le déclencheur de mon amour pour la linguistique.

  • La saga L’Assassin Royal de Robin Hobb – saga qui m’a fait renouer avec la lecture et la fantasy, après plusieurs années à avoir perdu le goût de lire pendant mes études.

  • La Horde du Contrevent d’Alain Damasio – du génie à l’état pur, cette façon de jouer avec la langue… Un petit bijou, encore plus pour les linguistes.

  • Fahrenheit 451 de Ray Bradbury – Un classique lu récemment qui m’a beaucoup marquée. Une vision très proche de la mienne sur la littérature et le divertissement. Une plume pleine de poésie.

  • Ces jours qui disparaissent de Timothé Leboucher, un roman graphique tout simplement génialissime. Un scénario surprenant et original, un dessin simple mais efficace.

 

Ge : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

 J : Je suis allée une année au festival de Montreuil dans le cadre de mon Master en Littérature de jeunesse. C’était sympa, mais on fatigue vite avec tout ce monde. Je pense y retourner et y traîner Mélissa par la même occasion, mais contrairement à beaucoup de bloggeurs je ne suis pas assidûment chaque festival tout le long de l’année.

M : Pas du tout. Je ne suis pas trop fan d’événements brassant trop de monde. Même si j’aimerai bien aller aux Imaginales une fois.

 

 

Ge : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

 Judith : J’ai pu parler à certains auteurs et illustrateurs et c’était une expérience enrichissante. Je sais qu’il y a une grosse partie de socialisation avec d’autres bloggeurs entre autres mais je suis restée dans mon coin.

 

3ième Partie Un blog ? Pourquoi un blog ?

 

 Ge: Nous voilà dans le dur, on va sans doute enfin comment pourquoi, et comment on en vient à créer un blog.

 

J: Pas sûr que j’ai vraiment la réponse….

M : La pression monte…

 

 

Ge : Alors dis-moi :  qu’elles ont été la motivation à la création de ton blog ? Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer dans la création d’un blog

 

J : Je pense qu’on se rejoint assez là-dessus avec Mélissa. On a toutes les deux des emplois qui ne nous plaisent pas sur le plan intellectuel. On a beaucoup pensé à la création d’une librairie qui nous ressemblerait mais pour le moment ce n’est qu’au stade très lointain du projet “fantasme”. Il me fallait dans ma vie un moyen de continuer à penser, à faire fonctionner la machine pour ne pas complètement dépérir intellectuellement. Tout est parti de là, Mélissa s’est beaucoup occupée de la mise en ligne de notre site, de l’architecture et de tous les points techniques (je ne suis pas douée là-dedans alors je laisse ça à l’experte !) et j’ai pris le relais en ce qui concerne la création de notre page Instagram.

M : Étant donné que mon boulot ne me plait pas plus que ça, j’avais envie de consacrer mon temps libre à quelque chose ayant du sens, ayant un lien avec mes passions. On parlait souvent de littérature avec Judith, on se conseillait des lectures… alors on a eu envie de partager ça avec d’autres personnes. On parlait d’ouvrir ensemble une librairie-café, mais n’ayant pour le moment pas le budget pour ce projet, on s’est dit qu’en attendant, un bon moyen de partager notre amour pour la littérature serait un blog.

 

 

Ge: Comment ont choisi le nom de son blog ?

 

J : Je pense qu’il faut avant tout que ça nous ressemble. On note tout ce qui nous passe par la tête et dès que quelque chose nous convient on n’oublie pas de vérifier que le nom n’est pas déjà utilisé.

M : Du brainstorming ! On voulait un nom ayant une connotation avec la littérature SFF ou d’aventure. Un nom qui représente bien l’identité du blog et nos personnalités. On a fait pleins de propositions, vérifié si c’était déjà pris ou non. Une fois sélectionné, on a demandé à quelques proches si ce nom leur plaisait autant qu’à nous. Et hop c’était validé !

Ge : Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton  blog ?

 

J : Il me semble que cela va faire 2 ans que l’on a créé notre blog. L’origine des Chasseuses de Livres ? Il va falloir demander à Mélissa je ne m’en souviens déjà plus, mais je peux légitimement mettre ça sur le dos de la bière que nous devions boire lors d’un brainstorming incertain !

M : On a ouvert le blog à l’été 2018, on souffle bientôt nos 2 bougies ! Le nom n’a pas d’origines spécifiques, nous l’avons inventé.

Ge : J’aimerai une brève histoire pour expliquer comment a débuté son blog ?

J : On avait l’intention de se lancer dans quelque chose de constructif toutes les deux et qui nous permettrait de nous rapprocher à nouveau de notre passion première : la littérature. Plus on en parlait, plus le projet prenait forme et on s’est lancées dans l’aventure à deux. Cela peut paraître étrange de voir un blog à quatre mains, mais je trouve que nous sommes très complémentaires autant en ce qui concerne nos lectures que notre façon de travailler.

 

M : Cela faisait donc des mois que nous parlions de notre librairie-café, nous étions toutes deux blasées par notre boulot. On avait besoin d’un petit plus dans notre quotidien. C’était l’été, pendant mes vacances, j’avais du temps libre. De plus je découvrais à ce moment-là le roman La Horde du Contrevent. Une claque littéraire… ça a fini de me convaincre d’écrire mon premier article, tant je voulais parler de ce roman à tout le monde ! Se lancer à deux dans cette aventure était aussi très encourageant. La motivation d’une alimentait la motivation de l’autre, ce qui nous a donné l’élan pour finaliser la création de ce blog et de notre compte Instagram.

 

Ge : Pourquoi l’avoir nommé ainsi 

 J : Il va falloir demander à Mélissa ….

M : Les chasseuses de livres, je trouvais ce groupe de mot puissant (c’est mon côté féministe), de plus cela ajoutait l’idée de recherches pro-actives de petites perles à partager avec les autres lecteurs. Or c’était ce qu’on voulait faire au travers de nos chroniques.

 

 

Ge : Quel est le but de ton blog ?

 J : Comme beaucoup, le but premier de notre blog est de partager nos coups de cœur mais aussi nos coups de gueule ! On a d’ailleurs beaucoup débattu sur ce point précis, est-ce qu’on parle aussi de ce qu’on n’a pas aimé ? Et bien c’est un grand OUI ! Faire partie d’une communauté de lecteurs m’a également plus dès le départ, un blog ce n’est pas uniquement une page personnelle en sens unique. On papote, on découvre de nouvelles personnes, de nouveaux genres littéraires et c’est un réel plaisir.

M : Partager mes coups de cœurs littéraires, mais aussi mes bonnes adresses de librairies, cafés littéraires, etc… Permettre aux gens de découvrir certains romans moins connus. Mais aussi faire partie d’une communauté de lecteurs afin de pouvoir échanger, partager. Car un blog n’est rien sans les interactions avec d’autres blogueurs ou lecteurs de passages.

 

Ge : Comment fonctionne celui-ci ?

 J : Nous sommes deux lectrices, nous avons donc chacune nos rubriques. Il nous arrive d’écrire des articles à quatre mains dans le cadre d’une lecture commune mais c’est un exercice auquel nous ne sommes pas tout à fait habituées pour le moment. On se consulte presque tous les jours pour les articles que nous avons en préparation et sur l’avenir de notre blog, le chemin que l’on veut emprunter.

M : Chacune de nous a son propre compte, pour écrire ses propres articles. Et occasionnellement nous rédigeons des articles en commun. On attend toujours la validation de l’autre avant de publier (au moins pour la relecture, même si parfois le double compte crée des bugs…). On échange beaucoup à propos de la direction qu’on veut donner à nos articles et à notre blog, même si malheureusement on n’a pas vraiment le temps pour mener tous nos projets à bien.

 

 

Ge : Où trouves-tu ton inspiration pour écrire tes articles ?

J : Principalement dans mes dernières lectures, mais également dans mes cours de Lettres à l’occasion. Et j’aime bien fureter dans les magazines littéraires auxquels je suis abonnée.

 

M : Au gré de mes lectures et parfois de mes voyages. Et de temps en temps je fais des pauses pour retrouver l’inspiration. C’est l’avantage d’être deux : on peut faire des pauses tandis que l’autre prend le relais pour ne pas que le blog dépérisse !

 

 

Ge :Comment les prépares-tu ?

J : Cela dépend vraiment de mes lectures. Je suis bien moins organisée que Mélissa par exemple qui prend énormément de notes. J’ai tendance à corner des pages pour me souvenir de passages significatifs, lorsque le livre est volumineux je prends aussi quelques notes mais rien de vraiment élaboré. Une fois devant la page blanche de mon futur article c’est là que tout se joue.

 

M : Pour tout ce qui est chronique, je mets des post-its pour les passages intéressants ou les citations pendant ma lecture. J’essaye de prendre des notes et je rédige aussi mon impression générale peu de temps après avoir lu la dernière page, pour ne pas oublier certaines choses. Puis en général je fais un premier jet très brouillon, avec toutes mes idées. Je laisse décanter une nuit, et ensuite je réorganise mes idées pour rédiger l’article proprement.

 

Ge : À quelle fréquence postes-tu et comment tu t’organises ?

J : Je poste une à deux fois par semaine environ. On essaye de publier 3 fois dans la semaine. Mais si l’une de nous n’a pas matière à publier on se relaie ou on échange nos jours de publication. Je publie généralement le vendredi matin dès que je me lève, une relecture de dernière minute et c’est parti. Être à deux facilite beaucoup les choses surtout en ce qui concerne la fréquence de publications, et puis on se soutient. Je pense que les articles de l’une enrichissent ceux de l’autre, c’est avant tout un échange entre nous deux.

M : Nous essayons de publier une chronique/critique chacune par semaine. Et en plus de cela, un article « divers » : un focus sur un auteur, une maison d’édition, le bilan du mois, un extrait choisi…

Ge : Comment fais-tu la promotion de ton blog et de tes posts ?

J: C’est notre page Instagram qui s’occupe de la promotion de notre blog bien que je sois moins certaine de l’efficacité de cette dernière. Au fil des mois je me suis rendu compte qu’il y a une communauté de blogueurs (WordPress et autres plateformes) et une communauté de blogueurs Instagram. Les deux se rejoignent rarement même si l’on utilise les deux médias.

M : On essaye d’en parler dans notre entourage, ou quand on croise d’autres lecteurs. Et sinon en créant des liens communautaires, en discutant avec d’autres blogueurs et blogueuses. Mais nous ne sommes pas non plus des reines de la com’ XD

 

Ge : : Combien de temps consacres-tu à ton blog par jour ?

J : Excellente question ! Je ne compte pas les heures, je pense que je consacre moins de temps à notre site leschasseusesdelivres.com qu’à notre page Instagram qui demande un investissement constant et journalier.

M : Par jour c’est difficile à dire. Par semaine environ 4/5 heures pour ce qui est chronique, et bien 3h (parfois plus, cela dépend de mon emploi du temps) pour créer des liens avec les autres blogueurs.

 

 Ge : Que t’a-t-il apporté depuis sa création ?

 J : J’ai pu tout d’abord resserrer les liens d’amitié qui nous unissent Mélissa et moi et ce n’est pas rien. On a toutes les deux traversé des hauts et des bas dans la vie comme tout le monde j’imagine et c’est grâce à notre blog qu’on a pu tenir le cap d’une certaine manière. C’est un des éléments positifs de nos vies, ça nous a changé les idées et plutôt que de broyer du noir on a pu parler bouquins et débattre sur tel ou tel auteur ! Que du positif donc !

M : Cela m’a aidé dans ma reconnexion avec la littérature. Je lis à nouveau beaucoup, je suis plus curieuse pour découvrir de nouveaux auteurs. Ça m’a appris l’assiduité : on s’entre-motive, on ne veut pas décevoir l’autre, alors même quand parfois on en a marre, et bien on n’abandonne pas ! Je pense que si nous avions chacune ouvert un blog de notre côté, ils auraient probablement déjà été fermé. J’ai aussi fait de belles rencontres virtuelles. De plus, ce blog a encore renforcé mon amitié avec Judith par ce projet commun, malgré la distance qui nous sépare.

  

Ge : Qu’est-ce que ton blog a changé dans ta vie ?

J : Ma vision de la littérature qui je dois l’avouer était assez “élitiste” si l’on peut dire. J’ai découvert de nouveaux genres, de nouveaux auteurs et de nouvelles sensations. Avoir un projet et travailler dessus régulièrement donne un coup de fouet, c’est rafraîchissant.

M : Je ne passe plus mes dimanches matin à regarder Netflix, je les passe à rédiger des chroniques et prendre des photos un tant soit peu jolies ^^

Ge : Quel est ton meilleur souvenir de blogueur ?

J: J’étais au travail et j’écrivais l’ébauche d’un article lorsqu’une cliente est venue me demander conseil. Je me suis excusée d’être dans ma bulle et on a finalement parlé bouquins. Depuis elle passe souvent au magasin avec un livre à me faire découvrir, et c’est juste génial !

M : Quand Robin Hobb a liké une de mes chroniques sur un de ses livres ! Je sais c’est futile, et elle n’a probablement rien compris à ce que je disais, mais ça m’a rendue folle de joie de savoir qu’elle avait vu mon compte !

 

Ge : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi ! sur toi ou ton blog ?

 J : J’ai toujours pleins d’idées pour améliorer notre blog ou nos publications mais je suis une vraie quiche. Je me tourne toujours vers Mélissa pour qu’elle s’occupe de l’aspect technique et même lorsqu’elle m’explique la marche à suivre pour que je puisse le faire seule, impossible. Je suis navrante et j’espère qu’elle ne m’en tient pas rigueur !

M : Un bon fail oui. J’ai eu l’occasion de rencontrer Alain Damasio à la fin d’une conférence. Sauf que je suis tellement timide, j’ai perdu mes moyens et n’ai rien osé dire XD C’est mon mari qui a eu une belle discussion avec lui, je ne faisais qu’acquiescer à côté…

 

 

Ge  :  Dirais-tu que tes habitudes de lecture ont changé depuis que tu tiens un blog ?

 J : Oh oui ! Je lis beaucoup plus et vraiment de tout !

M : Oui ! Je lis beaucoup plus et j’ai diversifié les genres que je lis.

 Ge  : Dis-moi quand on a un blog, on est beaucoup sollicité(e) ? On a beaucoup de propositions ? D’ailleurs quel genre de propositions ? Et les SP, comment on les gère

 

J : Nous sommes peu sollicitées vu que notre blog ne fait pas (encore) fureur. Et je pense que nous avons encore quelques points sur lesquels nous devons travailler pour que cela arrive. Cela dit, nous avons tout de même des auteurs qui nous proposent de découvrir leurs écrits, ce sont souvent des auteurs peu ou pas encore très connus et c’est super car le contact passe beaucoup plus facilement, on peut papoter librement sans avoir peur de commettre une bourde monumentale. Les maisons d’éditions proposent des partenariats à des blogueurs qui ont plus de poids que nous dans la communauté livresque mais certaines laissent leur chance aux petits blogueurs que nous sommes comme c’est le cas pour les éditions L’Archipel avec qui nous avons un partenariat cette année ! Les SP c’est toujours délicat, on sait qu’on peut les demander ponctuellement à certaines maisons d’éditions mais on ose rarement le faire. C’est compliqué de demander et pourtant ça paraît si simple.

M : On est un blog relativement petit, on ne croule donc pas sous les sollicitations. Sauf quand on était inscrite sur le site Simplementpro ! On recevait plusieurs propositions de services presses par jour… C’était difficile à gérer, on n’y va plus trop pour le moment. Il faut savoir se garder du temps pour nos lectures propres. Mais de temps à autres on reçoit des propositions via notre blog, Babelio ou Instagram. C’est toujours un plaisir de voir qu’un auteur apprécie notre travail et souhaite que nous chroniquions son livre, tout en ayant vu que nous sommes honnêtes dans nos critiques, qu’on ne fait pas que des compliments ! On aimerait bien réussir à décrocher des partenariats avec nos maisons d’éditions fétiches (La Volte et Albin Michel Imaginaire pour ma part) ; mais on essaye de grandir encore un peu, de peaufiner notre style, avant de les contacter (car on a trop peur du refus). Depuis janvier nous avons un partenariat avec les éditions L’Archipel (décroché par Judith via un appel à candidats). Environ tous les deux mois, on reçoit le catalogue des parutions à venir, dans lequel on choisit ce qui nous fait envie. J’essaye de me tenir à un livre par mois, pour garder le temps pour mes autres lectures. Mais parfois j’en demande plus quand la sélection fait trop envie !

 

Ge : Te considères-tu comme un influenceur ? Pourquoi ?

J : Désolée, je n’ai pas de code promo pour le prochain Agatha Raisin x) Plus sérieusement, je me vois plus comme une influencée que comme une influenceuse et ma PAL parle pour moi. Je sais que des lecteurs se sont lancés dans tel ou tel livre parce qu’un de mes articles leur a donné envie mais pour ma part ça s’arrête là. Je n’écris pas pour influencer les autres lecteurs, simplement pour leur donner l’opportunité de découvrir un livre qui m’a plu ou non.

 

M : Pas du tout. Mon but n’est pas d’influencer des gens (je trouve ce mot très négatif), mais de partager avec eux, d’échanger. Moi-même je découvre beaucoup de lectures grâce aux autres membres de cette communauté.

 

 

Ge  : Quelle est pour toi la définition du bon blogueur ?

J : Un bon blogueur c’est avant tout une personne qui partage ce qu’elle aime sans se soucier de ce que les autres peuvent penser d’elle. On ne va pas se le cacher, c’est du travail, il faut être assidu et un peu fou aussi !

 

M : Il faut être assidu sans publier pour publier (les publications poubelles ça m’horripile, surtout sur instagram). Faire partie de la communauté en échangeant avec les autres. Et oser donner son vrai avis. Ne pas éluder quand on n’a pas aimé un roman. Ce n’est pas grave, on peut faire une critique constructive. Et les avis positifs auront d’autant plus d’impacts, car vos lecteurs sauront que vous êtes francs et honnêtes.

  

Ge :  A ton avis : Quel est l’avenir des blogs dans l’avenir du livre ?

J: Je pense que les blogs vont continuer à porter les livres et leurs auteurs. Les médias risquent de changer avec les années, on voit déjà l’avènement des vlog par exemple…

 

M : J’ai l’impression qu’ils vont continuer à avoir une place importante dans la promotion des nouveaux romans. Même si les maisons d’éditions devront réfléchir à la rémunération pour les blogueurs les plus actifs, pour lesquels leur compte est devenu un métier.

 

Ge : Ne penses-tu pas que la blogosphère livresque sera saturée un jour

J: C’est déjà un peu le cas et on le remarque beaucoup plus sur Instagram. Avec un peu de chance ça se désengorgera avec l’apparition de nouveau médias sociaux.

 

M : J’ai l’impression qu’elle l’est déjà un peu. Impossible de suivre tout le monde, il y a tellement d’articles publiés par jour !!! Même en « triant » et ne suivant que les blogueurs avec qui on a le plus en commun. C’est aussi difficile de réussir à se démarquer, à ne pas dire des choses qui n’ont pas été dites milles fois déjà. Mais ce n’est pas grave, même si on arrive qu’à toucher une poignée de lecteurs qui arrivent à nous trouver parmi la foule, c’est déjà pas mal.

 

Ge : Peux-tu donner deux conseils aux nouveaux blogueurs ?

J: Soyez vous-même et surtout faites ce que vous aimez !

M : Tenez votre blog avec le cœur, faites ce que vous avez envie de faire plutôt que des articles ayant pour seul but de rameuter du monde. Soyez sincères, et ne vous découragez pas si ça met un peu de temps pour toucher un lectorat plus grand.

 

Ge : A par la lecture et ton blog, quelles sont tes autres passions dans la vie ?

J : Le fromage ça compte ? Bon ok.. le fromage donc ! J’aime dessiner, cuisiner et j’ai commencé la guitare il y a un an. En parlant cuisine, vous devez absolument goûter la cuisine de Mélissa, c’est la cheffe de la pâtisserie c’est toujours à se damner.

M : Le cinéma, les concerts de rock et métal, la pâtisserie, les balades en forêt, les voyages. Ah oui, et la Suède, pays que j’adore un peu trop (pour sa culture, ses habitants, ses paysages, sa langue, sa nourriture…)

 

 

Ge : Pour terminer, y a-t-il d’autres questions que tu aurais aimé que je te pose sur ton blog ?

Et si oui, lesquelles, et peux-tu y répondre du coup !

 J : Non, tu as fait un travail très complet !

M : ah non, je pense qu’on a bien fait le tour de la question là !

  

Ge : Sinon…rien à ajouter ?

 J : C’est une menace ?! Je sens que la torture n’est plus très loin…

M : Merci à toi de nous avoir proposé cette interview 🙂

 

 

Ge : Tu es certain(e) que c’est ton dernier mot ?

 J : La réponse D, Gean-Pierre !

M : Si tu insistes… j’en profite pour passer un petit mot doux à Judith qui partage cette aventure avec moi. C’est vraiment un plaisir de tenir ce blog ensemble ! Je voudrais la remercier de son soutien, de son non-agacement quand je lui demande de relire des articles en dernière minute parce que je procrastine de trop, et pour ces longs mois où elle a tenu le blog tout seule quand je traversais une période difficile de ma vie. J’espère que cette aventure à deux continuera encore longtemps !

 

 

Ge : Alors un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ? (Mais pas des livres, hein !)

 

J : Je laisse le coup de gueule pour Mélissa, c’est la râleuse en cheffe de notre duo de choc haha ! Et le coup de cœur ? Tout simplement la découverte de cette communauté livresque, tout n’est pas beau et rose mais on s’y sent si bien !

M : Un coup de gueule un peu contre Instagram. La communauté livresque y est très active, mais la plupart des gens ne lisent jamais les posts, ils ne regardent que les photos… Je trouve ça dommage alors qu’on est sur des comptes traitant de littérature, de se baser uniquement sur une photo pour décider si on aime ou non… Voilà c’était mon côté réac contre cette société de l’apparence.

Un coup de cœur ? Les rencontres que l’on peut faire au travers du blog, c’est vraiment très enrichissant !

Ge :  Ah et comme tu as un blog autour des polars, peux-tu répondre à cette dernière question : Que pensez-vous de l’évolution du roman noir-policier et thrillers en ce moment ?

J : J’ai l’impression qu’il y a une vraie communauté autour du polar qui pèse beaucoup dans la blogosphère. On trouve des spécialistes en thrillers, romans policiers et c’est super agréable d’échanger avec des incollables. Beaucoup de blogueurs nous ont dit avoir commencé la lecture pas très jeune grâce au polar et c’est super. On montre aussi aux gens que les lecteurs de polars ce ne sont pas seulement des dingues qui adorent les morts, les autopsies et les sociopathes, mais de vrais passionnés qui aiment résoudre des mystères, se creuser la cervelle et s’évader. Je pense que le thriller prend son envol et qu’il y a de l’avenir avec ce genre !

M : Je ne suis pas assez experte dans ce genre pour parler de leur évolution, je m’y suis mise que trop récemment alors je ne me sentirais pas légitime de donner mon avis dessus !

 

Ge : Pour conclure : Que penses-tu de ces questions ?

 

J : Dur dur de se mettre à nu devant vous tous mais ce fut un réel plaisir ! Encore merci 🙂

M : Les lecteurs vont nous connaître de fond en comble ! Elles abordent bien tous les aspects de la vie d’une lectrice-blogueuse je pense

 

Ge :  Merci à vous deux pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar et sur Les chasseuses de livres

14 réflexions sur “Blog à part : Portrait de blogueur, Les Chasseuses De Livres

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