Le vieux jardin de HWANG Sok-yong

Le livre : Le vieux jardin de HWANG Sok-yong. Paru en 6 janvier 2010 aux éditions Zulma. Prix : 23,90 € ; (576 pages); 14×21 cm. Roman traduit du coréen par Jeong Eun-Jin et Jacques Batilliot. Poche paru le 2 mai 2019 aux éditions Zulma. 10,90 € ; (704 pages); 11,5 x 17,5 cm.

4ème de couverture :

« Toi au-dedans et moi au-dehors, nous avons vécu ce monde. Ce fut parfois difficile mais réconcilions-nous avec les jours passés… » Il y a dans le Vieux Jardin, roman peut-être le plus autobiographique de Hwang Sok-yong, une éblouissante histoire d’amour. Entre O Hyônu, opposant politique, et Han Yunhi, artiste peintre. Une histoire en deux temps. Celui de la jeunesse, quelques mois de passion dans la Corée des dictatures. Puis la séparation, brutale, sans appel.

Quand O Hyônu sort de prison, après dix-huit ans d’isolement, il ne retrouve de Yunhi que son journal intime, ses lettres, ses cahiers… Se dessine alors le magnifique portrait d’une femme engagée. Et celui, plus universel encore, d’une génération qui a voulu réaliser le rêve d’une vie meilleure.

« Cette histoire d’amour, qui résiste à tous les cachots et à toutes les désillusions politiques, est éblouissante. » Gilles Heuré, Télérama

 

L’auteur : HWANG Sok-yong, né en 1943 en Mandchourie, traverse l’histoire contemporaine de la Corée tant par sa personnalité qu’à travers son œuvre. Sa lutte contre la dictature et sa volonté de faire un pas vers la Corée du Nord le mènent en exil d’abord, puis en prison. Chacune de ses publications nous fait découvrir une page de l’histoire de la Corée et une vision d’ensemble sur l’évolution de la société sud-coréenne par l’intermédiaire d’un récit palpitant. Il est auteur de L’Invité, Chim-chong, fille vendue, L’Ombre des armes, ainsi que de recueils de nouvelles tels que La Route de Sampo ou Les Terres étrangères

 

Extrait :
« Mais les relations humaines sont faites de tristesse, n’est-ce pas ? Comme le dit une chanson populaire, une fois que le décor tissé par les sentiments entre deux personnes est tombé, la nudité et leur réalité quotidienne surgit. Quand on fait des poupées en papier, on fabrique des vêtements, on les découpe, on les colorie, on fait des essais, puis on les range dans une boîte. Quand on ouvre cette boîte longtemps après, les couleurs et les formes paraissent misérables !»

 

 

Les émotions de lecture de Cécile

Le vieux jardin de HWANG Sok-yong

Petit aller-retour en Charente-Maritime impromptu et un bon spot pour finir ma lecture : le Vieux Jardin de Hwang Sok-yong.

Je suis définitivement fan de la belle littérature que nous offre cet auteur. Je savoure à chaque fois son tempo qui est peut-être concis ou plus contemplatif. On comprend aisément que ce soit l’auteur coréen le plus lu et le plus traduit. Son engagement politique fait aussi de son œuvre et de sa vie, un roman à la hauteur de l’histoire de la Corée.

Il nous conte ici la vie sacrifiée de Hyuno qui pour ses engagements politiques se voit condamner à perpétuité et celle de Yunhi celle qui l’a aimée. On suit les deux destins des amants. L’un enfermé dans des prisons à la limite de l’humanité, l’autre dans une société, une vie, des engagements qui l’enferment. Vingt ans d’une société qui les déçoit qui questionne sur l’engagement idéologique, l’inutilité apparente d’un combat… Des conditions de vie dans les prisons pour les prisonniers politique, inspirée par son expérience, d’une vie qui se poursuit pour l’autre dans ses joies comme dans ses difficultés, Hwang Sok-young prend le temps de nous conter en parallèle le parcours de ces deux amants. Ils n’auront de cesse que de retrouver un peu du parfum de leur vieux jardin.  C’est dur, amer avec des bulles de douceur simple au milieu d’une montagne…

Le roman de deux vies, d’une vie…

 

tags : récits,   journal,   roman,   fresque historique,     liberté,   démocratie,   prisons,   corée du sud,   politique,   peintre,   amour,   asie,   corée,   littérature asiatique,   littérature coréenne,   20ème siècle, témoignage,   histoire,   magie,   isolement, HWANG Sok-yong, Zulma

3 réflexions sur “Le vieux jardin de HWANG Sok-yong

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